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Pour l'abolition du principe du commerce

Les Indignés du monde sont Contre plein de choses, parfaitement légitimes.
Parfois ils sont aigris de ne pas être rejoins par plus de monde, sachant l'importance historique de leur soulèvement.
On leur oppose leur manque de revendications, ce par quoi ils répondent en dénonçant des milliers de crimes quotidiens répétés à l'infini.
D'autres disent qu'il n'y a pas de solution miracle parce que c'est ce qui semble le plus intelligent à dire, sans avoir à se fatiguer à y penser sérieusement.
Mais il y a un dénominateur commun à toutes les sources d'indignation : c'est le principe du commerce.

Beaucoup de gens sont habitués à dénoncer les crimes. Ce travail est glorieux car il s'impose comme un contretemps dans la poursuite du bonheur personnel. Mais s'engager contre le principe du commerce leur semble encore trop à l'écart de ce qui les préoccupent et ce pourquoi ils se battent. Pourtant ça résoudrait tous les problèmes.
Par exemple au début les écologistes prodiguaient de faire plus attention à la pollution, c'était bien joli mais la réalité leur a montré deux voies, soit la moralisation du commerce, soit la remise en cause du système. La première solution était futile, tout le démontre.

Pourquoi serait-il plus rationnel ou raisonnable de ne s'afférer qu'au moindre des travaux, à la moindre des révolutions et à la moindre des remises en causes ? Ne faut-il pass chercher ce qu'il y a de plus intelligent et efficace à faire ?

L'abolition du principe du commerce est le plus haut sommet revendicatif, le plus radical. C'est même étonnant qu'on n'ai pas opposé à cette idée son radicalisme ou son extrémisme. Cela aurait permit de le contrebalancer avec le radicalisme et l'extrémisme des effets néfastes du besoin instinctif, programmé, aliéné, irréfléchi et devenu naturel, de tout vouloir commercialiser, de vouloir « gagner de l'argent » avec tout, et en même temps, de ne rien pouvoir faire si ce n'est pas en gagnant de l'argent.

Quelle stupidité !
Qui est le con qui a eu cette idée ?
Quel monde de cons cela a-t-il engendré !

Pourquoi une telle procédure, une telle règle du jeu ? Pour aboutir à quoi, et dans quel objectif ?
Si cet objectif est possible à formuler, a-t-il été atteint, ou s'enfuie-t-il d'autant plus loin qu'on le poursuit ? La formulation de l'objectif poursuivi par le principe du commerce, ne ressemble-t-elle pas à une de ces excuses que la raison a tant de facilité à fabriquer ? Était-ce vraiment la motivation première du gros con qui a eu cette idée ?

Sérieusement, il faut arrêter de délirer en cherchant à justifier la réalité telle qu'elle est, et il faut devenir raisonnable et humain en s'autorisant à rêver !

Aux grands maux les grands remèdes !

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A Durban, en Afrique du Sud, où s'est tenu un sommet des Nations Unies sur le climat, on est arrivés à la conclusion suivante :

« Etant donné que personne n'a pensé à remettre en cause le principe du commerce, toutes les décisions concernant l'écologie sont reportée après l'année 2020 ! »

Voilà, fin de l'histoire.
Démerdez-vous.
Soit on palpe le fric, soit c'est n'importe quoi, le délire total, genre il faudrait arrêter de polluer et puis quoi encore ? Et quand est-ce qu'on palpe le fric alors ?

Les mecs, ils se réunissent pour se donner des coups de massue.

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Voici la déclaration des Indignés de la planète Terre en entier, pour la première fois retranscrite, puisque ça n'a pas eu l'air d'intéresser grand monde :

Citation :

« Comme un seul peuple uni, nous reconnaissons la réalité :
que l'avenir de la race humaine exige la coopération de ses membres ;
que le système doit protéger nos droits,
et du fait de la corruption de ce système, il appartient aux individus de protéger leurs propres droits,
et ceux de leurs voisins,
qu'un gouvernement démocratique tire son pouvoir du peuple,
mais que les multinationales ne cherchent pas le consentement pour extraire les richesses du peuple et de la Terre,
et qu'aucune véritable démocratie n'est possible tant que le processus est déterminé par les pouvoirs économiques.

Nous venons à vous à un moment où les multinationales, qui placent le profit au-dessus des peuples,
leurs intérêts personnels au-dessus de la justice,
et l'oppression au-dessus de l'égalité,
dirigent nos gouvernements.

