061023 18 min

Systémiques

w4lk61022

Le capitalisme est une construction fondée sur le principe de la propriété privée.
Il aurait pu y avoir d'autres constructions mais bizarrement elles n'auraient pas été aussi fidèles à leur principe-mère.

Le fait qu'on ait des biens à soi qui sont inviolables n'a jamais pu être distingué des biens qui pourraient être communautaires, pour lesquels tous travaillent et dont aucun n'est propriétaire.
La marge est si floue que le caractère d'un bien n'est définit que par ce qui résulte du système qui se fonde sur ce principe.

Pourtant il y en a, mais ces biens communautaires basiques ne sont pas inviolables, ils peuvent être pollués ou détenus comme propriété privée.
Le contrepoids de la propriété privée est ce qui est matériellement indivisible.
Or des choses matériellement indivisibles, il y en a bien plus que ça n'aura été prit en compte dans l'élaboration du système.

Ce sont des biens dont on n'avait pas prévu qu'ils seraient pollués au début, et des biens privés qui n'avaient pas été prévus pour être spécifiquement communautaires.
On les pensait illimités car naturels.

On ne pensait pas que le système humain aurait une telle influence sur le système global dont on ignore l'existence mais qui en est à l'origine.
Que tout serait lié à ce point, le système social adopté d'instinct ne le prenait pas en compte.
Le but n'est-il pas que ce soit à l'intelligence de le voir ? (voilà qui est rationnel)

Y compris la psychosocialité, les buts d'agir, sont courbés par le système.
En un sens le système, avec l'approbation des humains, se courbe lui-même jusqu'à mettre en évidence les erreurs qu'il génère, et dont il est nécessaire de se rendre compte.

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Ça semble illicite quand le principe de propriété privée inviolable est étendu à des objets qui pourraient être des biens publics, comme le savoir, l'eau, même si ces produits impliquent de fait toute une chaîne industrielle.

En fait indépendamment du commerce, uniquement pour le fonctionnement des biens publics, quelle organisation humaine est sensée s'occuper de cette tâche ?
Aucune, d'après ce que je vois, c'est quand les bénéfices commerciaux sont suffisants qu'on peut s'apitoyer à créer des biens communs.
Et encore une fois arrivé là, ça n'est pas un bon investissement.

Au début l'électricité, l'informatique, étaient des biens de consommation pour des clients restreints, capables et désireux de posséder. On ne peut pas dire que ce soit matériellement indivisible, par contre on peut voir que ça contient des parties qui sont indivisibles.
Notion intéressante de portion communautaire, une partie d'un objet privé peut demeurer communautaire.
Comme par exemple devraient l'être le régissement de la distribution et l'utilisation des bénéfices.

Ce à quoi répond le système est non pas le besoin d'utiliser mais le besoin de posséder pour pouvoir utiliser (et ensuite jeter), que les gens peuvent ressentir. Ce besoin de posséder rend alors privé un bien qui aurait pu être communautaire.
Sitôt usée l'eau redevient communautaire, elle est rejetée dans la nature.
C'est un bon exemple.
Si on poussait le vice on devrait revendre nos eaux usées aux sociétés qui les traitent.

Si l'électricité était communautaire, par exemple administrée par des coopératives, serait certainement inclut dans ses frais la recherche de l'amoindrissement de ses coûts, ainsi que la justesse de sa distribution.

Mais de façon sous-jacente tout cela implique un autre système.

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Le capitaliste va justifier ou excuser sa possession comme bien privé et sa revente libre et volontaire et au prix qu'il veut d'un produit dont tout le monde aurait besoin, sous prétexte que les industries qui l'achemine lui appartiennent.

(je pousse le vice) En effet selon la libre concurrence si le client n'est pas content il n'a qu'à aller la chercher lui-même, son eau.

En fait la règle est stupide. Et ce dès le début du principe de la propriété privée.
A la limite il serait plus judicieux, plutôt que de scinder les biens inviolables privés des biens publics, ce qui produit une marge trop floue, les biens non partageables et les biens partageables.

