061018 3 min

par la force

Le gouvernement mexicain a menacé les enseignants en grève de la ville d'Oaxaca de répression policière et militaire cette semaine s'ils n'acceptaient pas l'accord négocié entre le gouvernement de Vicente Fox, le syndicat des enseignants et l'APPO, Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.

Faudra leur expliquer que le concept d'acceptation n'est pas qu'une signature, sinon il suffirait de la reproduire, mais une affaire de libre-arbitre.
Forcer le libre-arbitre c'est comme si un pêcheur voulait forcer le poisson à mordre à son hameçon : c'est impossible ou alors c'est stupido. C'est le poisson qui décide. Si il ne vient pas c'est que le hameçon ne lui plaît pas c'est tout.

Forcer les gens à accepter, est absolument du totalitarisme.
Ce qui veut être obtenu alors, si on continue dans cette logique, est-ce une signature ou une abdication ?
Car finalement obtenir une abdication a beaucoup plus de valeur qu'un accord écrit.

Au niveau comportemental, puisque c'est là que ça né, et que par addition, multiplication, ça devient une méthode étatique, ce gangstérisme est aussi qualifié de tortionnaire.

Le tortionnaire empêche l'autre d'être plus fort que lui car il est terrorisé par l'idée de se faire torturer, de se faire obliger.
Il est par ailleurs incapable de s'infliger à lui-même une telle transformation ; son avis est le meilleur sans qu'il ait eu à réfléchir ou à négocier.

Et dans un système étatique le fait qu'il n'y ait pas à réfléchir et à négocier, se fonde sur ce qui est régit.
Le "c'est comme ça", l'inéluctable, n'est plus comme chez l'individu tortionnaire une sombre raison, mais une solide obligation pratique.

Le niveau auquel il fat s'accrocher pour appliquer l'idée de pouvoir y apporter une transformation est un niveau antérieur à cette décision, dans ce qui la fonde.

Et c'est là qu'on voit où est un des principaux problèmes de cette humanité à la dérive (mentale), les gens auront beau se battre au moyens de leurs procédures et de leur principe, tout sera toujours à côté de la plaque tant que le fondement de leur action ne sera pas discuté.

Qu'est-ce que vous voulez dans le fond ?

Quand un état opprime, qu'est-ce qu'il veut dans le fond ?
Il veut avoir la preuve, par la force, que son système et le bon et que tout va bien.

Si tout allait bien tout le monde serait paisible et tranquille.
Donc la solution la plus proche trouvée par l'humanité associée c'est d'endormir et d'abrutir tout le monde, de faire taire les remarques pourtant constructives, et de diffuser des émissions Tv et des films de cinéma équivalents à ce qu'ils seraient si le monde n'était pas en pleine guerre mondiale...

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