Nous sommes réunis ici pacifiquement, comme c'est notre droit, pour faire que ces faits soient connus :

Ils ont pris nos maisons grâce à un processus d'éviction illégal, en dépit de ne pas posséder l'hypothèque originale.
Ils ont pris l'argent des contribuables en toute impunité, et continuent à donner aux cadres dirigeants des bonus exorbitants.
Ils ont perpétué les inégalités et la discrimination au travail basées sur l'âge, la couleur de la peau, le sexe, l'identité et l'orientation sexuelle.
Ils ont empoisonné l'approvisionnement alimentaire par négligence, et miné le système agricole par la monopolisation.
Ils ont profité de la torture et de l'enfermement, et du traitement cruel d'innombrables animaux et activement caché ces pratiques.
Ils ont constamment cherché à dépouiller les employés du droit de négocier de meilleurs salaires,
et des conditions de travail plus sûres.
Ils ont pris en otage les étudiants avec des dizaines de milliers de dollars de dettes pour l'éducation, qui est en soi un droit humain.
Ils ont systématiquement sous-traité le travail et utilisé la délocalisation comme levier pour couper le salaire et l'assurance maladie aux travailleurs.
Ils ont influencé les tribunaux pour obtenir les mêmes droits que les gens, sans aucune contrepartie de culpabilité ou de responsabilité.
Ils ont dépensé des milliers de dollars dans des équipes juridiques qui cherchent des moyens d'annuler les contrats d'assurance maladie.
Ils ont vendu notre vie privée comme une marchandise.
Ils ont utilisé la force militaire et policière pour empêcher la liberté de la presse.
Ils ont délibérément refusé de rappeler des produits défectueux mettant en danger la vie d'autrui,
pour toujours plus de profit.
Ils déterminent la politique économique, malgré les échecs catastrophiques que leurs politiques ont produit et continuent de produire.
Ils ont fait don de grosses sommes d'argent aux politiciens qui sont chargés de les réglementer.
Ils continuent à bloquer les formes alternatives d'énergie pour nous maintenir dépendants du pétrole.
Ils continuent à bloquer les formes génériques de médicaments qui pourraient sauver ou soulager la vie des gens, afin de protéger les investissements qui ont déjà été transformés en profits substantiels.
Ils ont délibérément dissimulé des marées noires, des accidents, de la comptabilité frauduleuse, et les ingrédients inactifs pour toujours plus de profit.
Ils maintiennent délibérément les gens désinformés et effrayés à travers le contrôle des médias.
Ils ont accepté des contrats privés pour assassiner des prisonniers même lorsqu'ils sont présentés avec de sérieux doutes de leur culpabilité.
Ils ont perpétué le colonialisme nationalement et internationalement.
Ils ont participé à la torture et aux meurtres de civils innocents à l'étranger.
Ils continuent à créer des armes de destruction massive afin de recevoir des contrats du gouvernement.

A tous les gens du Monde,
Nous, l'Assemblée générale de New York qui occupons Wall Street sur la place de la Liberté,
vous exhortons à faire valoir votre pouvoir.
Exercez votre droit de rassemblement pacifique,
occupez l'espace public,
créez un processus pour régler les problèmes auxquels nous faisons face,
et générez des solutions accessibles à tous.

Pour toutes les communautés qui prennent des mesures et forment des groupes dans l'esprit de la démocratie directe, nous offrons notre support, de la documentation et toutes les ressources à notre disposition.

Rejoignez-nous et faites entendre votre voix !

Déclaration publiée depuis Zuccotti Park, par l'assemblée générale d'Occupy Wall Street.
Novembre 2011 »

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Bon, reprenons.

De nombreux sujets on été abordés par le passé, comme notamment le fait que lorsque les groupes s'approprient des droits humains, les humains en sont mécaniquement dépouillés. Nous avons assisté à un détournement des droits humains, qui ont été récupérés par les groupes commerciaux.

Un autre thème est celui de l'inanité de la justice. On peut parler de démocratie, ayant pour but de faire des lois, ayant pour but d'interdire des trucs, mais si on devait interdire toutes les astuces et failles grâce auxquelles il est possible de générer de l'argent, les lois ont toujours un train de retard sur les crimes. Et en l'occurrence ce retard est presque impossible à combler.

