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De gentils soldats arrivant par de superbes hélicoptères pour apporter aide et réconfort, sauvagement battus par de violents pacifistes extrémistes

Ce que le titre ne dit pas, c'est que le sujet qu'il faut absolument traiter est celui d'une chose habituellement innommable, je veux dire très difficile à nommer.

Le fascisme, c'est une chose, mais qu'est-ce que le fascisme ?

Il ne faut pas forcément être clairement affilié aux fascistes pour être désigné comme tel.
Les seules fois où quelqu'un ne rejette pas cette accusation, c'est qu'il est déjà complètement barré.

Par exemple on sait tous reconnaître un homosexuel. Il ne le choisi pas. Parfois on se demande si certains le sont, voire même s'il savent qu'ils le sont. Et parfois ils le refoulent avec tant de force qu'ils en deviennent homophobes.

Comment appelle-t-on quand quelqu'un casse les dents d'une autre personne, qu'il a choisi en raison de névralgies qui lui sont propres, que l'autre ne comprend pas, pour ensuite lui reprocher la tête hideuse qu'il a, du coup, lui reprocher qu'il fait semblant de ne pas comprendre pourquoi il se fait frapper, de sorte que ça l'énerve encore plus et qu'il tape encore plus dessus ?

En fait c'est inutile de nommer cette personne avec un qualificatif, de nazi en l'occurrence, ce qui importe le plus c'est la procédure qui est à l'oeuvre.

Entre ceux qui voient très clairement quels sont les nazis d'aujourd'hui, et ceux qui récusent ces termes qu'ils jugent fallacieux en comparaison à une horreur sans nom, les deux manquent cruellement de vocabulaire et de sens de la description des processus qui sont à l'oeuvre.

Il n'y a aucune raison pour qu'un processus psychologique n'ai existé que pendant 4 ans dans l'histoire de l'humanité, et qu'ensuite par simple consensus mondial il ait complètement disparu, sans même avoir eu à faire le fatiguant travail qui aurait permit de le voir disparaître, tel un virus peut se faire contrecarrer. Il a seulement été refoulé, après avoir été rendu trop facile à détecter, ce qui ouvre la voie à des névralgies nouvelles, sur lesquelles se greffent les délires qui sont du même ordre que le premier.

Ici, nous avons une armée au obéissant aveuglément à des supérieurs hiérarchiques qui prennent leurs décisions en poursuivant des objectifs.

Le fait d'obéir aveuglément y est considéré comme un avantage pour les supérieurs car cela leur facilite grandement la tâche, il est hors de question par exemple qu'un inférieur soit en désaccord ou propose une meilleure idée.

Cela, surtout ne vous demandez pas pourquoi, devrait être considéré comme le coeur du fascisme.
Car à force de devoir obéir aveuglément, par accoutumance la vie devient beaucoup plus simple si on est d'accord sur le plan philosophique, moral et stratégique avec ses supérieurs hiérarchiques. Cela évite énormément de tracas.

On peut se moquer des militaires qui sont aussi archaïques qu'anachroniques dans leur fonctionnement, mais le monde civil et politique est lui aussi régi par cet ordre des choses.

Et même on peut ajouter qu'il devrait être normal qu'il en soit ainsi, si tant est qu'on suppose toujours que les plus intelligents, qui sont au pouvoir, ont de bonnes raisons d'agir, et que les buts qu'ils poursuivent produisent des résultats qui améliorent visiblement la condition de tous et de chacun.

Mais quand cela n'est plus le cas on se demande, entre le moment où on a une entière confiance et le moment où quelque chose arrive à faire naître le doute, vu l'inertie de la réaction, ça veut dire que le confiance qu'on leur a accordée l'était de façon aveugle, et que depuis trop longtemps, cette confiance a été abusée.

Quand le doute apparaît, il est presque déjà trop tard pour réagir.

Aujourd'hui par exemple un lieutenant de Sarkozy a demandé comment il était possible qu'une politicienne inférieure puisse avoir le culot de s'en prendre à un homme, le président, alors pourtant qu'il occupe la plus haute fonction hiérarchique ?

Suivez bien le rapport :

Un ambassadeur israélien s'est demandé pourquoi les voyageurs de la flotille humanitaire n'ont pas plutôt confié leurs denrées aux israéliens afin qu'ils les distribuent, comme ils le font tout le temps.

Il a vraiment posé la question.

Le rapport, outre le phénomène très intéressant de cécité mentale, est celui de se trouver, à cause d'elle, en train de poser une question plus idiote que ce qu'il est permit d'imaginer même en écrivant des gags irréalistes.

A celui-là il faut répondre, non pas à sa question « pourquoi » mais « qu'est-ce que tu en as à faire, si tu ne comprends pas pourquoi, il te suffit de ne pas t'en mêler et peut-être que la réponse finira par t'apparaître ? »

Et au premier : « Si tu commences à comprendre que c'est malgré la posture hiérarchique que la critique a été faite, peut-être finiras-tu par entrevoir la raison de cette critique ? »

- Les gens sont comme des boeufs, obsédés par des « buts », des points fixes sur l'horizon, ils en oublient qu'il y a un horizon et tout un monde autour.

