100118 3 min

Un enfer sans fin ?

Le monde du rêve est celui de l'instantané, c'est ce qui définit la magie.
C'est à dire que le seul système utilitaire afin d'aboutir à une réalisation est l'esprit.
Cette mécanique est inconnue, mais maîtrisée.
Le pouvoir de l'esprit transfigure la maîtrise du système.

Dans le monde du rêve, une valise est bloquée dans un coffre, et par le pouvoir de l'esprit je la soulève, et l'envoie rouler sur le sol, monter les escaliers, et se poser comme « par magie » debout à l'entrée.

A mon réveil je réinitialisais mon système d'exploitation de logiciels, quand soudain une fausse manipe me fit perdre les partitions. En l'espace de dix minutes j'étais passé du rêve à la réalité : toutes mes données étaient « perdues », mon travail, une vie de photos, mes logiciels, mes configurations, mon installation, les travaux en cours à rendre...

Dans le rêve il suffit du pouvoir de l'esprit pour se sortir d'un monde et aboutir immédiatement à un autre où ces données existent encore. Mais dans le monde réel, accablé par le flux du temps et de la systémique, il faut procéder à la poursuite d'un chemin.

Ce qu'il y a est que les chemins sont multiples.
Le chemin classique est celui de la lenteur et de la souffrance.
Le chemin magique est celui de l'instantané.

L'histoire c'est que la systémique (et donc la méthode) est ce qui permet de choisir le chemin le plus court. Mais pour autant que ce chemin est matériel et temporel, le pouvoir de l'esprit y a néanmoins sa place, dans la mesure où il est question de choisir le bon « état d'esprit ».

Le mauvais état d'esprit, initial, fait se taper la tête sur le clavier en criant et en pleurant.
On regarde le ciel et on crie « Nooooon ! » J'invoque la magie par pitié !!

Mais très vite l'expérience conduit vers le bon état d'esprit à avoir, qui est celui de la patience.
En topologie des système, on ne le dira jamais assez, la patience est la méthode la plus rapide pour aboutir à un résultat.

Dans le monde réel, la précipitation est ce qui le plonge dans un enfer de procédures intermédiaires dont le nombre grandit de façon exponentielle, créant un chemin qui se rallonge plus vite qu'on ne peut le parcourir.

C'est dans ce état d'esprit qu'est le monde aujourd'hui, et plus il se précipite, plus il s'éloigne de ses objectifs, au point souvent de les perdre de vue, et de se fourvoyer dans les méandres d'un enfer sans fin.

Dans mon piètre cas, le problème a été résolu en cinq minutes, et l'ensemble des données ont été restaurées, le système remit sur pied, et une heure après j'accédais à 100% de mon installation. Pourquoi, comment, par quelle magie ?

Si cela avait eu lieu dans un cadre professionnel, il aurait fallu arriver tout ébouriffé devant un supérieur hiérarchique en disant « j'ai craché le disque, tout est perdu !  Toute votre compta, tous vos comptes clients, toute votre installation est à refaire en entier : Des années de travail ! ».

Dans ce monde encore un peu pré-informatique, la plupart des partons, ivres de rage et d'ignorance, auraient été capables de jeter des familles entières dans la misère afin de satisfaire leur esprit de vengeance... au lieu d'utiliser un millionième de cette énergie à tout remettre en ordre en cinq minutes.

Eh bien figurez-vous chers spectateurs du nouveau monde qui pointe à l'horizon, que cette magie, qui consiste à sauver le monde de la famine, des guerres, des menaces écologiques, climatiques, écologiques, systémiques, n'est pas inaccessible.

Tout ce qu'il faut, c'est entrer en possession de l'état d'esprit de la patience méthodique, de la concision, et de l'efficacité.

8119