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Le message des Voix-unies de la rue du Mur

Le premier volet de la révolution a été exprimé par ces quelques mots « Démocratie Réelle ».
Dans « La marchandise démocratique » j'explique que tout le système démocratique, c'est de la merde, tandis que la seule chose qui compte vraiment, c'est quand les voix s'unissent pour prendre la parole. Et en général cela est joyeusement piétiné par les criminopoliticiens, qui ont oublié depuis longtemps le vrai sens du mot Démocratie, ce qui par voie de conséquence leur fait perdre toute dignité, légitimité, respectabilité.

Donc en premier lieu, « Démocratie réelle » signifie, si on sait l'entendre avec amour « Ecoutez nous ! ». C'était l'introduction.
Et en passant, l'indignation, c'est surtout celle d'assister au spectacle de politiciens ayant perdu toute dignité, légitimité, respectabilité.

Puis, quelques coups de matraques plus tard (pour vérifier si les gens sont vraiment motivés), après que la Tunisie aie sottement adopté les institutions démocratiques incluant l'habitude occidentale de piétiner la parole des peuples, après que les jeunes de Grande-Bretagne se soient heurtés contre une férocité dictatoriale, et aient ensuite essuyé une répression policière vengeresse, apparurent les anti Wall Street.

Le message des voix-unies n'est pas une phrase, parce que la fine intuition des masses sait bien que les mots sont des pièges. Evidemment on leur a opposé de ne rien revendiquer, et ils ont répondu qu'ils étaient a-politiques.
Evidemment ! Quand la voix unifiée s'exprime, c'est l'universel qui s'exprime, l'intemporel. Par exemple le discours des voix-unis des anciens temps ne sont aucunement devenus caduques, elles sont toujours autant valables.

Ici, le discours tenait au fait de simplement désigner du doigt l'endroit qui est le plus représentatif de ce qui ronge ce monde et le conduit à sa perte. Comment désigner l'argent, comment désigner le principe du commerce ? Même la Tour du Commerce Mondial (WTC) a été balayée (sûrement pour cette raison...) alors il restait encore Wall Street, la rue du Mur.

Quand la voix unie s'exprime, (redis-je), elle développe son propre langage, celui qui est le mieux adapté à la situation. Il est possible de considérer comme primitifs et arriérés les gens qui voudraient que les voix-unies s'expriment dans la même langue que la leur, ou pire encore, en votant pour des partis politiques, préalablement sélectionnés, formatés, et endurcis pour être les plus crétins possibles. Ce n'est pas de la démocratie ça, c'est un rejouement, une comedia.
(en psychologie le comportement a tendance à rejouer des moments traumatiques ou à les faire rejouer par les autres).

Ici le message a simplement consisté à désigner du doigt l'endroit qui signifie tout le mal qu'on peut penser de ce monde et de son injustice flagrante. Nul besoin de longs discours, pourtant, quand on voit comment c'est interprété, ça doit engendrer de longues et patientes analyses. Même moi qui suis fulgurant j'ai mis quatre mois à trouver les mots.

Eux, connaissent-ils les mots ? Non, eux, c'est une foule, et une foule possède un cerveau et une âme délocalisée par rapport au cerveau et à l'âme humaine. C'est très intéressant à savoir, les foules, comme les oiseaux ou les bancs de poissons (qui prennent leur virages en étant parfaitement synchronisés, rendant futile l'explication scientifique officielle selon laquelle le mouvement est copié, puisqu'il faudrait un certain temps pour transmettre l'information des nerfs aux muscles), sont mues par une âme-groupe. Par exemple dans une situation de mouvement de panique de la foule, c'est l'âme-groupe qui prend le contrôle des corps, les gens courent, quitte à se piétiner les uns les autres et à marcher sur la tête de ceux qui sont tombés, car pour l'âme-groupe, il est question d'en sauver le plus grand nombre possible. C'est une réaction qui peut être qualifiée de normale, et sachant cela il serait stupide ou inhumain, par exemple, d'accuser untel d'avoir piétiné un tel autre et de ne pas l'avoir aidé à se relever.

Le principe de l'âme-groupe (aussi appelé champ morphique), je vous le promets, n'est pas une foutaise, c'est scientifique. C'est valable aussi pour les végétaux, pour tout ce qui vit. C'est pour ça par exemple que les animaux enfermés dans des enclos au lieu de les laisser libres, sont morts subitement en masse, sans raison apparente, alors qu'ils avaient assez à manger. C'est comme ça que sur toute la planète, les morts en masse d'oiseaux et de poissons sont une réaction à la dysharmonie. Il n'y a rien de plus important que l'harmonie, c'est un principe élémentaire de la vie, c'est vital.

