070220 14 min

The sarkoShow II

SarkoShowII

w4lk70220

Oui non désolé pour le titre j'avais déjà fait un article de ce titre il y a plusieurs années, d'ailleurs à l'époque je me demandais si je n'allais pas me faire des problèmes en réduisant "Sarkozy" à "Sarko".
Mais quand même, le showman c'est ce qu'on appelle aussi "le sujet" dans le cas de cette étude sur la psychopathologie de l'autoritarisme.
D'ailleurs peu importe son nom, pour cette étude, c'est comme si on avait enlevé l'étiquette du yahourt et qu'on le donnait à tester.

Prenons n'importe quelle bribe de discours au hasard :

« Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs. Je souhaite qu'on ne puisse pas s'installer durablement en France sans se donner la peine d'écrire et de parler le Français. Et à ceux qui veulent soumettre leur femme, à ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l'excision ou le mariage forcé, à ceux qui veulent imposer à leurs sœurs la loi des grands frères, à ceux qui ne veulent pas que leur femme s'habille comme elle le souhaite je dis qu'ils ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. A ceux qui haïssent la France et son histoire, à ceux qui n'éprouvent envers elle que de la rancœur et du mépris, je dis aussi qu'ils ne sont pas les bienvenus »

Il ne faut pas se laisser faire quand on entend des choses comme ça. Lutter contre est très laborieux car c'est concentré en choses illicites et immorales.

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"Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs. "

"je souhaite que - ne pas vivre - ceux qui ne réspectent pas [une condition aléatoire de mon seul cru ]"
je souhaite - tuer - ceux qui ne font pas - ce que je trouve bien de faire
Que peut-il y avoir à l'esprit du sujet lorsqu'il dit cela ?

"Je souhaite qu'on ne puisse pas s'installer durablement en France sans se donner la peine d'écrire et de parler le Français. "

La même phrase ? le même sens ? redondance ? Non, car dans le sens littéral, il y a une idée en plus :
"durablement".
Ça veut dire "jusqu'à maintenant, vous étiez tranquilles, mais au bout d'un moment ça suffit". Nous touchons là à l'idée d'exaspération.
Si on relie les points, ça donne : "le non respect de la culture est exaspérant".
Ou, ordre donné aux cerveaux : "citoyens, votre exaspération (chacun la sienne) ne peut pas durer éternellement !
Et là forcément les gens sont d'accord.

"Et à ceux qui veulent soumettre leur femme, à ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l'excision ou le mariage forcé, à ceux qui veulent imposer à leurs sœurs la loi des grands frères, à ceux qui ne veulent pas que leur femme s'habille comme elle le souhaite je dis qu'ils ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. A ceux qui haïssent la France et son histoire, à ceux qui n'éprouvent envers elle que de la rancœur et du mépris, je dis aussi qu'ils ne sont pas les bienvenus."

Et : 3ième partie, [les accusables], cités cette fois explicitement au moyen de leurs principales caractéristiques, "ne sont pas les bienvenus".
Comme ça c'est clair. Et puis c'est normal aussi, puisqu'ils sont accusables.

Ce qu'ils font est horrible et douloureux :
- il vivent à une époque arriérée par rapport à nous.
- ils ne veulent pas évoluer.
- Ils sont brutaux et sauvages
- ils viennent de la jungle, alors qu'ils y retournent !
Et ainsi, chers amis, tout sera résolu !
Plus de problème, plus d'exaspération, plus d'irritation.
A ce moment béni, et seulement à ce moment-là, peut-être retrouverez-vous le vrai Sarkozy, celui qui n'a pas besoin de se forcer pour paraître calme. Libre, épanoui, et plus riche aussi, parce que ça fait une économie conséquente de ne pas avoir à maintenir en vie des gens inutiles.

En acceptant cela, l'auditeur signe un pacte d'acceptation de l'idée selon laquelle il y a des gens qui sont inutiles, et que les éliminer est légitime, du coup, puisqu'ils sont inutiles.
Tout rapprochement avec une barbarie moyenâgeuse n'est que fortuite.

