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Je rêvais d'un autre monde (3)

3. Les objectifs évolutifs

La question de fond, c'est qu'il s'agit (de faire comme les capitalises sociaux en fin de compte) de contrecarrer par avance les velléités qui condamnent la vie sur notre planète. (quand ce sont les capitalistes, eux ils contrecarrent par avance les velléités qui condamnent leur us et coutumes).

Ceci n'est pas une parole en l'air, quand on sait que toute la pollution de la terre est condamnée à aller se faire filtrer par notre foie, l'être humain est placé par la nature comme un filtre écologique qui doit engouffrer toute la pollution qu'il a semé. Ensuite on brûle les corps, et ainsi la pollution ira en diminuant.
Ah mais oui mais il fallait y penser avant.

Et pour faire cela il faut placer son esprit dans l'axe du créateur de toutes choses, ce celui qui innove et qui fait abstraction des freins et des obstacles qui habituellement empêchent de penser à des évidences pourtant flagrantes. C'est cela, « le monde meilleur » dont se proclament les aficionados de grands slogans sans pour autant se donner la peine d'y réfléchir.

Et dans ce domaine, il y a énormément de choses à faire et à créer.

En fait, il y a tellement d'oeuvres à créer, tellement d'énergie à consacrer à ce plan de réforme du système social, tellement de temps et de discussions à avoir, que 7 milliards d'individus bien portants et bien éduqués y suffiraient tout juste.

Si vous voyez ce que je veux dire...

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Il y a tellement de chantiers à mettre en oeuvre, de règles et de lois à faire sortir de terre, d'idées grandioses de simplicité à découvrir subitement au moment où on s'y attend le moins, en plus des problèmes de petite comme de grande échelle à résoudre, ainsi que toutes les lois des systèmes à assimiler afin de s'assurer de la cohésion des fonctionnements harmoniques, que la tâche peut sembler impossible à faire, à moins d'attendre deux ou quatre mille ans.

Mais :

Quand on découvre une nouvelle source d'énergie électrique,
quand on découvre un nouveau moyen d'économiser 90 d'eau potable (tout bête et très simple),
quand les effets toxiques et cancérigènes des produits de consommation courante arrivent à être révélés au public,
quand on découvre les océans de plastique qui s'effrite en particules fines qu'on retrouve ensuite dans toute la chaîne alimentaire et qui vient ensuite terminer sa course dans le foie du dernier des prédateurs, l'homme,
quand la conscience collective admet finalement la réalité de faits qui étaient pourtant prédits avec soin par les moins écoutés et plus intelligents,
...
avant même de chercher à parler d'évolution de la société,
il conviendrait peut-être de s'accorder un moment pour réfléchir à cela et oser se demander brutalement :

POURQUOI n'y a-t-on pas pensé avant ??

Et si on avait pris en compte telle et telle information plus tôt, si on avait découvert tel procédé ou telle technique plus tôt, combien de maux auraient été économisés ?? (même au sein d'une société dont le but est d'amasser du papier-monnaie, ce n'est pas une question futile).

Et si on n'avait pas assassiné, rendu alcoolique et traumatisé les génies qui auraient pu avoir ces idées il y a décennies ?
Quelle tête font les gens habituellement quand on leur dit quelque chose qu'ils entendent pour la première fois ?
Je veux dire, avant même de se mettre à espérer un « autre monde possible », observez une seconde les autres mondes manqués !

Ils sont colossaux, fantasmagoriques. Et quelle erreur a été répétée encore et encore ?
Eh bien c'est vous, c'est de votre faute, personnellement et collectivement, c'est de votre faute à tous, si vous n'avez même pas eu le courage de vous arrêter une seconde dans votre vie pour penser patiemment, indépendamment, et avec votre propre esprit, aux solutions et aux actions qui auraient conduites à produire dès aujourd'hui un monde meilleur.

Ah mais a pour ça, pour ce qui est de culpabiliser les peuples abasourdis par des journées de travail harassantes qui ne laissent plus une seconde pour réfléchir aux choses importantes, ils sont très forts, nos politiciens ! Surtout quand ça leur permet de rejeter la faute sur les autres alors pourtant qu'ils sont les seuls aux commandes.

Alors comme ça maintenant, l'écologie c'est une question de responsabilité individuelle, et on vous invite cordialement et sur un ton cérémonieux et mystique à vivre comme à l'époque des cavernes, à utiliser des bougies plutôt que des ampoules, à éteindre votre ordinateur ! (sisi, il y a des gens qui le préconisent sérieusement !), à recycler vos déchets domestiques avec vos excréments afin d'y faire pousser vos propres légumes et ainsi, de laisser une emprunte carbone qui soit nulle ! (pour peu que ce terme ait une quelconque signification, la vie étant basée sur la chimie du carbone... alors que les arbres qu'on coupe le convertissent en oxygène...)

