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Rmiste professionnel : témoignage des dimensions sociale et politique du chômage

Rmiste professionnel : témoignage des dimensions sociale et politique du chômage

Internet est un lieu d'information plus riche et plus profond que ce qui est servi au McDo' de l'info à la télé.
Mais c'est normal car au niveau psychosocial ce sont des idées simplistes, brutales, faciles à faire se transporter de cerveaux en cerveaux, qui sont déployées avec leurs haut-parleurs.

Mais c'est une erreur de les prendre au pied de la lettre et bâtir une réflexion à partir de cela.
Une erreur due à de graves lacunes, à de nombreux voiles sur les yeux, qu'enlever serait trop douloureux.

Ainsi sur internet chacun étant témoin du manque de bonne volonté ou d'honnêteté dans une enquête s'empressera de saisir son clavier pour y écrire ce que ça lui donne envie de dire.
C'est le seul moment où on peut répondre aux idées surfaites qui traversent les têtes.
Les témoignages directs sont plus précieux que les études statistiques et ça fait longtemps que je cogite celui-là : ça fait 7 ans.

7 ans que je suis au RMI.
J'ai fini par incorporer l'idée que je faisais partie des "exclus", non pas que je l'ai voulu ou que je sois mieux dans ma peau en étant indépendant, mais surtout jamais personne ne répond à mes postulations d'emploi.
Non, jamais personne.
Ils ont du mal à le croire à l'ANPE et à la CAF, où il y a principalement des familles en difficulté qui font la queue, il y a aussi des vieux, et il y a très peu d'exclus anormaux comme moi. Jeune, en pleine santé, sans famille, dynamique, et resté sans usage ou "sans emploi" comme il disent.

"Sans usage" ? Pendant que je croupie sous le soleil de Mexico, pendant que tous ces connards courent se faire insulter au bureau pour payer leurs dépenses frénétiques de la veille, moi je ne fais pas rien, affalé dans le fauteuil du bonheur.
En fait, le plus officiellement du monde, je peaufine mon CV en mettant au point des technologies novatrices pour le rendre crédible (je suis programmeur, eh! oui!).

Cela aussi les met sur le cul, tous les gens, "il est jeune il est pas handicapé et en plus il est informaticien !!".
Comme si c'était la panacée.
En fait ça devrait l'être car l'informatique est central dans le développement.
Aujourd'hui quasiment plus rien n'est possible sans un ordi, et donc un programme informatique.
D'ailleurs c'est tellement capital que je suis sidéré d'une telle atonie dans ce secteur.

Alors que nombreux sont ceux qui commencent à travailler juste après le Bac et acceptent les conditions de l'emploi (culturellement admises, généralement non-inacceptables, et le plus souvent précaires), nombreux sont ceux qui ne savent même pas écrire et qui arrivent à s'en sortir, moi, informaticien, je suis au RMI depuis 7 ans (de façon discontinue).
En fait tout le monde travaille sauf moi, la seule condition c'est d'être accepté par les gens comme étant un des leurs.

Alors qu'est-ce qui va pas ? Cela doit devenir une question d'état.
C'est clair que 7 ans de RMI ça calme, personne n'embauchera jamais un tel CV, je n'ai plus qu'à créer ma boîte.
Quoi que j'aime bien aussi rester discret : il n'y a pas que moi, je parle (en compagnie d'un assez grande population de glandeurs devant l'ordi) de la façon dont fonctionne "votre" système.

"Votre" car à chaque fois qu'on propose quelque chose permettant de se sortir d'un illogisme, c'est absorbé, compensé, et puis renvoyé à la figure sans même avoir étudié la proposition.
Comme pour mes CV, c'est marrant.

Alors que j'ai fait des programmes d'une puissance remarquable, fait des découvertes scientifiques passionnantes que j'ai publiées sans attendre la moindre reconnaissance, que j'ai suivi une autoformation soutenue et que je me suis cultivé un maximum pour espérer un jour arriver au niveau de quelqu'un qui toucherait le SMIC, c'est à dire une somme d'argent colossale de mon point de vue (quand on est au RMI on a 60 à 75 euros par mois pour manger et laver ses vêtements), je suis considéré comme un paria par "le marché du travail", mais au moins ça c'est réconfortant, les gens des services sociaux, contrairement à la haine automatique qui circule, font preuve de beaucoup de compréhension et de réserve pudique.

