100705 14 min

la mécanique de ce qui devient réalité.

Après avoir vu les notions de base, on peut passer à l'application.
Tout projet, pour réussir, doit se greffer au wagon de la réalité.
Le plus souvent la réalité consiste en ce à quoi les gens sont le plus attachés.

Il est évident que les gens du monde sont attachés à vivre en paix, mais va savoir pourquoi ce n'est pas le cas des gouvernements, quand ils pensent (parfois sincèrement) que l'intérêt supérieur du « bien de tous » passe par des sacrifices qui consistent précisément à faire l'inverse de ce but de grande échelle.

Et surtout ils ont la maladie mentale qui consiste à se sentir puissants en faisant cela, car ils ne sont que les porte-paroles des phénomènes engendrés par la mécanique.
Ainsi les politiciens se voient comme les messagers qui dictent le destin du monde tout en ayant eu pour tâche d'apporter aux éléments en présence la goutte d'huile qui allait les permettre leur mise en mouvement.

Et dans ces grandes vagues spirituelles le fait de, par exemple, créer la pauvreté la misère et la maladie, alors que les gens du monde se sont organisés pour produire l'effet inverse, et alors que ces mêmes représentants pensent le plus souvent sincèrement produire l'effet escompté, ce qui brûle les yeux ne les effraie pas.

Et ainsi naissent les guerres où les représentant des gens du monde leur dise d'aller se bagarrer les uns les autres.

Bon.
Ce à quoi ils sont attachés c'est d'avoir une emprise sur les événements, et s'ils venaient à déraper ou leur échapper, ils seraient terrorisés. Ils diraient « c'est du terrorisme ! ».
C'est pour cela que tout est du terrorisme, parce qu'ils n'ont plus de contrôle sur rien.

Avoir une emprise sur le cours des événements, consiste à appliquer la méthode du wagon de projets qu'on rattache à la locomotive de la réalité, à savoir ce qui meut le monde, sa source d'énergie principale.

Toute l'idée de la mise en application de principes et d'un projet revient à découvrir la méthode qui fait devenir réalité palpable ce qui n'est qu'un projet, représenté par quelques connexions d'idées.

Cela veut dire que le destin du monde dépend de la façon dont on branche les choses les unes aux autres, et presque pas de ce qui existe déjà.

Certaines réalisations peuvent devoir servir à leur tour d'objet à mettre en relation avec d'autres et dont on peut avoir besoin.

Mais bon venant-en aux faits.
Le destin du monde peut être sauvé par cette notion de nouvelle mise en relations d'objets existants.
Ce faisant, on incombe une forme nouvelle à certains objets, pour qu'ils puissent remplir leur fonction habituelle mais de façon à ce que cela soit valable dans le nouveau cadre de référence.

Tout cela paraît abscons ? (ou con ?)
Ce qui se passe dans le monde est énuméré sous forme de transactions. De chacune des transactions on peut aller déduire, bien que cette information ne soit pas utile, les motifs les raisons et les objets de cette transaction.

Dans l'ancien monde pré-informatique, dont il faut déjà préparer l'enterrement en rendant les hommages de rigueur au côté si naturel et charmant de sa naïveté, les transactions avaient lieu à droite et à gauche de façon bucolique.
On s'imaginait même une main invisible qui agirait à grande échelle, sur laquelle on n'a pas pu compter, mais qui possédait néanmoins une valeur philosophique. En effet, cette loi des « patterns » existe vraiment et c'est une loi topologique. Les villes sont aussi distantes l'une de l'autre que le carré de l'inverse de leur densité d'habitants. La résonance de Schumann est une valeur constante car elle résulte de l'équilibre élicrique, comme l'est la vitesse de la lumière. (et malgré que ce soient des constantes elles peuvent varier mais bon).

C'est précisément ce phénomène qu'il est question de générer volontairement si on veut prétendre avoir quelque emprise que cela soit sur le devenir du monde.

C'est à dire qu'il est question de fabriquer la mécanique, en reliant correctement les pièces entres elles, qui produira un effet homéostasique autour de l'effet recherché, en particulier celui auquel nous sommes tous les plus attachés, la justice.

