Psaume 120411 : La définition des bornes

120411 8 min  Psaume
Quand on cherche à se souvenir d'un rêve, l'effort consiste à formaliser une constellation d'effets pris par un sentiment, et cette accrétion amnésie tout ce qui ne se rapporte pas directement à ce sentiment.
Bref les moments forts occultent les cheminements et les déroulements.

La réflexion qui consiste à trouver une conception de système social (qui marche) procède en quelque sorte de l'art et la manière de formaliser correctement tout un ensemble de données de sorte à ce que celles qui s'oublient et servent cette concrétion ne contiennent pas d'information trop importante à oublier.

Mais en même temps si vous avez bien suivi, le diamant qui est obtenu, la chose tangible, la loi découverte, (le paradigme salvateur) dépend aussi beaucoup de ce qui est placé en son invisible (le sentiment).

Et en même temps on ne peut jamais se permettre d'oublier ce qu'il y a dans l'invisible parce que c'est le meilleur moyen de formuler les raisons qui motivent les choix. L'exercice consiste souvent à devoir aller les extraire de l'invisible où elles se cachent, mais dès lors, ce faisant, le résultat obtenu par cette nouvelle concrétion peut être très différent du premier.

(c'est assez difficile de parler du processus inconscient de la concrétion d'une idée)

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Dans un rêve j'avais compris ce qu'était la lumière et aussitôt j'ai aperçu de la lumière qui allait plus vite que la lumière, et en cherchant à définir ce terme il en a résulté que l'information était la lumière et qu'en ce sens il était logique que l'information dont la lumière est porteuse puisse aller plus vite qu'elle. D'un rêve diffus on obtient une idée simple et le reste s'évanouit.
Tout finalement n'est qu'information, la masse, les lois, l'énergie.
Toute manifestation n'est qu'un message, qui part d'une volonté, utilise un moyen (un support, un véhicule), la seule chose dont on soit témoin, et discute avec quelque chose qui se trouve à l'autre bout, dans l'invisible et l'inaccessible, et qui ne nous concerne pas.

Les action commise par les humains sont le plus souvent motivées par la plus froide et concrète des nécessités, dans le cadre de usages, coutumes, principes admis d'organisation et des circonstances. Quand quelqu'un réussit une chose qu'il voulait faire on le félicite. Quand on rate une phrase qu'on voulait faire on retourne sous le capot.
La concrétion d'un acte se fait en partant d'une volonté qui ne s'appuie que sur des rêves et ne se réfère qu'à l'existant. Pourtant une fois l'acte créé, ce sur quoi on peut désormais, ou ce sur quoi on aurait pu s'appuyer est désormais changé. C'est à dire que l'action même de créer modifie la réalité qui est à l'origine de cette création, elle est altérée. C'est pourquoi rien n'est immuable, ni les besoins ni les désirs.

On observe que les plus grandes activités humaines, les multinationales, sont toutes maléfiques, parce que le cadre d'observation qu'elles génèrent est collectif, mondial, historique, alors que le cadre de leur création était minuscule, égoïste, temporel. Mais face à l'histoire, au jugement des générations futures, quand on comptabilise ce qui a été consumé et ce qui a été produit, (sachant qu'il ne reste rien, ruines, pollution) du coup elles apparaissent comme hautement maléfiques (alors que sur les photos d'époque les gens avaient l'air contents de leur fortune, et que le cadre auquel ils se référaient rendait "glorieuses", utiles, nécessaires leurs actes).

En fait toute action génère le cadre dans lequel on peut la définir.
(c'est presque ça le secret de l'univers*)

Allez celle-là aussi je la redis une deuxième fois :
Toute action génère le cadre dans lequel on peut la définir.
Hé les gars ! C'était le contraire !

Et en fait même, tout cadre d'observation généré par une action est parlant de l'esprit dans lequel elle a été faite. Ces multinationales cadrées par une dimension historique sont parlantes d'un égo surdimensionné, et le résultats catastrophique produit est parlant de ce que cet égo n'était pas justifié par un sens équivalent de la responsabilité, qu'en fait, ils n'avaient pas les épaules de leurs prétentions, même si les apparences le leur a fait croire pendant un certain temps.

Ce qui était caché et infime, à peine possible à sentir, devient énorme comme un éléphant dans un couloir, dès que le nouveau cadre d'observation est généré.
Le cadre de naissance d'une action est toujours inférieur en taille et dimension à celui qui est mis en lumière par cette action.
Et quand ces actions sont ainsi redéfinies elles paraissent avoir été pensée à court terme et semblent insuffisantes. On peut dire aussi que toute action génère une panoplie de choses à faire en plus. Et on peut souvent constater que parmi elles, peut très bien s'incorporer l'idée de tout arrêter. C'est à la fois involontaire et inévitable, que chaque action génère des idées qui n'étaient pas au programme. Et là encore même la plus improbable peut soudainement revêtir une importance majeure (capitale, fatale).

