060424 12 min

techniques

J'ai eu à élucider les fonctionnements psychologiques de bien assez près pour avoir décelé des mécanismes intarissables de signification.
L'inversion pour commencer est un principe de base, à l'image d'une empreinte dans la glaise, toute communication est définissable par ce qu'elle ne transforme pas.
Quand on impose un point de vue par la force, la technique consiste à dissimuler cette force à l'intérieur d'une sous-jacence dans le discours, et de la déguiser en une parole innocente ou "de sens commun" par exemple.
Ainsi on obtient des allégations non rationnelles mais parlantes et en fait, conditionnante, stimulantes, agissantes immédiatement.
ex: "ceci aurait pu être dramatique!" => renvoie à ce qui le devient dès lors que cela est dit.
ex: "ailleurs on souffre plus encore donc ne te plaint pas" => renvoie à la souffrance présente, en lui conférant une justification illogique.
On voit que sous un message présenté comme empli de bonté, il ne s'agit que du soulagement d'une angoisse stimulée par autre chose qui reste dissimulé.
C'est précisément ce qui provoque et diffuse la souffrance, plus encore "là-bas" qu'ici.

C'est la méthode qu'a trouvé le subconscient pour attester que le message a été reçu, il faut que l'observation révèle les transformations invoquées par le discours, en général le plus vite possible.

L'impatience et l'incapacité à circuler à l'intérieur d'une méthode globale (en gardant des notions-patron à l'esprit, ce que savent faire les acteurs par exemple) est à l'origine de cette interférence dans la communication, on peut dire, la demande d'immédiateté.

Les "petites phrases", transporteuses de sens et d'illogismes sous-jacents, qui ne sont jamais élucidés c'est pourquoi ils sont redis, sont aimées pour ce qu'elle comporte de véridicité.

Cette véridicité est très abstraite et concrètement, ce ne sont que des appuis conceptuels pour confirmer, attester, assouvir les autres insuffisances intellectuelles, qui sont autant d'irrésolus donc de coupures inopinées dans le processus réflectif.

Cette recherche de vérité passe donc par une méthode inappropriée car en fait jamais cernée, donc jamais pensée. Par nature ce genre de phénomène, une fois pris en conscience, devient maîtrisé et ainsi apparaît le sentiment de justice, qui est un autre type plus complexe d'assouvissement.

L'inversion, est la technique, tandis que la méthode globale est le défoulement du stress accumulé.
Un irrésolu fini toujours par s'exprimer mais avant de l'être il doit être concrétisé, ainsi se forment les obsessions qui permettent de concentrer son attention sur un faible espace, un univers (allant vers la perversion) assez étroit pour permettre que les dégagements soient plus faciles à admettre, dégagements qui peu à peu enseignent la méthode du dégagement, elle-même à la rescousse de toutes les problématiques.

C'est très important le principe de l'inversion par exemple le fait de parler des psychopathologies a pour principale référence son absence : un humain équilibré, sain d'esprit, dont l'action est au plus souvent bénéfique au sein d'une société toute aussi équilibrée par voie de conséquence directe, société idéale sans guerre et utopique, qui est le sous-jacent par antinomie des discours comme je les aimes sur les troubles observables et la recherche de leur compréhension.

Ainsi en l'absence de méthode de dégagement la méthode de l'évacuation est incessamment réitérée, c'est l'unique méthode connue, d'autres, il n'y en a point. En dégageant par l'éjection un irrésolu, par exemple en le projetant sur autrui par le moyen d'une inversion naturelle mais illégale (illogisme ou injustice socialement admise), la tension créée par ce stress s'évacue immédiatement lorsqu'une douleur équivalente est assénée à autrui.

C'est le refus d'asséner la douleur qui fait le ruminement, la germination, mais ce n'est plus alors qu'un retardateur, tant que la méthode-réflex subsiste.

Cette méthode primate ne résout pas le tréfond inaccessible qui ne cesse lui aussi de réitérer, de faire se multiplier exactement à l'image de souches microbiennes, les illogismes de son fonctionnement.

De la même manière que la peur se transforme en curiosité, la même ruminance transforme les illogismes en catastrophes qu'il faut absolument résoudre "tous ensemble".

En arriver à ce que la résolution soit déterminée, programmée, nécessaire, est comme une insulte à l'humanité en la positionnant comme privé de liberté de choisir. C'est parfaitement symbolique de ce qu'un cerveau peu être impulsif, si une bataille éclate et qu'on a plus d'autre choix que de résoudre le conflit.