Cela veut dire qu'on aura un objet modelable de façon à éternellement apporter les correctifs qui feront que lors de son fonctionnement, les lois les règles et les autorisations sauront toujours s'adapter naturellement aux conditions de sorte à produire l'effet de justice, et ce jusqu'à un niveau dont le cerveau du businessman humain ne se doute même pas qu'on puisse s'en soucier.

Comme par exemple le fait que deux transactions similaires des deux côtés de la terre puissent être comparables et proportionnées, faisant que les quatre protagonistes (deux fois deux) n'auront pas à jalouser les autres.

Bah oui, par exemple j'ai vu une émission où on confie à la « bioéthique » la raison d'interdire la vente d'organes prélevés sur des vivants volontaires, alors que cela rend tant de service aux uns et aux autres. Mais si on adopte l'autre point de vue, celui de la justice, on s'aperçoit que c'est la pauvreté qui pousse ces gens à vendre leurs organes pour assurer l'avenir de leurs enfants, qu'ils sont considérés, après avoir été exploités et rejetés, comme un réservoir de viande.

Les raisons de petite échelle sont de la rhétorique, ils disent que tout le monde est content de la transaction, mais la raison de grande échelle, celle qui échappe nécessairement aux dirigeants de ce monde handicapé, disent que c'est un comble du cynisme quand même, et pour ce qui est de la justice, il faudra prévoir un système social dont les transactions auront toutes pour effet de faire tendre cette situation qui s'aggrave vers une situation qui va de mieux en mieux.

Et cela seule l'homéostasie peut le faire. C'est à dire qu'il faut faire comme Dieu, créer les choses qui, par elles-mêmes, produisent l'effet escompté.

Pensez-y juste une seconde, n'est-ce pas là, sans le vouloir, l'apanage du « respect » que je viens de décrire ?

Bah oui, car c'est une loi topologique, c'est une articulation, un code, une combinaison qui produit cet effet-là, et si on met en mouvement ses rouages, alors on produit ses effets.

Le terme d'homéostasie se rapporte à l'idée que quelle que soit la direction prise par la sous-jacence d'une transaction, en bien, en mal, le fait qu'elle ait lieu sera automatiquement la marque du fonctionnement du terme de la justice qui aura été programmé dans l'ordinateur du monde.

- alors, donc, il y a un ordinateur du monde ?

Il existe déjà de façon désincarnée, nous on va juste formaliser ce qui se passe et voir comment y appliquer les lois topologiques qui sont de rigueur dans cet univers, et qu'ignorer constitue un crime, en tous cas selon toute vraisemblance.

Du point de vue philosophique en tous cas, le fait qu'ignorer les lois de la logique engendre du malheur, qui ensuite peut dégénérer facilement, est parfaitement acceptable.

Le destin des gens qui se sentent imprégnés par la vocation d'améliorer le monde, et qui sont les plus beaux et brillants des citoyens, devraient se mettre à la politique, dans le cadre d'une politique algorithmique. (hors de ce cadre on le leur déconseille, ils vont se faire manger tout crus)

Et les imprégnés de la vocation n'auront pas à passer par le filtre sélectif de longues écoles pour donner leur avis et suggérer des formes pour leur mise en oeuvre, ils n'auront qu'à procéder de leur lotissement de vie où on aura aménagé des espaces publics tous les 3 étages (j'en profite pour donner une idée de l'architecture qui sied à une société de gens intimement connectés dans l'optique d'un monde meilleur).

Car voyez-vous dans le futur tout le monde saura lire et écrire du Code.
Muni de ce savoir, ils pourront s'exprimer et agir.

L'ancrage nécessaire pour ce faire, je veux dire, pour avoir une emprise sur les systèmes à l'oeuvre qui ont pour objectif de produire l'effet de justice, c'est que, bien évidemment, toutes les transactions soient centralisées.

J'ai bien dit.
Toutes.

Dès lors quand une société paie un salaire, c'est depuis le centre du monde qu'il est payé, au moyen des autorisations dont dispose l'entreprise, qui sont eux-même consultables sur internet. Ces autorisations découlent de l'activité, de l'utilité, parfois de la rentabilité, et sont le fruit de plein d'autres transactions. Mais tout cela est centralisé, tout ce qui rentre et tout ce qui sort, de toutes parts.

