060226 4 min

komik

tout accomplissement est au fond une agitation, ou au moins une articulation.
dans cette articulation il y a une structure pour s'y retrouver, c'est la même à toutes les échelles.
par exemple l'accomplissement de la musique, son apprentissage comme un épisode, une représentation comme un autre épisode, et sa reconnaissance pour un dernier épisode, trouveront des similarités troublantes, de nature à faire passer celle qui est à l'échelle en-dessous pour une symbolique légèrement évocatrice de celle qui est à l'échelle au-dessus.
par exemple à chaque épisode finalement c'est toujours le même feuilleton qui se rejoue, il y a toujours un moment summum qu'on ne voit pas venir, ou un moment proprice où tout s'est joué.
Les épisodes suivants prennent en compte les précédents mais les premiers laissent déjà bien présager les suivants.
celui qui commence dans la musique et s'impatiente d'être à la fin de l'épisode 3 sans savoir que ça va se jouer en plusieurs épisodes, sans connaître cette structure sous-jacente à tout, risque de manifester son impatience d'inculte.
souvent d'ailleurs la volonté d'arriver à l'épisode 3 n'est que symbolique d'une envie plus profonde et mal formée.
c'est parce qu'on ne réfléchit jamais à ce qu'on fait qu'on est toujours surpris par ce qu'il y a à faire. Si on pouvais y penser aussi précisément que ça s'est passé, on aurait mit moins de temps.
ça plongé dans une ambiance comique ça me fait rire.
sinon la même phrase, dite dans une ambiance sérieuse, on comprendrait pas la même chose. à mon avis ça serait une réplique de clooney dans ocean twelve.

il y a toujours moyen de comprendre plus profondément les choses et ça échappe souvent aux gens qui ont une utilité à faire croire qu'ils ont raison, et à ceux qui les approuvent, avec leur coeur généreux et naïf.
par exemple quand je tire une telle phrase c'est en gardant à l'esprit ce que je veux dire et ce dont ceci est l'introduction, si bien que par exemple on ne pourrait être catégorique sur le sens voulu dans cette phrase si on manque le reste du feuilleton, ou encore on ne peut commander brusquement au cerveau de pondre une telle idée, elle provient d'une transversalité.
tous les dictons populaires qui sont récités comme des prières pourraient passer par ce filtre.

ce qu'il y a c'est que les choses se tiennent l'une-l'autre et quand elles sont existantes, la critique qu'on peut en faire va négliger par méconnaissance tous les rattachements, ce qui justifie son existence, dès qu'il pense à la remettre en cause pour une raison quelconque.
C'est clair que celui qui coupe l'arbre ignore l'existence des locataires animaux, ce soucis est pseudo-résolu : ils vont aller ailleurs, mais il ne l'est pas en réalité, il n'a pas même été pensé, sinon on aurait vu que "aller ailleurs" n'est pas logique si on rase tout.
C'est ainsi que la déforestation enclenche des désagréments inattendus, c'est parce que les gens avant d'agir négligent violemment les rattachements, jusque l'instant où il devient nécessaire de se rendre à l'évidence, ce qui de façon transversale prouve que la morale est connectée au réel, que "le bon" est appelé ainsi pas pour rien.

Dans une société une telle articulation prend forme de puissantes manoeuvres désinformatrices, comme des soldats envoyés pour tuer les idées qui sont source d'instabilité (sous prétexte de cette seule instabilité pourtant nécessaire) tout comme dans un cerveau on y verrait une lutte pour refuser de voir l'évidence, une violence qui agit et qui accuse de violence une action antiviolente qui n'agit pas encore.
il s'agira au fond d'abolir les connecteurs capables de rejoindre de puissants controleurs qui reconditionnent toute la considération, comme par exemple en rendant obselète le principe du communisme alors que c'est cette méthode qui est appliquée quand les sociétés fusionnent ensembles. Mais cette fois ça fonctionne avec succès car les planifications sont soigneuses. Par contre si c'est pour reporter à tout le système social ce principe de mise en commun par économie, ça renverra systématiquement à une société de gratuité mesurée, dans laquelle empires commerciaux qui ont fait naître ces procédures n'ont plus rien à y faire.