061117 16 min

A quand la deuxième Démocratie, put1!

(En rapport avec BAGAGISTES DE ROISSY : UN RACISME D’ETAT ! et avec l'émission tv politique du 61116 au moment des primaires socialistes)

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# Le voile devant les yeux

Quand un gars veut que le port du voile soit strictement interdit, j'en ai des frissons dans le dos.
En tant qu'intellectuel je veux dire.
Cela va à l'encontre de toute logique.
D'ailleurs c'est facile à démonter.
Même si ce que ça sous-tend, c'est que la discussion ne va pas être facile avec la personne qui se réclame de ce mouvement fasciste. Quelle immonde folie.

Mais bon, ok, pensons-y, désormais le port d'un tissu sur la tête est prohibé :

- Déjà on s'aperçoit que même si c'est non religieux, seulement décoratif, imaginons que ça devienne la mode, alors c'est aussi prohibé ?

- A partir de là (mécanique de la déviance, on se fonde logiquement sur un mauvais concept) ce n'est pas la religion qui est attaquée mais le tissu. Et dès lors, grâce à ce précédent, on peut légiférer sur la tenue vestimentaire. De là à interdire les jeans troués, il n'y a pas loin...
A une époque on en était pas loin, justement.
Les coiffures aussi, peuvent être visées. Par exemple porter des dreads peut être le symbole d'une appartenance au mouvement de libération sud-américain, eux aussi considérés comme des "terroristes" : qui est la façon dont on présente nos ennemis aux enfants afin qu'ils soient spontanément embrigadés.

- l'exercice de sa religion serait illégale. J'ai noté l'existence de l'expression "des lieux de culte islamiques clandestins et illégaux". Vraiment extraordinaire !
Donc penser à Dieu, ne peut se faire qu'en des lieux désignés, mais par malchance les lieux islamiques sont illégaux. En fait on pourrait dire que ça veut dire "Les Arabes n'ont pas à être croyants".

- Si on interdit le port du voile, est-ce valable sur toute la planète ?
Non, seulement en France. Mais alors qu'est-ce qui justifie, qu'en France il en serait ainsi et pas ailleurs ?
Comment, car il faut pouvoir le faire, désigner la condition qui autorise cette différence ?
En un mot : Pourquoi ?

Eh oui il n'y a pas de raison.
C'est pour cela que ces non raisons, dans la pure mode aristocratique occidentale post-coloniale, ces non raisons imprononçables sont piteusement dissimulées derrière des certitudes conformistes et rhétoriques.

Que ces raisons n'existent pas en vérité, apparemment la plupart s'en accommode. Et pourtant cette non raison paraît aux yeux de l'entendement collectif être une bonne et simple raison. Ils sont arabes, c'est tout et ça veut tout dire. C'est suffisant ! Allez !

La colère, la détermination, sont en vérité proportionnels à ce que l'obscur reste indicible et inexcusable.

# Une vision péremptoire qui explique tout

J'ai entendu Le Pen, qui existe encore parce que les gens le permettent, s'exprimer sur ses desirata post-éléctoraux.

La principale information à noter est la suivante, et cela est valable pour beaucoup de politiciens, ils n'ont de cesse de croire que leur seule, unique, et petite vision des chose aura pour devoir d'entrer en application immédiatement et partout dans la tête de tout le monde, illico.

Ce qu'ils pensent et comment eux seuls voient les choses, sera officiellement déclaré comme centre de la légalité.
J'ai vraiment le sentiment que tous autant qu'ils sont, ne cherchent que la jouissance de la domination.
Ils cherchent à créer le cadre légal dans lequel eux-mêmes, pourront être considérés comme parfaits et idéaux.

Leurs pensées, leurs façon de voir, leurs erreurs, n'auront pas à être discutées, seulement subies.
En un mot si vous voulez vous aussi vivre dans un monde confortable pour vous et vous seul, sans que ce que pense le reste du monde ne vous touche, alors vous n'aurez qu'a, vous aussi quand vous serez grands, devenir dictateur à la place de ceux-là.
"En attendant c'est moi qui commande" a été la devise de la Droite, de la gauche avant, etc...
Si on veut courber une politique dans un sens, c'est impossible, elle reste inflexible jusqu'à élimination de ceux qui en sont porteurs.

Le problème c'est les gens et le pouvoir uqui leur est donné.
L'importance de leur influence et la faiblesse du travail intellectuel cumulé.
Si on veut une société plus juste, soit ils doivent avoir moins de pouvoir, soit ils doivent produire un travail de meilleure qualité.

Cela est vraiment terrifiant. Voter pour quelqu'un c'est comme signer un chèque pour une politique qui sera rigidement suivie en unique fonction des désirata du seul président, dont la parole fera office d'évangile, et vaudra plus que d'autres gens qui seront des experts.