Mais par contre pour remettre en cause ce qui est responsable de 99 de la dégradation de la vie sur terre, de la famine, des guerres interminables, de la souffrance humaine, du poids insupportable qui écrase les consciences afin que jamais elles ne puissent penser par elles-mêmes, et de toutes les idées et de tout le travail qu'il y a à faire pour produire un monde plus juste, ça, ça reste du domaine de ce qui est catalogué comme étant utopique.

Ah Ah Ah qu'ils disent.

Et pourtant un monde bien meilleur pourrait déjà exister si eux-même n'avaient pas balayé du revers d'un rire carnassier les prophéties et les solutions qui découlaient de ces prophéties.

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Si on y pense une seconde c'est presque normal, naturel, logique, bon comment dire, c'est presque prévisible cette réaction à une innovation qui pourrait sauver la vie de millions de gens + ceux des générations futures.
Ce n'est pas seulement que ce poids est trop lourd et que chacun, prit individuellement, n'a pas la force de revêtir l'habit d'une personne historique, à côté de qui tous les autres passent pour des idiots (du coup),
c'est surtout que, pour tout système qu'on rénove, l'impact de cette rénovation perturbe tout le système dans son ensemble. "Perturbe" dans le sens où ça implique que beaucoup plus de choses qu'on ne se l'imagine doit s'en trouver modifiées de façon à ce que l'innovation soit harmonique.

On peut exprimer cela autrement, et plus simplement, quand une nouvelle invention apparaît, aussitôt son potentiel nous saute aux yeux, mais très vite, la réalité du système va restreindre de façon drastique les applications à cette invention.
Avec un exemple c'est plus clair : lors de l'invention de téléphone, les gens s'imaginaient déjà un monde tel qu'il l'est devenu, seulement une fois internet arrivé, grâce à'informatique.
On pouvait dès lors s'imaginer que tout le monde pourrait parler avec n'importe qui, que des haut-parleurs seraient constamment branchés entre le lieu de travail et le domicile pour parler avec sa famille. On pouvait s'imaginer un monde féérique, où les gouvernements du monde n'auraient plus jamais de problèmes de communication, et où les débats importants seraient menés 24 heures sur 24 tout autour du globe, toute l'année. On pouvait percevoir l'accélération extraordinaire de l'évolution de l'humanité poindre à l'horizon.

Mais ce n'est pas ainsi que ça s'est passé.

Et c'est là que je veux en venir : Au sein d'un système qui fonctionne mal, les inventions à fort potentiel du point de vue de l'accélération de l'évolution seront toujours, "systématiquement", sabordés. Eh oui car le téléphone est très vite devenu une source de revenus puissants attirant l'avidité, de sorte que les communications soient limitées à ce qui était possible techniquement, tout en générant le maximum d'argent.
Si on en croit le capitalisme cela aurait été une bonne chose puisque cet argent aurait fait grandir ces réseaux et cette puissance, mais 1 : c'était une autre époque (celle où le capitalisme marchait) et 2 : l'avidité est bien plus grande, telles qu'on peut toujours rêver d'avoir un jour des communications gratuites.
Cela a bien été essayé via internet, mais allez comprendre pourquoi, les logiciels qui permettent cela sont sous-développés, freinés, empêchés...

Et il en sera ainsi de tout ce qui pourrait rendre la vie meilleures, elle ne la rendra meilleure qu'à ses propriétaires, jamais à ses utilisateurs ; car voyez-vous, c'est toute une mentalité qui est héritée du capitalisme, une mentalité qui consiste à ne pas permettre à quelqu'un de recevoir un bienfait sans qu'en contrepartie il ne l'ai payé le prix le plus élevé possible.

A la question de savoir si le peuple a besoin, collectivement, d'une innovation ou d'une invention, la seule réponse apportée se situe au niveau de l'addition des consommateurs potentiels.
Dès lors comment s'étonner que ce soient les fabricants de voitures qui aient, seuls et à la vitesse qui leur convient le mieux, la responsabilité de créer des moyens de transports écologiques ? N'est-il pas de notoriété publique qu'on devrait rouler dans des voitures électriques depuis déjà plus de cinquante ans ?

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Alors bon,
puisque "je rêvais d'un autre monde" en écoutant de la musique,
prenons un exemple au hasard (sachant qu'on a largement le choix des exemples), et sachant que quel qu'il soit il sera suffisant pour amorcer un processus révolutionnaire de réforme globale du système, et établir par antonomase les objectifs évolutifs communs vitaux.

