Le Combat De La Raison 5 - Le Dieu Liberté en majesté

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L'ombre géante de la Grèce

Il est évident que le petit humanisme étriqué, superficiel et scolaire qui sert de toile de fond à la culture mondiale d'aujourd'hui n'est pas en mesure d'armer les sciences humaines décérébrées, craintives et en déroute de notre temps d'une connaissance anthropologique de l'histoire et de la politique. La pauvreté d'esprit et l'infantilisme de l'ordre donné par la République au Ministère de l'éducation nationale de réfléchir quelque peu au contenu de la laïcité et au sens qu'il faut attribuer aux adjectifs rationnel et irrationnel me convainc de la nécessité de poursuivre jusqu'à son terme la publication des douze textes plus brefs que de coutume que j'ai annoncés le 9 janvier.

Mais un personnage nouveau et inattendu a débarqué sur la scène internationale, le génie de la Grèce d'hier, celle qui a fondé la politique internationale de la liberté sur les victoires de Marathon et de Salamine et qui se présente en arbitre de la guerre de l' Europe d'aujourd'hui contre la vassalité qui la guette.

C'est dans cet esprit que j'ajoute à mon analyse anthropologique de ce jour un bref post-scriptum en hommage au retour de la Grèce antique dans la réflexion géopolitique.

1 - L'avènement d'un Dieu solitaire
2 - Un Dieu à la fois physique et divin
3 - Un simianthrope bancal
4 - Deux univers mentaux
5 - Un Dieu dématérialisé
6 - Les exploits sanglants du Dieu Liberté
L'ombre géante de la Grèce

1 - L'avènement d'un Dieu solitaire

L'anthropologie critique s'est d'abord montrée attentive à ne décrire que les moyens de corruption - expéditifs ou raffinés - dont disposaient les maigres dévotions de nos ancêtres. Mais la science actuelle de nos ascèses et de nos banquets se situe encore à des années-lumière de toute science authentiquement métazoologique des piétés modernes et de leur obésité verbale; car nos dévotions sont désormais sonorisées et cérébralisées à l'école de nos démocraties messianisées. Les mythes cérébraux des vieux Romains s'adressent maintenant à des bêtes rendues malignes à l'école des autels qu'elles dressent à leur grammaire du salut.

Dans un premier temps l'expérience qualifiée de religieuse des primates parlants s'est pseudo-intelligibilisée à l'école de leurs médiations scientifiques; mais leur oubli même de l'enracinement de leurs haut-parleurs dans une zoologie du sacré réactualise la recherche de leur animalité sui generis, tellement ils avaient oublié que leur globalisation lexicale du cosmos ne rendait pas d'un iota la matière plus oraculaire qu'à l'âge des anthropoïdes idolâtres. Observons de plus près la texture langagière dont leur culte effréné pour leur Liberté contrefaite et trompeuse leur demande discrètement de tondre la toison.

D'abord, il faut se mettre dans la tête que jamais personne n'a entendu un simianthrope à fourrure que la nature aurait rendu tellement réfléchi de naissance qu'il se demanderait sérieusement de quelle signification une science réellement "explicative" du monde et de la bête en promenade sur la terre se mettrait tout soudainement à parler haut et clair et de quel miracle cet animal serait l'acteur et le bénéficiaire.

Et pourtant, les descriptions les plus minutieuses de la cervelle et des déambulations de ce prodigieux évadé de la zoologie demeureraient vaines si nous nous contentions de raconter ses délires durables ou passagers. Ce serait sous les traits d'un pendu qu'un dieu réputé unique - nous disent maintenant nos sacrificateurs - se serait tout subitement manifesté avec éclat sur notre astéroïde - et le débarquement de son ossature à la fois loquace et sanglante, musclée et spectaculaire, cruelle et pieuse aurait subitement remplacé les totems non moins corporels et saignants que vénéraient les premiers spécimens de notre malheureuse espèce.

