100628 5 articles 31 min

Initiation à la politique algorithmique

Seule la guerre semble l'argument définitif qui suscitera l'ambition de réviser le système économique, un peu comme une hypocrisie par laquelle le capitalisme mourra assassiné, et non par sa propre faute.

La famine d'un cinquième des enfants du monde, le fait de traiter la nature comme un déchet, et les crimes continuels ne semblent pas être des arguments suffisants pour changer ce système.

En fait les gens sont coincés, ils ne savent pas comment faire.

Et en effet, si on n'intègre pas l'informatique dans ce qui permet au système des échanges, c'est impossible d'obtenir autre chose que de la famine et des guerres ; à moins évidemment que l'humanité ne soit que des petits villages isolés les uns des autres.

- Ou du moins, même sans informatique ce serait possible à condition qu'on utilise les principes de l'algorithmique, popularisés par l'informatique. Cela veut dire que si il venait à l'idée des possédants de ce monde de couper l'informatique, il en subsisterait néanmoins l'ingrédient essentiel : les algorithmes.

Et dès lors on ne peut plus revenir en arrière.

Prenons l'exemple du calcul des droits sociaux.
En-dessous d'un revenu mensuel de 600 euros, (en France car nous sommes un pays fondateur de la liberté) les droits s'élèvent à cette somme. Au-dessus, il y a des paliers, qui sont de plus en plus complexes. Si on vit seul, si on a des enfants, si le loyer est élevé, cela conditionne les revenus sociaux.

Il est logique d'être partisan de ce que tous les revenus soient sociaux, car cela suppose que la gestion soit centralisée informatiquement. Le but de la répartition des richesses étant de produire l'effet de justice, il est essentiel que cette répartition soit le produit d'un algorithme.

Pourquoi si je gagne 1 euro, mes droits passent-ils immédiatement au pallier inférieur, de sorte que j'aurais mieux fait de ne pas travailler, ou ne pas déclarer cette somme ?
Cela est dû à deux phénomènes :
Premièrement le fait que le revenu social soit en conflit avec le revenu capitaliste, ce sont deux systèmes opposés, et donc il y a une frontière d'illogisme entre les deux. Illogisme que les capitalistes veulent supprimer. Mais bon, cela est annexe.
Deuxièmement, l'administration ignore encore ce qu'est un algorithme, et préfère l'usage de pratiques préhistoriques qui consistent à utiliser des « paliers ».

Si je demande ma carte de transport, on me répond :
1- Vos droits sont trop élevés pour vous autoriser à recevoir la carte de transport.
2- Vos droits sont insuffisants pour obtenir la carte de transport.

Et à part cela, il n'y a pas moyen de connaître le montant des paliers, si complexes, qui justifient ces décisions. Donc on pose la question.

Pourtant, dans l'absolu, si on a par exemple 4 paliers de 200 euros chacun, cela forme une ligne droite qu'on peut tracer. Et dès lors on obtient le premier algorithme, le plus simple du monde, à savoir une jolie équation.

Il ne s'agit plus de dire « si vous avez entre tant et tant de revenus, entre tant et tant de charges, et entre tant et tant de droits, alors vous pouvez/ne pouvez pas obtenir (votre carte de transport),
mais de dire (dans un langage informatique, puisque de toutes manière il suffit d'entrer les paramètres dans « l'ordinateur » pour obtenir le résultat):
« L'application de vos paramètres à l'algorithme légal renvoie le résultat suivant ».
Ce qui, en somme, est déjà la cas, puisqu'on s'est facilité la tâche grâce à l'informatique.

L'actuel ressemble à cela :
if(x > a et x < b) y = true;

Alors que là, il est question de dire :
résultat=algorithme(paramètres);
et que la fonction « algorithme » aille chercher des données nombreuses et variées, conditionnés par les paramètres qui sont envoyés à la fonction, comme par exemple l'équation y=x*(3/4)-10.

Ces valeurs arbitraires, 3/4, 10, sont l'objet de choix politiques.
Et ils peuvent découler d'autres algorithmes, en fonction de la présence des autres paramètres.



C'est à dire, (là on est vraiment dans l'initiation aux mathématiques de base), on a un graphique, des abscisses et des ordonnés, si on a X=résultat produit par les paramètres, on obtient Y=réponse de l'algorithme.

Il faut bien comprendre que le résultat produit par les paramètres est lui-même le fruit d'un autre algorithme.

Toute l'astuce consiste à traduire en chiffres des données qui peuvent prendre des formes très diverses, comme Oui-Non, « 3 enfants de moins de 15 ans », « revenus du trimestre précédent », etc...

- La France est un pays qui aime bien légiférer. Elle devrait être la première à sauter sur l'occasion de produire des algorithmes si complexes qu'elle pourrait y intégrer autant de notions qui servent à produire l'effet de justice qu'elle en a envie.

Avec un système par pallier on est obligés de se limiter à un très petit nombre de paramètres, parce que la complexité empêche d'envisager d'aller plus loin. Cela est intéressant à noter, ça s'appelle « les limites du système ». Ainsi par exemple les amendes pour les effractions, les TVA, et toute une somme de choses qu'on peut devoir sous forme d'argent à son état, sont calculés de façon très ouvertement injustes, par rapport, par exemple, aux revenus, aux possibilités, à ce qui est proportionné.
Et si on veut rajouter des paramètres dont il semble « juste » de tenir compte, on se fait rembarrer, car « on a atteint les limites du système ».

Se frayer un chemin vers la justice avec des outils aussi périmés est laborieux, coûteux et très peu rentable.

En se fiant au rendu d'une équation, que ce soit pour ce qu'on doit à l'état ou ce que l'état nous doit, on obtient un résultat qui est progressif et proportionné.

C'est quand même incroyable qu'en dépassant un palier de 1 point on saute une tranche de droits ou de dûs, sans aucun discernement au sans aucun recours, sous prétexte que « c'est la loi »...
alors que c'est si simple, intelligent, pratique et économique, de passer par des algorithmes.

- A cette introduction, et avant les développements, il faut rappeler quelques notions :

Le principe qui consiste à se confédérer autour d'un état est précisément la juste répartition des richesses.
Dès lors il n'y a plus aucun intérêt à se confédérer autour d'un état-nation si celui-ci ne travaille pas efficacement à la juste répartition des richesses.

Si les gens sont énervés de payer des impôts, ce n'est pas par avarice et courte-vue de l'esprit, ce qui fait le fond de commerce de la « droite », c'est précisément parce que cette redistribution n'est pas effective, et que l'argent des gens sert des intérêts privés, notamment en renflouant les banques qui font faillite et plus généralement en provoquant des guerres à but lucratif.

Par leur silence et leur docilité aux lois mal conçues et entretenues dans leur insuffisance, les citoyens acceptent de fait l'idée de participer à un impérialisme, et donc une concurrence immorale des pays entre eux.
Ils se disent qu'ils font leur boulot, ils ont besoin de mettre de l'essence dans leur voiture pour aller à leur boulot, et c'est à l'état de se débrouiller pour les pourvoir en cette essence, quels que soient les moyens utilisés, sachant que la meilleure méthode possible au sein de ce système est le vol pur et simple.

Affamer, asservir, mettre en esclavage, est ce qu'il y a de plus lucratif au monde.

Le système injuste est en rivalité avec les fondements humains de dignité, de partage, de générosité.
C'est là qu'il y a le conflit le plus meurtrier, et ce conflit pourrait être (facilement) résolu grâce à la politique algorithmique. Facilement, à ceci près qu'il faut travailler un peu quand même !

Cette concurrence de ce qui est « bien » pour les uns et pour les autres (les possédants et les travailleurs) n'a même pas à avoir lieu au sein d'un système juste.

Et le peu de travail qu'il y a à fournir pour consentir publiquement de nouvelles règles en terme de répartition des richesses vaut largement le coût qu'on s'y attèle. (ce serait très rentable !)

- La plupart du travail politique devrait consister à produire les algorithmes,
qui permettent de produire les équations
qui renvoient les résultats qui affèrent aux différents paramètres
dont il semble « juste » de tenir compte.

Bon.
Déjà au moins (ce texte profitant de nombreuses années de réflexion) on sait qu'il va falloir intégrer des notions qui sont propres à faire hurler les comptables du monde entier, parmi lesquelles le fait qu'il peut s'avérer stupide d'attendre un équilibre des compte dans certains domaines.

De toutes manière, tous les prix sont évalués mentalement sans autre repère que les coûts précédents, ce qui permet de qualifier le système économique de « déviant », puisqu'il n'a aucun étalon. Dès lors attendre un « équilibre des comptes » est au moins aussi stupide que la façon dont on peut juger l'évaluation des prix, qui est purement psychologique.

La question ici est de se dire que, oui, ce qu'on donne aux uns on ne le prend pas forcément à un autre.
On peut très bien donner par avance aux peuples de quoi vivre, pour qu'ensuite ils puissent travailler à la continuité de cette production.

Ce n'est pas stupide de faire cela, par exemple quand un prêteur investit dans une société, c'est exactement ce qu'il fait, il donne du crédit, et il le puise dans une marre énorme d'argent inutilisé, ce qui ne le dérange pas du tout, mais lui rapporte beaucoup !

Cela va sûrement être la partie la plus rugueuse d'une réforme du système économique.
C'est en raison de cela qu'il est judicieux de préconiser que les systèmes d'échanges puissent être distincts les uns des autres, afin de favoriser la créativité des solutions, tout en étant compatibles entre eux.
C'est aussi grâce à ce précepte qu'on peut proposer aux citoyens du monde entier la liberté d'adhérer à un système plutôt qu'à un autre, sans aucune obligation due à la géographie du lieu de naissance par exemple.

De cette manière, en passant, on résout le problème posé au moyen-orient par les états au service de l'impérialisme, puisqu'on dit à tous qu'ils sont libres de participer à tel ou tel régime systémique (au lieu de se battre pour devenir « riche » au sein du système injuste).

Si les gens veulent continuer dans le régime systémique qui consiste à appauvrir autrui, il faudra qu'il y ait suffisamment de gens qui acceptent ce régime, afin de s'y faire dépouiller !

La deuxième remarque, après ce passage délicat à comprendre, consiste à convertir le principe de l'argent en un principe de droit d'accès à des fournitures.

L'argent permet d'accéder à tout ce qu'on peut acheter avec, mais tout ce qu'on peut, ou ne peut pas acheter avec son argent, est-il du domaine du « droit » ? et de la justice ?

- Alors bon, revenons à nos moutons.

On va prendre par exemple l'amende pour effraction à la vitesse limite autorisée sur route.
Et ensuite cela va permettre de faire un exemple de comment la fonction algorithmique peut être étendue, dans un nouveau champ du système social.

Le gars se fait arrêter pour excès de vitesse sur autoroute. Toute la conversation qui s'en suit sert à bâtir un système juste.

Il roulait à 121 Km par heures alors que la vitesse limite est de 120.
On lui retire donc son permit, sa voiture, on le met en prison pour 3 mois, et il rentre à pieds.
Dura lex sed lex.
(pour pallier à cela la police française profite d'une culture de la magnanimité qui mérite d'être soulignée ! La loi est encore plus conne qu'eux !!)

La courbe de l'équation qui renvoie la peine infligée pour une effraction est produite par un algorithme tient compte d'un ensemble cruellement complexe de paramètres.

La plus haute faute possible est celle des effets néfastes produits.
En ce sens, même rouler à 20 Km par heures produit un effet néfaste, en terme de pollution.
Le seul fait d'acheter une voiture est une faute, qui s'évalue en terme de coût, car même si elle est neuve et sophistiquée, avec des lignes épurées, il n'en reste pas moins que c'est une future épave dont la gestion est confiée à l'état, financé par l'argent des gens.

En l'absence d'effets néfastes il convient d'évaluer le risque qui a été encouru, et de convenir d'une pénalité pour ce risque. Ensuite ce risque doit être pondéré avec la raison pour laquelle ce risque est encouru, comme par exemple si on est une voiture de pompier ou une ambulance.

Tout cela est logique, et en général c'est évalué mentalement par « le bon sens », mais toute la question de la politique algorithmique consiste à évaluer sur une échelle l'ensemble des paramètres dont il faut tenir compte pour qu'ensuite on les applique à un algorithme, qui est en soi « la loi », dont il ressort un résultat, sous forme d'équivalences consenties.

Vous le voyez, je dis cela en passant parce que je connais des hommes préhistoriques, sous prétexte qu'on leur a payé leur études, se croient intelligents, et viennent affirmer que l'algorithmie est une nouvelle forme de dictature, de technocratie, et je ne sais quoi : tous les paramètres sont le fruit d'une estimation, et surtout : le résultat produit oblige à ce que des politiciens-informaticiens viennent réévaluer ces résultats afin de corriger, affiner, améliorer l'algorithme qui les a produit.

Notons aussi en passant, que ce principe consiste ni plus ni moins qu'à « changer le système » en permanence, dans le sens de l'amélioration.
C'est à dire que « le système » est quelque chose de concret sur lequel on peut légiférer... par opposition à un système d'échange d'équivalences de valeurs psychologiques inamovible, auquel il faut apporter cent mille exceptions pour qu'il ne soit pas trop inhumain, et encore...

Donc, pour notre automobilitse-casse-cou, nous avons un certain nombre de paramètres dont il faut tenir compte : le degrés de l'infraction, la raison de l'infraction (alcoolémie), les conditions de l'infraction (femme enceinte qui va accoucher dans la voiture). Tout cela doit conditionner, de manière chiffrée et pesée, le « droit » ou le « non-droit » que l'automobiliste avait de commettre cette effraction, et à partir de là déduire « la faute » et « l'amende » qui convient.

On peut tenir compte aussi de l'état de la route, des conditions de la météo, de la qualité du véhicule. Normalement les limitations de vitesse sont décidées pour le plus faible véhicule susceptible de circuler sur ces voies (d'où l'interdiction aux cyclistes d'emprunter l'autoroute, ce qui est très acceptable comme loi !), mais les conditions locales peuvent justifier que la réglementation qui a été choisie ne s'applique pas nécessairement aux véhicules pouvant s'arrêter sans déraper en quelques dizaines de mètres, circulant à 121Km/h sur une autoroute à 4 voies où il n'y a personne par un jour de très beau temps !

Après on peut tenir compte de plein d'autres paramètres, comme la fréquence des effractions (si vous êtes du genre à avoir plein d'accidents, il est plus légitime de vous convaincre de rouler doucement !)

On peut aussi tenir compte des revenus du contrevenant, ce qui à mon avis ne serait que justice, dans la mesure où une amende doit représenter une quote-part logique des capacités à la payer.
Il est évident que le législateur n'a pas le souhait de ruiner, mettre à la rue, ou tuer littéralement le contrevenant d'une vitesse limite autorisée, ni le souhait que l'amende qu'il décide ne soit qu'une broutille pour le contrevenant, ce qui l'autorise de facto à l'enfreindre autant qu'il e veut.

Si déjà au moins on avait une courbe au lieu de paliers, la courbe commencerait à partir de 120 Km/h et grandirait de façon exponentielle.
Et, ô ironie du sort, apparaissent encore des paliers, à partir desquels de nouvelles courbes peuvent survenir, de sorte qu'au-delà d'un certain degrés de l'infraction, la peine encourue puisse aller affecter des « droits » qui appartiennent à d'autres champs : (en français :) en plus d'une amende en argent, les points du permis peuvent sauter, la confiscation du véhicule peut être déclarée, etc... Ce sont des nouveaux champs d'application qui sont apparus à la sortie du calcul qui tenait compte de l'ensemble des paramètres que l'enquête aura révélés.

Mais alors, vous dites vous, tout cela c'est beaucoup de travail.
En fait ç'en est encore bien moins qu'on ne le suppose.

D'abord l'écriture de l'algorithme est une question de semaines, puis avec les années il s'améliore en étant capable de recevoir des paramètres qui n'avaient pas été pensés auparavant.

Ensuite, héhéhé, nous sommes dans une société du libre de droits, le citoyen a un accès entier sur ces algorithmes, il peut donc les intégrer à l'ordinateur de bord de son véhicule afin qui celui-ci décide automatiquement de la vitesse limite légale à laquelle il peut rouler.

Et finalement, en créant des lois plus justes au moyen de l'informatique, on ne fait rien d'autre que d'écrire les logiciels qui piloteront nos voitures semi-automatiques de demain !

Quoi ? Vous voudriez que ce soient les constructeurs qui s'en chargent ?
Mais ce n'est pas possible, puisque je l'ai dit : la loi est adaptative aux circonstances, et immédiatement déclarée à l'utilisateur en temps-réel.

Dans le futur, non seulement les voitures se piloteront toutes seules, mais mieux, elles dicteront la loi !
Imaginez une ambulance qui dicte à son trajet tous les feux qui doivent se mettre au rouge.
C'est un peu ça, le produit d'un système juste, c'est uniquement en terme d'efficacité que cela se mesure.

- Cet exemple n'est qu'un tout petit exemple, et encore, il ne donne à voir que la surface du processus informatique, c'est à dire ce qui peut être discuté, et pas son écriture, qui reste assez simple.

Nous pouvons même partir du principe que tous les paramètres dont la loi se doit de tenir compte afin de produire l'effet de justice soient connus en temps réel par « la machine », la diode rouge qui vous regarde et vous juge.

C'est bien de bigbrother dont il s'agit ! Il faut bien comprendre que dans un système du but lucratif, recueillir des données sur les utilisateurs ne peut que être retourné contre eux, alors que dans un système algorithmique, recueillir des données est la plus élémentaire des choses à faire pour produire l'effet de justice. (c'est marrant la marche du monde)

Donc nous partons du principe que des milliards de calculs se font en permanence chaque seconde toute l'année sur toute la terre.

Et nous affirmons qu'il est possible de consacrer notre informatique au référencement de tous ces calculs (qui d'habitude sont élaborés mentalement et sans se référer à assez de données pour pouvoir se permettre de le faire) dans le but de produire l'effet de justice.

J'espère que j'ai bien insisté sur l'effet de justice !
Par quel effet la justice peut-elle avoir lieu ? Réponse : les algorithmes.

- Il en sera de même pour les prix, qui ne peuvent que résulter de ces équations à 'n' inconnues, et s'afficher en temps-réel au moment de l'achat.

Et surtout, une fois ce système mit en place, capable de reproduire de façon coordonnée et rationnelle ce qui existe pourtant déjà,
et sachant que le système actuel arrive à ses limites, obligeant à dégénérer la société pour reproduire les circonstance de son existence,
nous pouvons d'ores et déjà entrevoir les possibilité incroyables offertes par cet immense espace de liberté rendu possible grâce à la raison et la science.

Les possibilités de développement sont telles que la famine, les guerres, les injustices, et même le besoin ou l'envie de commettre des injustices, peuvent être coupées (selon le terme topologique qui consiste à rendre invalides les raisons initiales).

Et dès maintenant on peut se poser la question, de ce que doit être un salaire, et un travail... au sein d'un système où tout a une raison d'être qui peut être débattue en public.

(il faut se référer à plein d'anciens textes sur les systèmes sociaux pour mieux comprendre « où tout à une raison d'être » ; les entreprises n'existant qu'en raison de l'intérêt que la société a à ce qu'elles existent.)

Le travail est une forme de devoir, et en général le meilleur de ses devoirs consiste à faire ce qu'on est le plus apte à faire. Donc déjà cela fait entrer plein de notions d'aptitude. (Par exemple un gars qui a la carrure d'un inspecteur des impôts corrompu avec des tics nerveux n'aurait pas l'aptitude pour devenir « président de la république » !)

On peut faire entrer dans le calcul la durée du transport pour se rendre sur son lieu de travail, de sorte que ce transport soit financé (d'habitude l'entreprise paye 50% du transport si c'est un transport public). Là encore, un « régulateur informatisé » arriverait à des conclusions proches de ce que l'effet de justice a pousser à faire apparaître.

On se doit de faire entrer dans le calcul de ce qui est raisonnable des notions de vie familiale, si la maman vient d'avoir un bébé, il est légitime que ses « devoirs » soient réévalués par ses paramètres. Et bien sûr, on ne sera plus obligés de se contenter d'un nombre limités de paramètres à prendre en compte, c'est là tout l'enjeu de la politique algorithmique.

Paramètres parmi lesquels apparaissent ce qui fait la qualité de la vie.

Et avec cette même notion, on délibère aussi sur les « revenus ».
Les revenus sont des droits.

Avec son revenu l'utilisateur a le droit d'aller se faire arnaquer et de tout dépenser en une seule fois dans un achat stupide de sorte à ne plus pouvoir aller acheter à manger le reste du mois.

De mon point de vue, cette liberté est excessive, et si un système rigoureux, par mégarde, se met à interdire une telle liberté, ce ne serait pas grave, d'autant qu'elle pourrait être permise de façon exceptionnelle.

Car avant tout, l'algorithmie, le fait de tenir compte d'un nombre illimités de paramètres, produit l'effet que la loi est bien plus souple.
Et en effet, n'est-il pas stupide, comme disent nos amis extra-terrestres, de donner le même médicament à tout le monde pour toutes les maladies ?

Donc, on peut facilement imaginer que « les droits » qui sont affectés à un citoyen (que j'appelle parfois un utilisateur du système, puisqu'il est libre d'aller se faire régir par un autre !) puissent appartenir à différents champs simultanément.

Le droit à l'alimentation, à l'habitation, à la santé (dont la vieillesse), au transport, à l'éducation et à l'information sont des droits légitimes accordés à tous sans discernement.

Pour le coup, c'est l'algorithme le plus simple à concevoir ! (et c'est le calcul le plus lourd en terme de ressources pour le processeur)

Mais ces droits concernent la première nécessité, de même que des devoirs peuvent être classés de première nécessité, et qu'on puisse « agencer » les travailleurs(rapport à l'agence pour l'emploi qui n'agence rien du tout) pour les diriger vers là où on a besoin d'eux.

Là aussi il y a plein d'exceptions dont le nombre augmente factoriellement avec le nombre de cas de figure, d'abord les gens choisissent librement leur affectation, ensuite il y a celles dont personne ne veut et en face, des gens dont personne ne veut non plus. Et donc cela devient de plus en plus difficile de préserver l'effet de justice, mais ça c'est normal. A part que c'est là qu'il faut être le plus précautionneux.

Donc le travailleur a des droits supplémentaires. Il obtient le droit d'avoir son propre véhicule indépendant des transports publics de bétail humain. Mais quand même pas à ce que ce soit une voiture de luxe, dont l'usage est lui aussi du domaine exceptionnel. Tout cela peut être évalué.

L'utilisateur peut ainsi « dépenser » ses droits dans les champs auxquels il accède. Si il dépense tous ses droits pour avoir la plus belle voiture possible, cela n'affecte pas ses droits à s'alimenter du nombre minimum vital de calories nécessaires à sa survie.
Tout cela est calculé.
De facto, il lui est interdit de s'affamer.

- Et maintenant qu'on sait ce qui précède, voyons ce qu'est la politique algorithmique.

La « machine », cette diode rouge qu'on regarde dans les yeux et qui nous donne des ordres, est une création humaine.

Les humains qui s'affèrent à la faire fonctionner sont des informapoliticiens, ils appliquent ce qui a été décidé en haut-lieu (le haut-lieu est la démocratie) et en retour, participent aux discussions sur l'élaboration des processus mathématiques, en disant ce qui est possible, et ce qui ne peut l'être qu'en mettant préalablement au point les autres processus qui sont essentiels à celui qui est réclamé.

(car c'est bien connu, en informatique rien n'est impossible)

Et alors : c'est la loi en cours qui décide de ce qui est possible à obtenir de ce qui ne l'est pas tout de suite.

L'informapoliticien va demander à la machine d'ajouter un nouveau paramètre (ça c'est simple, quoi qu'après il faille de très nombreuses heures pour surveiller la compatibilité et la logique), autant qu'il va implémenter de nouveaux processus qui devront aller se combiner à ceux existants, tout en les servant positivement, et aussi, en se servant des ressources que les processus existants permettent d'utiliser.

Parfois, je dis cela par expérience, au-delà d'une certaine complexité, il arrive qu'implémenter un nouveau processus auquel on n'avait pas du tout pensé au début de la conception ne consiste en rien d'autre que d'utiliser les ressources disponibles, et (en français) en deux lignes de code on arrive à faire émerger une fonctionnalité d'une puissance équivalente à l'ensemble du système.

C'est pour dire,
comme le monde de l'informatique est fluide, souple, et vivace.

- L'humanité est entrée dans une nouvelle ère. Il y a l'humanité d'avant l'écriture, et il y a l'humanité d'avant l'écriture informatique. L'humanité qui apparaît aujourd'hui, utilise les algorithmes pour produire l'effet de justice.

L'ensemble des humains est très intimement connecté, les liens entre les gens sont en croissance exponentielle, en terme de qualité et de quantité.

Il ne sera bientôt plus possible de mentir ou d'arnaquer, de désinformer et de manipuler les opinions.
L'humanité est un cristal en devenir, toutes les parties tendent à se conformer à ce qui coïncide le mieux avec l'organisation d'échelle la plus équilibrée, si on peut dire cela comme ça.

Jusqu'alors, c'était bien de l'informatique que nos cerveaux faisaient sans le savoir, ce sont bien des algorithmes qui sont à l'oeuvre dans le psychisme humain, ce sont bien des paramètres sans nombre dont il faut tenir compte à chaque décision, et c'est bien un processus en cours de réalisation, qui se présente à nos yeux ébahis sous forme de « monde » de « nature » et de « cosmos ».

Et dès lors qu'on obtient le vocabulaire (et donc l'ontologie) de l'informatique, les lois de la mécanique, et la topologie des systèmes, on comprend sous un jour fraîchement éclairé les déficiences des politiciens de ce monde.

Leur déficience, et donc par extension la déficience du système, est de n'avoir jamais su formaliser avec des données mesurables, comparables, évaluables, les méthodes qui leur semblent pourtant « tomber sous le sens ».

Et après ils se battent dans des joutes verbales insultantes et méprisantes pour faire valoir la puissance de leur bon sens, c'est à dire en réalité, la justesse du calcul que leur cerveau produit.
(ou qu'un autre a produit pour eux et dont ils sont les porte-parole aveugles).

Ils sont démunis de vocabulaire, ils utilisent la violence pour compenser cette lacune, et le monde entier est comme ça. D'ailleurs l'argument le plus typique de l'époque pré-informatique est celui-là : « c'est comme ça ». C'est l'autorité qui parle. C'est « je fais semblant de jouer à incarner l'ordinateur du futur qui produira l'effet de justice, et toi, tu dois jouer au gars qui accepte et qui aime cette loi ».

Mais heureusement tout cela va changer.

8119

- Documentaire :

Ce texte provient du web, il explique comment les gens de Oummo vivent, notamment au sujet de leur système social.

Le lecteur a l'entière liberté de rejeter l'idée que les gens qui écrivent le texte qui va suivre viennent vraiment d'une autre planète, et la responsabilité qui consiste à répandre ou évoquer ces textes doit être pesée, au moyen de ces quelques recommandations d'usage : Ils ne souhaitent pas que leurs textes soient diffusés de façon prosélyte, cependant ces textes ont pour but d'éclairer ceux qui les lisent, et sont le plus souvent destinés à être publics.

En aucun cas il n'est intelligent ou « approprié » de vouloir calquer le système social d'une autre planète, (ou d'un état sur un autre) de même que le niveau technologique, notamment puisque la raison d'être de la science est d'être découverte. La façon dont ils fonctionnent appartient à leur seule culture, même si, on en conviendra, des points de convergence sont possibles à remarquer, comme notamment « les droits de l'homme ».

Je suis sûr que ça fera plaisir à tout le monde de savoir que les Droits de l'Homme sont une notion universelle, connus, admis et pleinement respectés sur les autres planètes.

De même, cela fait hautement plaisir d'aboutir à des conclusions qui font naître des termes originaux comme « politique algorithmique », « topologie des systèmes », « produire l'effet de justice », « régulateur informatisé », « agencement de l'emploi », etc... en ayant à l'esprit que pour ceux qui viennent d'une autre planète, cela est en effet plus logique et plus humain qu'un système marchant basé sur la guerre et le mensonge, opprimant les peuples, et freinant l'évolution de l'humanité.

-
Lettre D 41-16, délivrée à F. Sesma, en 1966 (!)

300 - NOTRE SYSTÈME DE RÉMUNÉRATION

Au cours de notre histoire nous sommes passés sans transition du troc d'espèces à l'évaluation économique du travail et des biens industriels et de consommation en fonction d'un système mathématique très complexe. Pour comprendre ce système, il vous faut connaître plus à fond la structure de notre SOCIÉTÉ.

Nous tentons de faire un résumé des traits les plus en accords avec l'économie de UMMO.

Nous possédons un système de codification des biens très complexe et soigneusement standardisé de façon qu'à chacun soit assigné une série de chiffres qui le représente. Ils sont recensés dans les groupes suivants, tous évalués du point de vue économique.

OUMBOOBUUA. Biens - services intellectuels tels que travaux de calcul mathématique, inspection de la clarté de la communication phonique, examen psychotechnique de l'enfant et beaucoup d'autres. (Inclus les formes de divertissements)

OUMBOOMIIA. Biens en formes de services qui requièrent l'usage de la motricité physiologique, mains, pieds, thorax, manipulation de machines outils, réparation d'instruments de recherche, chirurgie…

OUMYASAAII. Biens naturels de surface ou de volume tels qu'aires de terrains, volumes de sous-sol, volumes d'espace dans ou hors de l'espace atmosphérique.

OUMDAA DOAA. Biens de consommation alimentaire, vêtements, AARBII OMAIU (sorte de tablettes de titane où peuvent s'enregistrer les sons, équivalent des disques et bandes de magnétophone de la Terre), objets décoratifs, meubles, ainsi que l'ÉNERGIE.

OUMWI AA. Biens d'équipement tels que les appareils industriels, les véhicules, les bâtiments, etc, (inclus tous les types d'instruments de travail)

Observez que les deux premiers sont réalisés par l'énergie humaine et que les trois derniers sont DIMENSIONNELS.

En principe les hommes de UMMO ne possèdent aucun de ces derniers biens dimensionnels.

Vous pouvez interpréter cela comme une forme occulte d'économie marxiste terrestre mais les différences entre la structure communiste et la nôtre sont bien notoires comme nous allons le voir :

D'abord il n'y a pas sur UMMO de problème de production. D'une part, l'autorégulation des naissances est parfaitement assurée sans faillir aux normes religieuses de l'UAA (code MORAL) et, d'autre part la production massive synthétique des glucides, protéines, lipides et de tous les aliments et le reste des biens OUMDAA DOAA. et OUMWI AA., est si énorme et si parfaitement planifiée que les terribles problèmes de l'injuste répartition des biens qui harcèlent l'humanité de la Terre ne peuvent exister, de même qu'entre vous des problèmes comme celui en rapport avec l'air et sa répartition.

Quand l'existence de BIENS est supérieure à la DEMANDE probable, ils subissent une dépréciation telle que, pour un certain seuil quantitatif, ils perdent toute signification à une prétendue évaluation rémunérative.

Mais il y beaucoup de biens estimés et évaluables, étant donné que leur nombre ou grandeur ne sont pas supérieurs à ceux de la fonction de la DEMANDE (certaines attractions, objets rares, terres, etc).

Quand l'enfant a atteint un certain âge, on évalue ses facultés psychophysiologiques. On considère que la maîtrise de son éducation appartient à l'UMMOAELEWE (CONSEIL DE UMMO). C'est à 13,7 ans (terrestres) qu'il s'intègre dans l'UNAWO UUI (grand centre d'enseignement) où le régime est sévère et où le jeune s'habitue à ne rien posséder à lui.

Une fois terminée sa formation - adaptée aux facultés de notre OEMII (corps humain) - on lui attribue un code chiffré qui constitue notre FICHE D'IDENTIFICATION (nommée UMMOGAIAOO DAA).

A ce moment notre identité est intégrée dans la gigantesque XANWAABUUASII BEEO AO d'UMMO situé à GOABAAAE.

Elle est traitée dans une gigantesque mémoire centrale connectée à tout le réseau XANMMOO AYUBAA (espèce d'ordinateurs ou cerveaux de base DIEWEE). La technologie de ces grands équipements qui ont une lointaine parenté avec vos cerveaux électroniques est trop complexe pour être décrite ici.

En premier lieu, les unités de mémoire XANWAABUUASII ne sont pas constituées, comme celles de la Terre, de bandes magnétiques, disques magnétiques de ferrite ou tambours. Il s'agit simplement de petits cubes de titane cristallisé chimiquement pur. Chacun de leurs atomes peut être excité et atteindre une douzaine d'états quantiques de façon que chaque atome puisse engrammer un chiffre. (Les 12 de leur numération NDT) (Remarquez que les mémoires des ordinateurs de la Terre travaillent avec des BITS en système binaire.

Vous pouvez imaginer qu'on puisse amasser des trillons de chiffres dans un petit volume de titane prêts à être de nouveau utilisés. Un faisceau d'ondes de section infinitésimale et de haute fréquence coagit avec deux autres en formant un trièdre en traversant le cristal de titane sur l'atome que l'on veut exciter ou décoder.

L'information (codée) déposée peut être traitée dans des équipements calculateurs (beaucoup plus complexes que vos simples équipements.

Bon. Il existe sur UMMO 120 XANMOO AYUBAA géants reliés à la grande MÉMOIRE sus-citée. Ces énormes dispositifs règlent toute l'activité de UMMO. Ne pensez pas qu'ils se substituent à l'esprit créateur de l'homme. Ils sont essentiellement un auxiliaire indispensable de notre civilisation.

Mon épouse peut, de notre domicile, entrer en contact avec le XANMOO AYUBAA et lui soumettre les données relatives à la température, tension, degré d'acidité de la sueur, nature des ondes cardiologiques, etc, de notre petite fille malade, et en recevoir le diagnostic et les prescriptions thérapeutiques. De même, nous pourrions lui soumettre un problème compliqué de mathématique pure ou de psychobiologie analytique.

Signalons que notre UMMOGAIAO DAA est intégré dans cette mémoire. Aujourd'hui devant chacune des données correspondant à notre rendement le point professionnel assigné, convenablement pondéré, est inscrit aussi dans cette Mémoire.

En ce moment même, je dicte ce document à un homme de la Terre. Ce travail est ensuite enregistré en Australie. Il y est évalué et codé à l'égal de vous pesant un kilogramme de café traduit en pesètes ou en francs. Ces données de nos travaux sur Terre sont enregistrées aussi dans un petit ordinateur pourvu également d'une mémoire de titane. Cette plaquette, qui contient non seulement ces données mais des milliers de document codés se référant à la civilisation de cette planète, sera envoyée sur UMMO. Mieux, les données numériques qui enregistrent mon travail iront se mêler à toutes les données qui se rapportent à ma personne et qui existent dans la XANWAABUASII BEEO AAO.

Si je reviens un jour sur UMMO et désire par exemple acquérir une antiquité rare (par exemple un chronomètre balistique) (cela s'entend en USUFRUIT) le "vendeur" consulte la XANWAABUASII qui lui dira si j'ai ou non droit à elle. Et la réponse est conditionnée par de multiples facteurs :

Mes capacités psychophysiologiques et mon grade hiérarchique,

Mon rendement au travail tout au long de ma vie,

Toute l'économie de UMMO en cet instant.

Comme cela, nous n'avons pas besoin d'argent que d'ailleurs nous n'avons jamais connu et nous croyons n'y avoir rien perdu, puisque avec notre système de rémunération centralisé et soumis à une rigoureuse analyse depuis le central coordinateur de UMMO, c'est comme si nous comprenions beaucoup plus justement et plus rationnellement.

Une analyse plus détaillée de ce système montre qu'au fond il est semblable au terrestre. L'argent matérialisé en documents (BILLETS) cautionné par un patron (c'est l'OR ou la CAPACITÉ ÉCONOMIQUE du pays) a été remplacé sur UMMO par des valeurs symboliques qui étaient en même temps soutenus par l'économie de UMMO. La circulation monétaire n'est pas nécessaire et le système employé rappelle un peu les TRANSFERTS BANCAIRES DE la TERRE. Mais par contre, le système de rémunération du travail est d'un point de vue scientifico-économique et moral beaucoup plus rationnel.

La suppression de la propriété privée n'a pas créé de grands problèmes et d'autre part l'homme de UMMO est libre de choisir le travail qu'il désire. Malgré l'absence de propriété, l'incitation et la stimulation au travail sont plus intenses que sur votre planète.

Si je rends un grand respect à ma condition professionnelle, je jouis d'avantages en biens usufruitiers, services et prestations, qui ne seraient pas accessibles à un individu paresseux. En somme, vous pouvez interpréter notre civilisation comme une espèce de structure socialiste (plus perfectionnée que les balbutiants et équivoques systèmes socialistes de la Terre) et profondément religieuse, mais avec une base argumentaire pour cette religion nettement scientifique et dépourvue de toute tendance fanatique. Nous croyons à des valeurs spirituelles qui sont plus équilibrées que les vôtres. Seuls les arts, et spécialement la musique, sont terriblement plus pauvres que ceux de la Terre.

ummo-sciences: D 41-16 | T7-39/42

--

articles affiliés ordre chronologique
100703 10 min

Pourquoi arrive-t-on aux limites du système

Dans le précédent exemple, la ligne de code

<?php
if(x>a && x<b)true;

est un exemple de la façon dont fonctionnent l'affectation d'une condition légale dans le système légal civil.

Il faut comprendre que pour un exemple comme celui que nous avons pris, de l'amende pour excès de vitesse, la seule page de code qui répertorie toutes les conditions possibles et imaginables pour une infraction au code de la route se présente sous la forme d'un véritable carnage logiciel, une rangée indigeste de conditions toutes rangées les unes à côté des autres.
100705 14 min

la mécanique de ce qui devient réalité.

Après avoir vu les notions de base, on peut passer à l'application.
Tout projet, pour réussir, doit se greffer au wagon de la réalité.
Le plus souvent la réalité consiste en ce à quoi les gens sont le plus attachés.

Il est évident que les gens du monde sont attachés à vivre en paix, mais va savoir pourquoi ce n'est pas le cas des gouvernements, quand ils pensent (parfois sincèrement) que l'intérêt supérieur du « bien de tous » passe par des sacrifices qui consistent précisément à faire l'inverse de ce but de grande échelle.
100715 10 min

La logique du langage

Un jour j'ai écrit « la théorie du tout », en deuxième sous-titre d'un texte sur le langage et la logique, et ensuite cette expression a fait le tour du monde en très peu de temps. Plein de gens disaient avoir trouvé la théorie du tout, se heurtant à la doxa de béton de ceux qu'ils admiraient.

Le titre c'était un truc du style « théorie de la logique, théorie de l'évolution, théorie de tout », me suis-je rendu compte en même temps que je l'écrivais.
100817 14 min

Notes évolutives

Ça y est ça commence, les appels prévus pour que les gens se bougent les neurones afin de « trouver des solutions » à la faillite du système social, commencent à se faire entendre.

Bien que je médite à ces question depuis des lustres, je trouve cela irritant.
Il va falloir abandonner l'habitude d'attendre qu'un rejeté de la société en raison de son QI trop élevé vienne à la rescousse des braves gens, en tant que sauveur, seul capable d'envoyer la lumière assez loin pour tout pouvoir transformer.

Référencé par