Déjà de cette manière on obtient une définition plus rigoureuse de ce qui peut aisément distinguer l'un de l'autre. Un véhicule, tout moyen de transport, tous les biens vitaux seraient considérés comme des biens qui appartiennent à tous, en raison du fait que leur production est le fruit du travail de chacun, en somme.

Y aurait-il moins de variété de marques de voitures ? Je sais pas mais en tous cas au niveau informatique il y aurait la même recherche de compatibilité.
Rien n'indique à priori que le communisme (chose que font les grandes sociétés pour gagner plus d'argent) entraîne forcément une uniformité répugnante.

Mais ça pose des problèmes topologiques de suivre un énoncé aussi minutieux.
Comment doivent s'organiser les choses est assez complexe, aussi il aura été plus confortable de poursuivre l'évolution de la société sur le motif de l'accaparement.

Mais bon si sur toute la terre chacun possède jalousement n'importe quelle chose, il est aussitôt prévisible qu'au final la plupart ne possèdent rien.
Ou au pire si tous les humains avaient un travail grâce à ces biens privés, ils n'auraient aucun contrôle sur ces Pouvoirs.

Et au minimum la première des choses à voir, est que si chacun possède une chose, chacun a besoin de tout, et dont il y a un calcul mathématique simple à faire : le total divisé par le nombre de personnes.

Aujourd'hui que nous avons l'informatique ce n'est plus utopiste de proposer ce projet. Etrangement, le rationnel que ça contient (la rigueur mathématique) a peu a peu prit pied dans la réalité.

Sans cela on peut voir que la distribution de ces biens n'est assurée finalement que par le pur hasard.

C''est bon de théoriser, comment serait notre société si le principe de la propriété privée était poussé au bout, bah c'est exactement notre situation actuelle, des puissants et des usagers, mais quand même dans la théorie ça semblerait encore marcher. Car rien ne dit que les grands propriétaires sont sensés être mal intentionnés, négligents, irresponsables.

(Peut-être au début de l'histoire de la justice pensait-on que le crime était une chose simple à remarquer ?)

Et par ailleurs, dans ce modèle théorique de notre réalité il est substantiellement impossible que l'existence de ces industries suffise à donner du travail à tout le monde.
C'est illogique, en théorie, au final, 1/5 des gens ne feront pas partie du système capitaliste.

Le système obtenu par projection est non viable, ou alors on peut dire qu'il engendre un autre système complémentaire pour que cette viabilité soit occupée. Système qui fonctionnera sur les mêmes principes non viables, qui engendrera d'autres divisions, etc..

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Il y a comme une faille dans le système : 1 milliard de personnes en sont exclues, soit 1/6.

C'est un bien faible score. Je pense que n'importe quelle idée jaillie spontanément du cerveau d'un contemporain produirait un meilleur score.

Eh oui en principe et malgré tout, ça aurait dû fonctionner.
Mais ce qui n'a pas fonctionné (en somme) c'est la circulation de l'information.
Et sur ce niveau internet ne peut rien apporter immédiatement, car il faut avoir la culture de la communication, et une culture sociale.

On ne peut pas communiquer avec un supérieur de 4 échelons, ou alors ce qu'on lui conseille sera considéré, culturellement, comme mal venu.
Seule l'assurance que les intérêts sont partagés permet une bonne communication.

Cette circulation aurait pu fonctionner bien mieux si le but de l'activité humaine avait été social.
Dans ce cas il y aurait eu des réseaux complexes d'organisations ayant intérêt à communiquer entre elles dans le but d'une amélioration de la qualité.

Ça aurait été le fruit d'une conscience du même nom (sociale).
Conscience qui serait née d'une entente commune et solidaire.
Chose qu'on peut obtenir en poussant un peuple à la révolte par exemple si on est pressé.
C'est marrant comment les choses marchent.
Ça réplique exactement la méthode-mère : "je veux des résultat à court-terme, quitte à être brutal et produire de nombreuses erreurs".

