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Coalition pour le bien-être des vivants et la paix des âmes à naître

A la suite de : Coalition pour le bien être du vivant

Souhaitant un résultat réel, je ne partage pas l'enthousiasme que suscite ce texte.

Déjà la première remarque est que le travail à accomplir prendra plus d'une génération, et doit être planifié, discipliné, et accompli avec détermination, en sachant que ceux qui en bénéficieraient le plus sont surtout les générations futures.

Ensuite le fait de demander quoi que ce soit aux gouvernements constitue un manque de puissance qui place l'initiative au rang de tentative d'allumer un feu à une époque préhistorique où il n'a pas été encore inventé.

En fait l'idée, ça devrait être de proposer un très grand nombre de mesures de grande à très grande portée, d'en offrir le débat chronique sur internet, d'ouvrir un canal TV à cette fin, et de les faire voter au rythme d'un scrutin par mois pendant quatre ans...

Il faut faire un appel à des travailleurs dans tous les domaines de l'intelligence et de l'ingénierie et leur offrir tous les moyens dont ils auront besoin pour faire leurs études, remettre leurs rapports, et ainsi guider rationnellement les choix.

Il s'agit quand même de prendre une initiative de grande ampleur à une époque où tout ce qui fait la consistance d'une loi est que « les autres pays l'ont déjà adoptée ».
Il s'agit de s'aventurer dans un domaine inconnu à une époque où tout ce qui sort du conformisme le plus abouti est considéré comme un danger ou une folie.
Il est question, quand même et derechef, de faire de la France le lieu de naissance de la seconde révolution des Droits de l'Homme, là où la première était une déclaration solennelle, la seconde est une mise en pratique rationnelle.
Il est question finalement de montrer l'exemple et de créer l'initiative, d'innover et surtout créer le principe nouveau de réseau social coordonné dans un but rationnel.

En fait ça pourrait ne pas demander beaucoup d'effort à chacun si tous agissaient au sein d'un projet global qui aurait été approuvé démocratiquement, en s'appuyant sur des motifs tangibles.
(j'ai lu l'idée de consacrer une demi-journée par semaine au domaine social, et plouf ! ça fait 1 million de jours de travail d'intérêt général par jour !)

Demander aux gouvernements d'agir c'est comme demander à son patron de changer le statut de sa société en coopérative dont chacun serait actionnaire. Rien que dans une PME on nous rirait au nez, alors pensez si cela est demandé à une multinationale dont les étages sont autant de grades hiérarchiques... vous seriez bloqués devant l'ascenseur.
Ils ne céderaient jamais à une pression aussi faible, même en allant contre tout bon sens ! Jamais la raison ou la morale n'ont pu rivaliser avec les habitudes et les principes.

Il faut une réelle révolution, car c'est le destin de tout système (comme un être vivant) que de se retrouver dans l'obligation de se surpasser et de muter. Les organismes de faible complexité connaissent ce phénomène - de métamorphose - qui chez l'homme, est plus spirituel, et pour la société, ça prend forme de révolutions périodiques consécutives à un flagrant désenchantement.

Ce qui se passe est une conjonction de crises tellement vastes qu'il est d'avance puéril et ingénu de vouloir les résoudre une à une :
contamination des sols par les usines irresponsables, contamination par armes de guerre - l'Irak est désormais inhabitable pour 6000 ans car les nouveaux-nés sont dégénérés génétiquement, et ils continuent en Afghanistan, sans aucune raison. Écroulement du système économique qui va obliger les états à imposer la loi martiale, écroulement de tous les dogmes face à la réalité de ce que produit leur respect systématique et irréfléchi, augmentation de la cruauté, violations quotidiennes du droit international si nombreuses qu'ingérables et donc impunies pour toujours, torture devenue systématique surtout dans les pays dits "civilisés" et en même temps augmentation de la sévérité envers les crimes les plus mineurs chez les peuples ; nouvelles épidémies... dont la prédiction était fatalement annoncée... à force de vaccination. Si la couche d'ozone diminue encore un tout petit peu, toute vie dans les mers sera impossible de 0 à 10 mètres de profondeur, ni algues ni bactéries, ni poissons, et toute la chaîne alimentaire tombe comme des dominos.

Ce qui arrive est bien plus grave et plus vaste que ce à quoi des gouvernement peuvent répondre.
D'ailleurs ils seront bien embêtés d'avoir à annoncer des mesures de plus en plus inefficace, en se voyant pertinemment perdre graduellement leur crédibilité.
Et c'est normal car ils ne peuvent pas le faire !
En fait ils n'auraient pas la légitimité de parler au nom de la raison et de l'intelligence, car sinon les crises actuelles auraient pu être évitées.