Dans ce système féodal royaliste, évidemment, ceux qui pensent pareil sont récompensés et ceux qui ne sont pas d'accord, critiqués, humiliés, rabaissés, uniquement pour cette raison.

Quand les puissants ne sont pas racistes directement (quand ils auront nettoyé éthniquement le pays pour qu'il soit conforme à leur vision de ce qui est idéal pour eux), alors on vient de le voir, le principe de discrimination pour raison illégitime et hâtive ne sera pas pour autant devenu inactif...

C'est encore la même gégarité qui est à l'oeuvre quand les copains de Sarkozy expriment l'idée suivante "il est dans mon camps donc bien sûr je suis pour" et inversement - car pour eux les choses sont simples - "il n'est pas dans mon camp donc, bien sûr ! que je ne le défendrai pas".

Ce "bien sûr!" est comme un clin d'oeil sportif, cocasse, un aveu parlant de ce que l'orateur n'a pas à avoir honte de lui-même, car après tout, c'est comme ça que sont les choses, celui qui pousse le plus les autres arrive le premier et à ce moment-là il se dit qu'il l'a bien mérité.

Entre autosatisfaction délirante et illusion dangereuse, c'est la mentalité des gens qui est trop faible pour permettre qu'un quelconque pouvoir ne soit accordé à quiconque.

Je ne sais pas, peut-être dis-je des bêtises,
mais de la même manière que les travaux laborieux sont injustement toujours les moins rémunérés, alors qu'ils devraient l'être le plus,
en terme de pouvoir il me serait apparu logique que plus la fonction a une grande influence sur la vie des gens, plus cette fonction doit être exercée par un nombre croissant de gens compétents pour statuer.

C'est quand même incroyable que sous prétexte que monsieur Le Pen devenu président de la république de France (surtout dans ses rêves délirants), son opinion inculte dans les domaines de l'éducation, du marché du travail, bref toute sa politique soit fondée sur les impressions qu'il a, et les idées névrotiques et chroniques qu'il s'en fait, et qu'il ait ainsi le pouvoir de mettre en oeuvre sa folie, réduisant au silence ceux qui voudront prévenir les catastrophes qu'il refusera de voir venir.

Pareil, si tous les pays du monde refusaient l'immigration, alors quoi ? Toute circulation serait interdite, toute circulation culturelle aussi, et on sentirait forcément venir les guerres où les gens refusant de se connaître les uns les autres, car devenus incapables de le faire, camperaient sur leurs visions étroite du monde, dans l'idée que, comme toujours, si on veut dormir tranquille, c'est le camp de Sa vision des choses qui doit l'emporter.

Encore plus incroyable, comment est-il acceptable que quiconque continue de proposer des idées quelconques pour obtenir un résultat, le fasse, parfois depuis des décennies, sans être capable de présenter le moindre bilan prévisionnel de l'avancée des résultats escomptés ?

Sans avoir expliqué à quoi ça tient, comment s'articule la relation qu'ils mettent en évidence, entre immigration et chômage ?
Toutes ces choses compliquées sur lesquelles il faudrait travailler pour extraire des présomptions évaluées mathématiquement, ne sont rien d'autre que de vagues approximations qui sont sensées tomber sous le sens ;
et dont l'adhésion signifie la familiarité de la mentalité, et donc la grégarité.

C'est juste un appel à des copains, comme un blog de jeune qui plaît ou ne plaît pas, afin de se faire des copains qui sont dans le même courant artistique.
Ça n'est pas plus élaboré que ça.
Ce qui est défendu, ce ne sont pas tant les prétextes qui unissent ces gens, que leur défense de leur grégarité.

De nos jours on pourrait ibtenir des arguments rationnels avec l'aide de modèles informatiques, mais en ce qui concerne le nazisme (préférence identitaire pour "les siens" voulant dissocier ceux-là de ceux qui sont "non semblables") ce n'est même pas la peine de s'embêter : Depuis le début le rapport fait entre économie et immigration, est un mensonge éhonté, uniquement un défouloir pour névrotiques.

Et aussi visqueux que soit ce qui lie ces gens entre eux, ça continuera a avoir plus de valeur qu'une démonstration même rigoureusement scientifique.

# De la croyance incertaine à la connerie inéluctable

Normalement le système économique doit fonctionner quel que soit le nombre de personnes qui y participent ; et normalement, le seul fait qu'il y ait beaucoup de monde devrait faire qu'il y aurait beaucoup de travail.
C'est sensé être mathématique, dans le sens de 1+1=2.