C'est cela que je pense du principe de propriété privée.
Et si le fermier d'a côté il a besoin de tes boeufs et qu'ils sont bien reposés ?
Comment gère-t-on ces valeurs qui d'ailleurs sont difficiles à quantifier ?
Alors évidemment, mieux vaut dire "non", et mieux vaut en rester à des règles "simples".
C'est comme ça que j'imagine l'esprit natal du capitalisme.
Ce sont des règles simples et c'est tout ce qui fait leur raison d'être.

Par contre travailler à long-terme, ne pas attendre de retombées pour soi, nécessite qu'on en ait pas un besoin vital.
Je sais pas, on peut être fier d'avoir participé à sa société non ? Ce serait une bonne chose, de grande valeur, acquise sans vol.

Mais pour arriver à ce luxe il faut que les autres routines quotidiennes soient garanties.
C'est normalement à cela que le capitalisme était sensé aboutir.
L'argent ne devait être qu'un moyen placide et inodore.
Mais la sauce a tourné et maintenant on voit en quoi ça l'est.
Et même dans la psychologie des sociétés capitalistes, il y a plein de tabous autour de l'argent et de la richesse, comme si ces valeurs s'étaient ancrées dans la façon qu'ont les gens de se voir eux-mêmes.

En fait dans un système où chacun travaillerait à la gratuité de toute chose, chacun en obtiendrait les bénéfices de façon équitable, et une bande de politiciens seraient employés à jauger ce qui est nommé "équitable".
L'intérêt à faire des guerre ou à développer une criminalité serait très réduite.
La simple légalité serait d'autant plus respectée par les peuples.
(Vous entendez cela les politiciens ? Si c'était comme ça vous auriez plus de pouvoir !)

Mais comme je l'ai dit, ça nécessite une topologie du système qui ne peut être fondée sur la propriété privée. Car c'est illogique.

Il y a plus a gagner de s'en passer car ces objets auxquels les capitalistes tiennent, eux, deviendront des déchets.
Cela peut être dit très paisiblement : pour posséder plus, ne possédez rien, partagez.

...Il suffirait que des organismes de justesse morale de la distribution s'implantent dans les sociétés capitalistes pour les ruiner immédiatement.

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Pour que le système tel qu'il est actuellement continue, il eût fallut que "les grands propriétaires" acceptent d'entendre toutes les critiques qui leur étaient faites afin non pas d'améliorer la qualité mais de minimiser les conséquences néfastes, qu'ils soit précautionneux et prévoyants (avec leurs sujets), qu'ils investissent à fond dans le bonheur public si ils voulaient détenir les humains en esclavage le plus longtemps possible.

Avec un minimum d'intelligence les propriétaires du monde auraient pu continuer comme ça plus longtemps si ils avaient seulement envisagé de diriger leur organisation de façon prévoyante pour les générations futures.
Eh bien non ils ne l'ont même pas fait.
En quelque sorte, la logique met naturellement fin à toute dictature.

Bien sûr l'esclavage c'est une habituation à un traitement sévère rarement récompensé par un traitement moins sévère, ce qui fait passer le bourreau pour magnanime, et lui permet d'attendre de son esclave soit prêt à faire ce qu'on lui demande avec la même vigueur que s'il était empli de joie.
C'est seulement pratique et économique. C'est le meilleur business possible.

En fait c'est dommage car c'est à peu de chose près l'état d'esprit dans lequel se retrouverait quelqu'un de pleinement libre et conscient, sauf que le fait qu'il soit prêt à agir vite et bien ne serait dû qu'à lui-même, et à sa motivation intérieure, de participer au système.

Quand je pense au domaine scientifique maltraité par le business, c'est exactement l'image d'un esclavagisme qui voudrait forcer les gens à faire ce qu'ils savent faire pour en obtenir une chose sur laquelle eux-mêmes n'ont aucun droit, ni aucune responsabilité.

Alors qu'à peu de chose près le scientifique s'il dirige sa recherche en fonction de ce que son instruction lui dicte de bon à étudier, produira un travail de bien meilleure qualité. (qu'il le veuille ou non). Et même c'est en cours de chemin qu'il fera les plus grandes découvertes, apportera les plus utiles améliorations à ses outils.

