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Même les antisémites ne comprennent plus dans quel camp ils se trouvent

On a toujours, et il en restera toujours ainsi, dépeint l'antisémite comme un radical extrémiste avec une courte vue de l'esprit.

Mais l'erreur c'est de se limiter à l'apparence, la tournure que prend la maladie mentale et de ne s'arrêter qu'à son symptôme.

Ce n'est pas d'être antisémite en soi qui est "mal", c'est la maladie mentale qui conduit à cela, qu'il faut élucider.

Au fond il ne s'agit jamais que d'une maniaquerie obsessionnelle.

Dès lors, par retour, on peut étendre notre dégoût pour tous ceux qui, en terme général, sont victimes de maniaquerie obsessionnelle, tous ceux qui sont obsédés par un camp, un trait de caractère, ou un quelconque clivage qui leur permet de mieux distinguer "les autres" "des siens".

Tous ceux qui ont une aversion qu'eux-mêmes expliquent mal, pour des gens qui soit-disant "ne leur plaisent pas".

Mais ce qui est étonnant c'est que par les temps qui courent, les israéliens, c'est à dire les gens qui sont reliables entre eux par le fait qu'ils ont développé une mentalité xénophobe, aristocratique, emplie de mauvaise foi et d'hypocrisie maladive, n'étaient pas comme ça au début quand l'antisémistisme est apparu, chez les nazis.

C'est vraiment ce qui est stupéfiant, à force de décrire fallacieusement "les juifs" comme étant de sombres criminels immoraux et "sanguinaires" (c'est ainsi que Hitler les qualifiait, en parlant sans le savoir de lui-même mais ne pouvant accepter cela de lui-même), finalement ils le sont vraiment devenus.

Il faut bien étudier les événements pour comprendre, un principe indéniablement véritable, aussi véritable que 1+1=2, bien plus réel que la matière elle-même : la logique.

Ce qui compte, c'est comment un processus psychologique pathologique est transmissible via l'action.

C'est exactement de cette façon que se transmettent les maladies mentales intergénérationnelles, la maman psychopathe-névropathe transmettant dès son plus jeune âge à son gamin la peur de toute chose.

J'en ai vu, le bébé de trois ans, sachant à peine parler, entre deux angoisses dictées par sa mère, en train de pointer du doigt avec terreur le bus qui arrive.

(En voulant "guérir" l'enfant, la mère veut se guérir elle-même).

Ce n'est pas le lien familial qui favorise cette contamination, c'est l'action sur l'enfant.

Si on laisse un névropathe agir sur les gens autour de lui, il communiquera sa peur chronique, de sorte que ses victimes développent à leur tour une peur chronique, au début à l'encontre du névropathe, ce qui est légitime, mais ensuite, "par généralisation", à tout ce qui y ressemble, s'y rapporte, ou l'évoque de près ou de loin.

C'est la même chose qui s'est clairement produite avec le peuple juif, lorsque celui-ci a accepté de faire sienne la crainte "des autres" en s'isolant dans un univers, mentalement muré du reste du monde.

Très bientôt, ce "mur" mental, cette séparation avec le monde extérieur, a prit de nombreuses formes dont une physique, qu'on nomme "mur de l'apartheid".

Il n'est qu'une déclinaison.

Les autres "murs" sont ceux qui permettent à ce peuple de ne pas se sentir concerné par les lois internationales.

Les "murs" sont des divisions, qui permettent au psychopathe de se dire "oui mais moi j'ai le droit".

Et c'est en toute bonne foi que le psychopathe ne songe pas une seconde en être un, parce que ses raisons sont rationnelles, rationnellement fondées sur des névralgies très graves, causant des déficiences très graves elles aussi.

Les déficiences, les manquements, les oublis, les perte de mémoire, les imprévus récurrents, sont un axe très révélateur pour distinguer dans une psychopathologie les séquelles d'un traumatisme.

Toutes ces nuances ne sont qu'une seule et même fonction pour l'inconscient, c'est une fonction de suture de la douleur.