En fait il arrive parfois que certains laissent échapper des pensées débordantes de méchanceté, même de façon infime, comme par exemple "voilà votre date de rendez-vous, vous pouvez venir puisque vous fou...tes rien dans la journée ?".
Mais en gros le service public est "social", il en voit de toutes les couleurs, et est témoin des nombreux "cas d'exception" qu'il peut y avoir. Et il y en a beaucoup.
10% par villes sont des cas d'exception.

Je m'imagine au centre d'un débat populaire avec une assemblée pleinement haineuse à mon encontre, laissant supposer que je suis un glandeur, un profiteur, un parasite pour la société qui aurait dû bien fonctionner normalement, un danger, un mauvais exemple, et le centre de toute la jalousie de ceux qui se font insulter à longueur de journée alors que c'est pas de leur faute, alors que moi je me lève sans réveil-matin.
C'est clair que rien que ça, la liberté, ça n'a pas de prix.
Cela accentue l'effet d'injustice.
Ce dont "les autres" n'hésitent pas à se servir.

Je devrais justifier ma position, justifier mon destin, dire pourquoi ça ce passe ainsi et éventuellement ce qu'il faudrait changer pour que ça aille mieux.
Il y a même des stages de transformation de la personnalité pour mieux se conformer aux besoins du système ! Si si, ça existe, j'ai refusé évidemment, écoeuré et effrayé.

Mais tant que je serai considéré comme un paria mes idées n'auront pas la valeur d'une boule de crotte de trou-de-nez.

Alors le préambule consisterait à expliquer, enseigner ce que j'ai appris, et qui est sage de mon point de vue.

- Déjà, mathématiquement, il n'est pas possible que tout le monde travaille, or il est obligatoire que tout le monde ait un revenu. Donc déjà il y a une contradiction.
C'est normal et légitime de cotiser pour les enfants, les vieillards, les handicapés, et les anormaux.
D'ailleurs il me semble que ça devrait être le premier but du système, ce qui motive réellement les gens à travailler au fond.
En tous cas moi je suis prêt.

- Les artistes, (auxquels je suis associé) qui ont une tellement grande place dans le coeur des gens parce que ça les désaliène et que l'art est un médicament pour l'esprit, eux aussi sont sans cette tranche appelée "les handicapés divers".
Ils ont à peine de quoi survivre, et c'est vraiment grâce à Dieu s'ils peuvent continuer à brasser la culture, qui est rien moins que le liant de toute la société.
Ce dont les pubs se servent ensuite.

S'ils avaient plus de moyens ils pourraient faire plus de belles choses, les esprits seraient moins incultes, et la paix gagnerait du terrain dans le monde, ce serait un bon investissement non ?

- Il faut savoir que dans toute société il y a un pourcentage de handicapés, un pourcentage d'imbéciles heureux, et évidemment les comme moi, un pourcentage de gens qui ne sont absolument pas adaptés à leur société.
Ce qui tombe bien à une époque où celle-ci est en crise, flouée par ses propres croyances irrationnelles, trouvé-je.

Et c'est vrai, je ne supporte pas ce qui est illogique, chez moi cela provoque une douleur presque insupportable, qui m'oblige à répondre...
Or tout patron est un connard, telle est la loi, soit tu exécutes l'erreur promise qui t'es demandée, soit tu discutes, et t'es viré. Et après une fois l'erreur exécutée, la réprimande arrive, mais là t'es pas viré, seulement menacé de l'être ; Ce qui est dans ce cadre est accepté comme un compliment et une grande chance.

Cette pression morale permanente, me fait faire des travaux d'une bien moindre qualité que si on me faisait confiance.
Quel que soit le domaine professionnel les patrons veulent toujours rogner sur la confiance, ce qui est douloureux et inutile, mais ça leur donne une impression de maîtrise qu'ils aiment bien ressentir malgré ce que ça coûte.
Dans leurs annonces ils demandent que les gens soient motivés et dynamiques, mais ils disent pas aussi "résistants à l'oppression morale", voire "qui aime l'oppression morale".