Et surtout ces gouvernement sont l'antre du cerveau humain qui connaît une psychose maladive et une démence (caractérisée par la perte d'identité, et l'obligation de ne plus pouvoir s'exprimer que par la violence). Sa guérison ne peut provenir que d'une aide extérieure, à savoir le peuple, qui prendrait en charge ce que les gouvernements ne peuvent pas faire, pris dans un engrenage où leurs réponse à des problèmes engendrent plus de problèmes qu'il n'y en avait au départ.
Ce sont des gens dont l'éducation était anachronique, et la mentalité vite devenue psychorigide.

- Il faut remettre en cause le système monétaire, le but lucratif, le niveau de vie, le fonctionnement du gouvernement (qui doit agir scientifiquement et non pas au pifomètre, et en se basant sur les études que lui remettent les organisations citoyennes) etc bref de déclarer la banqueroute du système actuel et de le faire se terminer.

Il faut une mesure radicale, qui aurait pour but d'anticiper les malheurs qui vont s'abattre sur les populations sans défense face aux intérêts des industriels. Puisqu'on parle d'action « préemptive" justement, préemptif signifie d'agir avant que la raison d'agir ne se soit effectivement produite, sachant avec assurance qu'elle va se produire.
J'ai vu l'idée qui consistait à retirer massivement son argent des banques. Le but est d'activer une réaction, et de rendre visible et présente la raison d'agir, qui en l'occurrence semble n'être accessible qu'aux intellectuels ! Évidemment puisque ceux qui sont touchés par ces crises, meurent en silence.

Ceux qui ne sont pas touchés directement, possèdent la double responsabilité d'agir aux nom des autres et au nom de leur avenir imminent !

Ce qui va se produire est déjà sous nos yeux, les peuples les plus faibles sont combattus, 1/6 habitant de la terre en situation de famine, en Haïti ils mangent des galettes de boue, la terre étant devenue stérile à force d'une agriculture intensive imposée par la force : les pires choix ayant été pris, la pire issue et le pire cauchemar est devenu réalité. Une fois à ce stade, c'est irréversible, on ne peut que regretter de ne pas avoir agi avant, ou en l'occurrence de s'être faits avoir. Pour s'en sortir il faudrait posséder ce que « s'en sortir » produirait ! C'est un cercle infernal où le temps se met à manquer, et le chaos se généralise.

Comme dans cette analogie du cercle vicieux, un système pour démarrer doit d'abord s'affranchir d'une inertie qui tend vers l'infini. Pour démarrer le processus il faut une impulsion énergique, à l'image d'une voiture qu'il faut pousser : au début c'est très dur et dès qu'elle avance un peu, l'énergie qu'on y ajoute est de plus en plus efficace.

On ne peut pas dire aux gouvernements et autres conjoints du système actuel de se muter eux-mêmes et de nous en faire profiter, pour qu'ensuite on soit tranquilles et qu'on n'ait plus de soucis !

La question centrale est celle de l'argent, car les gens sont disponibles, les outils existent, la technologie peut permettre un énorme gain de rendement dans le rapport énergie humaine / production de biens, et en fait, les moyens d'agir et les raisons d'agir n'ont jamais été aussi puissants.
La seule chose qui bloque tout ce sont les banques, avides de profits sans avoir à se salir les mains.

Le plus important est que le principe d'état soit la tête de l'organisation des citoyens, et pas ce spectre de supérieur hiérarchique qui, de temps en temps pour calmer le jeu, vote des lois un peu utiles ou vaguement sympathiques, forcément accompagnée d'une propagande massive pour obtenir un meilleur effet, sachant pertinemment que ces solutions ne sont que des placébos !

Les gouvernements doivent avoir un schéma à suivre, et ce schéma doit être tracé par les peuples organisés de façon bien plus puissante que ces gouvernements.

C'est à eux de s'auto-octroyer les moyens d'agir, en forçant les gouvernements, qui au début seront évidemment emplis d'inertie, à prendre les mesures, toutes les mesures, qui permettent aux citoyens de s'organiser, et ainsi de créer les phénomènes d'intelligence et de justice.

- Donc s'il y a une annonce à faire, une lettre à envoyer, au destinataire qui est la tête de l'état, c'est une missive lui annonçant que désormais elle va devoir faire ce que lui dira de faire, de donner des moyens substantiels et étatiques aux groupes d'études en tous genre, se plier aux ordre de son supérieur hiérarchique qu'est le peuple, et trembler des genoux si ses justifications sont jugées trop foireuses.

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