La démocratie, non, la Démocratie, celle avec la majuscule, ce que les institutions ne sont pas, est un mouvement de l'âme-groupe humaine. C'est vital.

L'endroit où sont donnés les ordres qui mobilisent les corps, est atemporel, en plus d'être apolitique. Il s'agit d'une action, une pénétration dans le Temps, dans l'époque, d'une activité qui a été murie et décidée en conséquence de l'ensemble du temps, de tous les temps. C'est un acte universel, quasiment divin, du moins c'est la voix la plus haute qu'on puisse entendre sur Terre.

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Quand les voix-unies montrent du doigt le bâtiment de Wall Street, où, certainement poussés par la même intuition surhumaine, certains ont décidé de se pavaner au balcon en sabrant le champagne pour mieux narguer les pauvres sur le dos de qui ils font leur fortune, on assiste à des événements historiques, mémorisés pour toujours. Ainsi, on comprend le message global envoyé par l'âme-groupe aux cerveaux individuels.

Interpréter ce message ne peut pas être un travail non philosophique, non soigneux, non méticuleux, ou encore pire, confié à des journalistes (qui sont comme les politiciens, ahuris, endoctrinés, emplis de névroses et parfaitement aveugles mentalement).

Par exemple ce n'est pas en détruisant l'immeuble de la rue du Mur qu'on va résoudre le problème.
Le discours des voix-unies ne sera pas rassasié si on lui répond « OK, mettons fin à la finance, mais continuons à vivre dans un monde où tout est commercialisé, où ce qui ne l'est pas n'a pas de valeur, où 1/7 personnes sont mal nourries, où on pille les ressources naturelles comme si elles venaient de nulle part et sans s'inquiéter sur le long terme, sans même remercier la Terre nourricière pour ce qu'elle nous offre, en saccageant tout ce qu'on ne peut pas vendre, et en laissant les gouvernements industrialisés commettre des génocides à but lucratif.

Il ne s'agit pas d'un point précis qui veut être retiré comme un bouton, sans lequel tout irait très bien dans le meilleur des mondes.

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Quand les Droits de l'Homme ont été déclamés par ce même esprit-groupe Humain terrien a-temporel, il nous a donné un cahier des charges à rendre réel. C'est une mission et un devoir, une nécessité de la Vie elle-même.

A aucun moment il ne s'est agi de justifier ou invalider les structures sociales, les croyances, l'organisation. C'est juste un cahier des charges, au regard duquel, oui ou non, le système social est fonctionnel.

Le but de la manoeuvre c'est évidemment que l'humanité puisse vivre à long terme, car figurez-vous que si tout ça a été créé, la terre, l'eau, la nature et les animaux, puis les humains, ce n'était pas dans le seul espoir de satisfaire 1% de d'arriérés mentaux, pendant la seule durée de leur vie, ensuite de quoi tout pourrait être détruit.

(Il est possible que ce soit cela, mais c'est très fort peu probable !)

Si, (répété-je) confier l'organisation à un ordinateur permettait de faire émerger l'ensemble des recommandations des Droits de l'Homme, les auteurs de texte en seraient très satisfaits. Ce qui est vraiment très notable dans les Droits de l'Homme, c'est l'absence complète de méthode pour obtenir ces effets. La méthode, est totalement libre, c'est au génie humain qu'il revient de la découvrir, pas à pas, quel que soit le temps que ça prenne (et en ce moment le temps presse).

Quand les voix entrent à l'unisson pour délivrer un message, ce message n'exclut aucunement les précédents, c'est pourquoi il est très important de les observer, analyser et écouter les uns avec les autres ; c'est pourquoi la question des Droits de l'Homme rejailli avec les indignés de la rue du Mur.

Avec le premier message, « Ecoutez-nous ! » (c'est l'esprit espagnol qui a parlé, avec sa fougue vivace : « Democracia real Ya ! », cela faisait référence aux anciennes et aux futures déclarations.
On veut être écoutés. IL FAUT qu'on soit écoutés. Ceci n'est pas une pub mensongère ! C'est réel !

Les voix-unies de la rue du Mur ont continué ce message, mettant en évidence la finance, la marchandisation de toute chose, au point même que l'argent qui sert cette marchandisation est lui-même devenu une marchandise, ainsi logiquement frappée de rareté.

