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Psaume 110906 : Nous ne sommes pas seuls

Déjà le « Nous » répond à la question mais il y a plus.
Résumé des épisodes précédents : l'humanité a évolué jusqu'à un stade où chaque individu avait à lui seul la même importance que tous les autres. Ensuite cela a été mésinterprété à cause d'un insuffisance psychoaffective ce qui tend à re-rendre le « nous » plus fort que le « je ».

Mais ça y est on en n'est déjà plus là !
Je est Tout et Tout est Je. Faire fonctionner ensemble Je et Tout n'est pas une mince affaire, en tous cas pas de celles qu'il faut confier aux égoïstes.

Le fait est que nous progressons, plus grâce aux réussites que grâce aux échecs (qui auraient toujours pu être évités), même si la progression consécutive à un échec n'est pas nulle, par la grâce du Tout.

Et nous progressons vers quoi ? A partir du Je arrive au Je-Tout, et être toujours Tout-Je ? C'est idiot ! (Mais si c'est idiot !) Partir et arriver seul n'est pas possible, on démarre à partir du Tout et on arrive au Tout, et c'est seulement dans les retranchements qu'il faut passer par le Je.

En fait le Je est la somme des coins et des extrémités du Cosmos, c'est totalement discontinu et inconsistant sans les lignes qui relient ces points, formant ainsi une surface au sein d'un volume.

Le Je que nous sommes est suivi, protégé, surveillé, voire contredit et remit sur le droit chemin par un Nous bien plus vaste que les lignes et les surfaces, bien plus grand que le Nous connu.

Le fait est que le Nous-Tout n'est pas à-même d'être perçu par un simple Je.

Quand on dort on en a un aperçu parce que quelques uns du grand Nous s'occupent de faire continuer les fonctions vitales du corps pendant que son âme s'est détachée comme à sa mort, et navigue, comme pendant sa mort, dans le grand monde du grand Nous.

Vivant et éveillé, logé dans son Je de sa journée, c'est le grand Nous qui reste en JE qui motive nos actions, formant des situations, qui s'ajoutent au grand Nous-Tout, et en modifie la substance de façon très notable, comme on peut s'en apercevoir dans les rêves.

Des fois on se demande dans quel grand Nous-Tout on est tombés, mais cela une seule bonne réponse permet de le corriger.

Parfois on prend des résolutions dans les rêves qui sont offertes à être appliquées dans la journée qui suit. Si on pense en terme de Je il est certain que la situation exigera de faire exactement le contraire de ce à quoi on était résolu, puisque c'est précisément ça le sens de la question, voilà l'avantage, voilà l'inconvénient, et le Je lui, ne considère que l'avantage et ignore absolument l'inconvénient, puisque celui-ci se déroule à l'échelle du Nous tandis que l'avantage s'applique au Je (qui n'est pourtant qu'une parcelle du Nous).

Mais seulement on sait, si on est conscient du Nous qu'il y a en nous, si on a eu le privilège de discuter avec ces accompagnateurs aussi nombreux qu'hostiles au dialogue, alors ç'en est fini du Je ; Je devient aux yeux de tous leur propre Je. Et précisément c'est en agissant de la sorte, enfin en étant motivé à appliquer ses résolutions à ces réalités-là, que commence ce (privilégié) dialogue entre le Je et le Nous.

Il est temps de considérer Je comme une part de Nous, car ce n'est que dans cette acception qu'il est légitime de faire briller le Je qui est en nous.

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