Les gens commettent leurs transactions avec leur carte-mémoire connectée au réseau, et soudain qu'apparaît-il ? Je vous le demande Emile. Toutes la comptabilité de toutes les activités étant publique et automatique, le job consiste à légiférer sur ce qui autorise et fait la valeur d'une transaction.

A part cela, plus de banques, plus d'impôts, plus de bourse, plus de compagnies d'assurance, et malgré toute cette main d'oeuvre libérée de ces obligations fastidieuses et (il faut bien le dire) aliénantes, plus de pauvreté, ni famines ni maladies ni guerres.

Oh si il y aura bien des disputes, mais le principal est que toutes les monnaies du monde soient alignées en une seule. Au début les méchants de ce monde se figurait qu'en allant vers ce stade ils auraient plus de contrôle, mais finalement ils perdront tout, en particulier, tout ce qui semble réel à leur yeux risque de ne plus l'être, et, alors pourtant que ça n'est réel que à leurs yeux, il y tiennent beaucoup.

Ça ne sert à rien que les monnaies soient différentes, du point de vue de l'échelle globale, au contraire ça crée des zones d'arnaques très nombreuses.
J'écris tout ceci en direct du monde de l'arnaque, en montrant qu'on peut aisément les résoudre toutes autant qu'elles sont, quel que soit le niveau de l'atteinte qui est cogitée par les défenseur de leur propre confort. Et donc, ayant observé que toutes les mises en relations entre les gens sont des transaction, j'en ai déduis le plus pragmatiquement du monde qu'en référençant leurs natures leur quantités et leurs objets, on aura une emprise directe sur ce qui doit être fait.

Bref tout le système peut être vigoureusement transformé sans rien changer à l'existant, ouvrant la voie à un niveau de vie moyen garanti pour chaque humain tout en produisant une comptabilité équilibrée.

- Dans le précédent numéro je mettais en opposition une écriture littérale du code de la loi, comme code de programmation, à une écriture procédurale, comme doit l'être toute chose qui veut « fonctionner ».

Cela veut bien dire, un truc très important, c'est qu'une fois toutes les transactions centralisées, l'activité politique ne consiste pas à dire « cette transaction est autorisée, cette autre est interdite », et à légiférer dans tous les sens en croisant les doigts pour qu'il n'y ait pas de contradictions.

Il est bien question de mettre en oeuvre une mécanique, qui est faite pour tourner toute seule, et d'y intervenir pour effectuer les réparations qui s'imposent, à la demande des gens du monde qui s'expriment librement. Cette mécanique obtient des paramètres et renvoie les autorisations, ou en d'autre termes, crée la loi qui sied à la situation.

J'ai donné l'exemple de la voiture à pilote automatique, qui reçoit des dizaines de paramètres et les analyse, et qui crée lui-même, en fonction des conditions, les limitations de vitesse qui ont un rapport avec la réalité : c'est à dire une voiture qui dicte la loi, et surtout, une loi qui s'est adaptée automatiquement aux conditions, en produisant ses réponses à partir de l'algorithme légal en cours.

Cet exemple était topique en fait.
Les transactions qui ont lieu sont le produit, jusqu'alors, des capacités à ce que ces transactions aient lieu, capacités qui sont exprimées par l'argent, sachant que l'argent peut tout acheter, y compris des humains à bas prix dans certaines régions du monde.
Jusque là, personne ne voit où est le problème, mais moi je ne suis pas d'accord ! Sur la planète où je vis dans mes rêves une telle chose est impossible, parce que l'ensemble des paramètres qui doivent nécessairement être pris en compte, quand ils le sont, interdisent ces transactions.

La quantité et l'importance des paramètres qui doivent intervenir dans l'acceptation ou non d'avaliser une transaction, ne peuvent pas être confiées décemment aux seuls partenaires de ces échanges. Ces échanges ne sont pas de l'ordre de ce qui est privé, ils concernent nécessairement d'autres personnes.
Et la seule chose qui peut décemment interdire une transaction, est l'opinion publique mondiale agissante en temps-réel ! Bon, dit moins romantiquement, la seule chose qui a le droit l'interdire une transaction est la prise en compte de l'ensemble des paramètres, qui appartiennent à une infinité de champs (du matériel au philosophique), produisant l'effet inébranlable de « raison ».

