060817 9 min

Analogies du corps social

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De nombreuses similitudes ne font que de me sauter aux yeux ces temps-ci, entre le corps mental (le psychisme malade) et les comportement sociaux nazis.

En avant-propos, la maladie est une bénédiction pour l'étude, car elle révèle par exagération des fonctionnements de l'appareil psychique, qui sont moins détectables, moins dicibles et moins visibles chez une personne "normale".

Le "normal" c'est un état stationnaire du cerveau, au repos, qui ne fait rien, ne pense à rien...

Dès lors que je prends la plume de mon clavier pour composer un récit, je fais basculer mon psychisme, mais de façon contrôlée, vers l'une ou l'autre des quatre grands axes de la folie, qui sont en gros :

- la crédulité
- la paranoïa
- la confusion
- le refus / le nihilisme

La rationalité, ce serait de pouvoir conférer à chacun de ces quatre pôles la même courbure, de sorte que je ponde une démonstration faisant appel de manière équitable à chacun d'entre eux, dans une faible mesure.

Et chez mon interlocuteur, il ne devrait y avoir aucune distorsion pour qu'il ressente la même rationalité. Mais bon en terme général, tant que tout ça reste sous contrôle, contrôlable, vérifiable, ça reste admissible, et donc c'est suffisant pour forger des explications.

C'est quand il y a une perte de contrôle qu'on parle de psychopathologie, parce que cette perte de contrôle est une distorsion qui se sustente elle-même.

Serait-elle imputable à l'auteur ou au lecteur ? impossible de le savoir en vérité, à moins de faire intervenir une tierce partie, ni auteur ni lecteur...

Ainsi il reste quasiment impossible de démontrer rationnellement à un psychopathe qu'il l'est, puisque dans son psychisme la distorsion l'empêche d'admettre l'importance que prennent les autres pôles dans "le calcul".

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De la même manière que l'excellent webjournal DeDefensa" a développé au cours des années la "Theory of Everything" de la G4G, c'est à dire une théorie relativiste à laquelle peuvent venir se greffer avec succès quasiment tous les développements physiques des "guerres modernes", j'ai moi aussi tendance à développer une théorie qui implique et explique la plupart des comportements psychosociaux, terriblement fonctionnelle, mais pas facile à communiquer.

Tout ce qui compte ce sont les fonctionnements indépendamment de la taille du système étudié, c'est pourquoi le psychisme, en tant que résultat du fonctionnement du cerveau humain (connecté à une âme), est parfaitement applicable à la compréhension des groupes sociaux, en raison de son extrême complexité.

C'est même l'objet le plus compliqué de l'univers, aussi l'étudier ne peut être que riche d'enseignements.

Mais dans un groupe social, on change d'échelle, les principales fonctions organiques sont des groupes sociaux reliés entre eux par des liens d'influence, et surtout les règles de fonctionnement qui sont à l'oeuvre dépassent de loin le cadre d'une seule vie humaine en terme de durée de la procédure.

C'est ainsi par exemple qu'on peut observer, en contre-coup d'une dizaine de génération moyenâgeuse dit "obscurantiste", un espèce de retour de flamme nommé "siècle des lumières".

Siècle des lumières qui se caractérise à son tour par la trop grande porté de leur idéalisme, qui propose des conventions qui appartiennent à une "société parfaite", en demandant à ce qu'ils soient appliqués par ce qui ne sont jamais que des hommes du moyen-âge...

C'est ainsi qu'est né le communisme, tombant dans le piège des procédures incomprises, ou comprises seulement par quelques éclairés, qui se situaient au sommet d'une pensée libératrice de l'obscurantisme et surtout de l'irrationalité.

C'était "l'humanisme", ceux qui y croyaient se lançaient joyeusement à la tâche, tandis que les profiteurs égoïstes se contentaient d'abuser d'eux.

Ensuite ça a prit une tournure d'"arnaque", et même souvent c'en est encore le synonyme.

Mais pour autant, suite au "siècle des lumières", l'irrationalité est quand même ce qui caractérise le plus de gens sur terre.

En fait, les moyens d'aboutir à la rationalité, ne peuvent se suffire de jolies paroles, et ça, vous reconnaîtrez l'époque actuelle, qui est celle de la duperie social-manigancée.

Comme une sorte de procédure qui tend à vouloir arnaquer les gens assez et suffisamment pour que par eux-mêmes ils développent leurs propres moyens de pouvoir se targuer de rationalité ; des moyens solides, intimes, testés et éprouvés.

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Dans ce cadre il est très bon de connaître et de comprendre certaines psychopathologies pour mieux décrire ce qui se passe au niveau mondial, quand on assiste, impuissants, et noyés dans la confusion, à l'émergence de ce qui semble être un nouveau cycle de guerre.

L'important c'est de comprendre comment ça fonctionne, afin de ne pas se laisser dire, par manque de capacité, que c'est inéluctable, que "c'est la vie", que les guerres font partie d'un cycle dont nous, à notre échelle, on ne verrait que le début de la pente négative, en s'imaginant au loin le gouffre dans lequel nous allons encore plonger, comme tant d'autres générations ont été plongées, qu'elles le veuillent ou non.

