061112 10 min

Un détournement de l'énergie de la crainte du futur

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Les choses changent et parfois il est temps de reconsidérer ce qui est à l'origine de ce qui nous a mené là...

Un détournement de l'énergie de la crainte du futur

Toutes ces questions sans réponse sur un futur qui est promis, pour l'instant, sans électricité et (donc) sans eau pour 3/4 des gens habitants de la planète.

Au lieu de s'attaquer au problème, comme c'est trop compliqué comme d'habitude, n'importe quoi sert de catalyseur pour défouler cette énergie inutilisée.
Comme des connards.

En premier l'Europe a coupé les vivres à la Palestine en raison du fait que le gouvernement élu démocratiquement était potentiellement terroriste.
Cela n'a fait que justifier les actions criminelles d'Israël qui se fondaient sur cette crainte du terrorisme pour activer une meilleure détermination dans son entreprise d'annihilation lente et méthodique.

Annihilation qui a un rapport subconscient avec la crainte du manque de ressources (=instinct primitif qui renvoie au racisme).
En effet (je pense que) dans une société d'abondance le racisme serait bien moins virulent...

Ce qui est vraiment flagrant à maintes reprises c'est que les forces offensives font dans la réalité ce qu'ils craignent que leurs ennemis ne finissent par faire, et malgré cela ils continuent de les accuser d'être (des) dangereux.
Ce qui les pousse exactement à commettre ce qui est initialement craint.

Cette notion de rétrospective est très importante, car c'est exactement ce qui fait qu'un argument/comportement peut être qualifié d'injuste/sadique.
dans une relation duelle où le plus faible doit devenir le complément de la maladie mentale du premier.

C'est dans ce cadre que je situe la toxicité d'une relation avec un tortionnaire, puisque le psychovirus tend à se propager.
Cela n'est pas sans fondement, maintenant on le voit (pour ceux qui auraient refusé de e croire) c'est aussi ce qui s'est passé entre les nazi et les juifs, une transmission de la maladie mentale, qui resurgi aujourd'hui ; exactement dans les mêmes circonstances.

Existe-t-il une meilleur définition de l'injustice, que d'agir par crainte (qui est le contraire d'agir rationnellement) ?

Pourquoi l'injustice est-ce mal ?
Comme le nazisme ? Juste parce que le mot sonne mal, ou pour des raisons rationnelles et faciles à démontrer ?

Les néonazis, sont ceux justement qui réfutent d'être des nazis, parce que ça sonne mal, alors qu'ils le sont dans les faits.
Souvent les dictateurs sont des religieux contrariés. C'est ce qui arrive quand la pression sociale l'emporte sur l'équivalent de l'autodétermination à l'échelle individuelle : la liberté, la reconnaissance de soi-même.

"Antisémite", c'est sensé sonner mal et donc ce serait sensé justifier le rejet brutal et immédiat de tout ce qui y serait rattaché.
Vouloir procéder de la sorte et s'attendre à ce que ses interlocuteurs résonnent de la même manière, c'est à dire non rationnellement mais émotivement, c'est exactement ce que j'appelle propager la maladie mentale, ce qui se passait aussi du temps des nazis.

C'est une violence psychologique, qui si elle n'est pas acceptée, est forcée d'être acceptée, car on se situe dans une entropie (dégénérescence) de la raison ; de la capacité à raisonner = combiner des facteurs contradictoires.

Mais sans pouvoir s'en défendre, c'est difficile de s'y opposer, à part pour de vagues questions de morale.
Pourquoi la morale est-elle utile ?
Vous allez bien finir par le savoir si vous ne le voyez pas (je parle aux politiciens qui s'amusent à récupérer ce genre de petite remarque dans leurs discours oisifs et prétentieux).
En tous cas elle n'entre pas en ligne de compte dans ce qui modifie le système social ces temps-ci ; et évidemment, ça crée encore plus d'entropie sans que les dirigeants n'aient l'air d'y comprendre quoi que ce soit.

