Le travail

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Réussir une meilleure intégration à ce Cosmos est le but de la recherche du bonheur. Être conscient de ses processus procure beaucoup d'humilité.

J'ai trouvé qu'on agissait sur nos corps comme des dictateurs et que ce faisant, on s'imprégnait de son odeur.
Ce monde est une dictature, puisque des gens s'intercalent entre ses richesses et sa redistribution, l'organise, et nous demandent de travailler...

Enfin non, ce ne serait pas une dictature si ce travail était fait avec entrain, et d'ailleurs dans ce cas il serait plus productif et moins fatiguant.
En fait c'est là où le travail n'est pas fait avec entrain qu'on renifle l'odeur de la dictature.

Parce que en réalité, autant le corps que l'esprit ont besoin de latitude pour se développer.

Quand on est au chômage ça nous donne du temps pour se réparer, se régénérer, réapprendre à être efficace. On fini par ressentir de la joie à déployer son énergie pour des causes efficaces ; fussent-elles non professionnelles.

Et ma réflexion du matin était que ne n'avais pas assez laissé à mon corps le soin de gérer quand se réveiller et quand dormir. C'est seulement en lui laissant le choix qu'il s'est synchronisé avec mes besoins. C'est le réveil-matin, et le fait de devoir aller se coucher, qui produisent du chagrin, parce que pendant toute une autre journée de sa vie, on ne sera pas efficaces, mais juste forcés de subir des devoirs.

Dans le vrai travail aussi, celui qui est joyeux, on subi des devoirs mais on ne les entreprend que omnibulés par la vision éclatante d'un résultat enchanteur !

Il devient comme un guide, nous conduit vers des missions nouvelles qui arrivent à point nommé, au moment où on y pense. On les sent venir. On a la liberté de naviguer dans un océan de devoirs et de choisir le chemin le plus efficace, qui est exactement le même que le chemin le plus instinctif, celui qui est confié au Corps.

Dans ce cas on est libre de faire de grandes ou de petites choses, et c'est au détour des petites qu'on découvre les grandes.

On peut aussi changer complètement d'activité quand une première nous a épuisé, ce qui procure beaucoup d'énergie à dépenser pour d'autres activités moins nobles mais nécessaires, le temps de revenir ensuite sur le problème initial avec une plus grande détermination et plus de recul.

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Le corps n'est pas un imbécile et il faut l'écouter. Nous on est juste des âmes greffés sur ces corps, qui du coup peuvent tenir debout. C'est une alliance profitable aux deux (comme en physique électronique), puisque l'esprit peut expérimenter ses lois. Mais dans son ensemble le Corps peut même avoir une voix. En gros elle nous dit que certains jours on a besoin de dormir plus longtemps. Ce que désire le plus le corps est le rendement et l'optimisation des tâches que l'âme à en tête.
Et si on le laisse gérer son affaire il s'en sort très bien. Et quand ce n'est pas le cas on doit se faire force à soi-même mais bon ça ne fait pas de mal.

Par contre c'est très douloureux quand c'est quelqu'un d'autre, ou un devoir stupide, ou un système injuste qui en décide pour nous.

En résumé ce monde court à sa perte si les hommes ne savent pas dégager devant eux le temps nécessaire à leur propre régénération.

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Il y a deux sortes de bonheurs, celui qui provient de la souffrance des autres, sur lequel repose la paresse, et qui est de mauvaise qualité et toujours insuffisante, et celle produite par l'alliance du résultat du travail de plusieurs personnes, qui produit une énergie supplémentaire à leur somme, quand par magie la machine se met à marcher toute seule et que soudain s'efface tout ce qu'on prévoyait de faire.
Ce genre de bonheur de coûte rien à personne.