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Homéostasie

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Il y a un concept de la topologie des systèmes qui serait très salvateur pour les humains, qui est celui de l'homéostasie.

On la pratique souvent sans le savoir, ça consiste par exemple à recalibrer le viseur au fur et à mesure que la cible mouvante et le tireur mouvant se déplacent dans l'espace. Par exemple prenez le GPS, vous localisez votre cible et vous vous y dirigez. Mais pendant ce temps elle change de place, mais au moins vous avez une bonne approximation de l'endroit où elle se trouve, avec des données statistiques sur les probabilités où elle peut aller, pendant le le temps qu'il faut pour la rattraper.

Mais une fois qu'on s'est déplacé jusqu'à l'endroit désigné en premier, elle a bougé. Donc vous reprenez votre GPS qui vous indique où aller de nouveau.

Cet endroit où aller, n'est que illusoire, c'est un mensonge, car ce n'est vrai que pendant le moment où vous l'observez, mais dans le futur il faudra encore recommencer la réflexion initiale.

Mais petit à petit, par affinement successifs, vous pourrez localiser votre cible mouvante, jusqu'à ce que la cible apparaisse dans le champ de vision.

Cela fait qu'au début on cible une pays, puis une région, puis une ville, puis une rue, puis un bâtiment, puis un étage, puis une porte, puis une pièce.

A partir de cette observation de la mécanique, qui est inflexible et imperturbable y compris par les arguments prononcés avec le maximum de véhémence possible, qui est une Loi, qui est utile, qui est aussi théorique que pratique, il est possible d'évoluer à partir de cela, et daller l'appliquer à de nombreux domaines.

Le relation qui transpose une observation de sorte à ce qu'elle ne soit plus que symbolique d'une autre observation, est riche d'enseignement. Ce dont ceci est l'allégorie est une somme impressionnante de maladresses scientifiques et politiques.

En même temps cela donne une indication supplémentaire à la définition de l'homéostasie qui fait que les plantes poussent verticalement et que l'équilibre biochimique des organismes s'auto-régule en permanence, car ainsi on comprend que mécaniquement, en gros, il s'agit de viser et de se raviser au fur et à mesure, et non la simple poursuite d'un objectif.

C'est comme cela que la nature fonctionne car elle est intelligente, contrairement aux humains.

Lorsque on applique une définition à une autre dimension, on obtient un affinement de la définition qui va aller se réappliquer à l'objet initial où la définition est née. C'est à dire que par la modulation de sens on abouti à un affinement des définitions. Et bien sûr ce vers quoi tendent toutes les définitions sont des lois du type de celles que j'explore sous le nom de topologie des systèmes. Ainsi la définition même de l'homéostasie s'enrichit des expériences où on peut appliquer son principe, qu'on ne cesse de découvrir et de comprendre.

Ce n'est pas comme le Foot, où les guerriers sans cervelle courent vers un endroit prédéfini et l'atteigne, faisant croire que dans la vie ça marche comme ça, quoi que le principe d'homéostasie puisse aussi s'y détecter, dans la mesure où plus on s'approche du but, plus il est difficile à atteindre.

L'énergie indispensable pour atteindre son but est croissante au fur et à mesure qu'on s'en approche, puisque le temps passé à avancer se converti en temps passé à viser l'endroit où aller.
Cette notion de conversion de l'acte vers le motif de l'acte est transcendant, et mériterait douze bouquins philosophiques.

Cela signifie implicitement et logiquement que le but ultime, en définitive, est inateignable dans le champ théorique, mais possible à atteindre dans le champ physique, de la même manière qu'on sait attraper une balle au vol.

Le cosmos possède une amplitude qui permet de rectifier une impossibilité théorique qui est l'ordre de la Loi, de façon à ce que les choses puissent quand même avoir lieu.
A mon avis l'impulsion qui déclencha le Cosmos est de cette nature, celle qui permet la souplesse des lois afin que les choses aient lieu.
Mais quand même, l'ignorance des loi fait que rien ne peut avoir lieu.
Or dans cette humanité, rien ne peut avoir lieu. En tout logique cela découle de l'ignorance des lois.

- Regardez avec moi, venez vous assoir sur le siège du gars qui est hors du monde pour l'observer sous cet angle, les gens qui vocifèrent à longueur d'année pour prouver qu'ils sont crédibles. Ils fixent des objectifs, on leur explique que leur objectif est une cible mouvante et qu'il est stupide de tout orienter vers cet endroit, mais ils le prennent pour eux comme une insulte à leur égo, et s'enfoncent dans des bagarres aberrantes pendant que leur objectif et leurs calculs se déplacent ailleurs. Suite à quoi il ne reste que poussière et silence.

Ici, là, avec cet article, ce dont on parle, c'est de la survie facultative de l'humanité.

On explique aux jeunes pousses fraîchement nées que le monde n'a pas toujours été comme cela.
Que nous sommes une civilisation basée sur des principes qui visent des objectifs qui se sont dérobés depuis longtemps, et que 100% des civilisations avant la nôtre se sont éteintes et qu'il n'en reste plus que de la poussière et du silence.