C'est même indécent du point de vue de la science que de désirer à l'avance ce qu'on devrait découvrir par la recherche. Les plus grandes avancées scientifiques ne sont advenues que par la volonté et le génie humain, chose qui doivent être libres.

En fait je suis sûr que de grandes avancées technologiques n'ont pas eu lieu alors qu'elles l'auraient dû, surtout concernant l'énergie.
Confiées au militaires, ces technologies si elles existent déjà sont de toutes manières incompatibles avec le business mondial, basé sur le pétrole et la drogue, qui tous deux utilisent les mêmes voies de transport.

C'est évident qu'une telle technologie peut être jugée dangereuse (créant beaucoup de changements d'emploi) mais par contre la dangerosité à cramer le CO2 elle, concerne le long-terme donc c'est sous le tapis.

Là où je veux en venir, c'est que l'évolution de la société c'est aussi l'évolution de là où se place notre motivation d'agir.
Par un incessant mouvement, cette motivation est de moins en moins externe à soi-même, et donc de plus en plus éloigné de son bien propre immédiat.
Tendre vers cette limite c'est obtenir la définition de la liberté.

Ainsi pour autant ne pas agir librement ça peut signifier agir avec responsabilité ; ça peut être très agréable.
Ce ne serait un esclavage que si ces obligations étaient trop externalisées, au point que la part de soi qui choisit librement d'agir n'est motivée que par la crainte.

Peut-être à une époque travailler fournissait-il assez d'argent pour devenir riche en peu de temps et en faire profiter tout le monde.
Mais aujourd'hui ça ne sert qu'à cavaler sur un tapis roulant en sens inverse, cavaler, donner le meilleur de soi, donner de soi, est le prix à payer pour pouvoir manger le jour même.

Motiver des gens à agir par crainte pendant plusieurs générations engendrerait une marmite de tortionnaires en puissance contrariés et totalement déréglés.
Théorisation qui rejoint encore une fois notre réalité.

Mais à la fois c'était un mouvement naturel. Les raisons d'agir tendent à s'élever à un niveau social, et d'ailleurs l'intérêt qu''il y a à se soucier du bien collectif apparaît tout aussi naturellement.

Il se passe naturellement que les piètres résultats obtenus désignent les méthodes illicites.

Comme dans tout système il y a des jonctions avec ce qui ne lui appartient pas, ces jonctions sont des défenses qui protègent le système de ce qui peut le perturber.

Il y a juste que si le système social humain ne concerne pas tous les humains, alors ses défenses qui doivent circonscrire le système augmentent avec la longueur de sa bordure, comme une ligne qui prend des contours de plus en plus fractals.
Il augmente en rigidité.

Voilà un système qui n'a pas besoin de tous les humains, pour qui ceux-ci sont des perturbations à sa recherche de l'équilibre.

Logiquement de lui-même il doit réaliser quel sont les liens avec l'extérieur qui pour lui sont vitaux.
(on peut étudier la systémique sociale comme un personnage auquel on peut affecter un psychisme)
C'est à dire que si la pression extérieure est trop forte, les défenses du système cèdent et autorisent alors une circulation d'information, ce qui promet une transformation.

De là on peut même isoler le fait que c'est l'énergie requise pour obtenir sa stabilité qui fait la rigidité d'un système, et donc son hermétisme à la pression extérieure.

C'est important de s'arrêter sur la stabilité du système car son fonctionnement tient au fait que tous ses éléments utilisent le moins d'énergie possible ; qu'entre ces éléments il y ait le moins de frictions.

Peut-être cette recherche de l'économie a-t-elle son fondement dans cette nature universelle de la systémique : un bon système est un système qui produit une "économie".
(A mon avis on s'est fait berner sur l'usage du terme "économie")

En fait l'énergie requise pour obtenir sa stabilité est de moins en moins grande à courte échelle mais de plus en plus grande à longue échelle, puisque du coup sa pérennité est assurée.

Le système crash si l'énergie qu'il requiert détruit ses propres composants.
Et dans ce cas à longue échelle il est moins énergétique, puisqu'il n'aura pas été assez "économique".

