100611 17 min

L'histoire en marche

L'histoire en marche : sanctions immédiates

Il faut le voir pour le croire dans toute sa vérité

Un jour je racontais que j'avais déjà vu de mes yeux quelqu'un mourir de faim, et on m'a demandé forcément : « où ». Mais peu importe ! Ça a lieu tous les jours, partout !

En fait je l'ai vu dans une vision. La vision a l'avantage d'ajouter aux faits ce qui se passe dans la tête des gens.

Le gars se tenait sur le sol de sable, désertique, on ne savait pas comment il était arrivé là.
Il n'avait pas même la force de se rendre compte qu'il avait faim ou soif, sa douleur était devenue globale.
Quand il me vit il tendit sa main vers moi, dans un réflex naturel non prémédité, et alors même que ce geste allait au-delà de ses forces.
Il voulu parler, mais ne savait s'il allait dire « bonjour », ou « aidez-moi », il a juste dit, sans faire exprès, « j'ai... faim... »
Puis il a laissé tomber son bras sur le sol, j'ai alors regardé son visage, ses yeux étaient fermés, et il avait l'air d'être déjà mort depuis longtemps.

- Au gré d'une enquête sinusoïdale j'ai réussi à obtenir le point de vue de ceux qui approuvent l'attaque contre la flotille.

Alors comme ça, je cite de mémoire : « israël a eu bien raison de riposter, j'approuve totalement leur attaque.
Oui bien sûr le blocus et illégal et inhumain, et tout ce que tu veux.
Mais ils ont eu tort de faire cela car tout ce qu'ils vont gagner maintenant, c'est que les palestiniens vont s'en prendre plein la gueule.
Il ne faut pas croire tout ce qu'on te raconte, toute cette histoire de racisme ou de religion, ça n'a rien à voir, ça c'est fait pour faire diversion. Je vais te dire ce qui se passe dans la réalité.
Il faut comprendre que leur but était surtout politique, alors pourtant qu'ils sont venus se mêler d'un business qui est d'une importance majeure, en terme de pognon.
L'oléoduc russe qui veut être construit jusqu'aux portes d'israël est le centre de toute l'affaire.
Cette flotille était une instrumentalisation des turques qui refusent de perdre le marché.
Dans l'affaire on retrouve Tony Blair, Kadhaffi, qui après avoir acheté des armes et des centrales nucléaires à la france, peut très bien leur dire d'aller se faire foutre, bref c'est une bombe à retardement que tout le monde s'applique à contenir.
Et si les turques on fait ça, c'est justement dans le but de provoquer la guerre. »

- C'est vrai que le but est de faire d'israel un allié avant qu'il ne devienne la plaque tournante incontestable de la distribution d'énergie en occident et aux états-unis, puisque les bateaux partent de là.
Tout le pourtour attaqué par l'armée, l'irak, l'afhganistan, le pakistan, a pour but de balayer le terrain pour y entreposer un tube d'acier.

Il y a beaucoup de bribes très pertinentes dans ce discours, la seule chose qui ne colle pas c'est l'agencement logique de ces faits.

J'ai relu les articles tagués « pipeline », et en effet il faut s'attendre à une complexité qui dépasse l'entendement. Si on veut comprendre tout ce qui se passe au sujet du projet, et connaître tous les acteurs et toutes les tensions, une vie entière n'y suffirait pas.

C'est sûr que le but est le fric, tout simplement, et rien d'autre que ça.
Mais mon job dans la vie ne consiste pas tant à savoir exactement ce qui se trame que de pouvoir en lire les grandes lignes, et sans attendre, percevoir immédiatement ce qui manque, et donc en fin de compte, définir non pas le monde tel qu'il est, mais le définir tel qu'il devrait être.

C'est pareil en science, si on veut progresser il faut vite abandonner les motifs qui nous ont amenés là où on est. Ce n'est pas la peine d'étudier indéfiniment un fait jusque dans les moindres détails, car si on patauge, c'est très probablement qu'on a loupé quelque chose.

