19 - Le sionisme, une chutzpah cosmique

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" Dans Les joies du Yiddish Léo Rosten définit la chutzpah comme une forme d'effronterie et d'arrogance impossibles à rendre dans une autre langue. C'est le trait de caractère d'un homme qui, ayant tué son père et sa mère, tente d'obtenir des indemnités du tribunal, parce qu'il est devenu orphelin. "

Il était une fois un pays si beau, si fier de ses institutions, si assuré de ses vertus qu'il se considérait comme la perle de la création. Il possédait un miroir magique et tous les jours son grand chef lui parlait :

- Miroir, gentil miroir, dis-moi, dans tout l'univers, quel est le peuple le plus parfait et quelle est la nation qui possède le gouvernement le plus irréprochable?

Et le miroir lui répondait :

- Eretz Israël est le plus beau de tous les pays du monde. C'est la terre promise du peuple élu, la seule démocratie du Moyen Orient, le seul pays civilisé au milieu d'une jungle peuplée de sauvages."

Les habitants étaient très contents, persuadés que le miroir disait la vérité. Etait-ce en leur corps, était-ce hors de leur corps, ils ne savaient car aucun d'eux ne faisait la différence. Plus douces que le lait et le miel, les paroles du miroir magique enchantaient leurs jours et berçaient leurs nuits...

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Parmi les personnalités les plus éminentes et les plus influentes du sionisme actuel, il faut incontestablement compter David Grün, né en 1886 et mort en 1973, après avoir occupé de nombreux postes ministériels, ainsi que celui de chef du gouvernement. Devenu Ben Gourion en 1910, il est,certes, le père de la Déclaration d'indépendance, mais il est surtout et avant tout l'homme qui a le plus lucidement théorisé la mission du sionisme et influencé son orientation en direction d'un colonialisme de peuplement acharné, mené d'une main de fer.

Le site officiel du Ministère des Affaires étrangères d'Israël rapporte le texte d'une lettre privée du jeune immigrant à son père demeuré dans sa ville natale de Plonsk en Pologne. Grâce à ce document capital, le monde possède enfin une définition du sionisme simple, concise et sans ambiguïté:

"Le peuplement du pays - tel est le seul sionisme véritable; tout le reste n'est qu'illusion, verbiage creux et simple passe-temps."

Une seule phrase et tout est dit.

A partir d'un exemple actel j'ai tenté de mettre en évidence les canaux par lesquels, dès le début du projet sioniste, la chutzpah sioniste a déversé sur la planète les tombereaux de "verbiages creux", destinés à créer l'"illusion" que des négociations avec les habitants autochtones de leur terre avaient la moindre consistance, alors qu'il ne s'agissait que d'un "simple plasse-temps" et d'une volonté parfaitement lucide de gagner du temps afin d'user l'adversaire et d'offrir aux immigrants-colonisateurs toute latitude de s'accaparer la totalité du territoire tout en permettant aux retardataires de converger en rangs serrés en direction de la terre convoitée.

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1 - La chutzpah des "négociations de paix" avec les Palestiniens

Dans l'expression "négociations de paix" seul le mot négociations est important. L'opération était d'ailleurs délibérément construite sur le modèle de la "cure interminable" de la psychanalyse freudienne. C'est pourquoi après des années de négociations, non seulement la paix n'a pas avancé d'un seul millimètre, mais les anneaux du boa de la colonisation sont sur le point d'étouffer les lambeaux restants de la Cisjordanie. Cette opération politique est le modèle parfait de ce que le jeune David Grün, fraîchement débarqué en Palestine, écrivait à son père: "illusion, verbiage creux et simple passe-temps".

En effet, les documents récents publiés par Al Jazeera révèlent, certes, toute l'étendue de l'aveuglement volontaire et de la trahison de l'équipe de négociateurs palestiniens autour d'un Mahmoud Abbas que les photos montrent au fil des ans, de plus en plus tassé, vieilli, ridé, harassé comme un vieille mule par des dizaines de séances de vaines blablateries, mais, en même temps ils jettent une crue lumière sur la duplicité de tous les gouvernements israéliens successifs, dont les ruses sémantiques ont été l'arme principale de leur chutzpah politique et médiatique.

Mahmoud Abbas et Salam Fayyad faisant tourner la meule des "négociations" du Palestinenrat

Souvenons-nous de la longue, très longue liste de manipulations dilatoires dont ils ont usé depuis soixante trois, tendus vers un seul et unique objectif: conquérir l'ensemble de la Palestine.

