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modulations de sens

Le "mérite" => Dans le discours officiel "le mérite" est le contre-balancement à la fainéantise et la récompense promise à tous ceux qui voudront adhérer à ce paradigme, cette façon de voir les choses.
En effet l'intérêt de tout psychotique comme d'une organisation criminelle, c'est à dire que ce soit voulu ou non, est de faire valoir une façon de voir les choses qui promet une récompense ou soulage une chose mal comprise, en échange de quoi ensuite cette façon de voir les choses permettra de rendre admissible les développements futurs qui sont prévus dans le plan, qu'on peut qualifier de machiavélique dans le cas où c'est volontaire, d'entropique si on analyse froidement un processus de relâchement de la force des liens qui unissent les gens au sein d'une société.

Le mérite ou le principe selon lequel la non fainéantise et l'adhésion à une forme de pensée mettant les gens en concurrence entre eux, en acceptation totale et enjouée des règles qui font ce type de relations sociales, est mit en avant à la fois comme une promesse qui illumine les esprits, et à la fois comme l'explication la plus simple au phénomène de "la vie".

Il inclut le fait de pouvoir accéder aux produits de consommation y compris les véhicules onéreux et coûteux, de posséder des biens mais surtout l'assurance de pouvoir vivre jusqu'à la fin de sa vie de façon décente, ce qui est le St Graal, la chose la plus recherchée au fond par tous, souvent de façon démente.

Voilà comment le St Graal est déporté sur une attention qui n'a de valeur qu'au sein d'un système de pensée exigu.
En effet dans ces calculs économiques capitalistes, il est prévu que les générations suivantes pourront se débrouiller elles-mêmes par leurs propres moyens au moment venu, de la même manière.
Aussi bien souvent, on espère qu'à l'échelle des 20 à 50 prochaines années pour être optimiste, on pourra mieux venir en aide aux enfants en train de mourir de faim actuellement, alors que précédemment on a admit que rien n'est prévu pour changer.

Dans ce contexte le mérite est d'avoir survécu, d'y être arrivé malgré que ce soit quasiment impossible sur le papier.

En revanche dans une société qui s'organise pour que son quotidien puisse avoir lieu, par exemple les journées des Massaï sont loin d'être affiliables à de la fainéantise bien qu'il y ait beaucoup d'activité religieuse, eh bien dans ce cas, une organisation sociale plus évoluée consisterait à utiliser l'informatique pour gérer les stocks colossaux de statuettes déiques (c'est un exemple profane ok)

Dans une société où l'organisation sociale donne les moyens aux activités voulues par chacun d'avoir lieu, du coup la notion de "mérite" est fortement modulée :
Le mérite serait la fierté d'avoir eu une influence majeure sur sa société, de par le bénéfice que la société peut tirer désormais de son apport inéluctable, et ce pour toutes les générations suivantes.

Dans ce cas "le mérite" est l'effet obtenu par le concret observable de qui constitue la somme de l'apport d'une vie de travail.

Par exemple un passionné par la chimie trouve une formule permettant de transformer le plomb en or, eh! bien il sera accueillit à bras ouvert et personne ne lui rirait a nez en le traitant de gros bouffon avant même d'avoir vérifié.
Ensuite ça permettra de fabriquer plus de bijoux.
Dans ce cas, si "la récompense" est d'augmenter la capacité à accéder aux biens, alors la morale est que pendant que l'inventeur n'invente pas, toute la société ne profite pas de cette création de valeur, et doit l'attendre.
C'est un peu immoral et injuste, ça met la pression à l'inventeur, et ça freine à grande échelle la "croissance" ou du moins l'augmentation d'activité globale.
Enfin ça rend illogique le démarrage de l'activité, qui est emplit de perte de "petits obs" = perte de temps précieux car la vie est courte, que le rendement optimal du cerveau est entre 20 et 35 ans, et que le travail non fait est une plus grande perte pour l'ensemble de la société.

Il ne faut plus penser comme ça, au contraire partir des activités de chacun.
en premier donner les moyens, illimités cars il n'y a aucune raison de l'inverse, ce qui augmente la production.

Ensuite il est vraiment très aisé, et je ne comprend pas que tout l'en empêche, de faire apparaître les correspondances entre les compétences professionnelles de chacun, leur lieu géographique, et le travail humain dont on aura déduit, par l'étude attentive, la nécessité au nom du fonctionnement de toute l'organisation sociale.

Dans un tel système justement "sans mérite", puisque son but est de rendre la vie possible pour chacun en priorité, où la nourriture, l'habitation l'éducation la médecine et l'internet attribués d'office à la naissance et à chacun pour toute la vie, peut-on avoir un esprit assez méchant pour croire que dans un tel oasis de bonheur, les enfants n'auraient pas envie de s'y intéresser et de s'instruire pour y participer, l'améliorer, explorer sa richesse, et que les adultes ne vivront pas appesantis s'ils ne servient pas le système qui pourtant, lui, le sert sans limitation ?

Et même dans ce cas-là, puisqu'il concerne la moitié des personnes vivantes à savoir les inactifs, il vaudra toujours mieux qu'il continue toujours à en être ainsi.

Le système ne doit pas exclure cet individu et ainsi définitivement rendre impossible à jamais qu'il n'en fasse partie, à mois que ce ne soit, 1. par expatriation des Droits fondamentaux, une forme de prison pour crime, mais sans forcer le déplacement car c'est non fondé, ou 2. dans les cas de service militaire.