Cela leur paraît bizarre, ils se disent pourquoi pas tout simplement vivre en paix et évoluer tranquillement ? Parce que les gens ont des opinions formellement rattachées à leur égo, et que leur estime d'eux-même dépend de ce qu'ils soient crédibles, et pour obtenir cette crédibilité, ils n'attendent pas d'avoir raison, ils forcent les autres à le croire. Et inlassablement ils se perdent dans les méandres, et rajoutent sans cesse des trajets au chemin de l'évolution, dont certains partent en arrière, et d'autres se perdent définitivement dans l'infini bêtise humaine.

On peut allègrement se figurer qu'au cours de l'évolution les civilisations ont affinées de plus en plus leur objectif de société, de sorte à perdurer le plus longtemps possible, jusqu'à atteindre un certain seuil critique de l'intelligence collective, qui permet de verrouiller les évolutions antérieures comme étant utiles et historiques, et de continuer à progresser vers la sagesse et la paix.

Et on peut se figurer le genre de crescendo qui fait l'histoire de l'humanité, comme un dégradé de points de plus en plus denses, des petites sociétés qui s'organisent et disparaissent, parfois quelques miracles ont dû pouvoir faire avancer certaines civilisations jusqu'à un degrés plus avancé que la nôtre (on pense aux Mayas qui pouvaient comprendre et utiliser le temps, et qui avaient des relations avec d'autres civilisations d'autres planètes, ce qui signifie qu'elles avaient atteint un seuil de paix et d'organisation rationnelle qui va au-delà de ce dont est capable notre lourdingue de civilisation).

- Comment se comporte l'infini ?
Oui parce que voyez-vous l'homéostasie se dirige vers l'infini.

Avec votre calculette débile vous appuyez sur 1 puis sur Tan, vous n'avez pas besoin de savoir ce que ça veut dire. Et vous cliquez encore et encore, pendant au moins une heure.
Que voit-on ? On voit comment se comporte l'infini de l'infini, c'est à dire rien d'autre qu'une homéostasie.

écriture : for($i=0 ;$i<10000 ;$i++){$x=tan($x);}

Elle est très parlante.
Au départ ça virevolte n'importe comment, puis un équilibre se fait au niveau du zéro, le Tan du Tan de 1 reste presque identique à lui-même pendant une courte période, suite à quoi, bam, ça craque, et la rectification de l'équilibre a de plus en plus d'amplitude, jusqu'au chaos, puis ça recommence. Mais la fois d'après, la phase où l'équilibre est très clairement palpable dure beaucoup plus longtemps. Puis à un moment, sûrement des chiffres qui ne plaisent pas au cosmos, une erreur provoque un déséquilibre et bam, re-chaos.

Mais en tous cas au fur et à mesure des minutes qui passent à cliquer sur Tan Tan Tan on observe des équilibres statiques de plus en plus durables.
Cela ne peut vouloir rien dire que dans les esprits vides d'intelligence.

C'est marrant quand on y pense, que la température, le climat aient pu connaître une telle stabilité aussi longtemps, et que de temps en temps ça dégénère.
C'est pendant ce laps de temps que les civilisations trouvent la paix et le recueillement qui lui permettent de progresser efficacement. C'est un temps qui est compté et qu'il faut utiliser à bon escient.

On estime que l'univers, qui est un multivers, fait de bi-univers, qui incluent une infinité de variantes simultanées, faisant du temps une matrice où tous les points peuvent êtres connectés en partant dans de nombreuses directions possibles (rendues possibles par les actes), n'est lui-même que la bosse d'une courbe sinusoïdale qui se répète. Il y a un big bang, puis l'univers se dilate à une vitesse exponentielle, de sorte qu'il y a trente seconde l'ensemble de l'univers était gros comme un petit-pois de maintenant, puis il se dilue et devient parfaitement homogène, on dit cristal, ce qui constitue la condition pour un nouveau big-bang.
On dit aussi que les actes et non actes de nos vies se répercuteront lors de la prochaine session du Cosmos, qui par ailleurs, est simultanée.

- Pour en revenir à notre peuplade nomade qui court en se disputant et en se dispersant vers des objectifs illusoires qui s'effacent au fur et à mesure qu'ils s'en approchent, (au sein d'un univers dont on sait que le centre est partout à la fois), s'il y a bien une notion qui peut s'avérer vitale et utile, c'est bien l'humilité.

L'humilité est comme le symptôme de l'intelligence. Celui qui a vu l'infini ne peut plus se fier qu'à la logique et à la méthode la plus aboutie possible.

Vous voulez savoir quelles chances l'humanité a-t-elle de passer le cap où elle peut comprendre pourquoi son objectif est fuyant et, donc, comment tendre vers la paix, pour cela le calcul est très simple, il suffit d'évaluer mentalement le degrés d'humilité des gens.

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