2 - Un Dieu à la fois physique et divin

Mais pourquoi l'hémoglobine d'un maître de l'univers plus vocalisé que tous ses prédécesseurs aurait-elle été substituée sans crier gare aux squelettes géants, mais invulnérables du Zeus ou de l'Arès d'Homère? Les rassemblements de nos Célestes bien charpentés sur leur Olympes ont été décimés, mais jamais anéantis. Sachez que le corps nos dieux de type zoologique n'ont jamais été physiquement exterminés qu'en apparence et seulement à la suite d'une longue résistance de leur anatomie. Enfin, le christianisme a fait triompher derechef un ciel tout ensemble éphémère et divin, lequel aurait débarqué sur la terre par la voie d'une embryogenèse normale. Pourquoi ce Dieu-là n'est-il pas près de se vaporiser dans nos têtes? Parce que le sacré cutané ne saurait déambuler sur la terre ni sous la forme d'un Zeus exclusivement musculaire, ni sous la forme d'un pur esprit. Nos dieux à la fois vaporeux et chevelus sont donc dichotomisés à l'école de notre cerveau et de notre système pileux - mais nous ne saurions mettre en scène tout à la fois notre schizoïdie mentale et notre crinière sans que les deux parties de notre encéphales demeurent orphelines l'une de l'autre.

Pourquoi cela? Parce que le seul exposé de la substantification têtue de leur corps à laquelle les dieux poilus du simianthrope demeurent viscéralement livrés nous démontre que leur immersion renouvelée dans la zoologie nous fournira nécessairement une explication psycho biologique non seulement du sacré semi-animal qui nous pilote, mais également du silence obstiné et du lent accouchement d'une divinité condamnée à s'auto-cuirasser de la solitude héroïque qui va l'encapsuler dans le cosmos. Certes, la solitude éternelle que le Dieu des animaux s'accorde dans l'immensité n'est qu'un luxe glorieux et souverain; mais il y demeure fort agrippé. Et pourtant, quelle aporie révélatrice de notre propre déhanchement que la bancalité de notre Zeus, puisque nous habitons le même désert biphasé que notre géniteur! A l'image de la sienne, notre identité s'est plantée en ermite dans une éternité scindée; mais cela nous fait une belle jambe de partager le vide biseauté d'Isis, d'Osiris, de Jahvé, du Dieu de la Croix ou d'Allah! Nous ne sommes pas mieux lotis dans l'infini de nous trouver immergés dans l'immensité aux côtés de nos Célestes claudicants. Mais quelle anthropologie hautement expérimentale de nous regarder dans le miroir d'une gestuelle, celle que notre Dieu boiteux met en scène, quelle anthropologie enfin réellement expérimentale que celle qui nous fournit un échiquier mental hautement ancré dans une anthropologie filmique et qui fixe nos effigies sur la pellicule de nos rois imaginaires du cosmos!

3 - Un simianthrope bancal

L'examen de l'assise anthropologique d'une science métazoologique de l'encéphale des taraudés du vide nous conduit maintenant à la radiographie du quatrième personnage du ciel de tous les animaux monothéistes. Cet acteur-là place sa béance et son trône sur le même chemin que ses accompagnateurs vétéro et néo testamentaires. Mais le champ d'exploration et les coordonnées de l'évolution cérébrale de la quatrième divinité embrasseront toute l'histoire d'un animal à jamais incapable de vivre exclusivement sur la terre ferme.

Le dédoublement natif de l'échiquier mental que nous appelons notre boîte osseuse nous divise non seulement entre nos songeries et notre poussière, mais nous contraint de nous redupliquer sans cesse davantage dans les effigies célestifiées qu'affichent les primates en folie. On sait que ces animaux se construisent des royaumes tantôt exagérément séraphiques, donc inapplicables aux Etats - on les appelle des utopies politiques - tantôt exagérément réalistes. Le mammifère démocratique mettra une assurance et une loquacité sans égales à défendre son rêve d'une Liberté et d'une Justice insaisissables et parfaites. C'est à ce titre qu'on entend ces inlassables de leur dichotomie cérébrale chanter sans relâche les louanges de leur dompteur et le glorifier dans le silence de l'infini.

