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Pourquoi et comment les choses vont s'améliorer

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En premier toute l'histoire de l'évolution est une histoire d'amélioration.
Mais à cet optimiste triomphant s'oppose le fait que l'histoire a comme une tendance à recommencer.
Cette idée du renouveau n'est pas nouvelle, mais ce qui peut l'être, c'est que chaque renouveau est une nouvelle occasion de refaire ce qu'on a mal fait avant.

Parfois on se plaint un peu trop vitre des apparences que prennent les maux, si bien qu'en se cabrant contre ces faits, on se cause du tort, jusqu'à ce qu'on finisse inéluctablement par comprendre où en fait est réellement "le mal".

Je me disais que "normalement" dans le système mit en place par la sédimentation culturelle, le pouvoir et les médias devraient fonctionner main dans la main.
Mais voilà c'est justement ce qu'on leur reproche : que les médias fassent le jeu du pouvoir, et le pouvoir, politique, ne sache faire que des bon titres pour la presse.

A force ça devient stérile pour les deux.
En premier les médias sont discrédités car ils ne font pas leur travail correctement, et le pouvoir, idem.

Mais ce que personne n'a pensé à faire, 'l'histoire le fera par elle-même.
Bien sûr ce n'est pas automatique, il ne suffit pas d'attendre que ça arrive, mais à force de révolte contre les injustices, déclarées ou commises, ça finira par arriver :

Le pouvoir ne peut plus fonctionner selon le modèle théocratique ou royaliste, en déclenchant vers le bas de la pyramide des conséquences en mesure de ce qu'il est capable d'en capter, en se croyant génial, et en croyant bêtement que ça marchera du premier coup.

Il y a un deuxième retour, qui est scientifique celui-là, qui consiste à mesurer les effets de sa politique.

Et ce travail, ça devrait, enfin ça finira, par être celui des médias.

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De même les politiciens se disputent pour paraître les plus probables aux postes qu'ils briguent. Bêtement, ils font le jeu des médias en disant ce que les gens veulent entendre, dans l'unique but de devenir fiers d'eux-mêmes, de satisfaire leur égo.
Bien sûr, conscients d'être en bonne place, ils ont envie de "faire avancer les choses" mais comme chacun sait, c'est toujours quand on le peut qu'on oublie de le faire.

Cela est comme pathologique, comme un pré--scientifique à la mode néandertalienne, qui commence à découvrir la méthode scientifique qui consiste à vérifier et recommencer plusieurs fois les mêmes erreurs, les politiciens en sont à ce stade où le "pré-scientifique" s'énerverait puis abandonnerait la moindre de ses tentatives en voyant qu'elle ne fonctionne pas, puis essayant tout autre chose en disant "cette fois ça y est !".
Pour combler le tout, ce "pré-scientifique" qui donnerait des nouvelles de l'avancée de son travail aux gens autour de lui, raconterait des sornettes incroyables sur des résultats miraculeux, qu'en fait il ne fait qu'imaginer.

Le fait que les gens se disputent (et qu'il doive y avoir des élections) pour "arriver" au pouvoir, va complètement dans le sens de cette vision.

Car en effet, si ces politiciens avaient une démarche scientifique, ne serait-ce que l'honnêteté de s'interroger sur la légitimité des actes qu'ils commettent, de lancer des études, - de douter - et au moins, d'être attentifs aux résultats, alors on pourrait lentement basculer vers une société où les politiciens seraient des groupes distincts et reliés entre eux de chercheurs visant à poursuivre des objectifs "politiques" c'est à dire voulus par tous.

Et il n'est pas besoin d'en faire tout un métier, la politique ne peut être qu'une seule et même pour tous les peuples de tous les pays, c'est à dire de tendre asymptomatiquement vers le monde idéal proposé par les Droits de l'Homme.

Les directions à prendre et les résultats à obtenir, à part cette grande ligne, sont du ressort des seuls groupes de travail capables de les estimer et d'espérer les obtenir, en appliquant des méthodes "conformes", et en améliorant leur efficacité grâce à une longue et méthodique expérimentation.

Imaginez une seconde que depuis le début de l'industrialisation, aucune politique ou méthode politique n'a jamais été enregistrée comme étant efficace, au point qu'elle soit admise comme acquise.

Ni même la tendance de la première moitié du siècle dernier qui consistait à augmenter la richesse individuelle et les droits sociaux, n'a pu être maintenue comme étant une politique faisable et possible à obtenir avec une méthode.

En fait, il n'y a ni enseignement ni résultat, aucune culture politique n'a été créée et on en est toujours à confronter ceux qui voudraient que tout reste comme avant (les dominants) et ceux qui voudraient que ça change (les dominés), selon des termes qui sont à peu près toujours les mêmes qu'il y a cent ans.

On peut noter que ceux qui voudraient que rien ne change, ont malgré eux changé leurs objectifs, ce qui rend caduque leur politique. Et ceux qui voulaient que ça change, n'ont jamais rien pu obtenir de solide, et en gardent un goût amer.

Le problème de notre civilisation, là ici sur Terre, est surtout de nature psychologique. C'est juste que l'histoire n'a pas assez évoluée pour en arriver au stade où l'on se dirait "tien, prenons acte de cette politique, et observons ses effets".