Ce n'était même pas de leur faute.

Quand on observe comment "le mal" se sustente, comment les arguments fallacieux des opposants poussent tous deux dans la même direction qu'est la destruction (destruction de leur système de croyance commun), on a du mal à s'imaginer quel dégagement pourra apaiser les différents camps en confrontation.

Par exemple, bien au-delà de la guerre des civilisations à laquelle veulent croire les plus ruinés du cerveau, c'est à dire bien au-delà d'une quelconque histoire de racisme, il y a une autre "guerre" qui se trame simultanément, et qui sert de background à à la première, qui est la guerre libéralisme contre socialisme.

Il est temps de se rendre compte de quoi procèdent ces fonctionnements, et surtout, comment ré-obtenir le contrôle des processus à l'oeuvre, de la même manière qu'un simple individu peut, d'une simple respiration profonde, maîtriser un influx limbique, qui l'aurait poussé à agir en étant dicté par ses nerfs, c'est à dire par les fonctionnements les plus primitifs et les moins éduqués, "ADNiques", animaux, qu'il possède.

Il est d'autant plus temps que cette fois, pour cette guerre, les humains tout aussi sauvages que ceux des premiers néolithiques, possèdent un gros bouton rouge avec marqué dessus "faire exploser toute la planète".

Eh oui, certains se demandent ce que ça ferait si on appuyait dessus.

C'est même toute une doctrine. "Quand l'homme sera à terre, Dieu viendra les relever". Alors ils veulent mettre tout le monde à terre pour pouvoir obtenir une dédicace de la super-star.

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Il est donc primordial - au lieu de "primal" - d'observer à quoi correspondent les processus en cours afin de savoir les contrecarrer.

On connaît déjà la solution, prendre un grand bol d'air, mais à quoi cela correspond-il pour toute une société auto-hallucinée ?

En premier lieu, la démence.

Ce qui la caractérise, c'est pas comme on le croit la colère qui en découle, mais surtout ce qui est à l'origine de la perte de contrôle, qui est la déstructuration.

Nouveau chapitre, la déstructuration.

Grand UN : quelles sont les structures existantes.

Grand A : Les fondements de la structuration.

(à ce rythme j'en ai pour mille ans à tout écrire)

En deux mots : c'est le seul fait de "la déstructuration" qui est porteuse d'anihilation.

Quoi qu'on déstructure, si ce n'est pas compensé par une restructuration simultanée, ça revient à une anhilitaion.

En effet certaines "destructurations" sont permanentes dans le cerveau et pour autant elles ne conduisent pas à la démence. Tout simplement "les choses changent", se transforment.

La société est structurée autour d'idéaux qui sont mis à l'épreuve par la pratique. Comment conserver le sens moral, là est toute la question.

Il y a des lois pour cela, mais ces lois, les plus malades les ignorent, justement.

Donc : qu'est-ce qui est plus important que les lois ?

Deux réponses, la névropathe, et la rationnelle :

- il y a de bonnes raisons pour qu'on puisse outrepasser les lois (ça c'est névropathe)

- c'est la raison qui donna naissance aux lois qui prime (ça c'est rationnel).

C'est très important, parce que la maladie mentale ne cesse de poser les bonnes questions, avec intention de donner la mauvaise réponse.

Par exemple, une loi "DADVIS" est imbuvable. Conséquence "la loi ne vaut rien". Conséquence "ignorons-là". Mais non ! la conséquence 1 est bonne, mais la conséquence 2 devrait être "repensons les raisons de la loi".

(c'est aussi en ce terme que je parlais de "courbure" en début d'article).

En fait quand on parle de démence on parle surtout de "déstructuration de l'esprit, de la personnalité".

Or l'identité d'un peuple, c'est ce qu'il faut définir, évolue-t-elle réellement ou est-ce seulement l'image qu'on renvoie de nous même qui évolue ?

Parce que savoir cela, permettrait de savoir ce qui oui ou non, est déstructuré, quand la société ne fait qu'évoluer.

Les question philosophiques sont très importantes pour cette étude.

Cette désormais fameuse "destruction créatrice" voulue étatiquement, n'est jamais qu'un panneau publicitaire pour en réalité une "destruction démentielle", puisque rien de conscient n'a l'intention d'être créé.

On le voit, tout ce que ça crée, c'est plus de révolte, et donc plus de destruction.

Alors que dans le même temps, ce qui apporterait vraiment un bol d'air à la civilisation de cette planète, ce qui serait vraiment "constructif", ce serait de planifier les ressources par exemple...

Ne serait-ce que s'autoriser le temps de la réflexion sur ce qui veut être construit, en ces temps de destruction chronique, ne va même pas à l'encontre de ces plans.

Mais bon, pour ce qui est du message que contient cet article, j'espère l'avoir fait passer : c'est par analogie qu'on peut s'aider dans la compréhension des fonctionnements à l'oeuvre, mais surtout pas, oh ! non jamais, en croyant fermement en ces analogies.

Car dès ce moment, on basculerait dans l'irrationalité.

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