Maintenant il faut comprendre que ce n'est pas en revenant en arrière à une époque où l'argent n'était pas frappée de rareté qu'on va revenir à un monde équilibré et viable, c'est trop tard, c'est foutu. Ce système de la marchandisation de toute chose aurait pu perdurer plus longtemps s'il n'avait pas été mû par l'avidité au point de faire de l'argent une marchandise, mais ça aurait fini de la même manière.

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Au début du capitalisme, quand l'argent n'était pas rare, il servait à justifier non pas les échanges, mais à justifier la non-gratuité. On ne pouvait pas par exemple poser des distributeurs de bonbons gratuits dans toutes les rues, par contre on a très vite eu l'idée d'en poser où il fallait insérer une piécette pour obtenir un gros chewing-gum. Ah ! Toute une époque !

Cette époque est révolue parce qu'on est passés d'une époque guillerette et insouciante où ces machines étaient là pour faire plaisir aux enfants, à une époque de meubles frigorifiques renforcés proposant des produits industriels innommables, entretenues par des techniciens accompagnés de la police, qui filment les consommateurs et les arrêtent s'ils donnent un coup de pied pour récupérer le truc qui est resté coincé, et devant lesquelles les clochards passent en essayant de ne pas y faire attention, puisqu'en plus du reste, ces marchandises sont hors de prix.

On est passés d'une époque à l'autre par un glissement progressif et graduel, sans s'en rendre compte.

Cette évolution a conduit à une impasse, c'est ça LE MUR.

Une fois j'ai lu un commentaire « on va droit dans le mur ? C'est nouveau ça ! » alors que depuis vingt ans j'en entends parler, depuis dix ans je le vois partout, et aujourd'hui on a le nez dessus ; et c'est la raison pour laquelle les pays pètent les plombs, instaurant des dictatures financières, lançant des guerres à tout-va, réprimant avec toujours plus de férocité à peu près tous les Droits de l'Homme.

Et non seulement on a le nez-dessus, mais cette image fixe ne suffit pas à représenter toute l'inertie qui a été donnée au projectile qui va se fracasser, ni de la solidité de ce mur. Mais à mon avis il va céder, mais quand même beaucoup vont énormément souffrir. Et ce nombre dépend exclusivement des (crimino)politiciens.

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Maintenant regardez ce joli distributeur de bonbons qu'on a disposé ici pour faire plaisir aux enfants. Les boutiques étaient heureuses de cela, et mettaient ces machines à l'extérieur, rendant le monde un peu plus jovial.

Cette volonté de rendre le monde plus sympathique n'a pas pu se greffer sur le principe de gratuité, alors pourtant que l'argent n'était pas rare. C'était son intérêt, en tant que simple moyen, et non en tant que marchandise, il servait à justifier les échanges d'une façon civique. Payer était associé au civisme. On ne pouvait pas prendre tous les bonbons et n'en laisser aucun aux autres petits enfants, parce qu'il fallait mettre des pièces, ce qui enseignait des bribes de civisme.

Mais voilà, aujourd'hui nous sommes à l'ère de l'informatique. La gratuité est largement possible, pour tout, toutes les marchandises, tous les biens et services de la vie courante, l'alimentation, l'habitation, le transport, l'éducation, la santé, l'information et la culture, tout cela devrait être absolument totalement gratuit pour tous.
Tout le monde devrait être ravi de travailler pour produire plus de choses gratuites pour plus de monde, et en retour profiter de cela, de façon à ne plus jamais avoir à s'inquiéter pour leur avenir ou celui de leurs enfants, sauf quand il s'agit de s'inquiéter pour l'efficacité et l'intelligence de cette organisation.

Pensez-donc, des moyens illimités pour créer des forêts du culture (pour ne plus avoir à toucher aux autres), pour faire se reproduire les poissons dans des bassins au lieu d'aller les pêcher en mer, pour installer la géothermie qui produit une énergie quasiment gratuite, et tout cela contrôlé par des organismes qui ont les moyens d'être très soucieux de l'écologie et de la planification à long terme (chose pour personne n'est prêt à financer).

La seule condition pour que cela soit possible est que soit opérée une gestion à la fois globale et en même temps très minutieuse, ce que seule l'informatique peut faire.
Chaque humain étant greffé au système, il y a toujours un oeil qui veille sur son bien-être au nom de toute l'humanité. Cela n'est-il pas souhaitable ?