Alors Ok, peut-être que dans le contexte de crise économique phénoménale, le premier qui bouge dans un but fut-il humanitaire ou politique, instrumentalisé ou fraîchement naïf, vient immédiatement déplacer les pièces d'un échiquier politique où les tensions sont à l'extrême.
Et du coup, ils sont rendus responsables du fric qu'ils vont faire perdre, et donc tout est de leur faute, donc ils se défendent, CQFD.

- De la topologie des systèmes maintenant :

Quand on se lance dans un processus, soit il est suffisamment bien pensé dès le départ pour qu'il se passe bien, soit il faut lutter pour qu'il puisse se produire auquel cas on en paye le prix, soit on peut aussi décider de l'abandonner et d'en commencer un autre, ce qui arrivera de toutes manières si le premier processus ne peut pas avoir lieu.

(En pratique, il arrive qu'on fasse des détours improbables pour s'épargner une phrase de code qu'on aurait mit une minute à écrire si on l'avait connue !)

En informatique, la sanction d'un processus qui ne peut pas voir lieu, ce qu'on nomme son illégalité, a une sanction immédiate et inflexible : il faut nécessairement revoir sa copie, on ne peut pas forcer le processeur à recevoir des instructions illogiques.

(Souvent une chose qu'on vient d'écrire provoque une erreur inattendue, qu'on peut aussi découvrir plus tard sans se souvenir qui a provoqué cela, et pour résoudre cette erreur il faut sortir de ce qu'on est en train d'écrire pour chercher les interférences que ça peut rencontrer, et qu'on découvre dans des fonctions qui n'ont rien à voir. A ce moment-là, on a un dilemme, résoudre un problème et risquer d'en créer d'autres, ou se contenter du truc bancale de manière temporaire ? De toutes manières, ça veut dire que le logiciel doit évoluer de façon qualitative et substantielle.).

Mais pour ce qui concerne la marche de l'histoire, avant que cette loi universelle ne se fasse jour on arrive quand même à forcer la logique, la morale et la loi au-delà de tout ce qui est recommandable, ce qui produit inévitablement des morts injustes ; et qui se nomme « la guerre ».

Une guerre n'est pas uniquement une rivalité entre deux bandes, c'est surtout le fait que l'une d'elle veut forcer la logique et la morale à s'accommoder des processus dans lesquels elle s'est engagée.

Toute l'existence de la guerre repose sur la découverte des lois inflexibles qui auraient dû être prises en compte.

- Il se trouve que le système économique basé sur la main-d'oeuvre dont les financiers tirent des profits qui ne sont pas redistribués, engendre des phénomènes telles que la marée noire historique de BP, où il s'est avéré plus économique du point de vue conventionnel de ne pas faire preuve de prévoyance. La sanction immédiate est que le coût de ce choix est plus important que le coût de la prévoyance si elle avait été mise en oeuvre avec toute la patience et les moyens que cela méritait.

Le drame du système économique est que pour se sortir de son effondrement il oblige les industries qui travaillent à l'échelle mondiale à rogner sur la prévoyance qui pourtant est un leitmotiv central de l'économie elle-même, et par extension du principe qui consiste à former une « société ».

Selon la loi économique en vigueur, celui qui ne fait pas preuve de prévoyance dans son calcul se retrouve en faillite de sorte que d'autres qui l'auraient fait puissent s'en sortir. Mais ce n'est plus possible de le faire et l'étau se resserre, tandis que la seule méthode dans l'urgence consiste à renouveler et multiplier les erreurs qui conduisent à l'implosion du système économique.

Tout est fait au niveau politique pour retenir et retarder la bombe, quitte à sacrifier des pays entiers à une faillite et une famine promise, dans l'espoir perdu d'avance de récupérer le retard accumulé dans l'augmentation de stabilité et de viabilité du système économique, et donc de l'intérêt de former une « société ».

La solution consisterait à renier temporairement sur des gains substantiels afin de faire perdurer le système économique injuste, mais même cela semble sortir de la zone du pensable.

En fait ceci n'est pas tant une solution à un problème qu'une non-causalité de ce problème. C'est pour cela qu'on utilise le terme de « résoudre » un problème, ça veut dire qu'on élimine directement ce qui en est à la base.
(Ce que la « justice » ne sait absolument pas faire).