Et le fascisme, ou du moins la procédure psychologique qui conduit à ce que la tension nerveuse soit grandissant à force de focaliser sur des fausses raisons qui n'arrivent jamais à convaincre personne, à moins que cela ne soit fait par la force afin de faire que l'inférieur simule, à défaut de comprendre, qu'il est d'accord, est une déficience mentale qui est très en vogue à notre époque.

Comprenez le rapport, plutôt que de le répéter sans vraiment savoir juste pour avoir l'air intelligent : c'est pour cette raison profonde que le mot « dualisme » a émergé des philosophes de notre époque. Le dualisme est associé au manichéisme. Par le dualisme on admet que ce qui ne correspond pas à un critère, correspond forcément à l'ennemi de ce critère.

Or l'ennemi des présidents de la république, ce ont ceux qui refusent l'autorité et qui sont incontrôlables, une autre sorte de maladie mentale.
L'ennemi d'Israël, ce sont ceux qui viennent rappeler qu'au départ il a fallu commettre un génocide pour installer un avant-poste occidental dans le moyen-orient.

Et dans la tête du gars, son manichéisme fait que, selon chacun des deux cas, en raison des relations de type affectifs qui sont par ailleurs très mal éduquées, la condition qu'il oppose à une autre se trouve nécessairement rattachée à une autre opposition, qui elle à son tour est tellement irrésolue qu'elle en est devenue névralgique, et douloureuse.

Irrité(s),
1 – le lieutenant de service voit toute sa vie remise en cause et mise en danger par le fait que quelqu'un fasse ce qu'il aurait dû faire depuis longtemps, c'est à dire ne pas associer automatiquement la hiérarchie à la raison d'agir ;
2 – l'ambassadeur du pays qui est lui-même ambassadeur de l'occident en orient, voit toute sa vie remise en cause et mise en danger par le fait que quelqu'un fasse ce qu'il aurait dû faire depuis longtemps, à savoir ne pas forcément se référer à son pays pour mener une action à bien.

- Non mais vraiment, qu'est-ce qui leur passe par la tête, beaucoup sont ceux qui se posent la question.
C'est ce que j'ai essayé d'expliquer ici.

Pour ma part, je suis partisan de croire que les actes criminels menés par l'armée l'étaient sous le coup d'une névralgie nationaliste, un peu comme de la jalousie de ne pas avoir été considéré comme un axe de confiance qui permettrait de mener à bien une mission quelconque.

A mon avis ils ne se sont même pas demandés si il y allait y avoir des représailles pour leurs actes criminels, puisque premièrement ils ne considèrent pas leurs actes comme criminels mais comme une légitime défense sur le plan moral, puisqu'ils ont le sentiment que leur crédibilité allait être offensée, et deuxièmement aucun des actes criminels commis par le passé ne leur a laissé le moindre mauvais souvenir.

En conséquence de quoi, il s'avère être une nécessité impérieuse de faire en sorte que les crimes ne soient pas impunis, et de plus, qu'on explique bien que les criminels ne sont pas définis à l'avance comme tels en fonction de leur accoutrement, de leur couleur de peau,, de leur appartenance ethnique ou religieuse, ou de quelque manière que cela puisse être.
Les criminels suivent un cheminement qui leur font perdre la notion de la conscience de soi, qui à son tour permet d'évaluer comment les autres nous perçoivent. Les criminels sont ceux qui se sont perdus dans un dédale mental psychotique, sans s'en rendre compte, et sans jamais être capables de se l'avouer à eux-mêmes, et qui une fois leur crime commis, se rendent compte de ce qu'ils viennent de faire.

Ils peuvent dès lors s'auto-introspecter autant qu'ils peuvent pour se justifier, il n'en reste pas moins que le crime ayant été consommé, la sanction se doit d'être prononcée, ceci afin de rendre un double-service à l'humanité, au criminel pour qu'il se remette en cause, et aux personnes lésées pour qu'elles puissent dormir tranquilles et retrouver un semblant de paix, sans quoi l'ambiance menaçante créée par le traumatisme devient à son tour un ferment idéal pour que les mêmes maladies mentales s'y développent à leur tour.

Je veux ajouter que le criminel qui vient de commettre son crime et qui se rend compte soudain de ce qu'il a fait, ne cesse jamais, par sa nature humaine, de vouloir expliquer son méfait, dans le but d'atténuer la sanction à laquelle il a droit.

Que s'il parvient à faire une introspection qui soit juste et profondément marquante, alors on peut considérer que la sanction n'a plus besoin d'avoir lieu, et qu'elle ne serait que vengeance gratuite.

Et dans sa façon de demander pitié en expliquant les raisons qui l'ont conduit sur le chemin qui l'a amené à devenir un criminel, il ne fait que prévenir les autres de la facilité avec laquelle n'importe qui peut un jour à son tour devenir un criminel, pour peu qu'il ne veille pas à faire preuve d'assez de recul sur sa condition humaine pour se dire qu'au lieu de reprocher ceci ou cela aux autres, il peut tout autant se le reprocher à lui-même pour d'autres raisons qui lui sont personnelles, et que pour éviter de se retrouver à la place de la victime qu'il veut faire, il devrait vite s'abstenir de proférer des accusations portées par des sous-entendus insultants projetés au moyen de petites remarques aussi idiotes que malvenues.

Car, oui, tout part de là.

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