061210 7 min

évolution logique du système

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Sur le thème qui consiste à superposer la société humaine et l'entreprise (une société), il y a de nombreuses interrogations à étudier.
J'ai déjà amené l'idée que l'une étant le reflet de l'autre mais simplement dans une autre dimension, de façon à imaginer que si on trouvait une structure d'entreprise qui soit très rentable, ce système se répliquerait, et changerait le monde.
Avec en arrière-pensée l'idée que cette rentabilité est le fait d'une meilleure moralité, et donc une meilleure organisation.

Dans l'article "ils voudraient diriger le monde comme on dirige une société", l'air de dire "ils voudraient que tout soit aussi simple", ça partait quand même du principe que c'était une mauvaise idée de vouloir faire cela, quoi qu'en réalité il faille retenir qui sont ceux qui voudraient faire cela (les puissants) et donc (et surtout) l'influence de leur vision des choses.

En fait le titre de cet article peut aussi être dit de cette manière : "tout dépend de la vision qu'on les puissants sur le monde". Mais aussi ça pouvait faire croire que "comme on dirige une société" était forcément voué à l'exact et seule recherche du profit immédiat.

Mais ici on va faire l'exercice inverse, on va tout simplement faire observer une autre vision de l'entreprise, et à travers cela laisser entrevoir ce en quoi cela reste valable une fois appliqué à l'échelle sociale.

Avant d'en arriver là il y a une évolution intéressante de la prise en compte des coûts au fur et à mesure qu'une société grandit en taille et en puissance. Car logiquement, c'est à plus long terme que doivent être inclus les calculs pour l'amélioration du profit.
Par expérience, les giga-sociétés devraient finir d'elles-mêmes par préférer la prise en compte d'une recherche d'une rentabilité à long terme, et ainsi découvrir les joies de la sagesse.

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Finalement les grandes entreprises fonctionnent déjà et sans le savoir ou se l'avouer, principalement sur les fondements fonctionnels du communisme, à savoir la standardisation, la planification, la capacité de localisation de chacun des éléments...

Dit comme ça on projette immédiatement le monde Orwellien qui nous attend, d'ailleurs.
Mais en fait ici c'est pacifique, ça n'est pas accompagné de beaucoup de signification, c'est juste fonctionnel, et froidement ce qu'il y a de plus simple à faire.

En effet les ordinateurs les ustensiles de bureautique, les feuille de papier bref les outils de l'entreprise, quand ils sont applicable à plusieurs centaines d'employés, finissent logiquement par suivre cette voie : ces outils sont standardisés, numérotés, et classéifiés dans une échelle de mesure quelconque, utile aux calculs de rentabilité.

Bah ça c'est déjà du communisme, et si on devait appliquer cela à l'ensemble de la société, le calcul de "rentabilité" pourrait s'axer, par exemple, sur la minimisation des effets de la pollution.

Cela s'appelle un plan concret de rationalisation du savoir et des exigences du moment.

En fait ce serait une nouvelle strate au système (finalement social) humain qui est composé d'entreprises à but lucratif individuel, que de la chapeauter d'une organisation structurelle poursuivant un but concrètement salvateur des intérêts communs.

Et surtout il faut noter le plus important, le fait que l'organisation structurelle d'une société soit utilisée à obtenir comme profit ce que j'appelle un but concrètement salvateur des intérêts communs.

C'est à dire qu'en réalité entre les entreprises individuelles et l'entreprise collective, qui englobe toute l'humanité et lui impose des lois génériques et logiques, on a fait disparaître le projet de profit individuel pour un projet de profit collectif ; dont la vraisemblance du résultat ne peut être apportée que par un institut supérieur qui opère les mesures et les calculs de contrôle.

C'est à dire que pour un peu et en rêvant, le travail dans les grandes entreprises resteraient pratiquement les mêmes ; puisque la plupart des postes dans une grande entreprise sont voués au fonctionnement (technique, logistique, organisationnel) de l'entreprisse elle-même !
Sauf que le but poursuivit serait, par incidence, orienté par l'organisme lui étant supérieur dans sa hiérarchie : celui qui assure le bien commun et la pérennité.

Par exemple l'échelon supérieur ordonne "fin du pétrole", et du coup les orientation changent, mais globalement l'activité reste la même.

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En fait le grandes entreprises sont surtout des armées de techniciens entièrement disponibles et déjà organisés de la manière nécessaire à mener à bien ce genre de projet.
Comme je l'ai dit la plupart ne travaillent que sur des valeurs symboliques afin de participer à la maintenance de l'organisation de la société.

De là aussi on peut donner une définition moins figée de ce qu'est l'organisation d'une société, non pas un modèle figé sur lequel s'alignent les intentions, mais le résultat de l'augmentation en puissance d'une activité sociale, qui est en cours.

C'est le fait que l'activité organisée soit "en cours" qui explique comment elle est née, progressivement, et comment elle va évoluer, en créant une nouvelle strate hiérarchique, une nouvelle priorité pour l'ensemble du Groupe.

On ne peut pas par exemple arrêter le fonctionnement d'une organisation sociale, figer les informations sur ce que chacun fait, dupliquer cette méthode sur des volontaires dans cette expérience, et observer la remise en fonctionnement de l'organisation telle qu'elle a été mémorisée.
La nouvelle sera relativement inefficace.

C'est pour cela que j'insiste sur le fait qu'il s'agit d'une organisation "en cours", en vie, et que ce n'est qu'à partir de là qu'on peut faire progresser le niveau de préoccupation de ce qui émerge du fonctionnement de l'organisation.

Et du coup cela initie un nouveau clivage utile pour distinguer deux sociétés, la petite inclue dans la grande, autour de l'acceptation ou du refus, dans un cas ou dans l'autre, du concept de profit ayant attrait à la dimension qui ne le concerne pas (privé ou public).

Les sociétés de dimensions privées pourront prétendre être à la recherche d'enrichissement personnel, comme c'est déjà le cas, donc rien ne change.
Mais les sociétés dédiant leur activité au bien public, elles, se hisseraient automatiquement comme supérieurs hiérarchiques des sociétés à but privé qui sont concernées par ces préoccupation légitimes.
(les problèmes de financement de cela se résolvent par le système de la création monétaire rattachée à l'activité professionnelle)

Le seul fait de créer une société d'intérêt public suffira à la placer au rang de sociétés participant à l'amélioration de l'organisation sociale humaine.
La complexification de ce réseau d'entreprises donnerait lieu à un comité d'experts chargés des décisions les plus cruciales.

Les états seraient dépendants des directives d'une institution active et vivante chargée de protéger l'intérêt commun.

Il est notoirement assez évident que le comportement étatique actuel démontre clairement combien ils peuvent se montrer irresponsables et incontrôlables.
Que les dirigeants du monde soient incontrôlables, en soi, devrait suffire à impulser l'innovation de cette nouvelle excroissance hiérarchique.

Comme je l'ai dit, un document figé ne peut qu'avoir du mal à assurer à lui tout seul la sauvegarde et la préservation des droits humains fondamentaux. A chaque génération la lecture de ces textes se courbe davantage selon la moralité de l'époque.
Ils en perdent leur sens premier et moteur, qui fut plus proche d'une inspiration que d'un puéril esprit de révolte.

Tandis qu'une organisation en cours d'activité, fruit du savoir-faire acquit de l'organisation sociale et de l'augmentation légitime de la zone de préoccupation qui en découle, serait bien plus à-même de rivaliser avec les collaborations étatiques à but lucratif à court-terme.

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