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les courants d'idées

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Cet été je me suis lancé dans un journal d'actualités sur le web. J'ai eu plus de lecteurs qu'en cumulant plusieurs années de presse écrite. Parfois, dans l'heure où ça a eu lieu, l'info est déployée sur le net, et les premières analyses tombent dans la journée.                                                        

De toutes façons même quand un film a 50 ans on peut influencer son présent, le moment où il a été fait, me dis-je parfois.                           
Certaines magies apparaissent lors des tournages parce que beaucoup de gens ont déjà aimé, adoré cet instant, alors il a lieu, et ça a été ressenti.

La façon dont je pense l'actualité est emplie d'émotion. Savoir qu'un gamin a été tué d'une balle dans le dos ce matin, même si ça a lieu tous les jours, celui-là j'ai vu son histoire. Et aussi quelle que soit la date de lecture de ceci, ça a eu lieu ce matin, et ce sera à peu près la même histoire. 

Suivant la consigne de Luther King, j'essaie de bien faire mon travail, c'est à dire de bien penser ce à quoi je donne une résonance.
Et j'en vois les effets, surtout quand ce que ça m'évoque, je l'écris, et bien qu'ils ne l'aient pas lu, d'autres en parlent aussi.

J'ai souffert et prié avec les victimes des crimes odieux, connecté au monde par un seul câble.                
A d'autres moment j'ai pu oublier de le faire mais ce n'était que par fatigue, et ça n'a pas empêché ces informations d'être enregistrées, pour que ça puisse resurgir.

Mais finalement j'ai pu lutter contre l'habituation, en un sens, dans la mesure où je peux me mettre à la place de chacun, ce que j'oublie de faire quand je suis trop ému.

En fait, j'ai du mal à comprendre ceux qui ont du mal à comprendre le point de vue des autres. Les uns, je le sais, c'est en raison de leur forte émotion, et les autres, en raison de leur trop faible émotion.

Le monde entier est une personne qui subit ces transvasements qualifiables de déséquilibres.
Justice trop sévère d'un côté, oubli de justice de l'autre, ça s'exprime comme ça.
D'ailleurs en refusant une trop grande sévérité de la justice on a des chances de pallier à ses manquements de l'autre côté.

Sachant combien les pensées résonnent, d'habitude est verrouillée la possibilité d'obtenir le flux d'idées qui transporte l'autre.

Savoir comment et à quoi pense l'autre est difficile, car il faut douter de soi.
Et malgré que je peux, comme dans une comédie, penser comme l'autre, je dois garder à l'esprit comment revenir à moi.
C'est à dire savoir ce qu'est cette pensée qui ne m'appartient pas mais dont je peux m'habiller.

Comme les signes apparaissent, les courants de pensées apparaissent. En fait ils peuvent nous tomber dessus. En fait quand ils tombent dessus tout faits, les gens les absorbent simplement, et les intègrent à leur pensée, ainsi manipulée.

La pensée qui nous tombe dessus peut être celle de celui qui a commit l'acte.
Mais sa propre pensée est plus laborieuse. Si elle ne peut lutter, elle absorbe l'esprit de l'autre, et si elle est élaborée, elle ne peut plus la comprendre.

Donc il faut faire le chemin, comme jouer la comédie, pour (en arriver à) penser comme l'autre.
Mais quand j'entends ce que j'entends, je cesse au plus vite de lui donner trop de résonance.

Mais quand même cette information est précieuse :
Souvent ce que les choses enseignent, n'ont plus besoin de ces choses pour que l'enseignement subsiste.

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