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De la philosophie du Droit comme motif révolutionnaire

Déjà historiquement les Droits de l'Homme partent du principe considéré comme acquit qu'une civilisation chute toujours inexorablement vers la dictature, c'est pourquoi la déclaration fut faite à l'assistance de l'histoire.

On ne peut le nier.
C'est comme l'effet de la gravité. Toute organisation humaine doit, selon la loi prérogative, agir pour le compte de la mise en oeuvre des Droits de l'homme.

On peut le critiquer, c'est à dire que normalement ça ne devrait pas être comme ça, c'est anormal que ce soit comme ça, il y a donc un truc à découvrir (le fait que le principe du commerce n'est pas un fondement viable pour une civilisation).

Ah oui parce au fait ils ne sont pas acquis, ces droits de l'homme, et encore moins démodés, ils sont à acquérir, et en gros ce que notre civilisation dit à ses aïeuls et à leur rêve d'une société plus juste, c'est d'aller se faire foutre.
Que les jeunes ils ont pas besoin de réfléchir à des trucs trop longs.

En effet les lois, maladroitement dictées, sont tout sauf respectées par les états. Ceux-là même qui les édictent en connaissent un rayon, dans le métier du crime. Un jour par exemple on pourrait demander au président intérimaire de république hypothétique : "Vous envoyez des gens commettre des crimes dans d'autres pays, pourquoi faire ?".

Ah mais, qu'il répondra, vous ne connaissez pas toute l'histoire et son toboggan diabolique.

Ah ben, répondrait-on, il existe des lois pour pas se perdre.

*

L'idée du jour concerne la destruction de Dieu.
Car oui il peut être détruit, quand la raison pour laquelle ce Cosmos a été créé est niée. Ainsi, dit la philosophie du droit, l'homme qui meure de faim a toute légitimité devant ce qui l'a créé de voler, s'approprier, et tuer s'il le faut, tout ce qui s'oppose à sa simple existence.
Ainsi donc, il n'y a pas grand chose qui échappe à cette définition, et ainsi donc se dessine ce que doit être une civilisation capable de recevoir l'adjectif de "humaine" : un endroit où l'élan de la vie est entretenu et embelli par le génie humain.

C'est bien beau de croire vivre là-dedans, mais comme c'est un mensonge les névroses et la limitation de la profondeur de la réflexion en viennent à faire surgir le ridicule, ce fameux prémisse révolutionnaire.

C'est alors que viennent à s'affronter ceux qui réfléchissent de façon superficielle et ceux qui vivent la détresse dans le tréfonds de leur âme, avec pour quelques compagnons ceux qui sont capables de la ressentir par empathie.

Il faut dire que l'effort sur soi qu'il faut faire semble plus douloureux que de commettre des crimes en masse, en série, de façon industrialisée, avec l'appui promotionnel boosté à coup de milliards de papier de banque (dont la valeur réelle est celle du papier mâché).

Il faut dire aussi que les petits habitants sont pieds et poings liés, et que quitte à détruire Dieu, que ce soit par le chemin de l'obéissance ou par celui du refus, ils se disent, autant prendre la voie la plus confortable, matériellement et psychologiquement.
Et aux autres il ne reste rien. A part une foi indicible en la justice.

*

La pire injustice qui existe n'est pas seulement de la subir et que ce soit le comble de l'ironie qu'on la subisse, c'est de lever les yeux sur un peuple imbécile qui s'est fait berné par des mensonges éhontés, quoi qu'ayant l'indubitable attrait de couper court à toute réflexion, comment elle dit déjà Annie Lacroix-Riz, ah oui, révisionniste.
C'est un bon mot, la réflexion révisionniste, le contraire de négationnisme, mais les deux sont utilisés confusément pour signifier seulement le deuxième, afin de retirer le premier du vocabulaire, et avec lui son essence : celle qui consiste à remettre en cause ce qu'on croit savoir alors qu'en fait, comme dans 99% des cas, on n'en sait rien.

Ainsi la loi n'est pas la loi, si on n'en saisit pas ses raisons, et ceux qui obligent à la respecter, sont détenteurs et défenseurs de ces raisons, que pourtant évidemment, ils ignorent superbement.

A tel point qu'elle est bien souvent si lointaine que devenue impossible à cerner, et si on veut le faire, la police de la pensée automatique pré-programmée, fait barrage. Ou du moins elle essaye. Elle carapacise les esprits. Et à la fin les il ne reste plus que des commerçants.

*

Hey au fait j'ai trouvé le signe de la bête dont parlaient les avancés (ceux qui préfiguraient ce que nous deviendront tous au bout de dix mille ans), c'est

oups je viens d'aller à la fenêtre, j'ai entendu un enfant pleurer en pleine nuit, en fait c'était une famille avec des bagages qui ne savaient plus ou aller apparemment

Ah la voilà l'histoire.
Il faut leur dire, que la loi n'est plus la loi si ils sont mis en danger par elle, que leur droit est prioritaire, qu'ils peuvent casser une vitrine et s'installer dedans pour la nuit, sans aucune inquiétude pour les représailles et sans aucun remords, puisque le courant de la vie est supérieur aux lois, et aux barrages psychologiques.
Il ne faut pas hésiter.

Quand le cataclysme décennal arrivera à son apogée, les gens se battront dans les rues, la nourriture ne sera plus garantie pour être comestible (en total respect de la loi de l'offre et la demande), l'eau contaminée, et des hordes dégénérées assassineront n'importe qui juste pour rigoler.
Oui j'ai vu ça un jour. C'était l'époque "riots" (j'ai dû aller sur google traductions pour comprendre)

Le signe de la bête, ils ne l'ont plus, eux la famille fraîchement jetée à la rue, ou du moins plus pour longtemps, il s'agit du téléphone portable. C'est vrai pourquoi pucer les gens de façon brutale comme des moutons alors qu'un joujou coloré et hypnotique fait tout aussi bien l'affaire ?

Ce que j'ai vu c'est comment se généralise le non-accès à des services de plus en plus nombreux sans avoir à signaler son numéro de portable, pour recevoir un code qu'il est toujours, dans tous les cas, strictement impossible d'obtenir par un autre moyen, par mail par exemple. Ah oui c'est une question de sécurité, peut-on se dire par habitude.

Les gars, bêtes mécanos, ne savent pas encore qu'une évolution qui renie les bases qui l'ont conduite est toujours forcément une impasse (c'est de la topologie des systèmes).
C'est à dire que le papier n'est pas remplacé par la machine à écrire, et elle-même subsiste dans l'ordinateur, et lui-même sera logé au fond des commandes vocales qui seront l'internet de l'an 2100.
Mais mettre un mur à la place d'une porte sous prétexte qu'on peut passer au travers c'est prendre le risque sérieusement affolant de se retrouver coincé au mauvais endroit quand il n'y a plus de batterie.

C'est ça le signe de la bête, c'est quand les gens acceptent une évolution illégale au regard de la philosophie du droit et aussi, au regard extériorisé de celui qui débarquerait dans ce monde avec des points d'interrogation sur la tête. Notez que celui-là, c'est lui qui passe pour être ridicule.
ça prouve bien ce que ça prouve.