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Le peuple silencieux est responsable

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Comme on peut le voir, Bush et Olmert ont en commun de n'être que des chefs militaires, sans pitié et habitués à la tuerie froide.
Ils ornent leurs actes de déclarations fascisantes, et ne sont intéressés que par la victoire de leurs vagues arguments.
Dans ces termes, ce ne sont que des chefs d'armée, mais non des dirigeants.

L'un et l'autre n'ont que pour seule préoccupation la guerre et non la politique intérieure, conférant à cette dernière un faible intérêt.

Dans ces conditions, de tels personnages ne devraient qu'être aux ordres d'une administration politique dont ce serait le métier, ayant des manoeuvres politiciennes, dans le sens de ce qui concerne la vie des gens, dans un cadre légal, et de sorte que ce ne soit pas la principale activité du pays.

En fait dans ce contexte, ces chefs des armées passeraient leur temps à faire des simulations grotesques, et à jouer entre eux avec des armes blanches.
Ils n'auraient le droit d'agir que sur ordre de leur supérieurs, dans des cas très ponctuels.

Or si on confie la politique d'un pays à un chef des armées, sa seule prérogative ne peut être que la guerre. L'un et l'autre, Olmert et Bush, ne se soucient aucunement de leur peuple, mais seulement de colonialisme qu'ils peuvent mettre en oeuvre en utilisant des soldats prêts à mourir.

De la même manière, pour un (vrai) homme politique :
Ce n'est pas à cet élu temporaire de décider du destin des gens au-delà de son mandat, ni du destin des gens qui ne l'ont pas élu.

Tous ces "politiciens" (qui sont en fait des guerriers) ne devraient jamais avoir l'opportunité d'agir sur leur peuple d'une manière que cette influence dépasse le cadre de leur mandat.
Leur seul métier est de répondre aux exigences de leur société.

Car une fois expulsés, ou vieillis, leurs actes, les blessures qu'ils auront commises, continuent d'être effectives.

Cela en soi est profondément injuste, car dans une optique plus étendue ce sont toutes les générations futures qui feront les frais des déforestations et de la pollution par exemple, autant que des destruction massives et des peines causées, pour des motifs que le temps oubliera.
De sorte qu'il en restera toujours une rancune résiduelle, un goût amer, si ces actes ne sont pas constructifs et fondés.

Ils ont la prétention de faire plus que de la politique : de vouloir marquer leur époque. Et ils le font d'une manière arbitraire, inappropriée, déraisonnable, et sans attendre de consentement.
A partir de là ils s'octroient le droit de choisir leur opposition et leurs collègues de sorte que ceux-ci, choisis par favoritisme, n'opposent aucune contradiction.

Mettons, si un acte politique est fondé moralement et rationnellement, et que le peuple est en accord avec cela, alors oui, cet acte peut avoir une portée au-delà du mandat du politicien. Sinon, tous les actes dont les conséquences subsistent au-delà de leur prise de pouvoir, sont proprement immoraux.

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Premièrement c'est aux peuples que revient la responsabilité d'éjecter du pouvoir des tortionnaires irresponsables, si jamais ils ont été élus par inadvertance, camouflés par une couverture publicitaire.

Le peuple a un droit de regard sur ces dictateurs qui se défendent d'en avoir l'air, et une part de responsabilité dans leur démence si ils les laissent faire.

Deuxièmement, les peuples doivent veiller à bien distinguer un tas de muscles d'un cerveau, l'un ne pouvant prendre le rôle de l'autre, sans quoi il devient l'objet de ses propres décisions irresponsables, en d'autres terme, ça revient au même que si la justice et l'exécutif étaient aux mains d'une seule et même entité.

Il y a déjà un certain moment, que nous avons appris qu'il fallait faire un distinguo entre la décision et l'exécutif, et pour cela nous avons, enfin l'évolution naturelle de la politique a scindé ces deux pôles de façon à ce qu'ils constituent une articulation, et donc soient l'objet de débats. Cela est dans la constitution.

Cela ne doit pas être oublié, car la constitution ils veulent la changer, après l'avoir rendue caduque, n'observant aucune réaction des peuples manipulés.

De la même manière que le dictateur moderne ne veut pas risquer de paraître ce qu'il est afin de conserver son pouvoir d'influence a des fins stratégiques, le chef-de-guerre devenu président de son pays dissimule le fait qu'il décide de ses propres actions, seul, qu'il prend les décisions et qu'il se met lui-même à la tâche.
Il agi unilatéralement, son entourage n'est là que pour l'appuyer, et les contradicteurs passent pour minoritaires et sans importance.

C'est précisément cela qui désigne un dictateur, le fait qu'il soit seul à décider des ordres qu'il se donne à lui-même, et qu'il n'ait de compte à rendre à personne.

Certainement, Bush et Olmert sont deux exemples de dictateurs tortionnaires, des chefs de guerre sans cerveau arrivés au pouvoir, et que personne ne peut contredire, alors que les conséquences de leurs actes dépassent allègrement ce sur quoi ils ont le droit légitime et moral d'agir.

C'est au peuple que revient la responsabilité des actes de son "dirigeant".
C'est le peuple endormi qui est coupable de ne pas mettre assez de pression sur leurs politiciens.
Et ce manquement coûtera cher au peuple, mais le dictateur, lui, ne paiera jamais pour ses crimes.

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