Par opposition, il est litigieux de dire qu'on résout un problème si on ne fait qu'éliminer un de ses symptômes.

Les roue de l'histoire tournant avec une inertie que seules des circonstances extraordinaires peuvent influer, toute action incohérente avec l'élan historique est immédiatement sanctionnée, de manières qui sont parfois à peine perceptibles comme étant une étrange coïncidence.

L'élan historique, est un train dont les wagons qui font son inertie sont tous les êtres ayant vécu dans le monde depuis le début de l'humanité sur cette planète. Mêmes ceux qui ont été vilains, et qui s'en sont rendus compte une seconde avant leur mort.

Dans le monde dans lequel on agit, avant nous et après nous des lois agissent.
Il n'est pas raisonnable d'agir sans tenir compte des lois, dont le rapport de force est incalculable (pour le coup).
Au contraire on doit, pour chacune de nos actions, être à l'écoute du bruit que ça fait, de la résonance, de l'impact, afin de déduire ce que sont les lois qui agissent.

- Bien sûr tous ces remous mondiaux autour de qui sera le grand parrain de l'énergie pour ces cinquante prochaines années, peuvent s'arrêter soudainement si on découvre un moyen de produire de l'énergie propre et illimitée à peu de frais. Ce qui par ailleurs est sensé arriver immanquablement.

C'est à dire que le terme de nécessité de prévoyance qui s'applique à l'économie qui veut fonctionner, s'applique avant cela et de façon plus importante à l'ensemble des systèmes (ou processus).

Si on attend que l'énergie propre débarque pour repenser tout le système on aura de nombreux wagons de retard ce qui comme d'habitude causera des morts injustes.

Donc on peut déjà dire, pour la modique somme d'une réflexion philosophique, pourquoi toute l'activité humaine actuelle est d'avance vidée d'intérêt pour le devenir de l'humanité.

C'est un peu cela qu'on appelle l'histoire, c'est à dire qu'au lieu d'aller directement du préhistorique dans sa grotte à un monde idéal, on passe par des chemins parfois difficiles.
Des chemins si étroits que les tanks et les chars ne passent plus.

Car nous avons pu établir que :
1 - le système économique souffre de ce que les gains ne soient pas répartis de façon cohérente pour que le système perdure, ce qui le menace de destruction ;
2 – la prévoyance impose que la distribution énergétique puisse se faire de façon de plus en plus globale.

Hein que c'est marrant la marche de l'histoire. Ce sont des choses qui doivent absolument avoir lieu, et dont la mise en pratique est contrainte de se contenter de ce que les hommes admettent valable comme lois, qu'ils se trompent en croyant valable une loi qui ne l'est pas, ou qu'ils se trompent en ignorant une loi qui contredit celles en lesquelles ils croient.

Pourtant il est bien clair qu'avec une ignorance maximale des lois, l'enfant ne peut faire un seul pas en avant sans tomber en avant. Toute action humaine, par exemple sur la « nature » a toujours engendré des conséquences néfastes proportionnelles à l'ignorance des lois qui s'occupent déjà de faire fonctionner ces processus à l'oeuvre, parmi lesquels « la vie », c'est à dire à la limite du contrôlable.

Il n'y a pas à être un grand génie pour entendre que ce qui veut se réaliser, consiste à ce que tout à chacun ait le loisir d'améliorer ce dont il est responsable en raison de la plus grande sagesse dont il est capable, et que pour cela, tout à chacun dispose pleinement entièrement, d'avance, tous les biens et services de première et seconde nécessité que la société peut lui offrir.

Le calcul est largement plus rentable si la société vit dans un abondance qui autorise les principes de prévoyance de se réaliser avec le moins de freins. Les dégâts évités sont amplement mesurables, quand on sauve la vie de quelqu'un, on sait tout de suite qu'on vient d'influer l'Histoire.

Commettre des meurtres en se sentant fiers d'avoir changé l'Histoire, ça c'est une hérésie, puisque dans ce cas on devient l'Histoire (qu'il faut changer).

- mais il faut aller plus loin :

Dans l'immédiat il convient de faire une observation qui elle aussi peut mettre un frein aux tractations guerrières qui ont pour but de savoir qui obtiendra la main-mise sur la fourniture d'énergie au monde tout entier.