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Ce qui arrive est de la folie pure et simple et il n'est pas nécessairement besoin d'attendre que ce soit raconté avec le recul de l'histoire pour s'en rendre compte.
Le temps ne fait que faire apparaître l'utilité des fonctions qu'on a déjà sous les yeux mais qu'on utilise pas ; l'augmentation de leur nombre dépend en fait de la quantité de réflexion effectuée.

Ce qui permet d'observer, toujours le plus rigidement logiquement du monde, que la quantité de réflexion stratégique à l'échelle mondiale est encore vraiment très faible.

Les erreurs dont sont capables les dirigeants sont énormes.
C'est pour ça qu'au delà d'une certaine limite ça passe pour soit intentionnel (théorie de la conspiration planétaire), soit maladif (théorie de la civilisation immature).

Quand on reproche au Hezbollah de se fournir en armes auprès de l'Iran, c'est sensé suffire pour décrire la raison de la colère. A aucun moment cela n'est comparable au fait qu'Israël soit équipé par les états-unis et la France.

Si le Hezbollah avait ses propres usines et se fournissait nulle part, la même crainte invisible subsisterait, ce qui prouve que le support de la crainte n'a rien à voir avec la crainte ; et qu'éliminer ce support physique, ne résout pas ce qu'il symbolise seulement.
Toute cette crainte, ce "terrorisme" (je le redis tout le temps, je sais) c'est un terreur ressentie par un être affecté mentalement (l'occident).

Lire aussi sur le voile islamique:
islamofascisme
La terreur existe, ça c'est sûr. D'ailleurs ça fait peur de voir où ces terrorisés croient que se trouve l'origine de leur terreur. Ça fait peur d'assister à autant d'immaturité et de colère qui ne tolère aucune tentative de la raisonner.

Ce qui est sous-jacent dans la première relation Iran-Hezbollah, c'est qu'un méchant s'approvisionne auprès d'un encore plus méchant supposé, ce qui promet qu'il le devienne a son tour.
Ce genre de sous-jacence, qui fait partie de l'entendement collectif, est fait pour demeurer obscur et inexpliqué, en arrière-plan, impossible à remettre en cause, effrayant, et surtout : moteur de l'action et même générateur de la perception (à leurs dépends).

En plus ça consolide les liens sociaux si les gens sont d'accords sur le principe qui consiste à ne pas remettre en cause et puis se servir de la crainte pour mener à bien les activités auxquelles ils sont accoutumés.
En bref l'adhésion au mouvement anti-terroriste est aimanté par la volonté de former un groupe social cohérent et de réitérer ce dont on a le plus l'habitude, même si du coup c'est préjudiciable.

Quand les USA font tester leurs nouvelles armes "propres", "précises", par les belligérants, comme ce sont des pays riches où les rues sont propres elles aussi, cette fois cela ne fait référence à aucune sous-jacence implicite qui aurait un sens quelconque.

Cela n'évoque rien, il n'existe pas de référence pour signifier ce que cette activité dissimule ou nous prépare pour l'avenir. Bref c'est clean. C'est légitime, c'est du commerce.

Donc on a deux situations identiques, mais des raisons qui sont quasiment de l'ordre de l'inexplicable et du ressenti, qui sont issues du contexte et de l'entendement collectif (chose facilement manipulable), font que ces deux choses ne sont pas du tout les mêmes ni comparables dans les esprits.

Et ne voyant pas son erreur et en insistant, il se passe que ce que la plupart est incapable de voir à un moment fini quand même par se densifier au point d'éclater à la figure. C'est l'inéluctable marche de la vérité.

C'est pour cela que je peux parler de folie, si soudain un paramètre qui a une importance énorme finit par s'avérer ne pas avoir été utilisé dans la réflexion.

De condamnable moralement, (même sans autre argumentation possible) subitement l'activité belliciste va devenir condamnée directement.
Et cela est purement logique et prévisible.

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Car voilà que le gouvernement d'Israël se dote d'un stratège militaire qui revendique, par ses visions, son dévouement au fascisme et à l'extrême droite.