Nous allons explorer, à partir d'une volonté publique, et d'une réponse logique à cet objectif, les multiples mutations du système que cela appelle.

Regardez : A un moment on devrait supprimer le support informatique nommé « CD-ROM » et passer à l'ère du transport des données. Mais cela suppose une petite mutation au niveau du fonctionnement de la société, et rien ne peut pas se faire sans cette mutation, qui a son tour a des répercussions sur de nombreux autres domaines, qui a leur tour doivent être en amont de ce changement.

Que voulez-vous ? C'est comme ça qu'on réforme une mécanique, on est obligé de démonter les pièces qui sont autour même si elles fonctionnent bien. C'est la loi des systèmes. On ne peut pas opérer une mutation sans démonter le moteur et aller trifouiller dans des endroits éloignés, où par ailleurs on risque de rencontrer d'autres choses qui seront nécessaires ou accessoires de réformer au préalable.

C'est pareil quand on fait le ménage chez soi, au début on dépoussière une étagère, et progressivement on se retrouve en train de tout passer à la javel. (c'est normal puisque le reste paraît plus sale quand un endroit est mit au propre !)
C'est pareil avec les logiciels, quand on rénove un composant, on se retrouve en train de réformer des tonnes de choses dans la foulée. Et ensuite toute la façon d'écrire le code conserve l'inertie de cette mutation, de sorte que les modifications à apportées grandissent exponentiellement, là où avant on passait devant en étant très satisfaits.

Cette motivation qui consiste à s'épargner des millions de tonnes de plastique pourrissant dans la nature n'a pas l'air de suffire à régir un fonctionnement novateur, et à se donner la peine d'aller chercher une idée qui pèse zéro gramme et qui prend zéro virgule une seconde à avoir, afin de résoudre ce problème (même si le subconscient pèse fortement pour s'éviter la dur labeur qui va forcément s'en suivre).

Et la réponse des gouvernements à cette nécessité criante va complètement dans le sens opposé à celui désiré par l'évolution, l'histoire, et la sauvegarde de l'humanité : ils s'aperçoivent que le marché du disque va s'écrouler, alors ils rendent illicite le transport des données par voie informatique (criminalisant ceux qui font cela en les traitant de « pirates ») et en même temps elles subventionnent les fabricants de support plastiques de faible densités de données. (parce que à 1 gramme de plastique par Giga-octets de données, c'est totalement ahurissant comme densité !)

Ils font cela parce que c'est tout un système : ces même fabricants de plastique financent beaucoup les médias (au moyen des publicités) qui permettent à ces politiciens de rendre plus crédible leur folie inconséquente.

Pourtant, en une seconde, le temps d'avoir l'idée ajouté au temps de se féliciter d'avoir eu l'idée, on peut s'économiser des millions de tonnes de plastique et en prime, permettre une distribution équitable (non pas des richesses à ce stade mais) de la culture.

Ah mais oui mais plein de questions se posent, qui finance tout cela, pourquoi les ordinateurs qui transmettent les données sont-ils financés par autre chose, pourquoi les éditeurs de produits culturels ne peuvent-ils plus se mettre 96 du prix du produit dans la poche et laisser 4 aux artistes, pourquoi les grands médias n'auront-ils plus l'exclusivité de leur soupe culturelle, et comment l'argent va-t-il sortir de la poche des utilisateurs et pourquoi on laisseraient les pauvres obtenir des choses gratuitement ?

Tant de questions qui resteront sans réponse.

Mais le fait est que si la volonté est collective,
le but (arrêter de produire des supports de données en plastique qui finissent dans notre foie),
et la méthode (libérer le transfert de données par voie électronique sans condition - parce que, il faut le dire en passant, ajouter des conditions va multiplier les coûts de façon surnaturelle)
alors, comme dans un tracé dont on cherche un point en intersection avec un autre tracé, la solution coule de source.

Si on admet cette problématique et si on veut la résoudre,
(et si on donne un coup de pied au derrière aux politiciens fervents défenseurs des intérêts immédiats des industriels inutiles, qui ne vont pas pouvoir s'empêcher d'utiliser la méthode qui consiste à vicier la problématique en y superposant une autre qui n'a rien à voir et qui a pour effet de détourner l'attention de l'objectif prioritaire qu'on s'est fixés, selon la méthode habituelle)
alors on abouti à une conclusion qui va de soi et qui coule de source.

(je vous laisse faire l'opération tranquillement dans votre tête, si vous n'y arrivez pas, ne dites pas que le problème est impossible à résoudre, car aucun problème n'est impossible à résoudre ; vous allez voir c'est super-simple).