On remarquera que la connaissance généalogique et critique de l'animalité de type démocratique fera exploser tout l'édifice doctrinal de l'humanisme pseudo irénique des chrétiens - car si le simianthrope se révèle divisé de naissance entre deux empires du symbolique - un paradis et un enfer - et si ces deux démiurgies mentales se révèlent également meurtrières, jamais encore on n'avait assisté au spectacle de quelques vaillants spécimens d'avant-garde de la bête qui se sont mis la loupe à l'Å"il pour observer de plus près les liens qui se tissent dans leurs têtes entre des châtiments concentrationnaires sous la terre et des songes édéniques: car la conque osseuse des fuyards de la nuit animale se révèle un organe collectif à décrypter de siècle en siècle et qui se loge dans deux gigantesques laboratoires de la mort - la politique et l'histoire.

4 - Deux univers mentaux

L'étude au microscope du réseau de connexions ensorcelées qui se tissent entre deux univers mentaux inégalement mêlés ou séparés - celui de nos félicités éternelles et celui de nos atrocités infernales - suffirait à rendre abyssal l'humanisme superficiel qui divise, encore de nos jours, notre pauvre science historique entre nos campements magiques dans le surnaturel et nos bivouacs dans la platitude des jours. Mais toute notre enquête sur la généalogie, le développement et le dépérissement de nos signifiants simiohumains se trouvera fécondée par la connaissance des signes et des signaux à l'aide desquels l'animal au cerveau biphasé entend se mettre en communication avec le monde extérieur, avec lui-même et avec les ténèbres qui l'enveloppent de toutes parts.

C'est pourquoi une anthropologie ambitieuse d'observer du dehors les ressorts théologiques de la démocratie auto-sacrificielle mondiale - donc les rouages propres à une espèce déhanchée par son propre capital psychogénétique - une telle anthropologie, dis-je, se trouvera à son tour empêtrée dans une mémoire d'elle-même dichotomisée d'avance par l' affolement originel de nos neurones. Aussi la laine et le tricot du troupeau ne trouveront-ils leur sens qu'à la lumière d'un décryptage universel des interconnexions bipolaires qui, de siècle en siècle, assurent le trottinement de cet animal entre deux mondes différemment confondus et inégalement dissociés. L'analyse et le décodage de cet emmêlement du songe et de l'événementiel au sein du fantastique démocratique actuel permettra à la méthode historique et à la géopolitique de demain de conquérir un premier regard de l'extérieur sur l'évolution religieuse du mythe sacrificiel de type atlantiste, donc d'inaugurer une exploration entièrement nouvelle de la bête dédoublée par les songes fantastiques qu'elle enfante sur les autels de son refus de la mort.

5 - Un Dieu dématérialisé

Que va-t-il advenir de nous dans un silence à jamais inhabité? Nous cherchons maintenant un Céleste digne de notre solitude. Mais comment assumer la sauvagerie de notre dieu actuel ? Ce barbare demeure si spectaculairement branché sur le règne animal qu'il nous faudra comparer ses séductions cultuelles avec les ressorts sacrificiels du dieu Démocratie - lequel prétend précisément disposer, à l'instar de son confrère chrétien, de la béquille de son incarnation. Mais Jahvé et Allah n'ont pas de poutre de soutènement, ils s'arc-boutent seulement au vide, et tout seuls. Et pourtant, la terreur que leurs rôtissoires sacrées inspirent à nos charpentes ne nous inspire que honte et mépris. Ne méritons-nous pas mieux qu'un Dieu des sauvages?

