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Le contre-ordre psychologique

"Arrivé à ce point, Halutz n'a pas su quoi faire. Pendant trois semaines, il a envoyé ses soldats au Liban dans des missions insensées et désespérées, sans aucun résultat. Même dans les combats qui se sont déroulés dans les villages juste sur la frontière, aucune victoire significative n'a été obtenue. Après la quatrième semaine, quand il a été prié de soumettre un plan au gouvernement, il s'est montré incroyablement primaire."

protection-palestine.org

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Le contre-ordre psychologique



Observons (comme je le fais souvent) un groupe social comme un seul cerveau.

Les fonctions limbiques, l'impulsivité, se conforment à un schéma identique dans le cas d'une psychopathologie.

le trait principal de la psychopathologie, est de retenter indéfiniment la résolution d'un problème avec une mauvaise méthode, jusqu'à ce que la bonne apparaisse.

Si "le sujet" ne connaît qu'une seule forme d'expression de sa colère, la violence, il n'utilisera que cette méthode pour la soulager.

Mais cette méthode est mauvaise car elle ne soulage que temporairement, fabrique des réflexes qui rendent les prochaines colères encore moins efficaces, et surtout ça fait augmenter l'irritabilité.

Ici, on est dans le cerveau d'un psychopathe, dont la principale caractéristique est le manque de savoir, de science et de culture. Le manque de méthodes (au pluriel) et donc le manque de méthode (au singulier).

Ce sont ses déficiences qui seront toujours exprimées en premier, c'est pourquoi les déficients mentaux ne cessent de proclamer, en terme d'accusation chez les autres, ce qu'ils ne peuvent admettre pour eux-mêmes.

Ils ne peuvent l'admettre car cela ne colle pas à leur perception, qui est faussée par l'inculture et l'inintelligence.

Mais le terme d'intelligence est un peu réducteur, car d'un autre côté la psychopathie va avoir pour effet d'accentuer une intelligence stratégique.

Ce sera la principale voie d'accès connue pour pouvoir envisager ce que ce cerveau malade ne peut concevoir : l'intelligence du coeur.

Tout ce qui manque à ces malades, c'est de la psycho-affectivité, de la compassion, chose qui ne s'obtient pas avec un diplôme ou avec des techniques, mais avec un long travail sur soi.

L'intéressant est quand cette articulation logique, "comment combler la déficience", peut être étudiée sur un groupe social.

La méthode de guerre est sans doute la plus absurde et la plus connue des translations vers un groupe social d'une psychopathologie.

Dans un cerveau, c'est la patiente éditation, et le travail personnel qui peuvent faire avancer les choses.

Mais dans un groupe social, ce patient travail prendra des années, voire des décennies, pour que s'installe tout "un climat", qui rende favorable, entre autres, "la concertation pragmatique". Ce qui dans un cerveau équivaudrait à une réflexion rationnelle.

Autre point intéressant, comment les soldats torturent leurs prisonniers pour en obtenir des aveux qui leurs permettraient pas la suite de justifier les exactions qu'ils ont envie de faire.

C'est très intéressant cette autorisation demandée ainsi que l'insistance avec laquelle elle est demandée, car on se retrouve dans un cerveau encore une fois.

Cerveau duquel la victime fait partie. Sa fonction de "résistance" est très symbolique du plomb qui est amené à péter quand une simple personne en arrive à perdre les pédales.

L'autorisation donnée à soi-même dan s ce cas-là, est un raison trouvée et resssentie comme suffisante pour agir.

N'oublions pas que le but de la manoeuvre, (comme Dieu est grand) est d'obtenir au final une capacité à pouvoir ressentir les choses.

Le tortionnaire a une double fonction : il est à la recherche du ressenti, de l'impression que lui conférera une autorisation, mais à la fois il la quémande par la violence, et pour une mauvaise raison.

Ici, on est au coeur d'une "manipulation", au sens où il y a duperie, car le "cerveau" veut obtenir une "sensation", et ruse de stratégie pour y arriver.

Le "résistant", dans un cerveau ce serait l'équivalent d'une espèce d'humanité très refoulée, incapable de s'exprimer, est obligé de refuser cette autorisation donnée car il voit bien que les prétextes sont fallacieux.

Mais en même temps il ne peut ni "donner des leçons" ni forcément savoir comment devrait être la bonne méthode pour pouvoir permettre une "raison" viable d'autoriser à ressentir une émotion, il peut juste se dire que la violence qu'il subit n'est pas conventionnelle.

Au niveau biochimique, j'en suis certain (seulement certain) cela doit avoir une équivalence remarquable.



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