110218 6 min Psaume

Psaume 110218 - La raison comme point de rupture

Tout processus conduit inévitablement à faire observer des lois qu'on aurait mieux fait de connaître avant même que ces processus ne soient initiés.

L'intégralité du développement au sens large est la science qui conduit à réinjecter les connaissances acquises en cours de route aux processus en cours.

Constamment il est question de recommencer ce qui a été fait mais aussi, grâce à l'expérience acquise, de se résoudre à ne plus utiliser que des procédés qui sont à-mêmes de se trouver rénovés par des lois nouvelles qui sont pour l'instant imprévisibles.

Comme il y a beaucoup de lois à connaître et à utiliser, il arrive qu'on en oublie certaines et alors, inévitablement, les mêmes effets apparaissent à nouveau.
Et comme il y a beaucoup de lois à connaître et qu'on ne les réinjecte que progressivement, il arrive qu'il faille du temps pour voir certains effets se dissiper complètement.

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Dans un joli rêve à trois étages, j'ai expérimenté le pardon comme forme de dégagement nécessaire à l'évolution.

Dans le premier exemple, je laissais la moto moteur allumé sur le bord de la route pour aller visiter un joli endroit où se fabriquait une sorte de vaisseau spatial individuel. Un joli objet, que pour aller visiter je devais entrer dans un passage non visible depuis la route. Très satisfait de ma découverte, je vis quelqu'un passer sur la route avec la même moto que la mienne, à grande vitesse et doublant les autres véhicules.

Et là je vis que c'était la mienne !
Porté par ce cas de figure j'enfourchais une autre moto bien moins puissante mais en me donnant l'autorisation de dépasser toutes les limites de vitesse autorisées, et d'expérimenter au maximum mes capacités de pilotages afin de rattraper le voleur.

Une fois rattrapé je vis que c'était une femme, qui me fit comprendre que son désir était uniquement d'expérimenter la conduite sur ce bel engin, de se faire plaisir, et probablement de ramenr la moto après. Car cela est possible, je su qu'elle disait la vérité.

Un autre me fit remarquer que je ne devais pas me laisser faire et appeler la police pour porter l'affaire en justice. Mais cette méthode punitive n'allait-elle pas écrabouiller le désir enivrant d'expérimenter de nouvelles choses ? Alors je la laissa partir, elle et toute ma colère, que j'avais également défoulée en m'autorisant une conduite très sportive. Et si on m'avait attrapé pour excès de vitesse, je sais que j'aurais été pardonné à mon tour étant donné le but que je poursuivais.

Ah oui dans les rêves, dans ce temps de ce monde alternatif, les choses ne sont pas comme ici, les gens ont le coeur pur.

Puis je revins au vaisseau, que je finis par apprendre à piloter. Je pouvais décoller et naviguer librement dans les airs, à ceci près que je dû aussi apprendre à le faire à un ex-taulard qui avait tendance à vouloir commettre des crimes.

Il apparaissait que son plan d'origine était de voler l'engin volant, et qu'en lui apprenant à le piloter, je lui donnais les moyens de commettre son crime. Mais j'étais porté par la certitude que le bonheur de piloter un si bel engin ferait de lui quelqu'un de différent, et que c'était justement en lui donnant la grâce d'une confiance offerte qu'il allait oublier ce qu'il avait initialement planifié.
Et c'est ce qui est arrivé.

Ensuite il devint maître en arts martiaux, et nous donnions des cours à nos élèves. Mais là une vieille maître pratiquait encore la technique de la répression pour dissuader les élèves de prendre les mauvaises habitudes. Comment lui faire comprendre que cela était improductif, sinon en lui faisant subir un sort équivalent quoi qu'enrichit de notre expérience ?

Alors je saisi le fouet qu'elle utilisait pour brutaliser les élèves et le fit claquer juste devant son visage. Ce bruit si puissant eu comme l'effet d'un réveil pour elle, et elle compris immédiatement la douleur que lui aurait procuré ce claquement s'il avait eu lieu sur sa face.
Cette peur qu'elle ressenti valait bien plus que toutes les paroles sans effet qu'on avait envie de lui opposer. Et d'avoir échappé à la douleur qui était celle qu'elle assénait aux autres fut la substance du pardon qui lui était donné.

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Le fait est que nous avons travaillé d'arrache-pied pendant un temps sur un sujet très précis lié à la transmission de la douleur à travers les mots.
Le fait est que la douleur insoutenable que ressentent les gens a toujours tendance à vouloir fui et s'échapper afin de s'en trouver soulagée.
Et le fait est qu'en s'échappant la douleur se propage et contamine les esprit surtout ceux des gens les plus fragiles, qui sont précisément aussi ceux dont l'intelligence est la plus précieuse.

Le fait est que si à un moment personne ne comprend la méthode qui permet à la fois de ne rien laisser s'échapper et à la fois de ne pas en souffrir, le chaos et la destruction n'auront de cesse de contaminer tous les esprits jusqu'au moment où cette option deviendra une nécessité vitale, et se trouvera imposée par elle-même, étant donné que la pression extérieure sera toujours plus forte que la pression qui permet de faire s'échapper la douleur.

Le fait est que cette solution se nomme le pardon, et qu'il ne consiste pas en des mots prononcés afin de produire un effet superficiel de politesse, et que s'il est vraiment vécu de l'intérieur, aucun mot n'a même besoin d'être dit.

Le fait est que le fait de parler à autrui ne peut et ne doit qu'être porteur de bon conseils, qu'après s'être appliqués à soi-même et après avoir constaté leur effet, on se risque à préconiser à autrui avec toute une barricade de précautions au cas où cela ne marcherait pas comme prévu ; car tel est le soucis premier.

Le fait est que le simple fait de la communication, le simple fait de transmettre une information, le simple fait qu'une relation puisse être tendue et cela dans tout le cosmos et de toutes les manières, ne peut provenir que d'une bonne intention.

Ceci, est l'essence de toutes choses.

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Regardez l'air qui transporte les ondes sonores, il n'est qu'un vecteur et qu'un véhicule de transport pour ces ondes.
Regardez ces ondes qui transportent des messages, elles ne sont qu'un moyen parmi d'autres de transporter ces messages.
Regardez ces messages qui transportent les idées, ils ne sont qu'un complexe de codifications qui permettent de reconstituer dans le cerveau de celui qui écoute l'idée qui veut lui être transmise.
Regardez cette idée qui veut être transmise... est-elle le fruit de la bouche dont elle sort, émane-t-elle vraiment de ce mono-sub-cerveau ?

Regardez ce qu'il se passe si l'air vient à manquer, si les ondes viennent à être perturbées, et si les mots viennent à être contaminés et si le mono-sub-cerveau a peur de se faire frapper.

Comment la pureté originelle de toute chose peut-elle subsister dans un milieu aussi hostile que celui qui serait engendré par la colère et la haine ?
Si c'étaient la colère et la haine qui fabriquaient l'air, les ondes et les mots, quel message pourrait être transféré avec fidélité ?

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