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The SARD-in



Argument en faveur de la répartition globale

On parle de globalisation, ici avec la SARD il va s'agir de globaliser un mode de financement volontaire.
En fin de compte le financement volontaire est ce que devraient être les impôts. C'est donc une certaine manière (bien maîtrisée ai-je constaté à mes dépends !) de se montrer outrageusement provoquant.

Cela place le projet de SARD, qui répond aux SPRD, plus que comme une provocation mais aussi un prototype d'alternative.
Il est certain que si la SARD a du succès, le système des impôts aura des questions à se poser.
Si la société devient capable de s'auto-administrer, au moyen d'initiatives qui sont une nouvelle étape de l'évolution de l'idée des logiciels libres, cela sera porteur de sens.

Pourquoi je préconise que la répartition puisse se faire de la façon la plus homogène possible, au moyen d'un algorithme, et non en se contentant de faire que les dons soient automatiquement ciblés.
D'abord il semble assez évident (pas à tout le monde je sais) que les dons seront très mal répartis si ils dépendent uniquement de la publicité qu'un auteur fera pour lui-même.
Il pourrait même réinvestir ce qu'il perçoit en nouvelles campagnes de pub afin d'accentuer cette inégalité.

Mais aussi au niveau de l'éthique et de la logique cela pose un problème.

Ce qui fait une société ce sont les liens entre ses acteurs.
Si on crée un logiciel, on a souvent tendance à réutiliser des sources existantes.
Si on crée une musique, on a souvent tendance à reprendre des airs existants.
Quel que soit le domaine dans lequel on opère, même si les artistes sont connus pour leur indépendance d'esprit, il n'en reste pas moins qu'on fait tous partie d'un réseau social, composé de réseaux sociaux reliés entre eux.

Dans la presse, je publie les articles provenant de 200 sites. Ce qui m'intéresse n'est pas tant de me trouver rémunéré pour ce service gratuit que je rends, que ce que les auteurs des sites que je reprend soient également rémunérés.
Je pense qu'il serait immoral qu'en cumulant le travail de tous ces gens, et en cumulant les lecteurs, j'en profite pour un intérêt égoïste.
Mon intérêt serait de reverser moi-même ces dons, de les répartir entre ces 200 sites.

Si je devais le faire, je noterai les sites auxquels je reprend le plus souvent des articles. Mais certains ne produisant qu'un article par mois, ont pourtant une importance équivalente à d'autre produisant plusieurs articles par jours. Donc je devrai pondérer la fréquence avec l'audimat, et ce résultat lui-même devrait être pondéré avec une note affective, sur laquelle je jouerai jusqu'à obtenir une répartition qui me semblerait équitable.

C'est comme ça que la SARD devrait fonctionner dès l'origine.
En tant qu'utilisateur je ne veux pas avoir cette charge de travail. Si je crée le logiciel qui permet cela, je serai tenté de le mettre à disposition des autres utilisateurs.
Ainsi cela peut se concevoir comme un plug-in à la SARD.

Pareil dans la musique, si on est éditeur, on tient à ce que les autres auteurs qu'on aime, ainsi que les logiciels qu'on utilise soient également rémunérés.

C'est pour cela que je préconise qu'il doit y avoir, au départ un système permettant de faire une répartition globale par défaut, puis des paramètres pour ajuster les résultats, et enfin des pré-réglages (settings) de sorte qu'une donation soit automatiquement répartie à tout le réseau social auquel on appartient.

De cette manière, il ne s'agira plus d'une publicité égoïste ou d'un pseudo-but lucratif, mais d'un financement coopératif, que ceux qui y adhèrent auront jugé équitable.

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