Il en résulte principalement une "insensibilité", qui par sa manifestation, contamine son entourage.

C'est pourquoi il est extrêmement dangereux de mettre de tels malades au contact du reste du monde, mais (étrangement) bien que ceux-ci ne rêvent que de cela, ils le sont obligatoirement.

Et de toutes façon, c'est le seul échappatoire à leur pathologie, qui, si elle n'est pas combattue, sera au contraire absorbée et répliquée par l'entourage, et ainsi de suite jusqu'à ce que la masse critique d'intelligence des peuples ait atteint un niveau qui permette la remise en cause de ce qui est fallacieux dans leur façon de penser.

Là où c'est ironique, c'est que les antisémites de nos jours, sont des reliques culturelles d'une époque dissoute, qui agissent mécaniquement comme des animaux.

Et parallèlement à cela, le monde entier constate avec un effroi glacial à quel point le peuple juif est devenu nazi, au sens stricte du terme, c'est à dire raciste, exigu dans sa pensée, irrationnel, et se croyant au-dessus des lois.

Et dès lors ce n'est plus de l'antisémitisme que de dire cela, tant qu'on se fonde sur les innombrables témoignages de cruauté, d'immondices morales, et d'inhumanité dont "les colombs" sont capables. Bref à toute leur mentalité psycho-rigide.

Car les antisémites ne se reconnaissent pas vraiment dans le caractère humaniste de ce constat. Pour eux, le comportement de ces extrêmistes est plus familier du leur...

Sans cesse, afin de se dégager des définitions exiguës dans lesquelles les situations nous placent, il faut comprendre en premier lieu les fonctionnements qui en sont à l'origine.

L'opération de "dégagement" par elle-même est synonyme de guérison des clivages mentaux qui obligent la pensée rationnelle à aboutir, par entéléchie, à des conclusions honteuses.

Et donc pour que le monde, et surtout les Palestiniens, n'aient pas à leur tour, en raison de l'application sur eux des actes racistes, à être contaminés par la maladie mentale, originellement issus du nazisme (et antérieurement à cela, en terme général, du moyen-âge ultra-religieux) il est d'une primordiale importance de se saisir des fonctionnements, comme fondement des explications, et non de ces clivages pourtant faciles à communiquer.

Les clivages sont d'autant plus faciles à transporter qu'ils sont, par réduction du langage, le seul moyen de communiquer les fonctionnements, quand on a qu'une phrase à donner pour toute explication.

Mais ce qui compte ce sont bien les fonctionnements, sous-jacents aux clivages.

Ainsi il est important de noter dans la politique fasciste israélienne, leur indubitable posture de "colombs".

C'est le seul fait de nier avoir envahi, qui soulève l'envie d'envahir encore.

D'être retrouvés "groupés", dès l'origine, est le fruit du nazisme qui a voulu se faciliter la tâche en les mettant tous dans des camps pour les exterminer en une seule fois, dans de véritables usines du crime - à la mode tayloriste.

Et le plus étrangement du monde, bien qu'une des doctrines des juifs soient qu'ils n'appartiennent à aucun pays, ils tendent encore, aussi longtemps que cela après la fin de la deuxième guerre mondiale, à continuer de se regrouper, et à vouloir subsister dans des camps où le nombre de juifs est très "concentré".

C'est carrément inexplicable, inacceptable, de continuer comme cela.

Les juifs sont un peuple colonisateur, déposés où ils sont comme s'ils avaient été un problème en soi par les occidentaux, qui ne reconnaissaient pas même le droit à l'existence des peuples autochtones, qui pourtant voulaient bien les accueillir.

Ils ont à la fois hérité de la vision colonialiste des européens, à la fois hérité des comportements nazis, et à la fois enfin, ils continuent de se faire berner par un sionisme qui par ailleurs n'avait pas hésité à les livrer aux nazis.

L'inacceptable, l'inexplicable, mais le "qui-tient-debout", sont une irrationalité propre à déclencher, entretenir, et permettre que se déploie la psychopathologie.

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