Quand on voit cette liste, on voit tout ce qu'il faudrait interdire, et finalement cela n'est rien comparé au reste, la liste est infinie.
La réponse intelligente consiste à couper l'herbe sous le pied et rendre inutile par avance toutes les velléités de commettre des crimes, des vols et des guerres.

Le fait est que le chantier est beaucoup plus réalisable si on commence par la fin, c'est à dire par les buts désirés, au lieu de, au sein d'un système de profit, interdire tout ce qui ne va pas, dans l'espoir que le restant participera positivement à s'approcher des buts nobles.

Le fait est que toute l'activité humaine en général, en raison de la structure et de l'organisation, participe de près ou de loin à ces crimes. Quoi qu'on fasse, du point de vue professionnel, on ne fait qu'enfoncer le monde dans le chaos.
A partir de cette observation, il faudrait que quoi qu'on fasse, du point de vue professionnel, on ne fasse rien d'autre que de participer positivement à atteindre ces buts nobles.

Si on observe tous ces problèmes un à un, et qu'on tente de les résoudre les uns après les autres, comme avec tout ce qui est monstrueux, le temps qu'on s'occupe de l'un d'eux, deux autres nouveaux vont apparaître. Ce serait stupide de croire que cette liste est exhaustive, elle n'est que parlante d'un état de fait, et elle seulement est suffisante pour trouver quel est le dénominateur commun, auquel il faut vraiment s'en prendre.

On ne peut pas empêcher les gens de vouloir gagner de l'argent, tant qu'on reste dans le cadre du principe préhistorique du commerce.
Pourquoi dis-je qu'il est préhistorique ? Outre qu'il soit issu d'une sédimentation culturelle impensée, on attend beaucoup plus de lui qu'il n'est capable de produire. Le principe du commerce n'est pas capable de produire les effets attendus, de justice, d'équité, d'efficacité et d'intelligence organisationnelle.
Son niveau de complexité est trop faible pour subvenir à ce qu'on est en droit d'attendre d'un système et d'une organisation sociale. Les relations interhumaines engendrées par le principe du commerce sont très insuffisantes pour souder les peuples et générer le phénomène de société.

Le fait est qu'il faut se concentrer sur ce seul et unique objectif, qu'est l'abolition du principe du commerce, car à lui seul il est capable d'englober l'ensemble des revendications et de l'idéal qu'on se doit de poursuivre, ne serait-ce que pour la survie de l'espèce humaine.

Si on continue à se débattre au sein d'un système qui ronge le monde, il est clair qu'à un moment ou à un autre, inévitablement, ce système finira par créer sa propre fin, et que cette fin ne pourra s'exprimer que par la fin de l'humanité.
En fait, ce système se terminera, de toutes les manières, soit en terminant l'espèce humaine, soit en la poussant à se défaire de lui, mais il se terminera, parce que ce système est injuste, et que cette injustice n'est pas un vain mot, mais une question de vie ou de mort.

Tout dans ce monde est motivé par le profit.
Mais le génie humain peut convertir ce désir de profit en une pulsion de vie.
Ce qu'il faut c'est que le système qui remplace le principe du commerce permette de récompenser les actions qui participent positivement à se rapprocher des idéaux et des buts qu'on se fixe.

Le principe du commerce fonctionne d'un individu à l'autre et permet de justifier les transactions. Mais à grande échelle ces transactions perdent toute leur justification quand on voit les dégâts engendrés par les organisations engendrées par la poursuite du profit.

Si dès le départ on pense le système à l'échelle de la planète, il apparaît clairement que la justification des échanges se situe au-delà de l'intérêt des personnes qui occasionnent des transactions.

Il ne peut être que possible à admettre que toutes les transactions occasionnées entre les humains doivent au préalable être avalisées par les autres citoyens. Il apparaît évident que la liberté de contrat ne peut s'exercer que dans le cadre des bornes définies par l'intérêt commun.

Dès lors, si on se fixe des objectifs nobles, on ne peut qu'avoir envie que les actions occasionnées dans ce sens n'aient de cesse de gagner en efficacité.
Si on parle d'efficacité, on peut commencer directement par centraliser une énorme quantité de routines qui sont communes à tout le monde et à économiser l'énergie humaine mal utilisée, afin que celle-ci soit toujours utile.

A la question « Par quoi remplacer le principe du commerce » la réponse se fait en plusieurs engrenages qui, une fois mis ensemble, conforment un système.

