070712 4 min

La soif des uns

L'eau est un droit non une affaire commerciale
Hama Arba Diallo, secrétaire exécutif sortant de la Convention des Nations Unies pour combattre la désertification (UNCCD), est convaincu que les Nations Unies sont sur le point de reconnaître de façon formelle ce principe, probablement d'ici à 2008.
w41k.com

C'est très pertinent comme aboutissement.
C'est à dire que ça va faire grincer des dents ceux qui sauront voir en cela le fait que nous assistons à l'échec du système économique, et ce concernant le bien le plus vital, l'eau.

Le système économique capitaliste n'est pas à même de subvenir aux besoins les plus élémentaires.
Peut-être dirait-on que l'évolution du système social, tendant vers la sophistication, doit légitimement migrer vers des sphères plus spirituelles...
et d'ailleurs c'est ce qu'il fait, devenant une idéologie, emprunte de superstitions irrationnelles mais obtenues empiriquement, d'où leur le fait qu'elles soient qualifiées de « rationnelles ».

Et voilà à force d'être « rationnel » que, non pas la famine mais « la soif », disons que la soif des uns devient la soif des plus pauvres.
En fait c'est encore plus basiquement une question de santé.

Et donc malgré l'enchanteur que contient cette nouvelle, une percée pour un internationalisme qui lui est encore plus rationnel, fondé sur les droits fondamentaux, risque d'entrer en conflit avec les modalités de sa mise en oeuvre.

En effet il n'est question que de reconnaître ce fait, que l'eau ne saurait être une affaire commerciale, obtenir un « consensus », ce qui, c'est de la politique, stimule aussitôt des frustrations à propos de ce que ça sous-tend sur l'efficacité des actions contre la pauvreté.
Ce qui déjà n'est plus qu'un point de vue colonialiste.

Il faut déterminer mécaniquement comment une telle disposition doit se mettre en oeuvre.

Déjà, il doit être admis que cette disposition n'a rien d'exclusive, selon les critères des Droits de l'Homme.
« L'accès à l'eau potable » n'est jamais qu'une industrie, donc il n'est pas question de détruire celles qui sont actuellement en place, même si elles tiennent à peine debout.

Donc finalement il est seulement question (d'un sujet que je rabache souvent) de s'attaquer aux bénéfices commerciaux dégagés sur la vente de l'eau.

C'est là que « le système » pourra trouver un renouveau, en obligeant les industries vitales, liées à la santé l'éducation l'alimentation l'habitation et l'information, à ne pas dégager de bénéfice, en un mot, à avoir un statut à but non lucratif.

Dans ce contexte, la recherche économique sera portée sur l'amoindrissement des coûts dans le but de faire baisser les prix.
Les états qui versent des aides n'auraient qu'à les affecter à ces industries à but non lucratif.

Cela constituerait une percée dans la mesure où les attentes sont nombreuse de créer une structure interétatique garantissant l'homogénéité du respect de la loi, et donc des règles du système.

En garantissant à l'humain vivant l'accès à l'eau potable, l'industrie à but non lucratif va devenir pionnière en matière de logistique régie par les lois économiques.
Ses résultats seront probants et inviteront à étendre le principe aux autres biens fondamentaux, que tout système social, (quitte à travailler autant toute sa vie) peut largement garantir de façon conventionnelle.

Il va de soi que l'accès à l'eau potable et aux ressources naturelles étant une des plus ancrées des raisons de faire la guerre, que ça couperait ces velléités.

Toujours pour des raisons économiques ces industries à but non lucratif auront intérêt à fusionner afin d'augmenter leur rendement, et passant ainsi à l'échelle internationale, en somme ça crérait un service public mondial, ce pour quoi l'ensemble des la terre cotise par son travail, ce qu'on appelle un communisme.

Le principal intérêt des nations serait d'obtenir la plus grande équité possible dans la redistribution des ressources, si son paiement ne se fait pas en devises mais en quantité de travail fourni.

Le but est bien sûr de passer à un mode de production des biens fondamentaux dont le propriétaire et responsable ne saurait être une personne privée, mais seulement une personne morale, représentant l'ensemble de ses prestataires sur plusieurs niveaux.

De cette manière la résolution des soucis environnementaux, qui sont cumulativement à l'origine des alertes actuelles, ne seront plus freinées par l'avarice des riches propriétaires, mais au contraire caractérisées par l'augmentation du rendement du système global.

_8119