Et moi je pose la question, avez-vous bien étudié l'utilité du respect de la morale ? Elle permet seulement que le travail soit mieux fait.
Le rapport entre ce que coûte la morale et ce qu'elle rapporte n'a jamais été étudié !

Toutes mes expériences professionnelles, du moins celles qui sont rémunérées, se sont mal terminées pour des raisons de plus en plus exotiques et fantaisistes.
J'ai été viré successivement pour les motifs suivants : "trop impliqué", "pas assez impliqué", "trop créatif" (quand j'étais graphiste), "trop polyvalent" (avant que ça ne devienne la mode de l'être) et le dernier : "trop sympa avec les clients".

Ah oui il y a aussi celle où j'aurais dû faire semblant de me sentir "comme en famille" dès les trois premiers jours si j'avais voulu rester.

Alors que tout ce que je veux, c'est produire un travail qui serve à quelqu'un, (qu'il fasse ce qu'il veut avec, et que la société entière soit voué à l'échec, étant mis de côté) selon mes compétences qui sont les miennes, que j'ai les moyens de travailler convenablement, et qu'on me paye !

Mais ça c'est impossible, trop idyllique, trop utopiste.

Rien que de prendre un statut d'indépendant m'ôte tous mes droits.

Le plus grand score que j'ai pu faire ça a été de faire un travail passionnant, d'excellente qualité, en étant très inventif, malgré des moyens dérisoires et finalement sans jamais avoir été payé et sans pouvoir me retourner contre ces voleurs, criminels, à cause de qui je me suis retrouvé à la rue (pendant 24 heures, ça va).
Après les gens m'ont dit "Un contrat oral ? tu rigoles ?".
Bien que cela était sensé être légal, aucun tribunal n'accepte d'en entendre parler.
Ah bon mais je croyais que c'était légal.
Oui je sais je suis con c'est de ma faute alors.
autant pour moi. 16 mois de travail au black non rémunérés.
Très fort. Personne ne me croira.

Rien que le chapitre des "moyens pour travailler" est vaste. Il s'agit ni plus ni moins que d'avoir l'esprit en paix, d'avoir réglé les dettes, les factures, d'avoir à manger, de l'électricité (car ils n'hésitent pas à la couper en hiver, vous savez! - même si c'est illégal, l'autre moyen est d'installer un plomb qui saute au bout de deux mois).

Le fait de pouvoir travailler dans de bonnes conditions, puisque la programmation est un métier intellectuel surtout, implique aussi que le client sache reconnaître, par comparaison, la qualité. S'il n'a jamais comparé, il sera toujours critique. Et si on lui montre un truc qui lu plaît, il court le faire refaire par "un professionnel". Et après il est déçu du résultat évidemment, comme un connard.
Evidemment c'est complexe un système informatique, il faut l'aimer sinon il ne fonctionne pas.

Donc voilà, d'une part il y a ce que vous appelez "le marché du travail", qui est un jungle à voleurs, abrutis, arnaques diverses, et humiliations gratuites....
Sans compter le nombre d'heures que "vous" ponctionnez directement sur votre temps de vie à rester assis dans les transports en commun pour aller travailler à Babelwouède. C'est fou que personne n'ai demandé à ce que ce temps dévasté soit rémunéré. C'est vraiment une cause d'injustice flagrante pourtant.

Ce temps devrait être rémunéré, afin de privilégier les emplois proches, afin de diminuer le trafic et donc la pollution. Non ?

Et d'autre part il y a le système qui permettrait de trouver du travail facilement et de manière conventionnelle.
Qui n'existe pas. Et si on le propose, on nous répond "bonne idée, créez une société !".
Super, c'est mort-né.

Alors bon, dans l'analyse de "ce qui ne va pas", on peut voir comment s'entrelacent ces deux dimensions que sont la débrouillardise dans le marché du travail, et les graves déficiences qui pourraient arranger cela facilement et rapidement.

# Premièrement, la méthode de recherche, comment on fait pour mettre en relation un employeur et un glandu anonyme, super motivé pour payer son super loyer.

Oui je m'imagine devant cette assemblée qui m'accuse de vivre sur leur dos et de leur donner envie de se gratter avec leur patte arrière, à devoir justifier le chemin de ma vie, en disant "Oui mais les gars, si j'avais les moyens, ne serait-ce que deux mois, je pourrais pondre un logiciel qui permettrait à tous ces gens de trouver immédiatement un emploi !
Et pas que ça, d'ailleurs, j'en ai d'autres... ça ferait faire des économies, etc...