On me pardonnera de citer le texte que j'avais mis en ligne le 27 août 2007 et intitulé Israël et son cadavre en écho au texte prophétique d'Eugène Ionesco, Amédée, ou comment s'en débarrasser. Je n'ai pas un mot à y changer.

voir: Israël et son cadavre

" Nous tromperons le monde avec des "accords de principe", des "projets de paix dans trois ans, dans cinq ans", ou à la saint Glinglin... Nous parlerons d' "Etat provisoire", "d'étape transitoire", de "situation temporaire", "d'étape intermédiaire" ou de "fenêtre d'opportunité". Nous organiserons d'innombrables discussions, concertations, conclusions d'étape, avec sourires, toutes dents dehors, embrassades, poses devant les photographes, des réunions au cours desquelles nous blablaterons et baratterons de "grands principes", en évitant soigneusement d'aborder les "choses qui [nous] fâchent", c'est-à-dire les seules importantes. Nous possédons un riche dictionnaire des synonymes et sommes imbattables dans le maniement des oxymores. Ainsi, pour qualifier les ghettos et les banthoustans que nous sommes contraints de tolérer, pour le moment, nous inventerons le concept mirobolant d' "Etat sans frontières", ou d' "Etat souverain sans souveraineté militaire, sans souveraineté internationale, sans souveraineté économique..."

Il ne restait même pas aux colonisés la "souveraineté atmosphérique", puisque l'Etat sioniste déverse impunément ses déchets polluants dans les territoires palestiniens!

Pendant que les Abbas, les Qorei, les Erekat, les Fayyad offraient aux bourreaux de leur peuple sur un plateau d'argent 90% du territoire national palestinien, sacrifiaient Jérusalem et jetaient aux orties en catimini le droit au retour des expulsés, droit pourtant reconnu à tous les peuples de la terre par l'ONU, les Livni, les Peres, les Barak, les Olmert, les Netanyahou et tutti quanti repoussaient le cadeau d'un revers de la main méprisant et, en même temps, se répandaient en gémissements devant les micros des médias du monde entier, généreusement tendus par leurs sayanims: "Israël n'a pas de partenaire pour la paix" clamaient-ils avec des trémolos dans la voix.

N'est-ce pas là une illustration parfaite du mode de fonctionnement de cet Etat, rigoureusement calquée sur l'histoire du double parricide qui demande des indemnités au tribunal parce qu'il est orphelin?

Les "négociations israélo-palestiniennes" [1]

Depuis lors, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dans un entretien avec l'AFP du 4 janvier 2011, a tranquillement jugé "irréaliste tout accord politique avec les Palestiniens avant au moins une décennie". Dans cette déclaration, il faut savourer le "au moins".

Quant à M. Netanyahou, afin de briser, croit-il, l'isolement croissant de l'Etat sioniste sur la scène internationale, il présenterait "incessamment, sous peu", une alléchante proposition aux Palestiniens, une proposition digne de la plus pure manifestation de la chutzpah: la création d'un "Etat provisoire" mais n'arrêterait pas la colonisation... en attendant "l'étape transitoire", la "situation temporaire", "l'étape intermédiaire" ou la "fenêtre d'opportunité", citées ci-dessus et expérimentées avec succès dans les phases précédentes de la comédie. L'essentiel serait de remettre en mouvement la meule des négociations malencontreusement bloquée à son gré par les mules palestiniennes qui, pour une fois, semblent refuser le maigre picotin destiné à les remettre en mouvement.

Il n'est pas n'est pas nécessaire d'être un fin spécialiste en géopolitique pour comprendre que l'Etat-croupion palestinien durerait "provisoirement" le temps qu'il faudrait à Israël pour avaler la Cisjordanie. Car ce que veulent les Livni, Peres, Olmert ou Netanyahou, c'est 100% de la Palestine, c'est-à-dire 100% de la "terre promise", pas un mètre carré de moins, et ils veulent surtout que les Palestiniens disparaissent de la "maison d'Israël". Impossible de les tuer tous sans que cela se voie, le monde est si méchant et les antisémites si nombreux que certains y trouveraient à redire. Dans l'entretien à l'AFP cité ci-dessus, M. Lieberman n'a-t-il pas reproché à une "communauté internationale" pourtant aussi tétanisée face à Israël qu'un lapin face à un boa, d'en "faire trop"?

