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instinct de guerre

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Il s'agit du processus de remise en cause qui doit avoir lieu.
On sait juste qu'il doit avoir lieu à un moment, mais c'est la méconnaissance qui conditionne le choix sur lequel se porte la remise en cause.
C'est une non-liberté, un choix déterministe par défaut, le dernier dans l'analyse mais l'initial historiquement à pouvoir permettre l'échappement nécessaire.

C'est le savoir et la science qui permet d'entrevoir dès l'énoncé du problème toute la gamme de réponses adéquates possibles.
Au fur et à mesure de la compréhension de nombreuses solutions se disputent mais cette guerre dès lors, il est convenu qu'elle n'a plus lieu au niveau physique mais au niveau de la confrontation des idées.

Mais quand même les déroulements pressent certaines évolutions qui parfois craquent d'une insuffisance de réponses adéquates et décalent alors l'application du principe de remise en cause à un niveau antérieur du point de vue évolutif.

C'est l'incapacité à choisir qui est le préambule à la guerre, et cette incapacité est plus facilement inadmissible chez l'interlocuteur à cause d'autres méconnaissances plus vastes sur soi et la psychologie.

Mais d'autre part placer aussi bas l'application du principe de remise en cause a d'autres avantages, c'est qu'il satisfait du coup les attentes les plus primitives à d'autres problématiques non résolues elles aussi.

Un autre concept à l'oeuvre en permanence dans une évolution (=chronique évolutif) est celui qui ressemble à la regénération par transposition, s'applique à une population ou à un individu sous forme de transmission de savoir et addition de la culture.

Dans la tête de cet individu ceci s'applique à son tour sous forme de méthode afin d'appliquer l'éducation. Cette méthode est d'une part héritée génétiquement des pratiques les plus ancestrales en ayant conformé des réseaux neuroniques qui servent de principe d'action, et d'autre part conformée cérébralement puis "silicifiée" par strates dans les modèles d'action à force de discipline et d'assimilation, et qui constitue un niveau de réponse plus maléable.

Ces principes vaguement compris et vaguement assimilés peuvent donner lieu à des réponses dont l'adéquation avec la circonstance n'est acceptable que sur une faible portée.
C'est à dire qu'une solution peut aussi bien être valable à court terme mais ne tenir aucun compte de la chaîne cause-conséquence que sa mise en oeuvre engendre.

L'étendue de cette inquiétude dépend alors de la conscience relativiste qui permet de penser "à tout" pendant qu'on pense au sujet d'étude, ce qui peut aussi conduire à des névroses lol

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Ce qu'on appelle aujourd'hui enfin la maltraitance sur enfant en incluant le mode d'action de la communication, n'est jamais que la perpétuation de règles de conduites ancestrales héritée de nos ancêtres et n'entrant en conflit avec aucun contre-balancement technique, méthodologique ou intellectuel.

De la même manière que la guerre est la méthode zéro de la remise en question, la méthode zéro de l'éducation est le choc.
Il s'agit du même concept linguistique dans cette convergence, un message veut passer, il cherche sa voie.

Le choc est une manière brutale de nommer la méthode brutale destinée à asséner une mise en condition propre à pouvoir recevoir ensuite les éléments constitutif d'une éducation.
Le paramétrage de cette éducation est sensé être la préparation à la vie en société mais dans les faits il s'agit plus souvent du modelage d'un cadre de vie psychique.

Il s'agit de préparation mentale à l'assènement d'instructions cérébrales arbitrairement disposées dans le psychisme de l'enfant, par habitude culturelle, en ignorance complète du questionnement de l'adéquation de ceci avec la personnalité profonde de l'enfant.

Cette méthode bien connue présentée comme appartenant aux années 50 et remise au goût du jour par insuffisance aujourd'hui, constitue la coloration qui est donnée en 2005 aux termes de discipline et de respect.

Bien sûr le galvaudage à une limite si on détecte les incohérences entre le professeur et la teneur de ses actes ; en la discipline on peut voir une manie obsessionnelle et en le respect on peut entendre une volonté de soumettre, là où la discipline ne révèle son utilité qu'au moment d'une intense activité créative.

Or malgré le discours ce sont les actes qui se transmettent par mimique, l'acte d'éduquer de cette manière.

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Ce principe d'assènement tellement répandu est connecté vaguement à des concepts de la réflexologie, et donc aussi répond vaguement à des angoisses reliées avec ça.
Faire admettre par la force peut être vu comme une forme de précipitation ou de raccourcis dans l'enseignement, en partant du principe que l'élève a déjà des bases solides pour construire par lui-même les ponts qui le feront aboutir à cet indice "de sage", sans rapport concret avec le réel immédiat, mais laissant présager la couleur de l'avenir, qui le feront aboutir à son tour à pouvoir professer la même chose.

Mais le problème c'est quand ce doux conseil distant et philosophique est professé en tout et seul discours depuis la naissance de l'enfant jusqu'à la mort du parent, sur un ton odieux signifiant que l'enfant n'est pas à la hauteur de ce que l'éducation culturelle est sensée faire fonctionner normalement, et plongeant l'enfant dans une état d'esprit de confusion obsessionnelle.

La nature du "il faut" doit bien entrer dans les esprits.
"Il faut" c'est comme "il est malade", ce qui compte c'est ce qu'on croit automatiquement en entendant cela.
"Il est malade" renvoie à la médecine et à sa connaissance, à l'innocence du sujet, et à sa guérison possible.
Ainsi explicité on peut apercevoir combien "il est malade" n'est pas applicable si le principe de "guérison" renvoie à son tour, comme un tour de passe-passe, à un principe discriminatoire (=guerrier).

"Il faut" va aussi renvoyer automatiquement un effet d'imposition subite, de stress immédiat et sentiment d'urgence, là où d'après mon humble analyse les seuls moments où "il faut" a l'occasion d'être prononcé c'est quand on se trouve à la limite d'un univers et qu'on s'aventure à estimer un bricolage permettant d'envisager un truc de ouf.

Il faut obtenir la réponse, en tout cas ça c'est sûr.
Mais avec la souplesse que permet l'exercice mental on a souvent bien plus de place pour réfléchir à une problématique que le chef de la tribu, aux sphincters irrités, n'arrive pas même à entrevoir.

Il faut un monde de paix où chacun est heureux de vivre honnêtement et en harmonie avec son environnement.
C'est vachement pratique les "il faut", ça permet de maquiller toutes sortes de désenracinements d'avec "la société" ou "la réalité".

En tous cas ça c'est sûr, le résultat doit ressembler à un truc comme ça.
Ce genre de phrase doit pouvoir être le moins choquant possible.
C'est tout ce que peut signifier "il faut", une indication destinée à mettre sur la voie, qui constitue un indice, dont la façon dont ça sautera aux yeux le moment venu signifie la grandeur de l'amour et du savoir du père-qui-donne-des-indices.

C'est de toutes manières de cette oreille que, selon les apparences, le subconscient semble absorber le message quand on voit l'effet du "il faut" : il est relégué car impossible, ou oppressant, et longtemps irrésolu.
Il est très familier d'une irritation de type bipolaire ;
qui se transmettrait par cette méthode sans hésitation par exemple.

Ceci se répercute ensuite dans le comportement ou dialogue avec soi-même, les modèles d'action conformés s'y appliquent aussi du coup, et les diverses "requêtes" neurologiques peuvent très bien tomber dans le trou noir d'un "il faut", conduisant à une réponse simplifiée et finalement déterministe : oui=pression, ou refus=détachement.
Le choix est vite fait.

Quand un choix est vite fait il faut se méfier lol