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Un robot pour sauver le monde

Avant ce billet plein de saveur de Fidel (philum.info), il avait déjà parlé des drones et robots qui feraient mieux de servir à la production et la distribution des marchandises.
Ce qui est notable pour un révolutionnaire c'est la capacité à dénicher la beauté dans ce qui est potentiel, la perspective tracée par une simple nouvelle idée.

Les supercalculateurs doivent bien servir à quelque chose, autre que de commettre des transactions au millionième de seconde pour le compte de la finance. C'est quand même désolant de voir une telle profusion d'intelligence mise au service des bandits, tandis que dans leur ombre les gens meurent de faim et se battent pour survivre.

Quand le téléphone est né on aurait pu se dire que « ça y est » les communications deviendraient fluides et tout le monde pourrait parler avec tout le monde, juste pour jouer, tel Homer Simpson qui téléphone à l'autre bout de son monde dès lors qu'il peut jouer avec le téléphone de Mr. Burns !

L'internet permet ensuite le transport immédiat des données, de l'information, mais aussi des prendre le poul sans aucune difficulté de l'état de la société ; ce qu'aucun politicien ne s'est donné la peine de faire, théoriquement, pour observer l'effet de leurs lois.

Connaissant Fidel Castro pour ne jamais parler de façon inutile, désireux que sa parole ait un effet positif, cette histoire de robot n'est pas une vaste blague pour se moquer des présidents américains, même si l'un n'empêche pas l'autre, mais dans ce cas, si un président a un résultat inférieur à celui d'un hypothétique robot, il faut que cela soit noté.

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Maintenant nous devons aller plus loin.
En informatique un processeur hyper-puissant est comme de voir se dégager des horizons qui commençaient à se boucher. Un robot, ce n'est qu'un logiciel, et n'importe quel fonctionnement peut se rédiger de façon codée. Devant tout fonctionnement les humains devraient pouvoir demander « quel logiciel produit ce résultat ? »

Quand on écrit des algorithmes, ils ont vite fait de s'enchevêtrer et de requérir plus de puissance. Évidemment à un stade primitif on s'en moque mais on atteint toujours les limites.
Dans un stade initial, on n'a même pas besoin de super calculateur, seulement d'intelligence, d'ingéniosité, et surtout d'une envie puissante de guérir le monde.
Mais quand même cette idée de super calculateur ouvre des perspectives dans lesquelles on peut s'engouffrer avec joie.

Sur le plan potentiel, on imagine tout de suite une capacité à décider des prix en temps réel en tenant compte d'un ensemble de paramètres qui ont besoin de l'état de tous les autres prix sur terre.

Mais cela est encore insuffisant, car avant tout nous devons poser un regard critique sur le système, étant donné qu'on souhaite pouvoir le rendre possible à écrire, c'est à dire formel.
Il se trouve que le principe du commerce érigé en système n'est pas formel, il est hasardeux, c'est la loi du plus fort. Ce n'est pas le résultat qui est souhaité, donc il convient de le rendre formel afin d'avoir un contrôle sur les effets qu'il engendre, son émergence.
Ce qu'on souhait c'est produire le phénomène de justice, que tous les utilisateurs aient le sentiment d'y trouver leur compte.

Et donc à l'origine de tout cela il faut s'être posé la question de ce qui autorise l'existant, c'est à dire les facteurs qui doivent être pris en compte pour avaliser une production, et lui donner les moyens dont elle a besoin, dans la limite de son utilité.

Le problème qui veut être résolu est celui de la production incessante de déchets, destinés à être recyclés par la nature, au sein de laquelle se trouve le foie humain.
Car si il est question de pourvoir tout le monde de ce dont il a besoin pour vivre, il est question aussi, pour un algorithme, de faire que cela soit durable. Cette optique soulève de nouveaux paramètres, auxquels l'homme doit trouver des solutions, avant de les rédiger sous forme de code.

A ce stade il est très important de noter que les décisions humaines et les décisions algorithmiques doivent travailler ensemble. Bien sûr un jour on fera tellement confiance au robot qu'on le laissera faire ce qu'il veut, mais d'ici là il est surtout question de permettre de produire les données qui servent à la réflexion, c'est à dire que le robot doit être un instrument, qu'on interroge et qui donne des réponses, de sorte que ces réponses soient la base de nouvelles réflexions.
Cela pourra être passionnant !

Ensuite, au fur et à mesure de la sophistication du logiciel, de plus en plus de tâches deviendront routinières et conventionnelles, déchargeant d'autant la labeur et ouvrant d'autant la place et le temps de s'occuper des autres questions, qui ne cessent de jaillir de partout (car c'est ça l'évolution).

Par exemple on peut conclure qu'il serait plus judicieux que le transport des marchandises, étant donné qu'on sait qu'il va devoir avoir lieu un certain nombre de fois, puisse motiver la construction de canalisations pneumatiques, apportant dans chaque foyer ou immeuble les biens et aliments demandés, et retournant le conteneur à son endroit d'origine. En faisant cela, notre super robot pourra donner ses félicitations robotiques en exposant le résultat de l'efficacité obtenu, d'une valeur de 500% en forte progression. Ce genre d'aval algorithmique peut avoir autant de valeur pour les humains que les compliments d'un supérieur hiérarchique (qui ne viennent jamais et qui ne valent pas grand chose !).

