110927 6 min

Psaume 110927 : Oracle révolutionnaire

Il est promis que dans le futur lointain, l'humanité vivra en paix et en harmonie, et tout le monde jouira chaque jour de l'ensemble des acquis de la société humaine.

Il y a aussi une autre chose qui est sûr, plus sûr que les trucs qui parlent de sécurité, c'est qu'à chaque grand pas en avant sur le chemin de l'évolution de la société humaine est fêtée dans la joie et l'émotion intense.

Comme des éphémérides ça arrive quelquefois, mais bientôt ça arrivera de façon claire et unie.
Ce ne sera pas comme un phénomène d'actu « tien un pays a fait cela » qui se propage, non tout le monde sera au courant. Au préalable leur concentration se sera focalisée sur un événement commun. Et après cela pendant une seconde ils auront l'impression de tous se tenir la main ; et nul ne pourra ignorer ce jour.

Les politiciens apprendront ce que signifie « miser sur le long terme » dans la mesure où chaque étape évolutive s'exprimant par la joie, il faut dès lors prévoir si on fera partie de ceux qui sont joyeux ou de ceux dont le sort rend les autres joyeux.

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Ce qui peut rendre joyeux aujourd'hui est recherché par l'humanité avec la plus grande énergie vitale possible, et on sait au moins que ça ne correspond pas à ce qui rendait joyeux les gens du siècle dernier, à savoir la richesse personnelle.

Ce qui pourrait rendre joyeux tout le monde d'un coup si ça arrivait, c'est de la théorie, ce serait plutôt quelque chose de l'ordre de ce qui est compassionnel, comme l'assurance de la fin de la pauvreté grâce à une gestion hautement informatisée des ressources naturelles.

Évidemment il va de soi qu'une telle initiative ne peut qu'être greffée sur un système, un logiciel, qui rend cela explicable, comme par exemple le fait que de procéder ainsi permet le mieux d'atteindre les objectifs fixés.

Ces objectifs doivent avoir été définis de façon philosophique car c'est difficile d'exprimer des évidences telles que « le bien commun », « le bonheur », « l'épanouissement », etc.

Ces termes qui ne sont aucunement parlants du système de société choisi, servent de référentiel afin d'arriver aux conclusions qui s'imposent parfois, quand à la critique du système existant, de ses raisons d'agir, de ses motifs, et de ses conséquences indésirables, ou en d'autres termes (dans un langage plus technique), de ses illogismes.

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Quitte à briser les murs qui séparent les gens pour de vagues questions systémiques et à adopter des langages qui savent transpercer les frontières imaginaires que les hommes ont érigées, les uns comme les autres doivent se sentir investis du devoir de s'autoquestionner à la lumière des faits nouveaux qui sont affirmés : participé-je au bien du monde ?

Les ouvriers sont peu intéressés par la façon de voir des dirigeants, pas plus que les sans-emploi et pauvres ne le sont par celle des premier ou des seconds.
Dès lors pour qu'un dialogue s'installe entre ces nuages il faut des éclairs, vifs et puissants qui transportent une grande énergie, puisqu'il faut attendre longtemps à chaque fois pour avoir une telle occasion.
Le message exprimé par un corps-média et destiné aux oreilles d'un nuage-âme utilise un langage universel, en donnant une vague description de l'endroit où il faut se placer pour avoir la perspective la plus proche possible de ce qui leur semble être leur réalité !

Souvent on espère même pas que les dirigeants liront les papiers des pensants, qui, en toute logique, devraient s'empresser de les contacter pour leur demander plus de conseils avec un intérêt manifeste pour le désir de bien faire les choses.

Et en fait comment parler de « changer de système » à des gens qui sont en majorité des commerçants. Les dirigeants c'est normal qu'ils ne comprennent pas, ils se sont tellement investis dans l'ancien qu'ils ne peuvent plus en sortir qu'en passant par une profonde remise en question personnelle, et de toutes façons ils s'aligneront avec les vents du moment. Mais quand ce sont les compatriotes... comment dire, on rôde son discours, affûte ses idées, on apprend au bout de quelques années qu'il vaut beaucoup mieux prendre les gens en douceur quand ils se trompent...
Il y a tellement de choses à mettre en relation pour avoir une perspective globale qui sache donner un contexte fiable et une définition réaliste de ce dans quoi on est immergés.
Au départ il faut carrément veiller à ce que l'interlocuteur soit capable de faire la moindre mise en relation, sans être interféré par des sous-jacences indicibles.

Convaincre, doit sûrement être un travail de spécialistes, et obtenir la confiance, ne pouvant forcément qu'être honorée, on se demande ce qui se passerait si tous les commerciaux du monde prenaient fait et cause pour une rénovation profonde de [ce qui régit] l'organisation des échanges.

Pourtant c'est leur intérêt, c'est l'intérêt de tout le monde, y compris des riches possédants, car ça les soulagera du dernier poids qui restait sur leur conscience frivole, celle de vivre à l'écart des autres.
Ne plus avoir honte d'être riche ! Quel argument hein !

Dans le nouveau pays mondial les gens ayant joué un rôle non négligeable pour le bien commun auront des droits spéciaux non négligeables, parfaitement comparable à de la richesse, comme le droit d'aller habiter partout n'importe quand.

Et aussi, il faut dire aux entreprises qui fabriquent des choses dans l'art de leur métier, qui aiment ce qu'ils font, qui sont réellement indispensables à la société, et qui n'ont d'autre objectif que de rendre contents leurs clients, que dans un monde où on joint l'utile à l'agréable, où le bonheur que vous prodiguez est le fondement même de la raison d'être de la société humaine, vous pensez bien que vous y seriez traités comme des rois !

Votre production va grandir proportionnellement avec le besoin le bonheur et l'envie que vous aurez créé, et ce sera votre seule satisfaction, et votre bien-être ne dépendra pas de la façon dont elle s'exprimera.
Toutes les activités telles que les vôtres, vous les commerçants, auront le succès que mérite la qualité de vos produits, sans le frein que représente le coût. Ce faisant, ce que vous faites n'en sera que plus joyeux à aimer !

A part les firmes multinationales qui devraient être converties en usines civiles polyvalentes, et une fois que les riches possédants, ayant richement contribué au bien commun en troquant tous leurs biens contre la garantie partagée par tous d'avoir toujours un toit et une vie décente pour toujours, il ne reste à convaincre que les gens qui n'ont jamais eu l'idée de s'imaginer comment serait le monde sans le commerce.

Le commerce, c'est mal (c'est de vouloir rendre les gens dépendants et hallucinés), tandis que fabriquer des choses pour faire plaisir aux gens, c'est bien !
Le système prenant note de cette observation, délivre sa réponse mécaniquement : ok alors désormais, les trucs fabriqués pour faire plaisir aux gens feront partie du catalogue des biens cessibles aux citoyens qui en font la demande, en fonction de leurs Droits.

Et après les comptabilités et les choses à comptabiliser apparaissent d'elles-mêmes.