10/10/2006 5 min #4766

violence et media

Quelques réflexions de bon matin :

Je n'ai pas encore pris le temps de vérifier les pensées ci-dessous par

une recherche documentaire, ce que je ferais lorsque j'en aurais le

courage! Mais cela changera-t-il la teneur de mes propos?

Avant-hier j'ai revisualiser la fin de ce petit bijou : The day the

earth stood still. Ce film a été réalisé en 1951, je n'étais pas encore

née, et pourtant, tout de notre situation mondiale actuelle est déjà

clairement là en germe!

Pendant ma jeunesse, je me souviens de la qualité des "séries" qu'on

appelait encore feuilletons à la télévision qu'on appelait encore RTF,

puis il y eu la une et la 2... Je me passionnais pour les chevaliers de

MAison Rouge, etc.... les dossiers de l'écran, etc.... Bref des

programmes de qualité, des feuilletons avec de vrais acteurs et de

solides références à notre culture, des textes bien écrits, etc...

Idem au cinéma, j'ai encore du plaisir à voir et revoir ces films pleins

de poésie, de clins d'oeil, de moments magiques.

Que s'est-il passé pour que ce charme se soit évanoui, remplacé partout

par du boum boum pan et du ketchup à grosse louchées?

L'Amérique qui a su si bien se vendre au monde, après avoir tiré profit

de façon monstrueuse et obcène de la WWII a fini par imposer son culte

de la violence à la planète entière, que ce soit dans la rue, sur nos

écrans , dans nos oreilles et jusque dans nos portes_feuilles.

Ce qui me frappe dans mes souvenirs des films yankis de mon enfance

c'est déjà ce shémas black&white, les bons et les méchants où les

méchants sont sytématiquement ces pauvres indiens représentés comme des

sauvages sanguinaires qu'il fallait exterminer afin de protéger de leur

violence la bonne civilisation blanche et le progrès. Il m'a fallu des

années pour découvrir grâce à des amis américains pas comme les autres

l'ampleur et la cruauté du génocide amérindien. Dur de trouver un film

ou une série américaine sans violence, sans brutalité, sans ce shéma

simpliste du bon contre le méchant avec utilisation et démonstration

massive de force musclée.

Cela me rappelle un modèle de structures sociales que nous avions étudié

lors de ma formation de maître-praticien en PNL. Domage que j'ai perdu

le nom du chercheur et qu'un ami à qui j'avais prêté mes notes de cours

ne me les a jamais rendues. Pour faire court, ce modèle décrivait une

série de types d'organisations sociales depuis la plus primitive fondée

sur des valeurs de survie archaïques (la jungle dont le modèle cononique

est la mafia) aux plus complexes et fines, type de modèle évoqué par

Ivan Illich dans ses essais sur les inerdépendances globales et qui

serait une société d'êtres libres et surtout responsables, matures,

respectueux, on se rapproche de l'idéal de la Mère et Shri Aurobindo

lorsqu'il sont fondé Auroville.

Il est désespérant de voir le sgigantesques efforts déployés par les

leaders américains pour faire régresser le monde entier vers le modèle

mle plus primitif et chaotique sous le prétexte fallacieux que c'est ce

modèle qui incarne le mieux la fameuse loi "naturelle" néo-darwiniste :

la sélection du plus fort, alors que ces même leaders utilisent des

outils ultra sophistiqués pour briser partout dans le monde les

structures de solidarité existantes.

Tout était déjà là, clairement lisible entre les lignes, dans la culture

américaine d'après guerre, le comble pour un pays dont le sol avait été

épargné. Peut-être que s'ils avaient à l'apoque reçu leur quota de

bombes et connu l'occupation, le monde aujourd'hui serait différent et

qu'il leur serait beaucoup plus difficile de glorifier la violence, d'en

faire une vertu suprême......à l'imagfe des deux tours en feu, mise en

scène emblématique, fomentée par ces mêmes élites... l'actualité cinéma

ou la fiction cinématographique au service de la politique globale

américaine. La peur viscérale courcircuite le néo-cortex. Le retour à

une structure sociale de type mafia est bel et bien une régression

massive. Le plus fort, c'est de faire passer ça pour du progrès, la

seule voie possible pour l'humanité, hors le progrès n'est visible que

dans les armes que cette élite produit et l'efficacité de leurs outils

de propagande.

Bises,

laurence

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