Alors le conflit sera embué de significations qui n'auront jamais été exprimées,
et alors son résultat, sa dévastation, sera la preuve "suffisamment flagrante cette fois" dont on arrivait pas à se convaincre avant.
par exemple l'importance de la dimension affective dans toute "transaction".

Une éjection n'est qu'une soupape de soulagement en fait, un système par défaut dans une humanité peu évoluée, et un système "de secours" pour un humain dont la neurocorticale est moins accidentée, plus capable de résoudre à temps les illogismes actifs dans l'ombre.

Voir la détestation, ressentir la haine, et se croire dégagé de ce dont on accuse, est la définition du mot "psychopathologie", c'est l'état de celui qui est "au bout du tunnel" ou en fait c'est ce qu'il croit, pour signifier "à bout de nerfs" en réalité.

Comme une drogue, la méthode de l'éjection va vite devenir insuffisante, et en même temps construire des délires pour se justifier :

- le soulagement ne pourra être égal au précédent qu'en expulsant une quantité égale d'irrésolus ; or ils sont de plus en plus "émigrés" ou dispersés, de sorte qu'un irrésolu expulsé une fois ne peut plus l'être, ce qui oblige à en trouver d'autres "partenaires" pour apporter de l'énergie à l'expulsion (=terrorisme, états de manque, hallucinations).

- l'usage de la méthode engendre un résultat positif, une réaction immédiate, ce qui va suturer les illogismes qui en sont à l'origine, donnant naissance à des explications "de bon sens", comme par exemple "telle personne appartient à une catégorie de gens licitement détestables".

- le principe du non assouvissement (d'en vouloir toujours plus) est une propriété impeccable pour détecter une psychopathologie. En effet l'expulsion est un assouvissement à court terme et en même temps une préparation à un futur assouvissement encore plus puissant.

On peut définir aussi la paranoïa comme une intelligence qui n'a jamais été bien utilisée, à cause de la méthode unique qui est connue pour "résoudre les problèmes" en général, et comme le fruit de cet inassouvissement intellectuel.

Evidemment la paranoïa ira de paire avec de bonnes raisons concrètes de paranoïer, puisque le discours éjecté en permanence diffuse dans l'entourage les illogismes qui en sont à l'origine.

Enfin, on attestera en voyant ça comment la méthode est elle aussi transmise au travers de la pratique, sans qu'aucun prof n'ai à vanter les mérite de quelque enseignements, et surtout en raison du fait que la pratique est bien plus "enseignante" que, par exemple, le fait de recopier puis mémoriser et rendre un discours attendu, dont la fidélité est notée fatalement arbitrairement.

Par exemple en procédant de la sorte on enseigne aux enfants que la posture la plus pratique est celle de celui qui attribue des notations aux autres.
Ensuite l'enfant observe qu'avoir l'air catégorique est plus efficace, aussi comme il n'y a aucun intérêt (à cet âge) à se soucier de la logique,, en quelque sorte,
l'humeur la tonalité des phrases, l'impression renvoyée sont apprises bien avant les mots et les idées qui sont véhiculées.
Mais t'inquiète ça viendra...

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Ainsi faire remarquer ces fonctionnements aura pour objet de mettre en évidence la perception qu'il est possible de développer au-delà de ces faits.

En premier le principe de transmission subconsciente d'une technique par son application déraisonnable.
Constituant un choc et la réponse à ce choc (le principe de l'évacuation) le message rentre dans les cerveaux et en ressort, se diffuse, se propage, se partage.

Le principe de partage d'un processus dans une population explique par exemple comment les nazis s'entre-convainquaient de la bonne escience de leur psychopathologie, entretenant de façon dynamique les illogismes admissibles, chacun s'appuyant ainsi sur les certitudes des autres, et aucun n'étant libre réellement.

C'est dans ce contexte de religion forcée que naît le fanatisme, en fait, c'est la descendance logique de l'assènement de quelque chose qui a été refusé.

Ce qui est refusé de voir et d'admettre à son propre propos est au centre de toutes les préoccupations du cerveau, qui fonctionne en permanence, construit des réseaux spécifiques, en détruisent d'autres, etc...

Ainsi au centre du refoulé, l'activité est bouillonnante mais indécelable.
Comme des lapsus, ce qui apparaît finalement à la conscience n'est jamais par déduction que la trace du fonctionnement neurologique.

Ainsi il est permit de détecter entre les lignes la part du cortex frontal (là où se font les combinaisons et donc la pensée réflective) dans le fondement d'un discours.
La plus grande part hélas, procèdera du système nerveux, impulsif, qui se réfère à des règles d'action plus faciles d'accès et déjà écrites, et qui se renforcent à chaque fois qu'on y fait appel.