Un des exemples de ce que chacun doit être concerné par la légitimité d'une transaction que j'ai pris dans un article antérieur, est celui du gars qui vend des tomates, à un banquier, qui a volé cet argent à un pauvre, après que celui-ci eût fait la manche pendant 1 an pour obtenir cet argent. Le vendeur de tomate n'a pas à s'en moquer, et n'a pas à dire « l'argent n'a pas d'odeur ». Quand il vit en société, il veut, et il doit vouloir avoir l'assurance que la transaction dans laquelle il s'engage ne vas pas, sans le faire exprès, participer à (finalement) récompenser un criminel.

Dans le monde de la politique algorithmique, le dernier demeuré de la terre ayant commis un hold-up, se retrouve aussitôt avec des objets dénués de toute valeur marchande.

- Alors comment ancrer des idées merveilleuses dans la réalité ?
Déjà on peut imagine que d'abord il y aura des coopératives qui se chargeront de cette tâche (de gestion informatisée) à moindre échelle, et qu'ensuite tout soit mit en contact à grande échelle, ce qui sera un jour très émouvant, signant la fin du calvaire pour l'humain de la terre, et son entrée pleine et entière dans le monde libre.

Mais là le monde libre est un nourrisson, il va falloir qu'il grandisse en passant par toutes les étapes énervantes.

Le mauvais réflex est de se dire que pour que des changements bienfaiteurs se produisent, ce qui habituellement a lieu dans l'ombre et au détriment des courants hiérarchiques, qu'il faudrait interchanger les dirigeants de ce monde, et les envoyer dans un hospice comme il se doit.

Sans que cela ne soit pleinement faux, le concept de la bonté fait voir que le système dit démocratique, où on élit un gars qui représente une politique, et qu'on le vire si il n'a pas de résultats, est devenu obselète, puisqu'on le voit, que ce soient Obama ou Bush, ils poursuivent le même programme, puisque comme je l'ai dit, leur job ne consiste qu'à faire que les choses habituelles puissent avoir lieu. Aucun président du monde n'aura jamais d'emprise sur le monde, vu la lourdeur que ça suppose. Il y a bien eu un Jésus et quelques autres très mémorables, mais la façon dont ils ont pu tenir le monde entier sur leurs épaules n'appartient pas à la politique.

Bah pour qu'un changement bienfaiteur se produise, il faut que les acteurs de ce changement soient convaincus du bien-fondé de l'entreprise dans laquelle ils s'engagent. Ce qui nous-mêmes nous convaincs, à la faveur de ce à quoi on est le plus attachés, ce qui nous semble réel, comme par exemple les lois morales et le phénomène de justice (une chose statique et une autre dynamique), doit trouver son compte dans « la transaction » qui veut être établie.

Donc la question ne devrait pas être « par qui remplacer les obsolètes ? » mais « comment les convaincre ? » (même si tout le reste de la population est déjà convaincu).

Ce que je dis là appartient au domaine de l'état d'esprit dans lequel il faut être pour interférer dans la réalité. Il ne faut pas s'y opposer mais la convaincre. La réalité possède trop de choses dont on a besoin, bien plus nombreuses qu'on ne peut en énumérer. Cependant il ne lui manque pas grand chose pour tendre à nouveau vers la production de justice.

L'erreur qui consiste à ne considérer réel que ce qui est élu utile aux yeux de la raison est à l'origine de la plupart des bêtises que l'humain a pu faire.

En fait toute la mécanique que je rêve ouvertement et sans honte de voir apparaître, capable de rendre le destin du monde administrable, est elle-même le produit de la nature humaine en mouvement réagissant légitimement aux conditions qui lui sont posées.
Et si le monde n'est qu'une somme de paramètres qu'on fait rentrer dans la machine, alors le logiciel qui renvoie le résultat le plus logique possible, et qui s'auto-corrige récursivement, s'appelle la Conscience.

8119