A la limite on peut dire que le but d'un système est d'être énergétique.
Au minimum, on peut admettre qu'un bon système est ce qui produit une économie.
Et déduire que si notre système capitaliste échoue, c'est spécialement parce qu'il ne produit pas une assez bonne économie, lorsqu'il met ses éléments en relation.

Un système est "bon" s'il s'implémente dans son environnement et il est stable quand il s'en isole. Il n'est plus bon à force d'isolement car son environnement a changé et il ne le sait pas, et il n'est plus stable s'il est sans cesse soumis a des conditions extérieures.

Dans les deux cas extrêmes il perd sa stabilité. Il ne la conserve que pendant les stades intermédiaires de cette oscillation.
Réduire l'amplitude de l'oscillation est ce qui produit une apparente stabilité.
C'est ce qui se produit à force d'expérimentation.

Bref c'est une bonne nouvelle : le prochain système sera plus économique.
Je suis sûr que cette affirmation interloquerait un économiste.
- Mais en quoi serait-il plus économique ? On est déjà à "toc" !
- Mais mon cher, en prenant en compte le long terme, tout simplement.

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En fait la façon dont on qualifie "la bonté" d'un système (un bon ou un mauvais) va dépendre essentiellement de l'échelle dans laquelle on place son observation.

Si on observe le système comme il s'observe lui-même, dans ses limitations, tout ce qu'on peut dire c'est qu'il est à la recherche de stabilité donc qu'il est "bon".

On voit à peine le rapport de force (ce que j'ai appelé la rigidité du système) entre l'énergie requise pour atteindre la stabilité et ce qui l'en empêche, les frictions.

Si on observe ce système avec son environnement on peut mieux voir s'il s'y conforme ou s'il constitue une perturbation pour ceux-ci. Ça donne une information importante pour évaluer "la bonté" de ce système.

Si on arrive à élever au même niveau d'importance que la société les diverses composantes dans lesquelles elle s'immerge (la nature, la psychologie, la vie humaine) alors on peut facilement mettre en relation ces objets pour mettre en évidence le fait que le système capitaliste est une perturbation pour ces réseaux informatifs.
Dont on réalise soudain l'importance.

Ce sont des choses immatérielles qui permettent d'identifier l'injustice du système dont le rôle n'est pourtant que d'administrer des biens physiques.

Ce serait démocratique si ces éléments pouvaient percer le système et lui induire une transformation pour une meilleure intégration avec eux.

Tien c'est marrant "eux" qui parlent d'intégration à des fins politique, n'auront jamais songé à quel point le système pour lequel ils dévouent leur vie est mal intégré au macro-système qui est au-dessus.

Mais ça vient progressivement car les liens entre le système et le macrosystème auquel il appartient et dont il dépend, s'avèrent progressivement d'une importance vitale au fur et à mesure que les frictions augmentent dans son fonctionnement.

Une meilleure observation des processus qui font que les choses fonctionnent permettait de fonder un système qui s'incorpore mieux avec son système-mère, dont il est le plus souvent à peine conscient de l'existence.

Mais c'est bien là le fait de l'évolution, (c'est ma théorie de l'évolution) tout système produit les composant dont il aurait eu besoin pour pouvoir être le système qu'il avait prévu d'être à l'origine... un système parfait ; bonne définition du concept de Dieu.

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Le point de vue prit pour observer un système ne peut pas être exclusif.
Global ou local, il faut que les deux points de vue se juxtaposent.
Un bon système c'est un peu comme d''habitude, le fait qu'une action bénéfique à court terme s'avère également bénéfique à long terme.

Les systèmes dont on acceptent de dire qu'ils fonctionnent comme cela sont seulement de vagues notions liées à l'apprentissage et à l'expérience.
Dans le système d'après, cette famille de mécaniques prendra un grand essor.

Prendre les deux points de vue alternativement n'est jamais que se déplacer au sein d'un macro-système auquel on appartient et qui demeure non identifié.
Le fait est que les raisons d'agir ne peuvent jamais être assez profondément comprises.

C'est juste que la dimension morale de nos actes, le plus rationnellement du monde, finit toujours par resurgir physiquement.
Il y a une part de théologie dans l'étude des systèmes.

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