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Un monde pensant

Soyez heureux, le boycott est la concrétisation du fameux vieux rêve de l'offre et de la demande !

En date du 30 juillet 2006, en l'absence de tout indice qui allait dans ce sens, je décidai de pondre un article nommé :
La réponse à une destruction massive devrait être un boycott massif

Quand j'écris des trucs ce n'est pas pour m'en glorifier ensuite, et si la plupart deviennent vrais, je n'en tire aucun profit si ce n'est une satisfaction intérieure contenue et que je ne peux partager avec personne.

L'opération qui consiste en le boycott d'Israël et de tout pays créant du malheur dans le monde, voire de tout produit polluant, est un acte certes politique, mais surtout d'une grandiose beauté.

C'est politique puisque comme je l'écrivais en 2006, ça consiste à faire usage du pouvoir dévolu à la démocratie, afin qu'il ne s'érode, et qui plus est, en lieu et place des soi-disant « dirigeants ». C'est de faire leur job à leur place qui est le plus porteur d'un message d'espoir pour le futur.
Eux ils n'auraient eu qu'un mot à dire pour "désapprouver", "condamner" mais ils ne le font même pas.

Aujourd'hui le mouvement du boycott a pris racine, et pousse telle la fleur de l'espoir.

Depuis l'époque de l'industrialisation, on fait croire aux peuples éberlués que c'est le principe de l'offre et la demande qui régissait l'économie, et que si les gens étaient pauvres ils n'avaient qu'à être plus dynamiques.

L'idée utopique est que le gars qui est intelligent inventera quelque chose que les autres voudront acheter et deviendra riche tout en créant des emplois.
Et depuis, les riches bénéficient d'une aura telle que s'ils faisaient du bien au monde.
Comment oser rajouter que la réalité est toute autre ?

Et que pour qu'il en soit ainsi, il faudrait que cela fusse logique qu'il en soit ainsi, implicitement que le système social produise cette conséquence.

Avec le boycott, même les fervents défenseurs du capitalisme devraient se réjouir, puisque les gens s'unissent afin de donner vie au principe de l'offre et de la demande !
Ainsi on fait faire faillite aux sociétés nuisibles, et on promeut du coup celles qui sont porteuses d'espérance et d'enrichissement.

Le mouvement du boycott doit maintenant devenir un vrai pouvoir.

Si les sociétés qui vendent des voitures, qu'on supplie depuis cinquante ans de passer à l'électrique, font faillite aujourd'hui, elles ne doivent s'en prendre qu'à elles mêmes. Aujourd'hui du jour au lendemain, les gens ne veulent plus que des systèmes non polluants et rejettent catégoriquement tous les nouveaux modèles qui sortent, fussent-ils ornés de publicité massive et bonne enfant.

Il y a ensuite un autre point qui devra être abordé par le mouvement du boycott, c'est le boycott positif dirigé vers des entreprises profitables et bienfaitrices.

Si par exemple apparaissait une banque coopérative à but non lucratif, elle devrait devenir l'objet de ce boycott positif.

Et enfin il y a encore une troisième notion qui va devoir apparaître, qui est celle du bon usage des impôts.

Aujourd'hui on pourrait faire voter les budgets non par des parti politiques mais directement par les peuples via des référendum électroniques fréquents.

La question des impôts a toujours été telle que, mal utilisés, ils ont dégoûté les gens d'avoir à en payer. Puis sont apparus des termes tels que « je ne vais pas payer pour financer les chômeurs ! » alors que par contre on na jamais entendu nulle part « je ne vais pas payer pour financer les crimes de masse ».

Les impôts tels qu'ils existent aujourd'hui, pourraient subvenir aux besoin et à la santé de tout ce qu'il y a de plus vital dans une société, de la santé à l'éducation, du transport à la culture.
En voyant les effets positifs de la mise en commun des ressources financières, on pourrait, on devrait obtenir que les biens de première nécessité soient produits aux prix les plus bas que possible, toujours sans but lucratif, puisque c'est inutile dans ce contexte.
Si il fallait payer 100 euros d'impôts par mois pour que tous puissent manger à sa faim, franchement personne n'hésiterait.
Et encore je suis sûr que cette somme est trop élevée.

Ainsi, à défaut que les états ne veuillent bien remplir ses devoirs, d'autres institutions subsidiaires ne devraient jamais hésiter à apparaître, afin de remplir le rôle que les états auraient remplir.

Il en va aussi ainsi pour les assurances. Quand on voit le profit engendré par le principe de cet impôt privatisé, on peut quand même se demander quelle économie permettrait d'obtenir une institution à but non lucratif.

Tout cela, sans boycott positif et négatif, ne peut pas exister.

Ensuite, devront apparaître des systèmes de notation afin de donner du crédit, positif ou négatif, aux sociétés qu'on voudra voir ou non se développer.

Les industries ont obtenu trop de pouvoir et d'emprise sur le destin du monde, tout en utilisant à leur avantage les lois sensées protéger les humains.
Mais maintenant que le monde est communiquant, alors d'office il devient pensant.

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