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L'argent négatif

L'argent négatif

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Il existe des solutions élaborées et performantes pour faire que sur l'ensemble de la planète personne ne meure de faim, et que l'organisation sociale tende tranquillement vers la perfection.

La place de l'informatique dans ces solutions révèle que son émergence était incontournable dans l'histoire de la culture de l'humanité.

Mais avant d'en arriver là et voyant de quel bain de sang les gouvernements étatiques s'obstinent à vouloir en remplir leurs piscines privées sans s'interroger davantage sur la misère humaine, en regrettant presque leur position de supériorité quand il faut en parler, mais redoublant d'ingéniosité quand il faut la préserver,
j'ai voulu penser à une solution pour faire la transition entre et enfer innommable et un monde plus joli.

Avant propos :

En voyant les guerres et leurs motifs, on constate cela :
ce qui motive officiellement les mouvements de guerre ce sont des raisons liées à la dignité, qu'on peut appeler des raisons morales ou tout du moins psychologiques.

Par exemple si le Hezbollah refuse de se désarmer ce sera pour cette raison morale que c'est injuste, quand on fait une guerre et qu'on la gagne, de se retrouver comme si on l'avait perdue.

Pareil si Israël n'aime pas l'idée de perdre le guerre c'est parce que ça signifie trop bruyamment qu'elle a tort, or elle refuse d'avoir tort.

L'autre raison simultanée aux guerres est la raison pratique, qui elle est toujours au second plan, qu'elle soit louable ou inavouable.
La raison pratique de ne pas désarmer le Hezbollah est qu'il est légitime et logique de rester prêt à lutter contre un oppresseur, qui d'ailleurs frappe incessamment à la porte.

Tandis que la raison pratique de lancer des guerres est tout simplement l'appât du gain, que ce soient des terres, les richesses qu'elles contiennent, ou juste des positions stratégiques qui ont une fonction psychologique.

Donc on voit que par-dessus les raisons diaphanes, il y a toujours des raisons psychologiques qui viennent se greffer.

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Tout ça n'aurait pas lieu si seulement une seule personne était capable de suggérer qu'il y a des solutions alternatives à condition de bien écouter la méthode.
Ah oui mais ceux-là ont existé mais leur méthode étant mal appliquées on les a banni un peu trop vite.

Donc voilà, tout ça ce sont des freins à l'émergence d'une organisation sociale raisonnable.
Par exemple : j'avais envie de faire appliquer en Palestine, boycottée injustement, une de ces méthodes de système alternatif. Or l'idée paraîtra saugrenue en raison de tout ce que j'ai dit.

Il s'agissait de créer une monnaie d'un nouveau type, administrée par informatique, de valeur variable, avec des fonctions algorithmiques, etc etc... (je n'entre pas dans les détails).
En principe avec la seule bonne volonté et le travail, ça produit de l'argent, et donc le système s'enrichit avec le temps (en gros).
Il existe des projets bien mieux élaborés encore mais je le voulais "portable".

Ce qui s'oppose à cela c'est la raison psychologique :
La Palestine se sentirait encore plus excommuniée du monde civilisé et de ses marchés, en créant un système qui, bien qu'il lui permette de remettre tout le monde au travail et d'engendrer des richesses immédiates, serait du coup une bulle indépendante du reste du monde, abandonnant le rêve des belles promesses du capitalisme telle qu'on pu le voir se réaliser les pays riches (des piscines, des 4X4 et des écrans plats).

Je veux dire qu'aussi ingénieuse que soit la solution elle pourrait passer pour une sorte d'insulte.
Mais en réalité le but de la manoeuvre est de créer un système si efficace qu'il soit ensuite répliqué dans le monde et remplace avantageusement le capitalise, c'est à dire le profit individuel, en le remplaçant par le soucis du profit collectif.

Mais c'est un long chemin.

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C'est alors qu'apparaît l'idée de l'argent négatif.

Déjà que le système de l'argent est d'une aberration sans nom, pour ça le principe de l'argent négatif n'est pas différent de ce qui existe.
En fait tous les "pays riches" fonctionnent surtout avec de l'argent négatif, ils savent déjà qu'ils ne pourront jamais le rembourser aux institutions privées qui leur mettent la pression et propagent la pauvreté en compensation de leur dette colossale impayée.

L'argent négatif consiste à imprimer des billets équivalents à ceux qui existent mais avec un "-" (moins) devant.

Dans un pays comme la Palestine, je prends cet exemple car ça me tient à coeur de transformer une situation désastreuse et criminellement mise en oeuvre pour des raisons psycho(patho)logiques, en une situation qui donne l'exemple, dans ce pays où nous partons du principe que chacun a déjà des dettes.

Lors d'une transaction, quand il est impossible de payer avec de l'argent conventionnel un bien de première nécessité, c'est là qu'intervient l'argent négatif.

Ça consisterait à ce que le vendeur donne un billet d'argent négatif à l'acheteur, de sorte de se débarrasser d'une dette.

Evidemment on pourrait imprimer autant de billets d'argent négatif qu'on en aura besoin !

Le but est de transférer les dettes à son créancier, s'il ne peut recouvrir la sienne.

Le but secondaire est d'assouplir le recouvrement des dettes en les faisant circuler, de façon à ce qu'elles soient chroniques, c'est à dire éternelles...

De toutes façons (je le dis franchement) on s'en moque qu'elles soient éternelles, ce qui compte c'est que les biens circulent, que l'activité économique ne soit pas bloquée, et que les gens travaillent.

On s'en moque encore plus si, comme je l'ai dit, c'est déjà comme ça que fonctionne l'argent actuel, à part que les dettes étant individuelles, tout comme le sont les profits, ça produit l'effet (absolument) immoral de transformer une personne endettée en criminel, puisqu'il comparaît devant la justice, pour qu'on lui inflige, en plus de tout, des amandes, des sanctions, etc etc... ce qui ne sert, en outre, à rien.

Comment avons-nous pu créer un système aussi immoral ?
Surtout si on pense que le fait que la justice soit encombrée par des affaires financières laisse plus de place aux affaires criminelles d'avoir lieu.

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Dans le cas de l'argent négatif, à défaut (et de manière préalable à ce) que les intérêts soient collectifs au lieu d'individuels, déjà pour le moins ce sont les dettes qui deviennent collectives.
Car les dettes circulent comme une monnaie d'échange, et ainsi elles n'appartiennent à personne en particulier.

La but de la manoeuvre, est qu'on puisse vendre son travail (se faire embaucher) sans nécessité préalablement que l'employeur ait l'argent pour payer. Il suffit que le travailleur refourgue ses dettes à l'employeur.

Toute la différence vient du fait que l'argent négatif comme monnaie conventionnelle, repousse 'ad aeternam' le moment de leur remboursement...

Ces dettes nouvellement acquises par l'employeur, lui permettent de décoincer sa situation et d'engendrer des bénéfices ; probablement la réduction de ses dettes.

Au final, il pourra y avoir une sorte d'alliage entre l'argent négatif et l'argent positif, de sorte que peu à peu, il se positivise, particulièrement en ne laissant pas pourrir une situation d'extrême pauvreté.

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