Au lieu de « payer » on ira juste déclarer le fait que des droits on été consommés, grâce à une carte à induction, ou à une empreinte digitale.

La gestion globale dira si oui ou non « le civisme » autorise telle ou telle transaction.
Et l'enfant qui voudra prendre trop de bonbons se verra refuser les transactions suivantes.
Non pas qu'il soit riche et puisse se le permettre, mais l'algorithme jugera que cet usage est nocif, et si une injustice apparaît à cause de cet algorithme, eh bien ça fera du boulot pour les scientifico-politicens.

Et comme ça l'envie de rendre ce monde plus sympathique sera rendue possible, tout en ayant, en plus d'avant, l'assurance que ces biens et services seront toujours utilisés à bon escient.

C'est cela, ce que je viens de décrire, qui est sous-jacent au message des indignés par un monde qui va droit dans un mur.

C'est avant l'accident qu'il faut préparer l'air-bag, pas pendant qu'il a lieu !
C'est vrai ! C'est réel !
Réveillez-vous !!
Oh-oh !!
newsnet 11/12/08 21:11
Je dois faire un rectificatif à propos des bancs de poisson, au nom de la science !

Mon ami Norman qui est l'ami des ours du grand nord canadien m'informe :

L'information (que tu appelles l'ordre) est transmise d'un poisson à tous les autres à la vitesse du son dans l'eau (les ondes de pression ce sont des sons, et la vitesse du son dans l'eau, c'est
1482 m/s), de plus beaucoup de poissons utilisent aussi un mode de synchronisation encore plus rapide: leurs muscles créent des champs électriques qui sont détectés par la "ligne latérale" des
autres poissons du banc, champs électriques qui se propagent à la vitesse de la lumière dans l'eau mais qui ne portent qu'à quelques mètres). Autrement dit, les signaux permettant de synchroniser
les mouvements se propagent extrêmement vite (aussi vite que le milieu le permet), ce qui explique les mouvements apparemment simultanés.

> il faut attendre le virage complet du poisson à côté pour connaître l'angle dans lequel tourner. (dis-je)

Justement non: c'est la deuxième info qui te manquait : un poisson n'a besoin que de connaître la force (intensité et direction) exercée par ses voisins dans l'eau pour pouvoir appliquer la
même force et donc faire le même mouvement à la même vitesse que ses voisins. Or cette information est entièrement transmise tant par l'onde de pression engendrée par chacun des voisins que par le champ électrique produit par leurs contractions musculaires.
Il suffit alors au poisson de commencer le même mouvement dans la même direction avec la même intensité et au (presque) même moment que ses voisins puis de cesser ce mouvement au (presque) même moment que ses voisins pour faire le même virage qu'eux sans devoir attendre qu'ils aient fini leur virage.

Les mesures faites avec des instruments plus précis que nos yeux (caméras ultra-rapides, détecteur de champs et microphones pour mesurer les ondes de pression) montrent bien
qu'il y a un très petit décalage entre le moment où un flanc du banc de poissons commence son mouvement et le moment où le flanc opposé commence à son tour ce mouvement, décalage qui
correspond fort bien au délai par transmission acoustique, c-à-d: synchronisation par les ondes de pression engendrées par les mouvements.

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Alors bon, je pense encore devoir éclaircir le "correspond fort bien au délai de transmission acoustique", mais cette explication est bien plus crédible que celle que j'avais lu (les gens veulent toujours qu'on les croit sans preuve !)

Pour les gazelles mortes dans un enclos en Afrique, par contre l'histoire est connue : la mort des animaux n'est pas due à eux-mêmes, mais au fait que les acacias dont ils se nourrissent doivent seulement être picorés, pas dévorés. Pensant que ce qu'ils avaient était suffisant, ils ne savaient pas que l'acacia rongé déclenche ses défenses, du tanin, un poison mortel, et que ces défenses sont déclenchées dans tous les acacias, y compris s'ils ne sont pas grignotés. Les recherches actuelles piétinent à expliquer cela, mais de nombreuses présomptions tendent à enquêter du côté de la résonance morphique de Rupert Sheldrake, qui semble au début de grandes découvertes.

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version rééditée 111211

Au départ de cette analyse il s'agit d'élucider pourquoi l'idée de tirage au sort me révulsait, ensuite de quoi nous aboutissons tout naturellement à l'idée de démocratie scientifique, avec toutes les réserves que cela implique (en tant que scientifique).

J'ai suivi avec une grande considération l'exposé de Etienne Chouard sur le tirage au sort : dailymotion.com