C'est une construction par étoffement (inverse d'étouffement) : à la suite, chaque phrase rajoute des détails croustillants, qui n'étaient qu'à peine laissés entendre à la phrase précédente, et auxquels chacun avait plus ou moins pensé puisque ça fait partie d'une plus vaste propagande continuelle et insistante.
L'entendre pour eux c'est comme voir un rêve se réaliser, pour eux, "le sujet" sait trouver les mots qu'il faut.
Ça montre cresendo, et ça parle toujours d'une seule et unique procédure, c'est le thème central, une chose horrible si jamais on fait l'effort de la nommer : la névrose.

Toute cette idéologie inconséquente, incapable de comprendre comment fonctionne l'engrenage culturel dans la société (ce qui est complexe et inaccessibles aux gens comme "le sujet") est pourtant sensée tenir compte de ce que le génie philosophique, théologique, sociologique, et pacifique de toute une tonne d'intellectuels.
On peut apprécier, "pragmatiquement" comme ils le prétendent (là où ils sont seulement manichéens) dans quelle mesure cela a été prit en compte dans la vision des choses du sujet.

En fait c'est un discours névrotique, une politique névrotique, des réactions nerveuses, impulsives, irréfléchies, qui essayent de trouver des justifications pour arriver au pouvoir, mais qui n'ont aucun fondement chiffré, ne sont l'objet d'aucune étude, et ne tiennent compte d'aucun avis trop compliqué.

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Première phrase : étude du sous-tendu dans le discours et principes de base

"Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs. "
Ok.
Déjà je refais cette remarque, le sujet est incapable de prononcer une seule phrase qui soit dans un français correct. Le sujet dirait "il est incapable de prononcer un français correct". Il réduit la longueur des phrases, il ne cesse de montrer son indifférence à l'intérêt de la commplexité de la langue française, il fait comme les américains, il réduit, prends des raccourcis, et ce reflex en vérité possède un fondement neurologique.

Le cerveau ne s'embête pas, tout simplement, à devoir faire remonter des éléments pour les combiner mentalement, il retombe rapidement sur des schémas pré-établis.
Ce genre de personnalité n'est pas à-même de devenir un dirigeant, il est trop impulsif, ne sait pas tenir compte de paramètres additifs inopinés.

Le sacrifice de l'inutile-à-ses-yeux ne trahit pas selon lui le sens.
Pourtant il deumeure que c'est dans le cerveau de l'auditeur que c'est important d'étudier le sens de ses discours.
Le sens est forgé par la logique de la phrase et si on écoute littéralement ce qui est dit, la phrase "Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre sans [quelque chose]" est vraiment très curieuse.
Evidemment, le sieur démentira tout appel au crime et tout sous-entendu, afin de ne pas paraître aussi mauvais qu'il l'est, et donc, ainsi, il signifie bien qu'il ne faut pas coller au pied de la lettre si on veut "le comprendre".

Et voilà une circonstance favorable à la transmission de névralgies vers ceux qui "peuvent" faire cet effort.
Dans une relation sadique-masochiste, celui qui s'imbibe de ces névralgies, le fait avec envie de le faire ; car il y aura été accoutumé par ailleurs. Son plaisir est de savoir décoder le message transmit, de reconnaître les règles sous-jacentes qui sont transmises avec le discours.

Au premier degrès : "Je souhaite qu'on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs"
ça veut dire que le gars va aller vérifier si les gens respectent bien la culture...

Bonjour monsieur respectez-vous la culture ? Combien de baguettes de pain avez-vous acheté cette année ? Etes-vous sûr qu'il s'agissait de pain blanc ?
il a que ça a foutre.
Il n'y a rien de plus grave que de ne pas respecter la culture d'un pays, alors là, c'est vrai, qu'est-ce que c'est irritant ! Et à chaque fois on sait pas comment réagir, mais le sujet, lui il sait.

Bien sûr on dira que l'exemple du pain blanc est idiot, mais il n'est pas moins symbolique de quelque chose qui pourrait aussi, dans un monde parallèle, être névralgique (ou une autre civilisaion). En tous cas, rien de logique ne permet d'aboutir à la conclusion que ce sur quoi il déverse le maximum de sa concentration soit aussi primordial.
Mais c'est pas grave puisque c'est le langage, aussi stupide, qui a été choisi pour catalyser un ennemi symbolique à abattre afin de devenir le chef de tribu.
Au moins avant les préhistoriques ne fabriquaient pas eux-mêmes leurs ennemis. Faut dire que l'humanité a vachement évolué depuis 30 000 ans.