Et pourtant, l'ogre sacré qui trône dans le ciel américain nous éclaire d'avance sur notre théologie de vassaux sanglants du Dieu Liberté. Car la Démocratie sacrificielle exige une divinité qui se serait incarnée à l'échelle mondiale; et ce sacrificateur géant fait de nous ses otages et ses saints. Mais ce régime politique exige également que nous nous vaporisions dans son langage - celui d'un "salut" et d'une "rédemption" glorifiés par la sanctification de l'assassinat de l'Europe. Car notre continent répond idéalement aux paramètres d'un Dieu Démocratie construit sur le modèle des boucheries sacrées de nos ancêtres. Quel paradigme du Père meurtrier et du Fils vassalisé que notre asservissement politique aux idéaux sanglants de l'Amérique!

Nous observerons donc que le ciel de l'Europe américanisée n'est pas moins incarné dans son Verbe de la Liberté que son Fils divin. Ce cadavre nous restera-t-il sur les bras? Mais pourquoi nos dieux physiques s'étaient-ils rendus crédibles et redoutables à la triple école de leurs exploits musculaires, de leurs prodiges matériels et de leurs exploits cérébraux ? Cette question nous préoccupe d'autant plus que nos dieux en chair et en os d'autrefois ont bien vite resurgi parmi nous - il y a suffi du mythe de la substantification d'un seul d'entre eux pour garantir leur réapparition en force. De plus, et depuis près de deux millénaires, toute notre théologie de l'incarnation se montre prise de panique devant la difficulté insurmontable qu'elle éprouve de préciser d'un siècle à l'autre et sans relâche la structure mentale d'une divinité non moins bancalisée que le Zeus des Grecs et dotée, à l'instar de nos dieux morts, de deux natures en querelle l'une avec l'autre et inconciliables entre elles, l'humaine et la céleste. (Et l'homme créa son Dieu, Fayard, 1984)

Quelle est la construction mentale qui sous-tend ce dédoublement douloureux de toute notre politique ? Qu'en est-il de cette déchirure au cÅ"ur même de notre messianisme démocratique ?Il s'agit du besoin impérieux de nos dévots de la Liberté américaine de se fournir un moyen permanent et tout physique de se procurer jour et nuit la viande du sacrifice sanglant qu'ils offrent à la divinité cachée, qu'ils appellent leur Histoire et qu'ils font descendre d'un Olympe de la pseudo-démocratie mondiale. Et voyez comme le dieu Démocratie, le dieu Liberté, en un mot, le dieu atlantiste nous entraîne à sa suite: j'ai déjà rappelé que notre apostolat nous a conduits en Afghanistan, en Libye, en Irak, en Syrie, en Ukraine. L'Europe a la corde au cou, l'Europe court à sa potence, l'Europe asservie cherche partout le cadavre qu'elle est devenue à elle-même; et sa descente au sépulcre l'a trop ensevelie dans sa poussière pour qu'elle ressuscite. Décidément, cette histoire de corde, de pendu, de potence nous raconte les aventures de notre Dieu Démocratie.

6 - Les exploits sanglants du Dieu Liberté

J'écrivais plus haut que la démocratie dont les peuples montent avec ardeur à l'assaut du trône paternel - et qui se révèlent un monothéisme du fils victorieux de son géniteur - que ce type de démocraties, dis-je, attend un décodage des succès et des revers de sa théologie de l'histoire ; car la démocratie du fils ambitieux n'y va pas par quatre chemins - elle court à toute allure de naufrage en naufrage.

On sait que ce capitaine a conduit ses fidèles en croisade à Kaboul, à Bagdad, à Tripoli à Kiev. Certes, la Liberté est demeurée aux portes de Damas, de Téhéran, de Moscou - et les guerriers européens placés sous le joug de Washington commencent de se dire: "Comment se fait-il que l'épicentre de la géopolitique se déplace soudainement d'un endroit du globe à un autre, mais toujours au profit de notre Alexandre de la Justice et du Droit dans tout l'univers?

La semaine prochaine, nous ferons un pas de plus dans la connaissance des arcanes anthropo-zoologiques du mythe de la Liberté pseudo-démocratique.

