Psaume 110919 : L'idée essentielle

110919 4 min  Psaume
Une époque internationale doit se caractériser par la conscience de ce que notre langage n'exprime rien d'autre que des idées universelles.

On a trop tendance à se fier au langage et en réalité l'art de la discussion reste à un très bas niveau, ce qui fait que souvent les gens oublient leur idée en se faisant piéger dans le marécage des mots vidés de leur sens.

Rien qu'écrire, ce que je fais now, ne peut être que la contraction et l'expression d'une pensée, en l'occurrence, celle d'avoir une pensée, puis de la tenir en mémoire avec de multiples ficelles que sont ses nombreuses applications, et d'en faire une description concise.

Ces gens qui publient des choses et parlent des « gens » en connaisseurs de « ce qu'ils aiment » peuvent très bien être victimes de l'absence de conscience de parler un langage.

Regardez cette idée inattendue qu'est la luxure, c'est une des tendances antinomiques à la peur de la perte, qui elle-même s'exprime aussi par l'avarice, un autre axe d'antagonismes.
Le sentiment de luxure est celui qui vient compenser une des deux craintes possibles, la mauvaise, qui est la crainte de la perte.
Il ne faut pas croire à cause du langage que le phénomène de luxure ne s'applique qu'aux riches ! C'est une grave tare qui autorise à briser des disciplines et qui envoie une dose de calmants avant un achat onéreux tout en l'accompagnant d'une petite auto-propagande du style « j'ai les moyens, je peux me le permettre ».
En réalité à ce stade le phénomène de luxure est amorcé et il sera très difficile de l'interrompre avant qu'il n'aboutisse.

Au cas où on me demande la bonne crainte qu'on peut ressentir est celle de la peur de la perte de l'équilibre. Celle-là est une peur constructive, qui donne le trac. Elle peut se faire contrecarrer aussi, car c'est avant tout une peur et souvent il y a des réflexes qui veillent. Dans ce cas, bam, déferlement chimique, anesthésie mnémonique, et auto-propagande : « il suffit de tricher ».

Ce qui se passe dans le monde mental est similaire ; le monde mental c'est la planète terre prise pour un psychisme. C'est très pratique de faire cela et je suis content d'avoir été parmi les premiers à y penser (mais bon).

Le monde réel est indéniablement « dirigé » par des gens, ce qui en soi est illicite. C'est le système entier qui force cela, il faut bien qu'il y ait des plus riches, et dès lors, qu'ils tordent l'évolution du monde en faveur de leur activité professionnelle si distrayante.

Tout à l'heure j'ai pris l'exemple du gars qui sait ce que les gens aiment, et qui risquait de projeter sur eux son refoulé qui ressemble à peu près à la peur du vide.
A l'échelle mondiale c'est la même chose qu'on peut voir, une classe dominante pour qui la luxure est l'environnement naturel, ce qui est rattaché, à cause du langage, au sentiment de « pouvoir se le permettre », qui est chronique chez eux. Ils peuvent tout se permettre, ils sont vraiment entièrement libres, leurs enfants peuvent se développer le plus sainement possible (même si le résultat reste à évaluer) et en face, on a leur monde, à qui on envoie des messages, pour les motiver à acheter, et donc surtout à travailler pour eux !

Ces message c'est au niveau politique qu'on va les observer, on voit quelles sont les préoccupations des politiciens (qui savent ce que les gens veulent) et qui en plus peuvent se permettre de mentir allègrement, puisque c'est ainsi seulement qu'on peut obtenir des données fiables sur l'apathie mentale des peuples. (c'est la nature qui veut ça).

Et voilà comment la peur de la perte se traduit dans le langage du non-luxe, c'est le sentiment de sécurité. La sécurité est vraiment le maître-mot de notre époque, tout est sécurisé, mêmes les bananes, même tout.
Bien qu'inutile, inopportune, ou inappropriée, c'est la réponse apportée à tous les trucs qui sont « mal » dans le monde. Dès qu'une catastrophe arrive, la sécurité débarque. (là aussi c'est naturel comme truc). Mais quand même c'est douteux, et si on se le figure pendant une seconde juste pour rigoler, il est possible que cette lubie soit une émanation de la gente dirigeante, l'expression de leur projection dans un autre langage (qu'ils n'entendent pas) de leur névrose, ce qui les ronge, leurs craintes irrationnelles.

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La révolution ce sera donc aussi de prendre conscience que la parole n'est qu'adaptée au langage, mais que l'idée essentielle et subliminale, et qu'on peut garder à l'esprit si on sait comment l'ancrer dans la réalité, est universelle, et que c'est elle qui permet vraiment de se comprendre.

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