D'abord, il faut abolir la finance, les banques, les assurances, la fabrication de monnaie.
Déjà ça économise beaucoup d'énergie.
Par quoi on les remplace ?

Les banques, par une base de données mondiale, où les droits de chacun à pouvoir procéder à des transactions sont générés informatiquement en fonction de Droits légaux. Tout le monde a le droit inconditionnel de manger, boire, habiter, se déplacer, s'éduquer, se soigner, s'informer, mais dans la limite de ce qui existe. C'est inaliénable. Les droits qui affèrent à ces activités sont donnés, gratuitement, et tous ceux qui permettent à cela obtiennent des droits supplémentaires en conséquence.

A partir de là s'introduit naturellement le principe de niveau de vie moyen, qui est surveillé et chéri comme l'est aujourd'hui celui de la « croissance ». C'est la nouvelle croissance désirée.

Les assurances, sont remplacées par des droits légitimes. Si une catastrophe ou un accident a lieu, il est évident que la personne ou les citoyens lésés n'ont aucune responsabilité dans leur malheur, il est donc injuste qu'ils souffrent, et les moyens pour récupérer ce qu'ils ont perdu sont immédiatement créés, les autorisant à commettre les transactions qui s'imposent.

Les financements, ce truc du capitalisme qui autorise ou non ce qui doit exister, sont remplacés par des délibérations publiques. Ainsi n'importe quelle activité professionnelle qu'on jugera utile recevra d'office les moyens d'opérer les transactions nécessaires à son activité.

Dans ce cadre on a compris que la création de moyens se fait sans avoir à ponctionner qui que ce soit, si ce n'est le système dans son ensemble, puisque les gens qui fournissent les matériaux, outils, le travail vont désormais participer à cette nouvelle activité, de façon indirecte mais utile.

Les salaires, la comptabilité des entreprises, terminés : dans le cadre d'une rémunération centralisée où on crée des droits qui permettent des transactions découlant directement des mérites des uns et des autres, employer quelqu'un est une opération qui dure une seconde, et qui est avalisée par les droits de la société, qui dépendent de l'intensité ou l'utilité de son activité.

Comme les salaires de chacun sont strictement réglementés et proviennent toujours de la même source, le but lucratif n'a plus lieux d'être. Il est beaucoup plus intéressant de connaître les coûts réels, entièrement démunis des profits occasionnés à tous les stades de la chaîne de production. Toute cette chaîne est don « à prix coûtant », et au final, la valeur des objets est possible à connaître avec une plus grande pureté.

L'économie d'échelle consiste à prendre d'un côté l'existant, et de l'autre les droits de chacun, et à faire coïncider ces droits avec l'existant, de sorte qui si, sur cent personne, avec cent poissons disponibles par jours, si chacun a des droits de 1, chacun a droit a un poisson. L'absence d'activité professionnelle ne donnant que des droits de 0,3, et le travail intense d'un autre lui donnant des droits de 3, chacun obtient, en conséquence de l'existant, dans la proportion des droits totaux en circulation, la part qui lui revient. De cette manière on ne s'inquiète pas de la quantité de droits en circulation, ils ne sont pas comme l'argent liquide, c'est à dire quelque chose qu'il faut prendre à un autre pour les avoir, ils sont créés en fonction des raisons réelles. Si les cent travaillent dur, ils ont 3 chacun, ce qui revient au même que si les cent avaient 1 chacun, c'est à dire la quote-part qui leur revient. La différence est que le niveau de vie moyen est plus élevé, qui si personne ne travaillait.

Le principal intérêt de ce calcul est l'équilibre produit par la mise en rapport entre l'existant et les droits. Tout se déroule dans un cadre formel de l'existant, faisant que toute activité inutile ponctionne l'ensemble des citoyens des droits qui lui reviennent. Dans ce cadre celui qui obtient 10 oblige 10 personnes à n'avoir que 0,1, ce qui ne peut être possible que si cette personne fait en sorte que pour 0,1 on puisse accéder à des droits supérieurs à ceux obtenus avec 1, en l'absence de ce « super-riche » qui est également un « super-utile ».