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Avec l'économie et l'injustice flagrante mais inavouée (refoulée) de son fonctionnement (en gros il faut en avoir pour pouvoir en avoir plus pour pouvoir être sûr de manger), les esprits se sont ralliés à un fonctionnement psychique de catégorie militaire "fais ce que je dis et ne discute pas sinon on perd du temps or le temps c'est de l'argent".

Ainsi brimés les poètes, intellctuels, artistes, ce qui s'est passé c'est que cette catégorie qui était avant cela mineure dans la population est devenue majeure à cause de ce contexte, de cette déficience persistante.

C'est cette population à qui "la nature" a conféré un esprit plus à-même de considérer des notions complexes qui se retrouve frontalement en opposition avec des propriétaires de piscines qui dévastent des forêts ancestrales pour mettre de l'eau dans leur piscine ou pour l'agrandir (=les riches incultes et dépressifs).

N'ont-ils pas peur que leur enfer consiste à se faire dévorer par toutes les béstioles que ces forêts abritaient ?
N'ont-ils pas redouté de rencontrer un jour l'âme de cette forêt ancestrale, et de devoir lui rendre des comptes ?

Nul n'est sensé ignorer les lois divines. Beaucoup évitent de s'avouer leurs effractions en pensant à tort que leur dissimulation fonctionnera.
Mais avez-vous remarqué ? une idée aussi fantastique est belle est bien passée par son esprit criminel. Car elle suppose sa rédemption en laquelle il croit au fond.
A cela s'ajoute que chaque chose a un prix.
Le calcul à faire est plus simple ainsi.

Le fait même d'être à la recherche "du pouvoir" (=de se libérer de ses chaînes mentales mais cette considération, leur réflexion ne peut l'atteindre), bien qu'ils sen désintéressent publiquement, ne font jamais que montrer sans aucune retenue l'hypocrisie et la déficience de leur cerveau handicapé.

J'ai considéré licite, d'attaquer violemment toutes les manoeuvres qui procèdent de la technique, assouvissante et injuste, développée par la recherche de l'assouvissement de désirs enfantins, très vaguement symboliques de "la Raison".

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La méthode est la suivante :
- Les mercenaires (commerçants-bandits) des pays riches ont désiré posséder des jardins complémentaires pour faire des safaris ou des chasses à l'homme.

- la méthode est de dire "tu dois gagner ton argent donc travaille, rapporte-moi-en, et je te donnerai le minimum imaginable sur ce que tu auras gagné grâce à l'appui psychologique que ma structure corporative invoque. (évidemment ça n'est pas dit en ces termes sinon ça marcherait pas, mais si ce n'était pas construit en ces termes ça n'agirait pas).

- la méthode consiste à dévaluer ce qu'on désire obtenir (ou les conséquences néfastes de ce qui a obtenu) afin de minimiser les coûts.

- minimiser les coûts pourrait presque ressembler, comme l'économie, à une loi divine qui consiste à ne pas gaspiller.
Mais noter seulement l'éloignement qu'il y a entre "ne pas gaspiller", et "élaborer des économies".
Si la politque était "ne pas gaspiller" le sous-jacent du discours serait "dans le but que chacun puisse accéder à ce dont il a besoin sans retenue".
tandis que "diminuons les côuts" est bien plus pervers, il faut attribier des systèmes complexes et arbitraires d'évaluation, faisant en sorte que finalement d'un pays à l'autre les inégalités dépassent tout ce qui est utile pour une prise de conscience de ce dysfonctionnement... un humain ne coûte que 1000 dollars... ainsi il sera plus vite rentabilisé...

- De la même manière que l'esclavé se comportera en tyran avec ses proches,
une population victime des agissements à but commercial qui demeurent inavoués dans le discours officiel, laisse une empreinte, l'empreinte d'une méthode qui fonctionne, d'autant plus qu'on y participe.

-- le principe de l'arnaque, de ne pas pouvoir prévenir de tous les inconvénients de la vente, s'appuie comme par magie sur le principe de la liberté de chacun de s'instruire...
un peu de la même manière que certains hauts responsables sont capables de dire "c'est aux consommateurs de choisir librement si ils veulent consommer des produits OGM".
L'individu ne cache pas son amour de la concurrence, en faisant mijoter dans son esprit "ahaha les cons, comme ce sera moins chers les gens seront bien obligés de les acheter !".

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