L'énergie humaine est là, disponible, si 10 personnes s''activent ça fait un patron et 9 employés, une société, et des revenus pour l'état qui est corrompu mais bon ça c'est un autre chapitre.

Quoi qu'on peut fait un petit aparté, quand même, (parce que c'est connecté à la motivation subconsciente des gens à aller travailler) si on parle de dépense de l'état qui se plaint des chômeurs, ne peut-on pas, le plus légitimement du monde, demander à quoi sert l'argent dévasté dans le secteur de la guerre ?

Nan mais quand même, l'argent des gens, il sert surtout à aller tuer des pauvres pour prendre leurs ressources. Mais ça, non, c'est pas scandaleux, c'est seulement laissé sous silence.

Les gens travaillent finalement pour que cela ait lieu, pour qu'au final personne n'arrive à dire combien de sous-marins nucléaires la France possède, mais pas pour permettre aux moins chanceux de - ne serait-ce que - vivre !

Non pas que "les gens" soient bête, non sincèrement, je les pense manipulés.

Et il s'agit bien de "chance" et "malchance", qui est la règle de répartition des richesses. En effet, si ce sont les plus forts qui dévorent le plus faibles, ça n'est que du hasard, et aucunement le fruit d'une pensée humaine rationnelle.

C'est donc parfaitement injuste sur le plan logique et moral, qu'il y ait des "pauvres".
C'est même plutôt un handicap au développement.
S'il n'y avait pas eu de pauvres, en effet la société irait beaucoup mieux !
Il n'y aurait quasiment aucune guerre, les ressources seraient planifiées pacifiquement, et tout irait comme sur des roulettes.
Mais non, il y a des pauvres, et tout ce que l'humain oppressé et impatient en conclue, c'est qu'il suffit de les éliminer pour résoudre ce problème, enlever ce boulet.
Sans se demander ce qui les a fait apparaître, ni se demander ce qui en fera apparaître d'autres, c'est à dire ce que j'ai dit : la présence de raison et de morale dans ce qui guide les actes des humains.
Bah oui ça vient de là.
S'il n'y a aucun domaine où "vous" pouvez (on peut) mieux faire, ça ne prouve pas que vous êtes "au top" mais seulement que vous êtes aveugles mentalement et complètement québlos.

Il y a tellement de choses à changer et tellement rien qui change, à part les prix qui augmentent.
Les choses à changer sont si nombreuses que l'esprit est divertit par des questions annexes et symboliques. C'est le retour dans la société de la pensée-magique, de l'irrationalité, et de l'amour de l'autoritarisme, qui accompagne inévitablement une déchéance de morale et de logique.

Alors voilà pourquoi j'ai voulu faire un tel logiciel, que n'importe qui finalement peut fabriquer aussi, ou même si on se donne la convention de consacrer l'usage d'un forum à cette fin, ça permettrait aussi de résoudre le problème du chômage, d'un grand coup.

Juste, il faut que les gens se connaissent, se parlent.
(il faudrait aussi des transports gratuits et non pulluants, et non surtaxés "en raison de la pollution").
Accessoirement, qu'il y ait un budget à consacrer à la recherche de l'emploi, des subventions, ça plaira sûrement de payer des gens dans les entreprises à divaguer sur internet.

l'ANPE met des ordinateurs à disposition du public, mais ils sont spéciaux, on peut pas aller sur internet avec (faut dire aussi qu'il n'y en a pas beaucoup donc c'est une limitation due au budget consacré).

Dans mon ANPE, je n'ai jamais pu obtenir le moindre coup de main de quelqu'un disant à un employeur "allez, essayez-le, vous serez pas déçu".
Cette idée les a fait rire.
Nan, ils n'ont pas ce genre de relation avec les employeurs.
Toutes les annonces qui passent sont symétriques, très rudement catégorisées, comme s'il avait à chaque fois fallu faire rentrer une annonce d'emploi dans un case mal adaptée pour elle, la rendant difficile à trouver quand on n'en connaît pas bien le fonctionnement.
Comme s'il fallait en dire le moins possible tout en suscitant des candidatures nombreuses et variées.

