Les lois humaines

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La liberté évolutive

Le genre humain, par opposition au genre animal, est capable d'évoluer selon sa propre volonté. C'est pourquoi il ne doit pas tuer. Il doit être libre, de penser, de se déplacer, de s'informer.

La liberté,au niveau biologique, est la capacité inhérente qu'à la vie à pouvoir adopter des formes nouvelles, sans contrainte inutile, qui l'empêcherait injustement d'adopter une forme idéale.

En société cette notion découle de la réduction due à ce qui est rendu possible. Ainsi le rôle de la société consiste à maximiser l'afflux de moyens partout où c'est possible.

Ainsi la liberté, premier critère des lois humaines, s'inspire et peut se détacher d'autrui. Toute restriction de liberté ne peut que être consentie. Objectivement, ce consentement ne doit violer aucune liberté. Cela signifie que la liberté est concédée pas autrui, et de ce fait, que nul n'est en droit de restreindre la liberté evolutive d'autrui.

En pratique la liberté de penser s'encourage en s'abstenant de porter des jugements, de parler sans savoir, ou de démoraliser avec des incertitudes.
La liberté de mouvement est le fruit du travail commun. Elle doit être priorisée en raison des besoins. Elle doit être maximisée, facilitée, fluidifiée.

La justice

Le sentiment de justice provient de la certitude et de la légitimité. Loin d'être assouvie par des compensations, la justice s'obtient par la certitude que tout est et sera fait à l'avenir pour que les causes d'un crime ou d'une injustice soient rendues archaïques.

On peut qualifier d'injustice tout ce qui s'oppose à la logique, à la raison, à la science, à la sagesse, à l'humanité et à la vie, en l'oblitérant ou le tuant, pour des raisons inférieures aux précédents motifs.

En ce sens, la pauvreté, la misère, la folie, sont du ressort de ceux qui peuvent y remédier, et les conséquences sont les leurs. On considérera toujours comme suppérieure la raison sociale.

Il est établi que tout homme né bon et prometteur. Dès lors il appartient à sa société de préserver, exacerber et encourager cette bonté. Et ceux qui l'ont perdue, doivent errer parmi ceux qui veulent bien les aider à la retrouver.

Le sentiment de justice s'obtient objectivement par l'application de l'équité, la certitude d'etre logé à la même enseigne que tout le monde, la satisfaction d'avoir été entendu, et celle de contribuer à un monde meilleur en pensant aux autres.

La justice est le sentiment qui se vérifie par la certitude que les conséquences sont cernées, les causes identifiées et comprises, et les moyens de s'en prémunir, mis en oeuvre.

La politique

La société humaine est un organisme, dont il est nécessaire de contrôler l'évolution.
Obtenir la maîtrise d'elle même est le but d'une société humaine.

Une société humaine est harmonique quand elle est en paix et prospère, et que tous ses membres partagent un sentiment de justice.

La liberté de l'humain consiste à lui permettre de découvrir les procédures qui ne figurent pas dans les acquis culturels, scientifiques ou intuitifs.
Il est donc condamné à faire usage de sa liberté afin de trouver une certaine forme de félicité.
C'est grâce à cette liberté qu'il se rend propriétaire de ses découvertes.

L'accomplissement personnel, l'épanouïssement, sont connectés au développement social. Ils peuvent être aussi bien antinomiques que moteurs l'un de l'autre. De ce fait il faut savoir faire des choix, politiques.

Telle une circulation sanguine, les moyens et l'énergie consacrée aux actions menées dépend d'un ensemble complexe, qui doit être administré, rendu facile à administrer, mais dont la composante principale, l'humain, est une constante.

Les choix doivent toujours être soutenus par le maximum de données possibles à prendre en compte.

La Société

Le système social doit être conçu à partir de la planification des besoins.
Connaissant à l'avance les besoins certains et prévisibles, il appartient à la première des nécessité d'y pourvoir immédiatement et sans contrepartie.
Cela a toujours été inclut dans les moyens de base de l'exercice de la liberté.

Cette première nécessité incorpore l'intégralité des connaissances humaines dont la mise en oeuvre permet la simple subsistance de l'humanité sur le plan biologique.
On pourra dire que si la première nécessité est la compensation de l'entropie naturelle du système par un travail constant de maintenance, sa seconde nécessité est dévouée indirectement à son progrès.

Cet objectif secondaire n'étant réalisé qu'à posteriori sans qu'on n'ait de réel moyen de le prévoir, il est légitime que l'intérêt visible et objectif de tous ces travaux ne puissent être correctement définis.
Ainsi la science peut être théorique, la culture peut être impopulaire, et la liberté d'expression s'observe par l'absence de freins psychologiques dues à une pression externe.

L'organisation sociale trouve sa justification dans l'exercice des arguments de la liberté, de la justice, et de ce qui lui est nécessaire. Dans cet ordre de priorité.
Ainsi lesmoyens d'agir sont-ils uniquement dépendant de l'aval de comités qui auront estimé l'action la plus utile à mener, en vue des besoins et des libertés du système social.
(A aucun moment par exemple les actions à mener ne sont conditionnées par des calculs comptables liés à une rentabilité d'une vente à des particuliers, ou un tel calcul utilisé pour justifier de l'intérêt d'une action à mener.)

La nature

Les ressources naturelles appartiennent de façon indivisible à toute l'humanité, ainsi que, par voie de conséquence logique, tous les moyens de production et d'exploitation qui en découlent.
Pour justifier d'une exploitation il faut que cela soit avalisé par le Bien commun.
Les moyens sont aussitôt délivrés en quantité et qualité suffisantes.

L'exploitation de toute ressource naturelle étant destinée à servir l'humanité, aucune frontière ne peut prétendre posséder et se réserver ces ressources naturelles.

En tant que socle biologique de l'humanité, la nature doit être enrichie, préservée et soignée par les humains, autant qu'ils doivent le faire les uns avec les autres.

Le territoire des animaux doit être délimité et cédé de bonne grâce.
L'assurance de préserver et laisser libre la vie animale de s'épanouïr doit procurer à l'humain un sentiment de veille paternaliste, sur des êtres fragiles qu'il se doit de protéger, tout en s'empêchant autant que possible d'interférer.

La valeur de la beauté d'un paysage doit être reconnue, en tant que Bien Commun.
La valeur inestimable d'un biotope ou d'un site historique ne permet aucune forme d'exploitation, même pour le Bien Commun, puisque celui qui est amputé l'est sur les générations futures.