Quel bonheur aujourd'hui de voir le pape américain et tous les cardinaux de la Curie européenne, et jusqu'au moindre petit curé de l'Eglise de la Démocratie universelle, donner subitement de la voix et se répandre en sermons vertueux sur le nécessaire, que dis-je, l'indispensable, l'urgentissime respect des "droits de l'homme" en Libye aujourd'hui, en Tunisie et en Egypte hier. Quelle bonne nouvelle d'apprendre que la bête respire encore, que M. Botul est sur place, crinière au vent, alors qu'avec un bel ensemble, en décembre 2008, tous ces notables de la religion démocratique étaient demeurés d'un silence de plomb durci - à commencer par Sa Sainteté, le pape Obama 1er, fraîchement intronisé - et s'étaient parfaitement accommodés - quand ils ne l'avaient pas approuvé - du spectacle des enfants de Gaza ensanglantés et d'une population captive arrosée de phosphore blanc, puisqu'"Israël a le droit de se défendre". La terreur d'en "faire trop" et d'irriter l'épiderme chatouilleux des Lieberman israéliens d'alors avait rendu aphones tous nos vertueux prêtres des "droits de l'homme". Nous avions alors découvert qu'un seul côté de leur cerveau - le gauche ou le droit, au gré des intérêts de leurs maîtres - est sensible à la misère du monde, ce qui a pour effet de rendre cette nouvelle religion particulièrement sélective dans le choix des cibles qu'elle juge dignes de ses pieuses vitupérations.

voir :
14 - L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza.
16 - Le jardin des supplices de Gaza

En effet, les éradicateurs, animés par l'obsession folle de vider la Palestine de ses habitants originels afin de réaliser l'Etat cachère conforme aux directives de l'épurateur Esdras, poursuivent jour après jour, et avec une obstination de charançon, une boucherie méthodique, tantôt industrielle, comme à Gaza ou à Jénine, tantôt plus artisanale, se contentant, si je puis dire, de produire chaque jour de deux à dix cadavres en Cisjordanie ou au cours d'incursions répétées dans le camp de concentration de Gaza. Ils guettent ardemment le miracle, attendent passionnément que ces intrus s'évaporent, qu'ils s'envolent, qu'ils disparaissent sous la terre, qu'ils filent au pôle nord, sur la planète Mars ou au diable. L'essentiel est qu'ils cessent de souiller la "terre sacrée".

Un rapport mensuel révèle qu'Israël a assassiné 23 Palestiniens en janvier 2011 et en a kidnappé plus de 400. La plupart des victimes étaient mineures, indique le rapport. [3]

"Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnait. Allon a répété sa question : "Que doit-on faire avec la population palestinienne ?" 'Ben-Gourion a agité la main dans un geste qui disait : "Conduisez-les dehors!" Yitzhak Rabin, version censurée des Mémoires de Rabin, publiée dans le New York Times, 23 octobre 1979.

" Entre nous soit dit, il doit être clair qu'il n'y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Nous n'atteindrons pas notre but si les arabes sont dans ce pays. Il n'y a pas d'autres possibilités que de transférer les arabes d'ici vers les pays voisins - tous. Pas un seul village, pas une seule tribu ne doit rester." Joseph Weitz, chef du département colonisation de l'Agence juive en 1940, tiré de " A solution to the refugee problem ".

Jamais les dirigeants de cet Etat ne signeront une conclusion définitive de ce genre de "négociations" en forme de vis sans fin, destinées à amuser la galerie, à épuiser les Palestiniens et, en attendant, à occuper le plus possible de terrain. Ils ont besoin d'un peu de temps encore pour mettre la main sur la totalité de la Cisjordanie et pour réussir à repousser les Palestiniens en direction de la Jordanie ou du Liban.

Pendant ce temps, tel le Tantale de la mythologie grecque qui avait offert aux dieux son propre fils assassiné et finement cuisiné, les Tantale palestiniens ont offert aux dieux sionistes leur bien le plus précieux, la chair de leur chair, leur patrie; mais ces derniers ont reniflé le plat et dédaigné l'offrande. Alors les cuisiniers-assassins ont été condamnés à l'immersion dans un océan d'opprobre et de honte, condamnés à la faim et à la soif de justice, pendant que les promesses de paix et d'indépendance se dérobaient à leurs mains tendues.

2 - Régner par le vocabulaire

Régner sur le vocabulaire, tel est l'acte fondateur de tous les régimes oppressifs et notamment des colonisateurs. "Quand un blindé pénètre dans un quartier résidentiel, sème la terreur et la destruction, et que les gamins du quartier lui lancent des pierres, comment appelle-t-on cela? Troubler la paix". [2]

L'armée la plus morale du monde en train de "rétablir la paix"

Ainsi l'histoire de l'Israël sioniste devient celle d'un géant, moitié Picrochole, en permanence sur le pied de guerre, tel son célèbre ancêtre de la fameuse guerre des fouaces décrite par Rabelais, (- voir Picrocholand) moitié Don Quichotte, la cervelle remplie à ras-bords de vapeurs bibliques comme celle du chevalier fou de Cervantès. Mais ruse ou chutzpah suprême, ce géant belliqueux, armé jusqu'aux dents, essaie de se faire passer pour le faible et innocent petit Poucet perdu dans la forêt sombre de l'histoire décrite par Dante dans sa Divine Comédie, et c'est grâce aux cailloux blancs semés dans le texte biblique qu'il aurait retrouvé la maison familiale, sa "terre promise", son paradis originel. Notre colosse aurait alors découvert avec horreur que la maison qu'il voulait occuper n'était pas vide. Depuis lors, tout en gémissant et en se faisant passer pour une victime éternelle, il sabre tout ce qui bouge, obsédé par le désir de bouter tous les habitants originels hors de leurs foyers. En langage ben gourionien cela devient :

