060929 3 min

Les nuisibles

Vivre sur le dos de la société,
profiter du système,
vivre sans travailler,
porter préjudice à la société (être un cafard ou un "parasite")

w4lk60927

Un ancien voisin sioniste me lançait à chaque fois que je passais devant chez lui "parasite", "tien vl'a l'parasite" parce qu'il avait su que j'avais des loyers en retard.

Très drôle, on rigole beaucoup chez les sionistes, mais analysons cela.
C'est avec ces termes qu'on nomme (tout simplement qu'on nomme, désigne) les gens pauvres.
Les sans travail sont considérés comme des parasites pour la société.
Comme si l'idéal capitaliste n'aboutissait pas à son succès à cause de ces bons à rien dont on n'avait pas prévu l'existence.
Ces gens qui n'ont pas cette énergie vitale pour faire que le système soit meilleur lui portent préjudice.
Ils se complaisent dans l'inaction et vivent des prestations sociales payées par les impôts de ceux qui veulent bien travailler.

Il y a certaines contradictions dans ce concept comme par exemple le fait qu'il soit considéré comme libre de choisir de travailler ou non, et qu'en même temps, un pauvre soit toujours sanctionné pour un impayé comme s'il avait commit un délit.

Bizarrement, c'est un délit d'être pauvre, et cela est renforcé par une accusation de feignantise, comme si c'était un choix prit librement.

Alors que d'abord, le non travail devrait être considéré comme une agression envers l'humain. Un système qui ne permet pas à chacun de travailler produit des maladies mentales, car c'est vrai, le travail c'est la santé (mentale).

Deuxièmement, c'est un peu fort de café de mettre sur le dos des pauvres l'idée qu'ils ont choisi et mal choisi et donc qu'il faut les blâmer.
Dit comme cela ça paraît aberrant mais quand même c'est ça la pensée de la droite en général. Ceux qui se reconnaissent dans cette vision des choses sont de droite ; d'ailleurs ils ne choisissent pas.

Mais surtout, voyons qui sont ceux qui nomment ainsi des boucs émissaires sensés porter le poids de leurs propres fautes.

Le principe de gagner sa vie sans travailler concerne en réalité bien plus de riches que de pauvres.
Ceux-là, en effet, profitent du système et lui sont nuisible, dans la mesure où ils vivent de leur argent avec le moins d'intervention humaine possible.

Ce qui conduit à agglomérer les richesses chez les riches et à propager la pauvreté et la misère.

Ce non travail possède les mêmes propriétés que dans les couches pauvres, c'est à dire la déficience psychologique.

C'est sûrement de là que vient la vision des choses qui consiste à accuser les pauvres d'être des tâches pour la société.

Même dans les feuilletons américains ils en profitent pour faire dire "ces fainéants" dans la bouche des gentils, histoire de colmater cette conception.

Et les gens finissent par le croire sans même l'analyser, par le répéter, et sont mêmes parfois prêts à se battre pour défendre cette idée - grâce à laquelle le riche-qu'ils-voudraient-être serait tout-à-fait le contraire de nuisible.

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