Mais bon ça va j'ai l'habitude.
Le logiciel de l'ANPE va en s'améliorant quand même, puisque désormais on peut "postuler en direct", c'est à dire au lieu de répondre par courrier, faire pointer l'employeur vers des données préexistantes, avec juste une petite case pour dire "la motivation".

"Ma motivation est que je peux vous apporter des solution très efficaces dans votre développement logiciel, permettant de greffer ensuite toutes les nouvelles technologies" => t'es viré, trop confus.

# Et deuxièmement, l'autre grande famille de problèmes est la législation : alors là...

C'est même pas étonnant que je ne trouve pas de travail et que je n'en trouverai jamais tant que la législation sera comme elle est !
Ils légifèrent sur tout sauf sur l'essentiel : interdire le travail non rémunéré.

On comprend mieux en observant la législation, ce qui fait la morosité d'une ANPE et la perte de soi que constitue le fait de se retrouver au chômage.

On pense que ça doit être le fruit d'une mentalité commune aux deux, à la législation et à l'ANPE, une idéologie qui dit explicitement : "freinons l'embauche, créons du chômage, car ainsi la main d'oeuvre coûte moins cher".

Eh oui ce calcul est simple, non dit, et omniprésent.
Que faut-il pour prouver qu'il prend effet réellement et concrètement, une émission télé ?

Et ça par contre, bien que directement opposable à l'insulte envers les faibles qui ne peuvent pas se défendre d'être des paresseux, ça n'est jamais donné en rétorque.

C'est comme l'immigration cause du chômage", le même genre d'arnaque à laquelle les gens croient (et ils vont usqu'à se battre pour la défendre) sans voir la rétorque pourtant juste sous leur yeux :
Et la démographie n'a-t-elle pas le même effet ?
Le système n'est-il pas sensé permettre aux gens de s'organiser, s'ils y a plus de consommateurs, n'est-ce pas mieux ?
N'y a-t-il pas, envers et contre toute décence, une politique "familiale" destinées à regonfler la pyramide des âges ?

Et ça, personne n'en parle jamais, pourquoi ? Je me le demande :

D'après moi, 50% des emplois qui pourraient être confiés à des gens salariés, le sont à des stagiaires non rémunérés.

C'est un fabuleux scandale.

Même dans les annonces sur les sites internet, dans la rubrique "CDD, CDI", on trouve 25 à 50% d'annonces pour des stagiaires !!
Ils savent plus où les mettre.

Je l'avais dit dès le début il y a cinq ans à mon ANPE locale, aucun employeur n'hésite une seule seconde entre un employé gratuit et un employé payant !!
On m'a répondu que la compétence justifiait que certains étaient prêts à payer, mais cela reste théorique !

Moi et tous les anciens stagiaires bénévoles, avons été dupés, par l'annonce suivante, toujours rédigée par la même personne, toujours dans les mêmes termes, et ce depuis une bonne demi-douzaine d'années :
"Société à fort potentiel cherche dans le cadre de son développement un webmaster-webdesigner qui aura pour charge la refonte complète de notre site web. Expérience en vidéo et programmation nécessaire, la connaissance de Flash est un plus."

Rien que ça.
(juste pour dire, Flash, c'est un must).
(moi qui en fait depuis 10 ans ai-je seulement une chance ?)
Le top du top de la technologie, le genre de chose que les gamins apprennent facilement et pour lesquelles les vieux sont totalement largués, on les embauche à - entre 0 (Zéro) et 35% du SMICn pour leur faire faire quoi ?
Je vous le donne en mille, le travail qu'aurait dû avoir à faire une petite société d'ingénierie comme la mienne.
J'aurais même eu des gens à embaucher pour leurs compétences inévitables.

Ils ont l'air de gérer leurs projets informatiques comme des pieds, et si on le leur fait remarquer, c'est seulement pour se défouler car évidemment, jamais de réponse.

Cela n'est pas une exception, il y a en moyenne une à trois annonces comme celle-là par jour, plus une à trois en provenance de l'ANPE, dans mon courrier quotidien, auxquelles je suis presque désolé de ne pas répondre tellement c'est perdu d'avance.

Ma principale lecture depuis 7 ans, alors pardon mais je m'y connais.

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