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Esprit / matière

Certaines réflexions sont parfois plus proche du thème « matière/esprit » que même leur auteurs ne le pensent.
Le thème matière/esprit » produit un mot de vocabulaire intéressant qui est le « champ morphique ».
L'idée abordée par Thomas où il rappelle ce que sont, pour les auteurs des lettres, les particules est très intéressant. Les particules sont des plis qui interviennent dans des dimensions autres que celles qui nous sont familières.

Au préalable je veux dire que la question de l'influence de l'esprit sur la matière, n'est pas forcément une bonne question, même si il y a des gars qui font bouger des objets, la seule fois où je me suis dit « ainsi donc l'esprit influence sur la matière » c'était en nommant « matière » le fait qu'un objet apparaisse au cours d'un déroulement d'événements dont j'aurais conditionné le trajet au moyen d'une stratégie. Tout simplement, on obtient ce qu'on mérite, et si on fait un travail de réflexion, tout bêtement ça influence les événements et ainsi les objets qui apparaissent, comme nouvelles données d'un problème en perpétuelle résolution, découlent de cette réflexion.

Par exemple on veut résoudre le problème de la pollution, des guerres et de la famine, on réfléchit, et après avoir tenté de dire « ne faites pas la guerre SVP, ne polluez pas la terre SVP, et voyant que ça ne marche pas, on déduit que le système d'organisation global est à l'origine de tout ça, on apporte des modifications, et soudain, bien que le problème ne soit pas résolu, la façon de le résoudre change brutalement. Et soudain les objets qui permettent de résoudre ces problèmes apparaissent subitement, et ainsi on peut dire « la pensée influe sur la matière ».
Après, c'est une sorte de purisme d'aller plus loin, un peu comme quand on dogmatise un truc à fond, mais l'essentiel de l'idée est là, et c'est suffisant pour « briser la symétrie », le clivage entre pensée et matière, puisque le simple terme de l'événement, ni matériel ni pensé, crée un toboggan entre ces deux objets.
Et c'est là qu'on peut parler de science, en se référant à des événements.

La question sur le design intelligent peut relever de cette cosmovision.
Avant même de se demander comment un crétacé préhistorique a pu aboutir si subitement à une forme aussi pratique et fonctionnelle, on peut aussi se poser la même question en se demandant pourquoi les humains disposent de fruits et de légumes parfaitement comestibles et adaptés à leurs besoins.

L'idée est que (et je ne dis pas « pourrait , ce qui me prémunirait des attaques futiles puisque c'est une idée) l'apparition d'un phénomène signifie implicitement l'apparition d'un autre phénomène logiquement relié au premier, de la même manière que le proton possède son antiproton puisque ce n'est qu'un repli dans une dimension. De la même manière lorsqu'une espèce apparaît, automatiquement s'engendre ce dont elle a besoin. Ou inversement, automatiquement elle possède les propriétés qui siéent à ce dont le reste du système a besoin, par exemple les abeilles pour poléniser (les plantes).
On peut aussi se demander pourquoi on a des sourcils, jusqu'au jours où il pleut et ça évite à l'eau qui a attrapé la poussière dans l'air de tomber dans l'oeil. En soi c'est logique qu'on ait des sourcils, la nature n'aura fait qu'exécuter un code de programmation dont on n'a que quelques bribes pour le « comprendre » (qui veut dire encercler par la raison).

La question de savoir si la science doit ou pas s'attaquer (s'attarder) sur des questions fondamentales est du même ordre que ce qui provoque ces clivages fallacieux qui conduisent à des analystes à l'esprit puissant de s'échiner sur des questions mal posées. Parfois j'ai l'impression que tant qu'il n'y a pas d'éclaboussures de potions chimiques, et donc de blouses blanches pour se protéger les vêtements, l'activité menée n'arrive pas, dans les esprits poussifs, à se trouver autorisés à être qualifiés de « science ». Mais c'est le contraire ! Dès lors qu'on plante un clou on fait de la science, toute activité cérébrale de la science. D'abord on se pose la question de savoir si Dieu est quelque chose, (car après tout est-ce quelque chose ?), et aussitôt ceci est de la science. C'est sûr que vous n'aurez pas les crédits pour prolonger cette investigation mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas de la science. En tous cas Dieu est la non chose la plus connue du monde, donc on peut se poser des questions. (pas de bol pour la science « orientée objet »)

Einstein se demandait à quoi ressemblerait le photon si il pouvait courir derrière aussi vite qu'il n'avance. Je me suis dit que le photons pourrait continuer à s'échapper à la même vitesse que d'habitude sans que cela ne soit illogique. La question revient à celle des plis dans des dimensions.
Par exemple on a la gravité. Se dire que le graviton est une particule est étonnant, car dans ce cas ce seraient des bouts de matière qui se détacheraient de l'objet et qui iraient au milieu des masses qui les attrapent. Donc en fait au milieu des astres siègeraient des tonnes de gravitons qui arrivent de toutes parts tout le temps sans que personne ne se demande comme ça se fait.
La version du pli est plus intéressant, puisqu'il s'agit d'une pression exercée et non d'un mouvement.

De la même manière, les « champs morphiques » (et je n'ai absolument jamais rien lu sur le sujet à part ce que Laurence a l'air de résumer avec brio), en fait les formes peuvent découler d'une même sorte de pression dimensionnelle exercée par le reste des choses en fonctionnement. Du moins, c'est ce que je peux projeter par synthèse des différentes descriptions offertes dans les documents.

Dès lors, (un jour j'ai prononcé cette phrase que je n'avais jamais entendue avant ou alors je n'avais pas fait attention) « il n'y a pas de hasard »... en ce qui concerne des déroulements qui procèdent d'une logique qui affère à des objets dont l'existence ne peut que être supposée. Mais ensuite tout le monde répète cette phrase avec enthousiasme au point que ça ferait dire « le hasard n'existe pas ». Un enthousiasme qui est une réponse à l'exercice qui avait consisté à promouvoir « la théorie de chaos », qui était une sorte de Darwinisme exacerbé, une loi de la jungle absolument universelle, et qui a encore plus pourri les esprits, et que le « il n'y a pas de hasard » tente de guérir.
Mais ce rappel que Manuel nous fait est très significatif, dès lors que les déroulement ne procèdent d'aucune loi, alors on assiste à un hasard. Donc la question est celle des lois à l'ouvre, chose qu'on a tous besoin de mieux connaître.

La question la plus cliquante est celle de l'opposition entre entropie et néguentropie, comment, avec une constante pression qui tend à abimer toute chose, chaque chose a-t-elle pu apparaître ?
Là on est au coeur de la question qui consiste à observer (faire observer) que le principe d'auto-influence. Si « quand je pense à l'être je le déforme », ça veut dire que l'être et la pensée sont un seul objet, si l'objet se déforme (brise une symétrie) dès lors il n'est plus comme il était avant. En gros comment ferait une boule miroitante pour se voir dans le reflet de sa surface miroitante ? (ahaha)
Dans cette optique, l'entropie résulte en second lieu de l'activité d'ensemble des phénomènes à l'oeuvre.
En effet quand on se demande comment l'homme et la nourriture peuvent ainsi exister simultanément, et qu'on effleure du bout de l'ongle la vérité cachée derrière ce phénomène cosmogonique, c'est à dire l'immense complexité des schémas à l'oeuvre, il semble même étonnant que l'entropie ne soit pas beaucoup plus puissante qu'elle ne l'est dans le constat.

Ça veut dire que même dans un système aussi libre d'être parfait, il subsiste une part d'imperfection qui, ô coïncidence, offre un motif à l'évolution pour continuer à évoluer.