060331 4 min

cpe

{::import from dav by dav date: 31/03/06}
La société repose sur ces principes que sont la propriété privée et l'argent.
Dès le premier socle du fondement de la société, découle la première obligation, celle de la liberté de contrat.
En fait on est libres de faire tous les contrats qu'on veut.
Les contrats de travail ont une réglementation sévère à laquelle se référer mais ils sont libres d'offrir plus.

Mais l'important n'est pas là, ce qui provoque d'après moi le soulèvement populaire, procède de la méthode, qui constitue une violence insupportable pour les jeunes, et une façon de faire aristocratique (dans le passé c'était "bien" d'être rugueux, stricte, etc) pour les "hors jeu qui s'accrochent".

Le CPE a été présenté comme une bonne nouvelle, et sa propriété la plus importante, le fait de pouvoir se faire licencier, était presque dissimulé.
Ce qui était mit en avant c'était l'accélération d'embauches qu'un contrat spécifique allait engendrer, allait engendrer naturellement du fait de sa spécificité.
C'étaient des arguments plus vaseux, que le gros défaut était, lui, très concret.

Ensuite il y a l'impression depuis quelques temps de mascarade globale, les gens qui se disputent sont d'accord sur principes avec lesquels les gens ayant une assez bonne culture, ne sont pas d'accord.

5 millions de fois les mêmes insultes "oui mais nous au moins prenons le problème à bras-le-corps, vous n'avez pas de leçon à donner" (tout en en donnant) ont donné lieu à l'observation que les mêmes idées néolibérales sortaient de différentes bouches.
Que le mouvement des dirigeants allait dans un sens obscur commun, même s'ils n'en ont pas l'air pour faire de l'animation, dans le sens de l'aggravation des l'état psychique déplorable de la société, qui justement les surpasse en intelligence et c'est ça qui est énervant.

Il y a que c'est déprimant de voir les politiciens ne trouver que ça à faire, une chose sur 1 million d'autres peut-être plus importantes ou urgentes, la violence c'est que du coup, ça imprime une rythmique d'une telle lenteur avant que les vrais bons changements soient opérés, qu'on pourrait tracer mentalement la période de 150 ans avant d'y arriver.

Cela est énervant, on a l'impression que tout est fait pour gagner du temps.
Pour en perdre en fait, ou en fait, pour conserver le plus longtemps possible la différence de pouvoir entre les puissants et "les gens", alors promet de ne plus pouvoir continuer comme ça (comme ça = un monde aussi immoral avec des gens qui ne sauvent pas la vie des autres alors qu'ils le peuvent).

Enfin, un mois après et alors que c'est fini, Sarkozy enfonce le clou de la cruauté contre l'intelligence, c'est de la provocation agencée et il en fait partie qu'il le veuille ou non, en proposant une nouvelle idée, qui plus est une non-solution.
Le fait de présenter une nouvelle idée prouve une seule chose, c'est que personne n'en a parlé avant, la question n'a pas été étudiée, on a l'impression que tout le monde débarque. En effet, c'est le cas, toute étude doit procéder selon une méthode.
cette absence de méthode ou de travail, tout simplement, est enrrageante.
en fait, une idée aussi débile, puis celle de l'autre après, c'est juste la preuve que personne ne travaille, n'étudie, ne mesure, n'utilise d'outil scientifique, etc...

C'est vraiment débile cette politique.
Une question comme le CPE devrait être le job de petits comités organisés en groupes de travail.

L'Etat, lui, devrait être en charge d'une question plus importante, faire travailler des scientifiques pour développer des énergies nouvelles, des technologies, s'orienter et s'inquiéter de ce que le futur nous réserve selon toute évidence, de grands maux.

Dans mon idéal, un état aurait pour charge, à l'occasion, dans un système où tout fonctionne déjà, à corriger les règles du système, sur lequel se fondent les lois ensuite.