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Chavez au Champ d'Honneur

Tout est arrivé si vite qu'on peut le croire tué d'une balle avant d'avoir eu le temps de finir une phrase contenant le mot "Yankee".

L'ennemi public numéro Un n'est pas une personne, mais un groupe d'intérêts organisé et perfide, silencieux, discret et intouchable, dont les présidents occidentaux en sont les larbins. La loi n'est pas calibrée pour mettre sur le banc des accusés tout un groupement d'intérêts, alors ils ne s'en privent pas ; ils ne se privent de rien d'ailleurs. Ils sont effrénés.

Dans leur esprit malade et disjoncté, incapables de dialoguer, les affronts de Chavez le révolutionnaire ont dû leur faire siffler les oreilles et on imagine sans peine une personne obscure laisser émaner dans un soupir à peine audible "éliminez-moi ça".

640 tentatives plus tard, ce fut fait.
Il faut dire qu'ils sont assez minables, les nobles du système.
Leur silence complice dissimule à peine leur satisfaction de voir mourir ce qu'ils considèrent comme le dernier espoir des esclaves.

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Évidemment qu'on avance tout ceci sans preuve, mais c'est seulement le plus probable.
Ce ne pourra être prouvé qu'une fois que tout sera terminé, alors inutile d'attendre jusque là pour se poser la question.

On sait déjà que le cancer n'est pas une cause naturelle de mort, que si c'est juste une maladie, elle est avant tout provoquée, chez tous ceux qui en sont victimes, au final par l'appât du gain. Ce qui est malsain sur le plan moral est malsain pour la vie elle-même.

Et on sait aussi qu'il est improbable que les justes soient tous victimes de mort cruelle et douloureuse, alors qu'en face les bandits sont en plein santé et peuvent profiter de leurs crimes jusqu'à la dernière goutte de leur vie.

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A ce moment historique, on se demande de quoi sera fait l'avenir. C'est à lui que revient le soin de contextualiser ce qui s'est passé sous nos yeux.

Alors, est-ce qu'on dira :
- Et c'est ainsi que fut crucifié le dernier espoir, suite à quoi nous ne pûmes plus endiguer l'inertie prise par un système conduisant l'humanité à sa perte.
ou :
- Et c'est ainsi que naquit la révolution mondiale qui allait mettre un terme à un pouvoir dégénéré qui se nourrissait de la souffrance des peuples.

C'est à posteriori qu'on pourra encore et encore élever Chavez au rang de visiteur du Royaume divin, présenté comme une nécessité évolutive, avec la mission de conduire les peuples vers la clarté d'esprit qui sied à leur condition d'humain - qui n'est pas possible d'acquérir seul dans le noir.

*

Un caractère fascinant de ce que les arides avides appellent "la pauvreté", eux qui considèrent ce qu'ils subtilisent comme leur propre substance, est le caractère suffisant de l'imperfection.

Oui on peut chanter l'hymne national du Venezuela avec des instruments préhistoriques, ridés et usagés, des vieilles peaux séchées pour faire des tambourins, des flûtes de roseaux attachés avec une ficelle d'anciens tissus recyclés, et chanter avec des notes approximatives, sans aucune synchronisation, lâchant l'instrument une seconde le temps de chasser un moustique, debout au milieu de la rue sans rien demander à personne,
et en même temps y mettre tout son cœur et faire résonner l'esprit de la fête, qui sied tant à l'humain. Et nourrir l'âme des enfants de l'idée d'une société heureuse et paisible.

Ce qui est suffisant n'a pas besoin de plus.
Plus, c'est le maître-mot du système injuste, pour qui rien n'est suffisant, et qui considère l'évolution uniquement sur le plan du pouvoir, de la force, elle-même substituts de leur incapacité à dialoguer avec humanité.
Pour les gens du système, la force est le seule mot du seul langage qui leur permet d'exister. Imposer par la force, prendre toujours plus.
Ils n'ont de suffisant que leur égo.

Mais ce n'est pas pour ceux-là qu'un pays tout entier ira défiler devant le cercueil, bravant treize kilomètres de file d'attente !

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Jésus ne s'entourait que d"hommes simples, car c'est en eux que la vérité perçait. Mieux même il les appelait "les simplifiés".

Populiste ? Aimé du peuple, oui ! Quoi de mieux quand on vit en démocratie ?
Ou alors quoi, n'était-ce pas suffisant, auriez-vous voulu Plus ? plus de puissance ?
Oh mais vous n'attendrez pas longtemps.
"Travailler plus pour gagner plus sur le dos des autres" ça par contre ça vous semble brillant ?
Oui moi aussi je trouvais Chavez insuffisant par rapport à l'immense tâche qui consiste à éradiquer l'appât du gain, et le fait de réduire l'humain à de mesquins commerçants.
Mais ça c'est parce que l'histoire se fait par époques successives, et qu'il fallait d'abord en premier entériner le but que les peuples doivent se fixer, laissant à la sagesse temporelle le soin d'en dénicher les bonne méthodes. Une chose à la fois, la révolution ne se fait pas en un jour.
Ne soyez pas si impatients !

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Ah Peuple du Venezuela, vous avez décrété sept jours de deuil national, mais pourquoi national ? Sept jour de deuil mondial renouvelables tous les ans jusqu'à la fin de l'éternité, voilà le moins qu'on puisse faire !

Immense est l'amour que nous ressentons pour celui qui su, mieux que dans la meilleure des rêveries, dire en face "ici ça sent le souffre" à ceux qui méritent de l'entendre, bien que cet affront fut certainement le plus douloureux pour les ennemis du Bien.

J'ai regardé pendant des heures et des heures une par une toutes les personnes qui venaient exprimer cet amour puissant et indicible à ce phénomène historique qu'a été Hugo Chavez.
Saluts militaires de différentes sortes, signes religieux en tous genres, baisés envoyés de toutes les manières, regards dépités et emplis d'incrédulité défilèrent et défilèrent et défilèrent et défilèrent.

Les enfants étaient soulevés pour voir l'homme qui sauva leur avenir. En le voyant une petite fille mit ses deux mains sur son visage et sitôt reposée au sol parti en courant, toujours les deux mains sur son visage.

Dussent-ils souffrir ou même mourir dans la file d'attente, ça n'avait aucune importance, pour toucher du regard pendant une seule seconde celui qui les guida, et marquer à tout jamais son âme du sceau du divin.

*

Et c'est ainsi qu'un des pays les plus pauvres du monde, selon les critères étriqués du la foi en l'argent, devint un des pays les plus riches du monde, selon les critères de l'Amour.
Car quand viendra la fin des temps injustes,
les derniers seront les premiers.
et les premiers seront les derniers.

*

Chavez vive, la lucha sigue
et même je dirais plus : la révolution de fait que commencer !

Vous ne mourrez pas d'un cancer dans d'affreuses souffrances messieurs les détenteurs du système injuste,
mais quand vous arriverez avec l'air ébahit au Royaume, Chavez ne vous laissera pas entrer !