L'ombre géante de la Grèce 

La souveraineté des nations exprime leur style - et puisque, selon Buffon, le style c'est l'homme même, une République qui ne vous parlerait pas de l'identité de la France ne vous parlerait pas de politique.

Aujourd'hui, le pays a besoin du jugement le plus réfléchi de tous ses citoyens. Quel doit être, se demande-t-il, son comportement sur le théâtre du monde? Lui faut-il afficher et, au besoin dans la fierté d'une haute solitude, l'autonomie de son courage? Lui faut-il, au contraire, composer et tergiverser avec des partenaires ensommeillés, lui faut-il prophétiser la marche du monde ou seulement attendre que les pièces du jeu se déplacent à son avantage sur l'échiquier international?

En 1940, on a vu la patrie scindée sous le tranchant du glaive allemand. La proportion de son territoire tombée aux mains de l'ennemi n'était en rien un Etat. De son côté, la surface demeurée à l'abri de l'occupant n'était qu'un appareil administratif, tellement les peuples non assurés de leur statut et de leur rang de souverains par la voix du droit international, ou reconnus seulement du bout des lèvres et à titre formel n'ont pas la légitimité que leur confère l'étiquette et le protocole.

Mais quand, en 1943, l'Allemagne a franchi la ligne de démarcation entre les deux administrations publiques, Vichy a refusé à la fois de livrer à l'Allemagne notre flotte de guerre réfugiée dans le port de Toulon depuis 1940 et de la mettre au service de la coalition anglo-saxonne d'en face; et cette flotte s'est loyalement sabordée, disait-elle, croyant, la malheureuse, sauver l'honneur de la marine de guerre de la France à ne se mettre à la disposition ni de l'un, ni de l'autre des adversaires. Et c'est pour n'avoir pas osé choisir vaillamment les ennemis de ses agresseurs que les fils de Surcouf de l'époque se sont disqualifiés sur tous les océans.

Et pourtant, que de différences entre ces deux tragédies. Churchill avait fait bombarder l'autre moitié de notre flotte de guerre à Mers el Kébir; et de Gaulle s'était vu réduit au silence par ses alliés anglo-saxons, tandis qu'aujourd'hui, dans le déséquilibre entre les continents, nous avons à choisir entre l'agonie et la résurrection de la civilisation mondiale. Nous verrons-nous réduits à "l'extrémité minuscule d'un continent" que prévoyait Paul Valéry, ou bien un nouvel élan de nos Christophe Colomb nous donnera-t-il un destin nouveau? Telle est la situation de la France et de l'Europe face aux relations que l'histoire entretient avec l'honneur des nations.

Et voici qu'une France hésitante et clopinante refuse, sur l'ordre de son maître américain, de livrer à Moscou un navire de guerre commandé par la nation de Dostoïevski et de Tolstoï aux chantiers navals de Saint-Nazaire. C'est répéter à quatre-vingts ans d'intervalle le sabordage de la flotte de Toulon en novembre 1942. Quelles sont, de nos jours, les deux faces de la médaille mondiale du déshonneur.

Comme en 1942, quel abaissement de notre souveraineté, quelle humiliation de ne pas respecter les clauses d'un contrat signé entre deux nations souveraines, quelle honte de se présenter en vassale d'un empire étranger!

Pendant ce temps la Grèce de Marathon et de Salamine apostrophe l'Europe asservie et elle nous demande: "Les Perses se sont-ils incrustés à jamais sur vos terres?"

Tous les Etats reposent sur le principe qui commande leur âme, leur cÅ"ur, leur tête et qu'on appelle leur liberté. C'est redire que l'identité réelle des Etats est celle de leur souveraineté. Mais, la défense de la souveraineté de la France et de l'Europe n'a plus les Germains du siècle dernier pour ennemis, mais les Artaxerxès d'outre-Atlantique; et le monde entier attend de l'ombre géante de la Grèce retrouvée qu'elle remporte les victoires de Marathon et de Salamine sur les Perses de notre temps.

Le 6 février 2015

aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr