060904 7 min

guérir et gerroyer...

Ce qui fait une société ce sont les liens qui unissent les groupes de gens entre eux, et les gens entre eux dans ces groupes.
On participe à la société en s'y informant et en y agissant, et cette activité se base sur et tisse les relationnements entre les gens.

La façon dont dont perçoit les liens entre les groupes sont très symboliques de ce que sont les liens entre les gens, dans le sens où on n'ose jamais les décrire aussi simplement quand ça concerne les gens entre eux.

Quand on vit des événements on fini par se faire une idée et à partir d'un certain investissement personnel on commence à remarquer certaines choses.
(Ce niveau de conscience n'est jamais atteint dans l'enseignement)

Cela, conforme le premier type de liens entre les gens, quand ils remarquent les mêmes choses.
Soit ils en parlent, et échangent leurs points de vue, soit ils ne peuvent en parler explicitement (car c'est très subconscient) auquel cas ils sont simplement en syntonie.

On peut décrire le sentiment amoureux comme une très forte concordance subconsciente biunivoque qui n'a aucun besoin d'être déclarée, ou dont la déclaration est un summum de conscienciation.

"A l'inverse" on peut définir les événements dont on a trop peu d'éléments pour les expliquer comme possibles à rendre conscients seulement après de très longs échanges de points de vue, d'étude et d'observation.

On commence ainsi à percevoir une image pour donner la "fréquence vibratoire" d'une réalité à laquelle on est confronté, c'est très pratique ce terme, car une grande longueur d'onde explique le besoin de temps et d'énergie pour obtenir la conscience de cette chose, là où une fréquence élevée signifie l'instantanéité.

Une façon de définir les relations entre les gens est donc le "sens commun", ce qu'ils peuvent élaborer, comprendre ensemble.

On peut distinguer quand ils sont synergiquement d'accord, c'est à dire qu'ils ont les mêmes idées à peu près (ce que pense l'un l'autre le dit) et quand ils sont frontalement d'accord, ce que pense l'un l'autre n'aurait jamais pensé à le dire.

Des turbulences dans la relations entre les gens

S'il n'y avait qu'une petite microsociété avec des relations simples entre des gens qui se connaissent tous, on obtiendrait vite un accord collectif uniforme, totalement pacifique, et conduisant à une forme d'aliénation, puis de névrose, ou même de nécrose de la pensée collective.

En fait l'humain est inlassablement fait pour aller découvrir d'autres groupes d'humains.

Mais en même temps c'est un challenge car dans l'observation des relations entre les groupes de gens on observe les comportements collectifs associés au travers de ce qu'on connaît des relations entre les gens, ce qui n'offre pas le même point de vue dans chaque collectif, de la même manière que ça arrive parfois entre les gens.

Avec ce degrès de sophistication les deux groupes doivent faire concorder leurs façon de voir et notamment les signifiants qu'ils utilisent pour se comprendre.
Avant que les deux groupes en arrivent à travailler et remarquer le même genre de choses, il se passe un temps où ils doivent synchroniser leurs définitions et leurs visions.

Dans un sens, avant d'en arriver à une relation de type amoureuse (à haute fréquence où parler est la finalité du processus de mise en relation) il se passe un temps où parler n'est que le début de ce processus, où il faut accorder les visions, et se fabriquer un langage commun.

Ce travail est préalable à l'intellectualisation des problèmes mis en commun et tant que la vision n'est pas commune, aucune résolution collective (avec les deux groupes) ne peut se faire avec assez de pureté.

Autant que dans l'absolu il est inutile d'attendre d'obtenir une parfaite entente avant de s'intéresser aux problèmes que cette entente pourra résoudre, autant, évidemment, il est tout aussi stupide de croire en l'impossibilité de cette entente.

Dans l'absolu il ne peut y avoir d'ennemis réels que si les visions et les objectifs sont mutuellement exclusifs, c'est à dire que la volonté de l'un nuit à la volonté et à la vision de l'autre, et que les deux se trompent en utilisant un même paradigme erroné.

--

Ce qui est frappant avec les états-unis, pays ouvertement xénophobe et colonialiste dans un but lucratif, est le désintérêt total pour ce genre de questions...

Dépassant les limites de la décence et de la logique, ils se comportent avec les pays dont ils veulent voler les richesses, comme des voleurs, des menteurs et des escrocs.
Mieux ils expliquent aux innocents pourquoi ils ont raison, en exhibant leur vision des choses, qui est fortement incompatible avec celle de leurs ennemis.

Leur discours tient à peu près à celui qu'on pourrait rencontrer dans le cadre d'une relation observée à l'école maternelle sur un enfant colérique.
Il ne s'articule que sur trois piliers pour conformer ce qui lui paraît logique.
Ces piliers sont 1 la vision, 2 la problématique et 3 (l'addition des deux premiers) la raison.
C'est à dire que la raison se fabrique sur deux appuis que sont la vision et la problématique.

C'est là qu'au-delà de la critique majestueuse, il convient d'observer en quoi les relations entre macro-groupes (ethnies) est définissable par une très basse fréquence, parfaitement symbolique de ce qu'elle est dans une cours de maternelle, c'est à dire qui demande du temps et de l'apprentissage ; et que cela permet dans le même temps d'observer au grand jour ce qu'il y a au fond de nous tous, d'une manière théorique, propre, simplifiée, et dénuée d'interférences.

Ainsi les états-unis (et même les états occidentaux et capitalistes) Versus le monde arabe (et le tiers-monde) - les riches contre les pauvres - disent :
1 : nous n'aimons pas ces gens
2 : ce sont des terroristes
3 : nous ne pouvons pas discuter avec des terroristes.

Qu'ils ne les aiment pas, est refoulé, et explique qu'ils les traitent de terroristes, voir de "jaloux", ce qui par contre est déclaré ouuvertement
Qu'ils ne puissent discuter avec eux se fonde ensuite sur une problématique elle-même fondée sur la vision.

Mais jamais dans ce discours transatlantique, il n'apparaît (alors que c'est évident) que s'il y avait un tant soit peu d'amour à la base, la vision "terroriste" se dissiperait, et donc la raison de ne pas dialoguer avec elle, aussi.

C'est une articulation car ça construit une excuse qui permet de dissimuler le fait qu'ils ne les aiment pas, puisque le refus de dialogue est fondé sur la problématique du terrorisme, et que ce dernier, n'étant que le fait de leur seule et unique vision, est partagée par tout leur groupe social, mais pas par l'autre évidemment.

Dans ce cadre le travail des média de manipulation mentale collective peut aussi être considéré comme un processus "surhumain", qui temps à solidifier le groupe social pour que la problématique à laquelle il est confronté soit résolue franchement et clairement.

En retour (feedback) les relations entre les gens en seraient "nettoyées" d'une problématique méthodologique à la base de nombreuses interférences dans le groupe social.

Pourquoi je n'aime pas untel ? C'est ce qui veut être résolu car c'est une perturbation.

C'est, je crois, cela qui pousse un peuple à la guerre. Dans ce processus, il est avant tout à la recherche de la vérité sur lui-même, dans le but macro-social de créer une réelle entente.

Dans la résolution des problématiques, au-delà des clivages et des visions opposées, sans qu'on ait non plus besoin d'attendre que les visions soient accordées exactement, les problématiques peuvent prendre une importance supérieur, ce qui conduit à une révolution.

En fait pendant un temps c'est la vision qui veut "se faire soigner" par une guerre, et ainsi résoudre les problématiques, mais pendant un autre temps ce sont les problématiques qui doivent se résoudre en priorité, permettant de "guérir" les visions.