Eh oui, bien que ce soit une utopie surpassant toute raison, ce que je viens de dire est exactement l'idéal capitaliste en lequel tant de ces politiciens croient - font croire - ou s'appuie sur cette croyance.

Eh oui en effet, quand la population augmente, le nombre d'emplois ne peut augmenter d'autant, pour nous aujourd'hui c'est logique car on connaît les principes de l'industrialisation.

Et donc de toutes les manières, le problème se posera quel que soit la nature de l'augmentation du nombre de personnes. Qu'ils soient arabes ou pas, croyants ou pas, n'y change rien ! C'est juste leur nombre qui est non inclut dans le fonctionnement du système économique.

C'est le système économique lui même qui n'est pas fait pour l'ère de l'industrialisation. Il ne peut fonctionner que dans le contexte où il est né, c'est à dire dans des petits villages isolés, qui font du commerce entre eux épisodiquement, mais qui chacun sont autosuffisants.

Aujourd'hui c'est impossible de revenir à cela. Une usine de traitement, fonctionne à l'échelle régionale, une entreprise de transport, à l'échelle nationale et internationale, une usine de téléphones, n'a besoin d'être centrée qu'à un seul endroit sur toute la surface du globe, etc etc...
En un mot c'est un peut partout qu'on trouve les composants consommables par tout le monde.

Naturellement, les concentrations de productions ont pour but de réduire les coûts, homogénéiser les produits - créer des standards de compatibilité entre eux, que ce soit pour les assembler ou les acheminer... optimiser, réduire les coûts....

C'est impossible d'isoler une portion du monde pour qu'elle retrouve le cadre idéal au capitalisme, et de croire qu'elle va continuer à profiter des bienfaits d'une sérialisation (globalisation), puisant en tous lieux ce dont elle a besoin comme composants, et ayant ainsi réduit les coûts puisque la production est centralisée.

On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Le système économique n'est pas adapté à l'industrialisation.
Dès le départ de l'industrialisation, il s'était d'ailleurs agit de se lancer dans le communisme, c'est à dire l'ère de la mise en commun (il ne faudrait pas l'oublier : c'était un réflexe naturel).

En fait c'est du communisme que les grandes industries mettent en pratique en intégrant des concentrations d'industries qui sont toutes clientes l'une de l'autre, qui fonctionnent en synergie, et qui standardisent les chaînes de production.
Le but c'est d'optimiser les coûts et la compatibilité.
Quand on y pense, les OGM c'est un délire extrêmiste du communisme, comme si la standardisation était devenue une religion qu'on appliquerait partout en raison de ses bienfaits prévisibles.

Mais pendant ce temps, les gens du peuples eux n'ont pas droit au communisme (on leur dit que c'est mal, sale, qu'il ne faut pas le vouloir), ils ne peuvent rien acheter en groupe, seulement des portions individuelles, ce qui leur coûte extrêmement cher.
Ce qui crée un léger problème : il faut éliminer la moitié des humains vivants pour que ce système continue d'exister.
Problème qui peut être rapidement résolu. D'ailleurs l'affaire est en cours d'exécution. Je dis ça au cas où certains ne s'en seraient pas rendu compte.

Croire pouvoir résoudre une question aussi complexe avec la baguette magique de l'élimination de l'étranger qui pue, c'est à dire tout en se faisant plaisir, est une incroyable ingénuité.

# A quand la deuxième Démocratie, putin !

Une phrase de Le Pen : "Je ne veux pas voir les mosquées fleurir dans mon paysage, millénaire".
C'est ainsi qu'on observe la démence du propos. Il ne s'agit pas tant de débattre sur la fausse piste vers laquelle la candide observation ne peut qu'aboutir, que de faire remarque que finalement, son opinion, tant qu'il n'est pas président on s'en moque, elle n'a aucune valeur, mais si soudain il l'était, alors aussitôt, quoi ? On démolirait celles existantes ?

Tout ça parce que dans la vision du maître, il en sera ainsi et pas autrement ?
Que dire quand Sarkozy parle de prévention de la délinquance ?
Pourquoi les psys, éducateurs, et puériculteurs n'ont-ils pas rempli la responsabilité qui leur incombait de s'ecxlamer que chacun sont boulot !
A quoi ça sert d'étudier autant, de faire des avancées aussi décisives dans la compréhension du psychisme, si c'est pour qu'à la fin un sombre connard qui ne s'y connaît pas plus que monsieur-ytout le monde donne son opinion abrutie et inconséquente, et que celle-ci devienne une loi ?
Pourquoi n'ont-ils pas tout simplement argumenté avec la plus évidente des raisons, selon laquelle ça va avoir le contraire de l'effet escompté ?
Et ce, tout simplement parce que "la délinquance" ça n'existe en l'état que dans l'esprit d'un adulte, tandis qu'un enfant, lui, il essaye, il se demande, "en quoi le mal est-il mal ?"