Les gens en sont toujours à vouloir avoir raison même quand ils ont tort, et ils sont prêts à faire exploser nucléairement ceux qui ne sont pas d'accord afin de le prouver (comme des connards).

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Quand on observe le comportement impérialiste américain et son vocabulaire, ça fait froid dans le dos d'observer une telle psycho-rigidité.
Ils disent à propos de l'Iran "Nous allons voir si ce qu'ils nous proposent est conforme à nos attentes, sinon, nous ouvrirons les négociations... (avec eux ? Non) avec le conseil de sécurité pour imposer des sanctions".
Le gars aurait dit franchement "Si vous ne répétez pas la phrase qu'on vous a dit de dire alors on vous tue" ça aurait eu exactement la même signification.

Quand ce même impérialiste américain veut attaquer l'Irak en se disant en arrière-pensée, en croyant que personne ne le voit, "comme ça je vais pouvoir récupérer plein de fric", et qu'il réclame qu'on lui remette des preuves falsifiées à ses employés qui sont payés pour ça, en entre dans ce qui est au-delà du cynisme, on entre dans la psychopathologie, dans le cerveau d'un fou qui se fabrique des excuses tout seul, manipulé par son propre cerveau qui n'a qu'une envie, extérioriser sa nervosité maladive.

Quand on observe le comportement des autres pays terrifiés par ce monstre de puissance prêt à exploser à la moindre contrariété, on a peine à se dire qu'ils sont autant complices qu'on voudrait le croire, le plus souvent. En fait, ils sont seulement dans le fleuve tourmenté de l'influence néfaste d'un puissance capricieux et psychopathe.

J'estime qu'en se taisant devant es crimes à répétition des USA, le monde essaie le plus délicatement possible de minimiser les dégâts qu'il peut commettre.

Mais ce qu'il y a c'est que le pouvoir concédé au puissant s'effrite logiquement au fur et à mesure qu'il l'utilise mal.
D'une part on commence à bien ancrer dans la pensée que toute sa fortune n'est que de la fausse monnaie, et d'autre part, tout simplement, d'autres plus puissants surgissent, simplement en étant efficaces.

Les puissants ce sont ceux qui font un bon usage de la force en présence.

Le Hezbollah l'a prouvé, en étant un des pays les plus faible au monde, affublé d'une armée accablée et atone, persécutés et traumatisés depuis des décennies, traités de terroristes à la moindre opinion contradictoire avec l'étatisme international, ils ont réussi à obtenir ce qu'aucun politicien au monde n'a jamais ne serait-ce qu'espérer rêver : le respect profond et intime de son peuple.

Alors que nos politiciens farceurs espèrent gagner des voies électorales à but lucratif en investissant dans des campagnes publicitaires, le Hezbollah lui, est acclamé dans les rues, les gens impriment à leurs frais les photos de Hassan Nasrallah et les affichent en grand dans leur salon, dans un cadre le plus luxueux possible.
Contrairement à la Chine, ils ne sont pas obligés législativement de le faire sou peine de sanctions...

Leur coeur bat d'espoir à l'évocation de son nom, et grâce à lui ils se sentent plus forts car ce qu'il a fait leur donne un immense espoir pour leur avenir.

On peut pousser encore la comparaison entre terroristes et sauveurs de l'humanité. (Evidemment il suffit d'inverser les dénominations pour comprendre qui est qui en vérité, mais ça c'est comme tout sur cette Terre, le nom des armées - IDF -, les slogans publicitaires, etc etc...)

Quand Katrina vint balayer le sud des états-unis de la Floride au Mississippi, faisant tomber à terre toutes les maisons comme des châteaux de paille, envoyant tous les habitants sur les routes, abandonnés à eux-mêmes, Bush (le sauveur de l'humanité) décida d'envoyer la police armée avec instruction de tuer les voleurs de marchandise qui serait trouvée jonchant le sol.
Et pour sa campagne publicitaire, comme pour s'excuser, alors qu'un an après rien n'a été construit, que la pauvreté est galopantes, il revient, toujours en jet privé, déclarer qu'il va mettre en place un nouveau système de prévention des ouragans bien plus efficace et extrêmement onéreux.
Je ne sais pas comment ils doivent le prendre. Avec cette manie de prémunir...

Tandis que
Quand Tsahal vint balayer le Liban de la ligne bleue au fleuve Litani, faisant tomber à terre toutes les maisons comme des châteaux de paille, envoyant les habitants sur les routes abandonnés eux-mêmes, Nasrallah (le terroriste) décida d'envoyer sa milice avec l'instruction de défendre les terres occupées et les habitants des agresseurs, et de les repousser.
Et en guise de campagne publicitaire, il dépense une somme équivalente à la valeur marchande d'un bon système de prévention des ouragans en la divisant par le nombre de personnes à indemniser ce qui fait quand même 12 000 dollars par personnes, et les distribue en cache dans les jours qui suivent.

C'est à dire qu'au lieu d'ouvrir sa gueule et de se prendre pour un docteur qui prémuni d'un mal qui n'a pas encore eu lieu, il guéri les plaies du mal déjà subi injustement par le premier et se retire discrètement.

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Dans un sens, si on veut évoluer vers une société où, lentement mais sûrement, on réduit les injustices de ce monde et on promet un avenir meilleur, le premier des pas à faire n'est pas tant de procéder "scientifiquement" que de procéder avec Amour.

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