Disons que dans la lointaine histoire on ne garde que des souvenirs diffus tels que l'obscurantisme, les lumières, etc... alors qu'en fait les tractions devaient être aussi denses et complexes que ce que l'humain est capable, afin de produire cette couleurs dominantes.

A un moment donné il s'est avéré judicieux de clairement distinguer deux choses qui étaient trop intriquées, j'ai nommé l'église et l'état, qui une fois que chacun a admit quel était son destin, l'un de dominer sans en avoir l'air, et l'autre de se donner l'air de dominer, se sont « séparés ».

Peut-être que ce n'était qu'une stratégie pour moins avoir l'air de ce qu'ils sont, je ne sais pas.

De la même manière une observation toute naïve et qui a la particularité de réduire en un seul fait tous les maux du monde actuel consiste à se demander s'il ne serait pas temps d'opérer une séparation du business et de l'état.

Pourtant les deux sont intimement intriqués, toute la politique consiste à faire que la vie civile reste tenable alors que des velléités à but lucratives sont lancées en permanence autant manière souterraine et pernicieuse que de manière frontale et guerrière.

- On voit que près de la moitié des gens du peuple ne désapprouvent pas l'agression meurtrière d'israël contre la flotille humanitaire qui entendait faire respecter la résolution 1860 de l'ONU, qui appelle au libre approvisionnement de l'aide humanitaire.

Ah, là on se dit qu'avec une telle masse d'ignorance, en effet le monde des affaires a toute latitude de s'emparer des états, ce qu'on appelle « faire sa loi ».

Pourtant c'est simple à comprendre ! Crime = c'est mal. Un gars commet un meurtre, il n'avait qu'à ne pas le faire. Il n'y a vraiment pas à aller chercher plus loin.

Mais à notre époque les lois ne sont plus respectables, face aux intérêts, qu'ils soient financiers ou qu'ils soient civiques.

En fait la grosse conséquence qu'il faut observer est que le champ d'action déterminé par les lois et l'éthique n'est plus suffisant pour pallier à la désintégration du système économique, ce qui fait qu'en définitive elles ne sont pas même respectées par ceux qui la promulguent.

Et on a bien vu comment était le pays des lois, elles existent, et on les découvre.
Et ce que cela signifie profondément, c'est que les vraies lois, bien que inconnues et ignorées, sont telles que si on les respecte, le monde va de mieux en mieux.

Les vraies lois inspirent le respect en ce sens qu'elles ont fait la preuve des bienfaits qu'elles autorisent, préservent, et développent.

- D'un point de vue systémique (macrodynamiquement) il est facile de concevoir que cette situation va dégénérer jusqu'à l'apparition de guerres éclatant au sein de relations très tendues entre les pays, alliés et ennemis.

Quand les dirigeants turques et iraniens vont prendre eux-mêmes les armes et aller affronter israël en mer méditerranée, cela donnera certainement lieu à une bataille navale (dont tous les chefs de guerre rêvent depuis qu'ils sont petits) et la mort de l'un deux déclenchera l'ultime raison de se défaire des lois en vigueur, je parle de celles qui se sont ancrées dans le subconscient alors qu'elles auraient dû se faire filtrer par la raison.

On sait que c'est nécessaire que cela a lieu.
La façon dont ça a lieu, c'est autre chose.

Et un jour un nouveau gisement de gaz est subitement découvert alors pourtant que des oléoducs sont en construction, ce qui change toute la structure des relations internationales.

Pourtant c'était prévisible qu'un truc comme ça allait arriver.

- Séparer le business et l'état revient à dire que ce qui nécessite une compétence de business doit être confié à ceux qui connaissent leur job, tandis que ce qui affère à la vie des gens en société, doit aussi être confié à des gens qui aiment et connaissent la société, son histoire, son désir, et qui ont la vocation de les faire devenir réalité.

Et donc quelle relation peut-il rester entre les deux ?