C'est le même calcul qui peut être fait pour les emplois, on a d'un côté les tâches qui doivent être faites et de l'autre les gens disponibles. Chacun est complètement libre de choisir le métier qui lui convient le mieux, mais son salaire va dépendre de l'utilité de son travail. Ainsi, si personne ne veut passer le coup de balais, le salaire du coup de balais est d'autant plus réhaussé. Et si tout le monde veut devenir président, le salaire du président est d'autant plus diminué.

Tout est une question de mathématique.
Une organisation sociale solide et rationnelle, ne peut se baser que sur les mathématiques, et ces calculs ne peuvent être faits que par un supercalculateur, qui combine en permanence toutes les activités connues, au sein d'algorithmes, dont la conception génère le phénomène de justice. Dans ce monde c'est la conception des algorithmes qui est l'enjeu majeur du développement de la société.
Car de cette manière on peut diriger l'énergie humaine vers les activités les plus profitables au plus le plus grand nombre.

Ce super-calculateur garderait tous les citoyens sous surveillance, dans la mesure où personne ne serait laissé pour compte. Parmi les inactifs, les enfants et les vieux, ceux-ci obtiendraient des droits conventionnels, parfaitement indépendants de ceux de leur famille. De cette manière les salaires des actifs ne dépendraient que d'eux-mêmes et ne seraient pas ponctionnés par la nécessité de faire vivre leur famille. Et en même temps, les étudiants toucheraient un salaire en raison de ce que leur instruction serait considérée comme un activité profitable.

Ce qui émerge d'une telle structuration, est très attendu par le développement humain. Il s'agit de faire en sorte que l'optimisation et la recherche du rendement soient profitables pour tous, ce qui n'est pas le cas dans le cadre du principe du commerce. L'idée est qu'avec le progrès, de plus en plus de tâches vont être confiées aux robots. Toute la production alimentaire de la culture au recyclage en passant par le conditionnement et le transport, peut être intégralement robotisé. On aura des sources d'énergie de plus en plus économiques c'est à dire dans le cadre du système, considérées comme de plus en plus efficaces. On aura des immeubles en plein centre ville entièrement robotisés qui fabriqueront tous les aliments et toutes les denrées habituelles. Les vêtements, des véhicules, le matériel informatique, les meubles, ou n'importe quoi pourra entièrement être automatisé. Dans le calcul produit par le système appelé du « crédit-droit », les tâches restantes sont divisées par le nombre de personnes disponibles, de sorte que la journée de travail, si elle n'a besoin que de durer trois heures par jour pour chacun, n'entre aucunement en conflit avec les droits de chacun à accéder aux biens et services qui lui permettent une vie noble, paisible, et finalement, consacrée à l'épanouissement personnel.

Une telle entreprise ne s'impose pas par la force, elle s'impose par l'avidité engendré par l'efficacité de son résultat. Au début il doit y avoir des coopératives qui fonctionnent comme ça, avec un système de valve permettant d'injecter de l'argent, mais de na pas convertir les droits générés en argent. Il s'agit d'assécher le système du commerce par la supplantation d'un autre système plus efficace. Tous les pays du monde qui sont en situation de souffrance n'ont besoin que d'un simple ordinateur de bureau pour générer un tel système, et mettre au travail l'ensemble de ses habitants, et ainsi justifier les droits de chacun à opérer des transactions.

Devant un résultat qui permet de s'isoler complètement du principe du commerce, et de générer des richesses qui n'auraient pas pu exister sans cela, d'autres suivraient cet exemple, et plus ce système serait adopté par un grand nombre d'acteurs, plus la recherche d'efficacité engendrerait de richesses.

Dans un tel cadre, personne n'aura envie ou ne trouvera utile d'arnaquer et de nuire à ses contemporains. Toute leur énergie et leur intelligence pourra être consacrée au bien commun.

A la fin, l'argent restant ne serait plus désiré par les commerçants, et les politiciens, les richissimes, et les mafieux se retrouveront avec de gros tas de billets plein de microbes dont plus personne ne voudra.

Convaincus de devoir participer à l'amélioration du monde pour y appartenir, ils mettront leur intelligence et leur énergie, leurs moyens et leurs ressources au service du bien des peuples.

Et quand les peuples du monde seront unis au sein d'un système dont le niveau d'organisation sera suffisant pour assurer la prospérité, à ce moment-là, on pourra assister à la réelle naissance de l'humanité.

Et si c'est pas par ça que le principe du commerce est remplacé, ce sera par autre chose, mais au moins, pourvu que ça ait les mêmes effets !