Le langage, c'est ce qui permet de s'exprimer, et avoir une déficience à ce niveau-là est considéré comme un crime passible du bannissement de l'empire.
Est-ce que par exemple si on arrive en France on doit avoir un temps limite pour apprendre le français, ou est-ce que ce temps est de zéro ? Et si on est un peu lent, c'est grave ? C'est questions, cher public, sont le thème principal de cette élection présidentielle.

Cette névralgie appartient à Sarkozy et on sait pourquoi, du moins on en a une idée. En effet, vous avez remarqué, il est lui-même incapable d'articuler une phrase qui soit dans un français correcte.

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Quelques principes de base de psychologue amateur qui lutte contre l'injustice (il faut ça)

Dans le cerveau, on le voit avec les rêves, la non confusion est le produit de l'intellect (qui est endormi même parfois si on est éveillé). Cela est important car les mots ne sont retenus finalement qu'en raison de leur sonorité. Sonorité, consonance, proximité (le son doit être audible donc proche), sens conféré par la connaissance, etc... Tout cela (par exemple) est UN dans le cerveau, c'est une seule fonction, "la chose proche". Ce terme, est pratiquement comme la traduction d'un vieux langage cunéiforme.
Plus on régresse, et plus la confusion augmente, et donc les fonctions psychiques concernent un plus grand nombre de concepts connus et couramment utilisés, et vaguement similaires.
Inversement, plus on fait chauffer son cortex, plus on dépatouille, plus on rationalise des distinctions utiles et vitales, et plus la pensée est précise et fiable.
Mais par contre c'est moins facile que la régression.
Or c'est par paresse de progression dans la complexité que l'humanité s'entête à répéter des actions inutiles en voyant le monde se biodégrader sous leurs yeux éberlués.
Et quand un sujet comme celui-là montre l'exemple, que c'est pas la peine de réfléchir et que les solutions simples permettent de produire la neurotoxine du réjouissement immédiat, alors bizarrement les gens sont contents et ils applaudissent.

Bien que la culture croit que le mot est une chose écrite et passive, en fait pour le cerveau le mot est un ordre oral auquel il faut répondre. Tout mot est un stimuli.
Dissimulé derrière une définition qui le rend inoffensif, en fait le mot est parfaitement offensif, puisqu'il déclenche une réponse. Cette réponse peut être progressivement construite au fur et à mesure.
Savoir préméditer cette réponse est de la manipulation.
Les mots conditionnent les réflexes.
Lutter contre eux n'est pas possible en permanence, or un discours de Sarkozy, c'est une véritable concentration de provocation à la logique (pour mon cerveau, mais d'ailleurs beaucoup finissent par zapper, on commence à être fatigués de l'entendre, il devient difficile de corriger un trop grand nombre d'agressions au bpn sens).

Le concept de confusion ou "amplitude laissée à la libre interprétation" peut être utilisé, ça s'appelle l'hypocrisie. Mais ça peut être involontaire, et cela, est en aval de l'hypocrisie, c'est la psychopathologie qui oblige l'hypocrisie.

Le sujet peut aller jusqu'à confondre autrui avec lui-même, s'il n'a pas eu une enfance riche socialement par exemple. C'est le cas dans le dyades maladives, les deux sujets on un besoin antagoniste l'un de l'autre, ils forment à deux un seul cerveau, et s'imposent mutuellement des décisions non justifiées.

Le cas d'un dictateur est intéressant, et finalement il n'est pas si éloigné de ce que font (ou rêvent de faire) la majorité des "patrons", donner des ordres strictes et laconiques, et être obéit immédiatement, dans le but de simuler le cas où ils seraient capables de tout savoir en ayant réfléchi une seconde à peine, et sans avoir besoin de composer avec des conditions annexes.
Rigolez pas c'est comme cela que fonctionne le monde, toutes les décisions sont prises hâtivement et de façon inconséquente.
En fait même j'ai la nette impression que plus on monte dans la "hiérarchie" (qui en elle-même est une erreur de paradigme lourde de conséquence), et plus les décisions prises sont le fruit d'une régression intellectuelle, et d'une confusion très grande.