Après avoir réclamé qu'on sépare le business et l'état, il convient de réclamer que les ressources naturelles appartiennent aux peuples, et que tous les bénéfices qui peuvent en être tirés soient immédiatement compris comme une bénédiction pour les peuples dans la mesure où cet argent serait spécifiquement dirigé vers les états, qui eux-mêmes auraient préalablement été séparés des intérêts financiers.

Si l'état est la banque, et si le but lucratif est converti en but social, dans la mesure où l'intégralité des bénéfices de toutes les sociétés est reversé aux états, en échange de quoi toutes les entreprises ont l'assurance de leur subsistance, quels que soient les moyens, pourvu qu'elles soient rentables...
je ne vois pas où serait le problème.

Mais même là il y a matière à intrication entre les acteurs, puisqu'il s'agira toujours de se battre pour savoir quoi appartient à qui, comment on répartit tout cela, et les bastons qui en découlent.

Mais ces bastons ne dégénèrent que si les solutions trouvées sont insuffisantes, or dans le cadre d'une politique algorithmique de redistribution qui tend à devenir la plus équitable possible, puisqu'il s'agit de calculs, ils ne feront que s'affiner et se perfectionner.

Les grandes lignes de ce calcul peuvent être déclamées selon des intentions communes, parmi lesquelles l'éradication de la famine, de la maladie, de la pauvreté, des conditions de travail inhumaines, de l'assurance sociale, de l'éducation, des transports, de l'urbanisme, de l'écologie...

Il y a énormément de travail qui manque d'être fait tant que l'humanité est coincée dans un entonnoir de nécessités qu'elle s'est imposée en étant dévoués trop exclusivement à des lois insuffisantes en fin de compte.

Ces histoires de guerre et de domination énergétiques semblent faire perdre un temps précieux à l'humanité qui a une tâche longue de plusieurs générations à mener, et des urgences criantes à résoudre dès aujourd'hui.

- Pensons-y donc afin de tailler dans la jungle les premiers sentiers d'une civilisation plus juste (moins injuste) :

Tous les bénéfices des entreprises sont reversés aux états, en échange de quoi elles ont tous moyens pour mettre en oeuvre les mesure de précaution qui leur incombe.
Leur discours de vendeur de tapis les pousse à vouloir faire les comptes entre ce qui rentre et ce qui sort, à être scandalisés qu'on leur refuse des crédits alors qu'ils ont tant donné, ou à tirer le maximum de crédits dans le but de s'offrir en douce des piscines d'eau potable.

Cela, c'est normal, on s'y attend, à part que dans ce monde les individus ne sont pas soucieux de savoir s'ils auront assez d'argent pour manger, puisque ce sont des droits reconnus.

Quand une transaction a lieu, la monnaie utilisée n'est qu'un transfert de droits, qui ont préalablement été reconnus comme possibles à transférer. Dès lors le but de l'opération n'est pas l'argent lui-même, mais la bénéfice produit par la transformation qu'on compte appliquer à ces objets ou droits qu'on vient d'acquérir.
En somme les échanges peuvent très bien se faire en terme de troc, si deux entreprises décident d'utiliser réciproquement leurs compétences.

Leur raison d'agir est centré sur le bien fondé de leur entreprise, sur sa notation en terme de dégâts, et sur le succès de ce qu'elle produit.
Au lieu d'avoir des sociétés qui se concentrent dans le but commun de faire du fric, chaque unité spécialisée se concentre sur le bien social qu'elle se donne la responsabilité d'assumer.
Avouez que ça en jette.

A ce titre, les entreprise de biens, de services, ou de données sont mises sur un même niveau. Il n'est plus question de piratage par exemple, si le succès est une composante de ce qui justifie la valeur d'une entreprise.

C'est à dire que c'est un monde où l'argent n'est pas un but mais un moyen d'évaluer l'intérêt d'une production, intérêt qui s'exprime par les buts qu'elle s'est fixée, comme par exemple l'approvisionnement en énergie.

La société doit apprendre à travailler en flux-tendu et en toute confiance fraternelle, de sorte que tout ce dont elle a besoin puisse lui être donné le plus rapidement possible et sans autre condition que la viabilité de l'opération.

Car ce qui est du luxe dans un monde injuste n'est que conventionnel dans un monde juste.

8119