060929 5 min

C'est le « à but lucratif » qui va pas

w4lk60918

C'est quand même pas mal d'avoir su amener sur le devant de l'angoisse sociale des questions aussi profondes et complexes qu'elles touchent névralgiquement au futur de la société.

"Un autre monde est possible" c'est peut-être par ce slogan que dans le futur on désignera l'ancienne ferveur populaire pour ces questions.
Pour deux raisons qui s'entre-éliminent : soit tout le monde sera accablé par un autisme infligé aux gens par les messages étatiques répétitifs, soit ce soucis n'aura plus lieu d'être car les grands problèmes auront été résolus.

Bon, le "vrai problème" peut toujours être creusé et reconsidéré, mais là il est question de la façon dont la société doit s'organiser.

Pour beaucoup de gens cette question est de l'ordre de l'irrationnel.
C'est surtout le nombre de changements à opérer dans le cerveau qui fait peur.

C'est sûrement en l'absence de plans véritablement élaborés que cette idée est quand même survenue.
Cela prouve l'urgence de la situation.
Trop de pauvreté, trop de misère, et de guerres.
J'ai dit, pour la plupart cela est quotidien, inéluctable
On peut même dire que l'état d'esprit psychosocial reflète très bien la réalité du quotidien, en gros, une course pour la survie.

Suite à ce éveil sont apparuent des théories nouvelles, en fait, c'est le même travail que celui qui consiste à créer des jeux de société. Il y en a dont c'est le métier. C'est exactement la même problématique, comme depuis une page blanche, on doit inventer les objets et la règle pour que le jeu soit sympathique.

Sur ce sympathique, il peut y avoir de nombreuses discussions ; moi j'ai surtout retenu qu'il serait "sympathique" que l'activité humaine puisse avoir lieu... tout simplement avoir lieu. Comme elle a envie, c'est encore un autre problème, mais déjà, juste "avoir lieu".
Que ça puisse fonctionner, c'est ça le principe d'un Système.

L'autre école c'est de vouloir améliorer l'existant, si tant est qu'un brusque changement est très risqué au niveau des répercussions, car c'est là que le peuple souffre le plus.

Mais améliorer l'existant comme c'est dit usuellement c'est comme vider l'eau qui s'engouffre dans un énorme bateau avec des trous partout.

Les trous, ces failles de la société, du Système.

--

Je m'exerce à ce jeu, j'essaie de trouver une idée autonome portable utilisable immédiatement et qui implique par ses conséquences un changement dans le système.

J'ai imaginé un jour l'argent négatif, mais devant le fait accompli, j'ai essayé de faire transvaser une dette en une autre pour décoincer une situation, et la personne en face refusait de comprendre ce que je voulais dire, ça avait trop l'air d'une arnaque.

Très drôle. Non mais riez ! Ça aurait été très pratique.

Mais il y a longtemps que j'essaie de faire des systèmes entiers, objets et règles qui s'ajustent astucieusement pour articuler des opérations qui font que chacun fait son job, chacun est rémunéré, et tes biens sont répartis électroniquement.
Ce serait possible à faire mais c'est trop violent pour l'esprit social, du moins pas sans avoir la preuve d'une urgence. Ce qui est difficile.

Mais de cette recherche découlent des idées comme ça, qui semblent se suffire à elles-mêmes.
Il y avait aussi le fait qu'on puisse créditer et débiter sa carte bancaire.
Ça engendre que les opérations fiscales soient gérées éléctroniquement et automatiquement, que les paiements soient immédiats, qu'on ait plus besoin de banques, et ça met en fonctionnement une routine de calculs qui peut ensuite être appliquée à une échelle plus vaste.

Cela allait avec mais on peut aussi partir de cette idée : le succès d'un commerce devrait nécessairement tomber dans le domaine publique. En fonction de leur importance relative, par exemple si c'est l'eau, l'électricité, les médicaments, l'éducation, la nourriture, certains secteurs de production, le but lucratif se transformerait au fur et à mesure de cette progression en un but public.

L'intérêt c'est que l'entreprise qui a un tel succès consacre ses bénéfices aux questions annexes à ce domaine, questions qui sont non profitables à court terme mais le sont à long terme (afin d'éviter une destruction irrémédiable par exemple) comme la science, l'écologie, etc... Toutes les micro-entreprises qui y verraient quelque chose à faire d'important, pourraient s'ouvrir un bureau et proposer un service qui irait dans le sens du bien de tous.

Reverser les bénéfices des sociétés aux organismes qui travaillent à enquêter sur leurs effets néfastes autant qu'à améliorer leur production, ça ce serait un bon projet politique.

Dans ce cadre les organismes qui font de la science fondamentale seraient rattachés un peu à toutes les entreprises et représenteraient pour chacunes d'elles une plus faible partie des reversements, ce qui parait "sympathique" puisque c'est à long terme que ceux-là travaillent.

C'est ce but lucratif qui devient injuste avec l'importance de l'entreprise.
En fait, le nombre de personnes pour qui ce serait vraiment lucratif devrait être proportionnel au nombre des clients.

-8119