La confusion, c'est ce qui explique l'erreur, mais aussi on peut faire l'inverse, se douter qu'il y a une erreur, pour débusquer où se trouve la confusion.
En général les politiciens ont ceci en commun d'entretenir la confusion, forgée par les conséquences logiques de leurs certitudes infléxibles.

Comme on l'a vu, le sens d'une phrase sarkozienne (euh pardon : autoritariste en terme général) est double, comme un double langage, dont l'accent est porté sur le sens conféré par "le sens commun", et l'autre, qui a un sens littéral qui lui, est très bien dépouillé et compris par le cerveau de l'auditeur, directement dans son subconscient, sans se faire filtrer par la raison.
Un discours c'est aussi une transmission de données portant sur des schémas mentaux.
Si le public animal résonne avec l'archaïcité de ces schémas, ils applaudissent par reflex, communiquant l'information à leur descendant qu'il y a sûrement quelque chose à comprendre.

C'est cela qui crée cette gêne qu'on peut avoir en écoutant des paroles apparemment sensées (si on les prend isolément de leur contexte) mais prononcées par un fou-dangereux (fou car incapable de replacer lui-même quelque chose dans un contexte => méthode qu'il impose finalement aux autres).

Et puis, intimement lié à la confusion irrémédiablement produite par un cerveau endommagé qui fait des raccourcis en saccageant le sens, est le concept de distinction, radialement complémentaire à celui de confusion.
Le clivage c'est ce qui permet de lutter contre la confusion. (Cette réduction immonde pourrait bien être un slogan Sarkozien - branche des intellectuels).

Et donc le sujet doit faire oeuvre de puissance et de force pour s'imposer un clivage nécessaire qui lui permettrait de faire attention à ce qu'il dit.
On a bien vu récemment, depuis que j'ai fait remarqué qu'à chaque fois qu'il s'exprimait il se mettait en colère, il a tout de suite changé, radicalement, s'imposant un nouveau clivage, mettant "de côté" la partie de sa personnalité qui l'aurait empêché d'arriver à ses fins.
Rogner ma personnalité ? Aucun problème, répond le sujet en pleine déconstruction.
"J'ai l'habitude", répond l'enfant maltraité.

De là le concept de dualité et de confusion, lorsque le sujet impose à autrui ce qu'il ne peut s'imposer à lui-même, mais qu'autrui pourrait lui imposer en retour et dont il a besoin.

C'est très important car le psychopathe passe sa vie à imposer à autrui ce qu'il aurait besoin qu'on lui impose.
Cette confusion entre ce dont on besoin les gens et ce dont il a besoin s'accentue quand on devient un homme de pouvoir.
En ce sens, si on compte le nombre de fonctionnalités cérébrales confiées à autrui, je me dis qu'un dictateur ayant délégué plus de son cerveau autour de lui, est ainsi plus facile à étudier, en fait, il se met à nu.

Les sarkoziens eux-mêmes sont très excitants à étudier, ils sont comme les hitlériens, prêts à frapper toute personne qui irrite les névralgies (de plus en plus) susceptibles du maître, exactement comme dans le syndrome de Stockholmes.

En tous cas, la propension du sujet à croire savoir de quoi les gens ont besoin dépend essentiellement de sa propre vision des choses. Que les gens adhèrent à cela me paraît aussi scandaleux que d'autoriser de tels discours.
En effet le reniement des Droits de l'Homme pour des raisons quelconques est une grave violation, c'est ce en quoi il est légitime de placer les discours stigmatisants, arbitraires et manichéens au rang de violations.
Les gens ne peuvent pas forcément se défendre contre ces illicismes, ; il faudrait les en protéger, afin d'assurer leur sécurité, au moyen d'une éducation plus axées sur l'exercice de la raison.

Et cela est d'une implacable logique, la vision des choses est un thème central (c'est la psychologie), à chaque fois les gens croient que leur vision des choses est la bonne et plus ils sont au pouvoir, plus son statut social lui incombe de croire que c'est cette vision des choses-là qui DOIT être imposée à tout le monde.
Sur ce point, imposer, tout les politiciens sont d'accord.

En fait cette campagne politique, c'est rien d'autre qu'une élection de miss costar-cravate, à la mode "StarAc'", un vote de popularité, pour désigner de façon hébétée celui qui pourra imposer sa vision des choses au peuple en souffrance.

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