Dès lors, je ne sais pas si vous avez remarqué et c'est pourquoi j'écris ça, Non seulement on a interdit et puis étouffé le Hamas pour obtenir sa défaite en raison de craintes infondées, on l'a accusé de fasciste tant qu'à faire, même le peuple (manipulé) a fini par se retourner contre lui,
et en face de cela on a Israël, ouvertement fasciste et raciste, génocidaire, mais sans qu'il n'accepte de l'entendre, (de la famille des villes propres et angulaires) répondant par plus de violence à chaque fois... se dote soudain d'un véritable nazi au sein de son gouvernement.

Cela n'évoque-t-il toujours aucune crainte ?
Cela ne rend-il pas plus apparente la méprise initiale ?
L'injustice ne devient-elle pas démontrable ?

Le peuple de la Terre rejette-il assez rigoureusement ce qui est immoral pour se défendre de cette malheureuse tournure historique ?

Comment se fait-il que le névralgique de la peur-motrice (leur raison d'agir) continue de pointer du doigt ceux qui sont en fait les victimes des crimes ?

Le plus grand crime n'est-il pas, en voyant la désagrégation d'un peuple vieux de 7000 ans, le manque de considération et d'empathie ?

Et enfin, ce crime ne promet-il pas un retour de bâton absolument prévisible, tellement prévisible qu'il était même l'objet de la crainte, le terrorisme ?

(subsidiaire : et comment on va la faire notre révolution alors ?)

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A peine entre-t-il au gouvernement (Liebermann), que le premier massacre massif a lieu à Beit Hanoun. Normal puisque c'est ouvertement son projet, il trépignait d'impatience de le mettre à exécution en voyant la lenteur de l'ancienne méthode, obligée de mentir et de dissimuler.

C'est alors que, modestement, n'étant pas mêlé aux petits business entre politiciens (qui ont des têtes de mafieux) je pose la question :
Qu'est-ce qui est le plus dangereux, la "menace terroriste" ou bien l'extermination bien réelle d'un peuple par de véritables nazis ?

Ne serait-ce pas plutôt Israël que les gouvernements devraient boycotter, et dont ils devraient se méfier ?

N'est-ce pas Israël qui est une colonie illégale et non reconnue ?
N'est-ce pas Israël l'état spécifiquement religieux, qui est profondément mu par des motifs qui ne sont que des interprétations de textes bibliques ?

je ne sais pas si ça l'est, mais ça devrait être illégal. (ça ne peut que l'être)

C'est quand même incroyable...

En tous cas il est clairement prévisible que si, maintenant qu'Israël est configuré comme ça, le centre névralgique de la crainte ne se déplace pas vers ce qui est véritablement moteur de la haine, il faudra passer d'autres étapes encore plus graves et dévastatrices pour "guérir" cette hallucination meurtrière.

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Sans oublier que depuis le départ, toute cette activité est due à une crainte du futur qui est impossible à résoudre sans se faire douleur à soi-même de changer sa façon de voir ce que devrait être un société humaine vivant en paix.

Il est certain que si le capitalisme était capable de permettre d'atteindre cet objectif, toute l'énergie serait consacrée à utiliser les moyens mis à disposition par ce capitalisme.

C'est à dire qu'en raison de a réalité observable des guerres injustes, du mensonge et d la folie étatique, il est conséquent que le système capitaliste et ses routines sont insuffisantes pour résoudre les principales angoisses quant à notre futur.

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Ce qu'il faut faire

Comme dans le cas d'un enfant obsédé par un jouet désuet et dont il tarde à se défaire, l'obstination fasciste qui prend forme d'acharnement stratégique et génocidaire peut très bien être détournée facilement et rapidement.

Faire tourner le regard ailleurs, c'est aussi et pourtant la technique du manipulateur qui agi sur les foules, mais là, ce serait une méthode de guérison.

Ce n'est que de l'énergie.
La pensée est plus forte, car elle la génère.
Là où l'énergie de ces politiciens devrait s'orienter rapidement, ce sont les questions de survie à long terme et donc, de morale.

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