En fait on peut même dire que dès lors qu'une action, quoi qu'elle soit, peut être considérée à court terme, alors elle sera automatiquement vue comme maléfique, là où quand elle est considérée à long terme, elle paraît magnifique. Tout dépend de l'endroit où on se trouve sur l'échelle du temps.
(Parfois, souvent même, l'esprit continue de conserver le cadre d'observation antérieur à celui de la réalisation, alors pourtant qu'entre temps le monde a changé, ce que la raison ignore, et que donc les yeux restent incapables de voir. - j'ai appelé cela l'inertie paradigmatique)

(c'est sans doute pour ça qu'il y a des masses de crétins qui votent pour des mafieux, parce que depuis leur horizon minuscule, enfin je veux dire la façon dont ils se positionnent, est comme calibrée par le désir de voir du magnifique, indépendamment de toute influence externe, que de toutes façons ils n'écoutent jamais.)

La perception de ce qui est maléfique/magnifique n'est rien d'autre que le résultat de ce qu'est devenu le monde après qu'il ait été involontairement changé par la concrétion d'une idée.
La pensée anémique occidentale considère qu'un crime est moins grave que deux crimes, elle se réfère au nombre pour connaître la valeur, alors qu'en réalité le monde dans lequel on vit, tout l'univers, tout ce qu'on peut voir entendre et interpréter dépend, a le goût, sent l'odeur de ce qui y a été fait.

Tout fini toujours par pouvoir être considéré comme n'ayant été pensé qu'à court terme, alors que dès le départ et pour toujours, on sait que tout a été pensé à long terme, car tout est le fruit d'une volonté, car c'est le propre de toute information.

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Ceci pour dire que penser un système social doit aussi prendre en compte le fait de devoir penser à concevoir un système social. C'est une démarche magnifique et terrible, parce que c'est poussé par la fuite de la cruauté, et attiré par une meilleure concordance entre la nature intime de l'homme et l'environnement qu'il s'est créé.
C'est une concrétion qui observe et rejette l'idée d'un humain qui se conforme à sa société, ce que pourtant l'éthique préconise.
Il faut bien admettre que vouloir se conformer à un système injuste doit sûrement relever d'un masochisme (d'une ignorance crasse) dont l'éthique est encore plus discutable que l'idée de devoir se conformer afin de faire vivre son époque.
Il s'agit quand même au fond de l'idée de vouloir détruire son époque.
Et quand on se risque à cela c'est ce qui risque d'arriver, dans son acception la plus foireuse qui soit (mais on ne vit qu'une fois hein !)

Il y aura forcément un prix, des choses qui seront oubliées sans qu'on l'ai vraiment souhaité, mais il faudra faire qu'on sois contents d'avoir eu à payer ce prix ; il faut que ce soit une meilleure affaire que la société Cheap qu'on a aujourd'hui.
En sondant ce qui sera écarté de la prochaine accrétion apparaissent les blocages tatillons et futiles qui ne manquent jamais de venir s'opposer à de magnifiques perspectives.

(Comme si elles étaient de grande valeur alors qu'elles n'en sont pas, alors que l'anémisme occidental - rien à voir avec l'animisme oriental - consiste justement à faire le contraire, l'un et l'autre, dans le visible et l'invisible, étant mutuellement la cause de l'autre).

Oh, pour la grande part ce sont surtout les mafieux qui ont auront à y perdre, mafieux qui ne sont que l'ombre des religions, puisque l'un et (est) l'autre carburent au désir de pouvoir (et au pouvoir du désir), bêtement, sans se rendre compte que désirer le pouvoir c'est admettre (rendre réel) de ne pas en avoir, et que prier c'est aussi devenir incapable de faire (normalement on ne prie que quand on n'a plus rien d'autre à faire !).

L'action de recommencer une concrétion contiendra en elle un message, dont l'acte sera le véhicule, et qui sera rendu visible quand le cadre d'observation de la réalité aura lui aussi muté.
C'est à partir de là (les pieds dans la boue, dans des conditions peu enviables) qu'on élabore (codifie, structure, met en forme) le message qui veut être lancé, et (donc) l'action qui va la porter.
Il faut que ce soit une belle histoire, c'est ça l'idée.
Car c'est dans cet esprit que chaque événement génère sa raison d'être, quand on sonde tout au fond. C'est donc logique que ce soit ça qui en sorte à la fin.

(* Quand l'univers devient conscient de lui-même alors il se crée.
La prise de conscience est un acte volontaire dont la volonté réside dans l'inconscient.)

120414