Un robot pourrait veiller au bien être de sept milliards d'individus, détecter une attaque cardiaque dans une maison de campagne, signaler un incendie ou un accident et y dépêcher les urgences, il pourra noter le nombre de calories absorbées par chaque personne et leur état de santé, et envoyer dans ses tubes les éléments nécessaires dans l'instant qui suit.

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En réalité toutes ces avancées dessinent un système économique qui n'a d'économique que la recherche d'efficacité, et non celle du profit, étant donné que l'ordinateur lui, n'accordera pas beaucoup de valeur au fait de générer du profit, puisqu'il le met en relation avec les effets bénéfiques.

Dans ce cadre, on s'interroge sur ce que vont devenir les millions de personnes remplacées par des robots tout au long des chaînes de production, autant que celles dont l'emploi consiste à produire de la pollution ou des guerres ; pendant ce temps d'autres s'interrogent sur la motivation qui restera pour aller travailler, mais franchement faire cela c'est ignorer la nature humaine, créative, généreuse, et volontaire, et qui n'a pas besoin d'être motivé par une pulsion de mort (de peur de la mort) pour consacrer son énergie à une oeuvre.

Songez par exemple (un projet qui me tient à coeur) à cet immeuble agricole situé en pleine ville, avec les étages du haut ouvert et élevés où poussent des arbres, les fruits, les légumes en-dessous et encore en-dessous, les animaux d'élevage, qui se promènent dans les herbes hautes.
Des robots veilleraient en permanence à tout cet écosystème et produirait des denrées qui seraient remises au rez-de chaussée, où il y aurait des marchés et des restaurants.
Si l'immeuble est autonome au niveau énergétique, récupère et utilise l'eau de pluie, on peut attendre des coûts de production dérisoires, et atteindre un objectif primordial, qui est l'abondance.

On peut songer aussi à ce qui justifie l'existence de la gratuité. La gratuité est un phénomène extraordinaire, puisque les choses qui ont le plus de valeur dans ce monde sont « gratuites ».
Le phénomène de gratuité doit pouvoir fonctionner avec ceux pour lesquels on juge utile de comptabiliser les efforts qu'ils ont nécessité. Ce n'est pas possible des les comparer entre eux tant qu'on s'obstine à n'utiliser qu'une seule échelle d'évaluation. L'informatique, les algorithme, c'est surtout la capacité à faire fonctionner ensemble des systèmes de valeurs très différents, et pour ce faire, la technique informatique consiste à être soi-même capable d'affecter des valeurs appartenant à différentes échelles aux objets qui sont analysés, et de les combiner ensuite au moment où on retourne le résultat désiré, qui est celui de l'efficacité, l'utilité, le rendement, bref des notions plus vastes. Il n'y a que de cette manière qu'on peut justifier la gratuité (d'un point de vue systémique pas d'un point de vue moral), c'est à dire en tenant compte de nombreuses sortes de facteurs, allant de ceux qui sont objectifs à ceux qui sont subjectifs.

L'idée c'est de faire que l'abondance et la gratuité ne soient pas antinomiques avec l'efficacité et le fait de veiller avec vigueur sur la pollution.
En comparaison, le monde actuel a une très faible efficacité, un résultat plus que médiocre, énormément d'énergie humaine est consacrée à ne presque rien produire d'autre que ce qui le maintient en vie au jour-le-jour, et en même temps la pollution et la destruction de l'environnement ne cesse de croître. On pourra affecter à cela un coefficient d'efficacité négatif (la pire insulte pour un robot !)

Ce n'est pas en appuyant sur l'un et en tirant sur l'autre qu'on résout les problèmes, c'est en reformant profondément le système qu'on peut, sans trop de difficulté, obtenir une efficacité et un rendement bien plus élevés.

Toute l'histoire du « robot » c'est de pouvoir associer les facteurs qui doivent être pris en compte au moment où on élabore le score de l'efficacité.

Ce travail sera incrémentiel, progressif, à chaque fois qu'une nouvelle injustice sera notée il s'agira d'ajouter des paramètres (de nouveaux algorithmes dont le résultat devient le paramètre d'un autre algorithme).
Les politiciens ne seront plus des parleurs mais des ingénieurs spécialistes, informaticiens, capables de retranscrire en code les injustice contre lesquelles il s'agira de se battre.
Une fois ces données mises en exergue de nouvelles solutions apparaîtront encore, de nouvelles idées, et pour la première fois de l'histoire de l'humanité il deviendra rationnel d'un point de vue formel de faire que les peuples soient unifiés, car ils ne seront plus en concurrence les uns avec les autres, mais co-réalisateurs d'un monde plus juste.

En conclusion quand Jésus prônait de sa bouche « la juste répartition des richesses » il ne pouvait que faire référence au résultat produit par l'algorithme d'un super calculateur.