Pourquoi on ne confie directement pas la tâche de décider sur ce qui requiert une compétence à ceux qui l'ont ? Pourquoi ce serait l'opinion d'un seul tortionnaire qui serait prioritaire ?
Psycho-analytiquement : celui qui fait ça ne fait que chercher inconsciemment à tester pour voir s'il a raison, mettant en oeuvre le rejouement d'un échec qu'il aurait vécu pendant l'enfance...

Ethiquement, il ne s'agit jamais de rien d'autre que d'un dictateur, puisque son opinion est illégitime et insuffisante, contre-productive, et qu'elle met en danger la société.

Ils peuvent rire les autres politiciens qui croient que je ne parle que des fascistes, mais ils sont pareil.
Aucun de tous ceux que j'ai entendu dans ma vie d'homme libre et conscient, n'a jamais semblé ne serait-ce qu'une seconde être conscient du fonctionnement de sa propre conscience.
Tous se croient eux-mêmes fermement, tous aiment s'écouter et se disent, après avoir répondu des choses impensées, qu'ils ont bien aimé ce qu'ils se sont entendu dire.

C'est aussi assez incroyable qu'il ne se trouve pas de gens proches, autour, pour leur dire que leur vision n'est pas unique, et donc de ce fait, pas universelle.
Que bien sûr, si elle paraît parfaite à leurs propres yeux, c'est uniquement en raison du fait que le psychisme se reconnait lui-même dans ce qu'il produit, donc "ça colle", mais quand c'est quelqu'un d'autre qui le produit, cette réflexion n'a qu'une valeur estimable qu'en mesure de la crédibilité qu'on lui délègue...

Comme si "la raison" était une chose obscure et confuse, à laquelle on ne pouvait se fier que si on avait prit l'habitude de s'y fier, ou - c'est plus de notre époque - si les autres gens ont l'air eux aussi d'être d'accord avec cela.
Dans ces cas, voilà ce qu'on appelle "la raison", voilà ce sur quoi se fondent les décisions politique, dont je rappelle qu'elles sont toutes stériles et sans effet depuis de nombreuses années.
Et pendant ce temps, comme si elle était à l'abandon, la civilisation se désagrège.

Ce qui mènera à la deuxième révolution, le moment où on dira Fuck à tout le monde, les laissant sur le carreau avec leur système à endettement perpétuel, et où le pouvoir sera réorganissé rationnellement dans un but d'efficacité sociétale.

Dans la prochaine Démocratie, le pouvoir sera multiple et coopératif, dispersé dans les différents instituts scientifiques professionnels, dont les émissaires formeront le conseil général présidentiel.

Ainsi déjà, au moins, ce ne seront pas toujours les mêmes têtes de con qui seront sensés avoir réponse à toutes les questions de société, à eux-seuls, mais à des gens dont c'est le métier, et qui l'étudient scientifiquement depuis de longues années.

Parce que quand un travail est scientifique, alors on n'a plus besoin de se demander si il faut faire un référendum
(en proposant qu'un choix arbitraire soit fait entre plusieurs solutions préalablement mises en place par le pouvoir lui-même)
ou si la mentalité du chercheur a une influence sur ses résultats.

On sera débarrassé du culte de la personnalité, poison égocentrique qui mène le monde au chaos.
Mais peu importe ça ils refuseront de s'en croire responsables, les politiciens de la première démocratie, pour eux, seules les conjonctures favorables servent de preuve à l'efficacité de leur pensée-magique.

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Je suis assez outré que les politiciens aussi arrogants que ceux que j'ai cités, avec leurs citations que j'ai reprises, semblent n'avoir pour seul objectif que la victoire de la pérennité de leur pensée approximative et sectaire, afin de lui affecter une plus grande crédibilité.
Je veux dire aussi que ce sont les gens, tous les gens, qui participent à cela, dès lors qu'ils croient, uniquement se fondant sur la tonalité de leur voix, que leur conviction est d'ordre scientifique et inéluctable, alors qu'elle n'est et ne peut être qu'un délire paranoïaque sectaire.

J'espère vraiment que la première République de la deuxième Démocratie pendra en compte le fait essentiel, légitime, et strictement logique que ce n'est pas à un président ni au Système de décider ce que doit être et comment doit être la vie des gens, ce qu'ils veulent planter, porter, ou croire, mais plutôt exactement l'inverse, qu'ils fassent leur vrai boulot, qui consistera à adapter le système de façon à ce que les gens puissent faire ce dont ils ont librement envie.

Dès lors, parler de Démocratie aura un bien meilleur enracinement logique.

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