"Il ne s'agit pas de maintenir un statu-quo. Nous devons créer un Etat dynamique, orienté vers l'expansion. (...) Après la formation d'une grande armée à la suite de l'établissement de l'Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l'ensemble de la Palestine." Ben Gourion, p.22, La Naissance d'Israel, 1987,Simha Flapan.

"L'acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu'un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un état dans les frontières fixées aujourd'hui -- mais les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter." Ben Gourion, p.53, La Naissance d'Israel, 1987,Simha Flapan.

Le 12 juillet 1937, Ben-Gourion écrit dans son journal : "Le transfert forcé des Arabes des vallées de l'Etat Juif proposé pourrait nous donner quelque chose que nous n'avons jamais eue, même lorsque nous y étions nous-mêmes à l'époque du Premier et du Second Temple, une Galilée affranchie de sa population Arabe."

"Nous devons tout faire pour nous assurer qu'ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais." (...)"Les vieux mourront et les jeunes oublieront." David Ben-Gourion, dans son Journal intime, 18 Juillet 1948, cité dans le livre de Michael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète Armé", Prentice-Hall, 1967, p. 157.

Un "prophète armé" sioniste en pleine action

Le cynisme ouvertement affiché, autre caractéristique de la chutzpah, est une constante de l'action politique de tous les dirigeants sionistes. Herzl, Rabin, Ben Gourion, évidemment, mais aussi Eitan, Barak, Sharon, Olmert, Netanyahou, ont rivalisé de déclarations qui auraient dû horrifier les démocrates, mais qui ont été neutralisées ou occultées par les puissants "amis" omniprésents dans les médias du monde entier. Je n'en choisis que quelques-unes, mais elles rempliraient un volume entier:

"Les territoires appartiennent à Israël. Les Juifs s'implanteront partout sur notre terre jusqu'au bout de l'horizon." Itzhak Rabin

"Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille." Raphael Eitan, chef d'Etat major des forces de défense israéliennes (Tsahal), New york Times, 14 avril 1983."

Des villages juifs ont été construits à la place des villages arabes. Vous ne connaissez pas le nom de ces villages et je ne vous le reproche pas, car les livres de géographie n'existent plus. Et non seulement les livres, mais les villages n'existent plus. Nahahal a remplacé Mahahul, le Kibbutz Gevat a remplacé Jubta, le Kibbutz Sarid a remplacé Hanifas et Kafr Yehoushua celle de tel Shaman. Il n'y a pas un seul endroit dans ce pays qui n'a pas une ancienne population arabe." Moshe Dayan, discours au Technion, Haifa, repris dans Ha'aretz, 4 avril 1969.

" Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l'attention du monde s'est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les arabes des territoires." Benyamin Netanyahu, alors député israélien au ministère des affaires étrangères, ancien premier ministre d'Israël, s'exprimant devant des étudiants à l'université de Bar Ilan, tiré du journal israélien " Hotam ", du 24 novembre 1989.

"Le peuplement du pays - tel est le seul sionisme véritable; tout le reste n'est qu'illusion, verbiage creux et simple passe-temps", avouait un des prophètes du sionisme. Telle est, en effet, la politique scrupuleusement poursuivie sur le terrain depuis les origines du sionisme politique et les récentes déclarations du duo Lieberman-Netanyhou viennent encore de l'illustrer. Toutes les autres déclarations lénifiantes relèvent soit du cynisme pur, soit de la chutzpah, c'est-à-dire du mélange d'effronterie et d'arrogance dont parle Léo Rosten.

Mais aucune chutzpah, même armée jusqu'aux dents, ne peut vaincre à la fois les lois de la démographie, le courage d'un peuple et l'enthousiasme d'une jeunesse qui défend sa dignité et sa terre jusqu'au sacrifice de sa vie.

Tian'anmen en Palestine occupée

Le 7 mars 2011

[1] Cette photo symbolique figure dans l'excellent site du Professeur Chahid Slimani, à la page: La bête est blessée, elle saigne. Le déclin du « leadership » américain selon Paul Kennedy, Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Michael Elliott et John Gray . aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr
chahidslimani.over-blog.com

[2] Gideon Levy The Middle East does not need stability This so-called stability encompasses millions of Arabs living under criminal regimes and evil tyrannies. aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr

[3] Voir le site Soutien-Palestine: soutien-palestine.blogspot.com

aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr