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confus relativisme

L'entité capitaliste n'a pas conscience du mal qu'elle inflige à ce dont pourtant elle dépend : le facteur humain.

Elle prend la vie des hommes et pollue son alimentation car de son point de vue cela n'a aucune valeur, cela n'entre aucunment dans son calcul.

Admettons que dans un monde honnête le capitalisme ait une chance, en prenant en compte des valeurs qui ont une influence sur le long-terme, d'être un bon système, il n'empêche que l'activité qui profitera avec le plus de succès du système capitaliste seront ceux qui feront abstraction des conséquences sur le long-terme, c'est à dire les brigands.

En fait clairement le système capitaliste crée une concurrence faussée entre les gens honnêtes et soucieux deu processus de la vie, et ceux qui recherchent le profit immédiat et inconsidéré, en donnant toutes les chances de succès au premier et aucun au second.

De la même manière que lorsqu'on fait rivaliser un système alternatif (travail non déclaré) avec le système officiel, où ce qui est illégal se montre aussitôt le plus avantageux, eh bien si on oppose des entreprises polluantes et dangereuses à d'autres qui voudraient se montrer extrêmement soucieuses de cela, dans ce cas aussi il n'y a pas d'hésitation pour conclure ce qui est le plus avantageux.

Alors qu'avec un autre système tout pourrait s'inverser brutalement, ce serait de greffer le plus grand nombre possible de sociétés subsidiaires garantes du respect de la vie qui, d'une part, créerait beaucoup d'emplois, et d'autre part garantirait l'avantage en terme de concurrence.

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A travers la démocratie le subconscient collectif a poussé les gens à apprendre à penser à l'unisson.
La démocratie, ce n'est qu'un jeu, un entraînement, une méthode qui est destinée à devenir obsolète.

Cela tient de la seule froide logique. C'est intéressant de mesurer ses limites.
Il n'y a plus d'idéal démocratique quand la manoeuvre consiste seulement à utiliser la méthode démocratique mais que les contextes, oppressions, manipulations, ont une grande influence sur les choix de chacun.

Par exemple il est certain que si les candidats à l'élection présidentielle étaient inconnu, et que le gagnant serait celui pour lequel le plus grand nombre de gens auront voté sans concertation (pour une autre règle) cela serait très étrange qu'il y ait un tel unisson, autour de principalement deux challengers.
Si il devait y en avoir 3 au deuxième tour, peut-être que ça changerait aussi les scores.

Bref cette démocratie n'est qu'une manière d'obtenir une équité satisfaisante.

Mais il y aurait bien une autre méthode pour parvenir à cela, nettement avantageuse.
Par exemple on pourrait établir que l'équité satisfaisante est garantie à 100% si un choix politique est rationnel ; qu'il tende vers un objectif en mesurant ses progrès.

Si la méthode politique, au moins, était un tant soit peu scientifique il n'y aurait pas même à tergiverser sur la carrure de l'un ou l'autre.

Ainsi il est compréhensible qu'on puisse dire qu'en toute logique le principe de démocratie, portant ses fruits, est destiné à muter.

L'important n'est pas l'attachement qu'on a envers une méthode, mais la poursuite de sa raison d'être avec de meilleures méthodes.

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Pour le peu que ça apporte, ce terme de concurrence, cela ne va plus tarder pour qu'il se dissolve de l'esprit des humains.
La fonction "dérèglement climatique" possède cette propriété, pour que les concurrents qui se battent jusqu'à la mort s'arrêtent une minute et essaient de se rappeler pour quoi ils se battent ?

Que les pays se fassent la guerre pour conserver auprès des autre la sensation de supériorité conféré par leur armement nucléaire à but dissuasif, selon toute évidence, va bien finir par apparaître à l'esprit du plus grand nombre comme étant un jeu puéril et futile, déraisonnable, instinctif et improductif.

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Cela n'était pas le cas il y a trente ans mais, bonne nouvelle, aujourd'hui avec l'informatiquee on peut arranger tout ça.

Ce qui compte c'est la juste répartition des tâches et des ressources.
Ce seul leitmotiv aurait de quoi mobiliser des milliers de personnes rien que pour la planification.
Toutes ces informations devraient être coordonnées et la mission reviendrait à chacun de faire respecter les droits et libertés qui lui semblent légitimes dans leur spécialité, agir directement sur le législatif, dont la portée se résume aux systèmes informatiques d'attributions.

La loi elle-même est promise à une mutation de grande importance, en se complexifiant et se simplifiant à la fois.
En effet, une loi est toujours relative, donc générique dans sa formulation, mais à une distinction-capitale près, c'est que son application, elle, n'a pas à être "relative" c'est à dire uniforme, la même pour tous.

Ce serait un sacrée avancée que de distinguer les lois simples et relatives, comme des théories, et les lois nombreuses et modulaires, qui sont en fait des projections de la ou des lois-maîtres sur des cas réels.

Ce qu'on appelle aujourd'hui la jurisprudence serait en fait toute une strate législative, sur laquelle les citoyens auraient un pouvoir d'action direct, sans passer par des politiciens qui travaillent sur des choses relatives.

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